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Atouts et faiblesses internes
de la FAO

La réforme de la FAO s'imposait non seulement pour s'adapter à l'évolution du contexte mondial, mais aussi pour introduire des changements dans les structures internes de l'Organisation. Les membres demandaient une vaste gamme de services et de programmes, alors même que l'Organisation voyait ses ressources et ses capacités réduites par la baisse des crédits budgétaires.

En proposant sa réforme en juin 1994, le Directeur général a expliqué qu'il devait donner à la FAO les moyens de mieux servir ses États Membres en modifiant sa structure, en reciblant ses priorités, en l'ouvrant sur le monde, en améliorant la gestion des ressources et en renforçant son efficacité.

Dans ce contexte, la stratégie adoptée consistait à tirer parti des atouts de l'Organisation et à identifier et à éliminer ses faiblesses. Parmi les atouts de l'Organisation, on trouve:

Malgré ces atouts, une analyse objective des premières 50 années de la FAO avait mis en lumière certaines lacunes et faiblesses auxquelles le processus de réforme devait remédier. Ainsi, l'Organisation était excessivement fragmentée et dispersée, ce qui l'empêchait de se concentrer sur des domaines clés et nuisait à sa capacité d'obtenir des résultats de haute qualité. Il fallait fixer plus clairement les priorités , incorporer, dans toutes les activités, des questions intersectorielles comme la parité homme-femme et la participation populaire et préciser les liens de complémentarité existant entre ses travaux normatifs et ses activités opérationnelles. La FAO était trop centralisée et une part importante de son personnel était basé au siège, loin des problèmes complexes du terrain. L'Organisation n'était pas à même de fournir des services à ses membres de façon efficiente, en raison de ses procédures centralisées et bureaucratiques et d'une certaine résistance au changement, notamment en ce qui concerne l'adoption de techniques modernes de bureautique et de communication et de nouvelles approches de gestion des ressources humaines.

Elle ne tenait pas suffisamment compte de la façon dont les capacités nationales de gestion du développement agricole avaient évolué et l'Organisation n'a pas mis à profit les connaissances spécialisées et les ressources humaines disponibles localement afin d'améliorer son efficacité par une action visant à renforcer les capacités et à réduire les coûts. Le dialogue de fond entre les États Membres et entre ceux-ci et le secrétariat de la FAO était insuffisant. Enfin, il aurait fallu une vision stratégique que le processus de planification, limité au cycle biennal du budget et au programme à moyen terme sur quatre ans, ne permettait pas.



FAO/19270/R. JONES

La FAO envisage les problèmes dans une perspective mondiale,
en identifiant des solutions communes, indépendamment
de perspectives idéologiques ou nationales

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