RÉSEAU INTERNATIONAL POUR LE DÉVELOPPEMENT DE L'AVICULTURE FAMILIALE

INTERNATIONAL NETWORK FOR FAMILY POULTRY DEVELOPMENT

INFPD Newsletter Vol. 9 No. 1, January - March 1999

BuIletin RIDAF Vol. 9 No. 1, Janvier - Mars 1999

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SOMMAIRE

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Editorial Invité

- RIDAF ... une nouvelle ère - N.A. Musharaf

Contributions de Recherche

- Séroprévalence des maladies de Newcastle et de Gumboro chez des poulets locaux commercialisés à Niamey, Niger - A. Idi, I. Maikano et H. Adamou

- Prévalence des parasitoses digestives des poulets locaux (Gallus gallus) au Nord-Guéra, Tchad - A. Maho, K. Youssouf, L. Mbeurnodji, M. Saboune et L.Y. Mopate

Résumés de Thèses sur l'Aviculture Familiale

- Systèmes ruraux d'élevage des volailles et le rôle que les femmes rurales jouent dans leur exploitation - S.N. Ngongi

- Amélioration des systèmes de production des canards locaux dans le Delta du Mekong au Vietnam - B.X. Men

- Etudes sur les systèmes de productions avicoles villageois dans les zones montagneuses centrales d'Ethiopie - D. Tadelle

- Epidémiologie de la maladie de Newcastle chez des poulets villageois en Tanzanie - M.G.S. Yongolo

- Epidémiologie moléculaire de l'infection de Salmonella enterica subsp. enterica serovar Gallinarum biovar gallinarum chez les poulets en Tanzanie - R.H. Mdegela

Nouvelles Publications

- Systèmes villageois de production de poulets en Afrique rurale: Sécurité alimentaire des ménages et les questions de genre - A.J. Kitalyi

- Epidémiologie, diagnostic et contrôle des parasites des volailles - A. Permin and J.W. Hansen

- Le Livre sur le Poulet d'Afrique Australe: Comment débuter une petite entreprise d'élevage de poulets - E. Wethli

Nouvelles

- Cours des Coopérants de Tune au Danemark

- Deuxième Cours de M.Sc. 1999-2000 de l'University of Tropical Agriculture Foundation

- Cours d'élevage avicole au KwaZulu-Natal, Afrique du Sud

- Conférence Internationale à la CCS Haryana Agricultural University à Hisar, Inde

- Un Projet de Développement de l'Aviculture Rurale crée au Mali

Editorial Invité

RIDAF ... une nouvelle ère

N.A. Musharaf

Department of Poultry Science, Faculty of Animal Production, University of Khartoum, P.O. Box 32, Khartoum North, Sudan, Fax: (+249) 11 774 818/780 295, E-mail: nmusharaf@hotmail.com

[Prof. Nureldin A. Musharaf est chef du Département des Sciences Avicoles de l'Université de Khartoum au Soudan. Il est également président de la branche soudanaise de la WPSA et est membre des structures suivantes: comité exécutif du RIDAF, comité de rédaction du `Sudan Journal of Animal Production', comité de rédaction du `University of Khartoum Journal of Agricultural Sciences'. Il a travaillé pendant de nombreuses années dans divers domaines des systèmes de productions avicoles familiaux, particulièrement sur l'alimentation et les aliments des volailles. Il a toujours participé aux activités du RIDAF et a été l'un des initiateurs de notre réseau.]

Le XXIème Congrès Mondial d'Aviculture (CMA) de la `World's Poultry Science Association' (WPSA) qui se tiendra du 20 au 25 août 2000 à Montréal (Canada) marquera le début d'une nouvelle ère dans les activités du Réseau International pour le Développement de l'Aviculture Familiale (RIDAF). Ce sera le début international du réseau depuis ses nouvelles orientations, à savoir s'occuper des différentes espèces avicoles élevées par les familles en zones rurales et périurbaines d'Afrique, d'Asie, d'Amérique Latine et de la région du Pacifique. Après avoir organisé le Premier Symposium International sur les Politiques de Développement de l'Aviculture Rurale au sein du XIXème CMA tenu à Amsterdam aux Pays-Bas et le Symposium pour le Développement de l'Aviculture Rurale au sein du XXème CMA tenu à New Delhi en Inde, le RIDAF organisera un autre Symposium International qui sera une réunion satellite du XXIème CMA. Ceci est un suivi de la résolution du comité exécutif de la WPSA lors de sa réunion tenue à Jérusalem (Israël) en 1998 où le RIDAF a été reconnu comme un groupe de travail de la WPSA. Le RIDAF bénéficiera sans aucun doute de cette opportunité qui lui permettra de présenter la problématique de l'aviculture familiale dans les pays en voie de développement devant un auditoire international. L'important rôle des différentes espèces de volailles dans la fourniture d'aliments et, ainsi, dans la diminution de la malnutrition dans les pays du tiers monde est véritablement non reconnu et longtemps ignoré. Par conséquent, le choix du thème du Symposium des rencontres de Montréal: `Aviculture Familiale et Sécurité Alimentaire' ne pourrait pas être plus opportun.

Une autre tâche dont devra s'occuper le RIDAF est la documentation. Dans tous les pays en voie de développement, il existe un manque de données sur l'aviculture familiale rurale et périurbaine qui sont disponibles dans des systèmes facilement accessibles. Ce manque d'accessibilité des données gênera tous les programmes de développement. Il y a un besoin pressant de rassembler et de classer les informations éparpillées qui sont publiées dans les ateliers et les actes de conférences ou lors des réunions de consultation d'experts.

Le RIDAF a réussi à lancer en décembre 1998, la Première Conférence Electronique sur l'Aviculture Familiale avec l'assistance technique et financière de la Division de la Production et de la Santé Animales de la FAO. Le nombre des participants à la Conférence Electronique a attesté de la justesse de l'initiative. Néanmoins, les informations amassées au cours des deux dernières décennies relatives aux maladies, à l'alimentation, à la sélection, aux aspects socio-économiques, aux systèmes de production, etc. sur les différentes espèces avicoles dans plusieurs pays réclament l'attention immédiate du RIDAF. De plus, le RIDAF pourrait considérer la possibilité de promouvoir le Bulletin afin qu'il devienne le `Journal International d'Aviculture Familiale'. Etant donné que les problèmes spécifiques auxquels l'aviculture familiale se trouve confrontée dans différentes régions pourraient ne pas intéresser les journaux fortement spécialisés et scientifiques tels `Poultry Science' and `British Poultry Science', les articles traitant de ces problèmes peuvent ne pas être considérés pour publication.

Dans le prochain millénaire, le RIDAF devra également faire face à la question relative à la recherche en collaboration dans les divers domaines des sciences avicoles. Aux niveaux régionaux ou continentaux, des stratégies pour la recherche et le développement doivent être mises sur pied avec la collaboration et la coopération d'instituts de recherche nationaux et internationaux. Des plans de recherche en collaboration peuvent alors être envisagés entre ces programmes nationaux ou régionaux et le RIDAF. Une telle approche peut amener les chercheurs à travers le monde à étudier efficacement les contraintes entravant le développement de l'aviculture familiale. Tous ces rêves ambitieux ont besoin de soutien logistique. Peut-être l'établissement de structures permanentes pour le RIDAF, comme suggéré par le Professeur René D. S. Branckaert (Editorial Invité, Bulletin RIDAF Vol. 8 No. 4, 1998), représente-t-il le coup d'envoi pour que ces rêves deviennent réalités. Nous voudrions saisir cette occasion pour exprimer toute notre gratitude à la FAO pour le soutien massif qu'il a apporté au réseau. L'aide accordée par le CTA et le CDRI lors de l'étape initiale de la création de notre réseau est profondément appréciée par nous tou(te)s. Beaucoup d'individus ont durement travaillé pour le succès du réseau. Les progrès et succès futurs du réseau dépendront en grande partie du soutien continu des organismes impliqués dans le développement rural et la sécurité alimentaire. C'est pourquoi l'appel au mécénat ne devrait jamais s'arrêter!

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Contributions de Recherche

Séroprévalence des maladies de Newcastle et de Gumboro chez des poulets locaux commercialisés à Niamey, Niger

A. Idi*, I. Maikano** et H. Adamou**

* INRAN/DRVZ, B.P. 429 Niamey, Niger, E-mail: inran@intnet.ne

** Direction des Laboratoires Vétérinaires, B.P. 485, Niamey, Niger, E-mail: camelin@intnet.ne

[Article édité par E.F. Guèye]

INTRODUCTION

L'aviculture villageoise fournit la quasi-totalité de l'effectif du cheptel avicole au Niger et une part tout aussi importante des produits avicoles qui y sont consommés. Cependant, les recherches publiées sur les maladies des volailles locales ne sont pas légion (Idi, 1994). Courtecuisse et al. (1990) ont effectué une enquête sur la prévalence des maladies de Newcastle et de Gumboro, la pasteurellose et la pullorose chez des poulets locaux dans l'Arrondissement de Tessaoua au Niger. Tager-kagan et al. (1992) ont mené des investigations sur le parasitisme aviaire dans le Département de Niamey.

La maladie de Newcastle (ND) ou pseudo-peste aviaire est décrite comme le fléau du cheptel avicole villageois en Afrique (Anonyme, 1990). Au Niger les épizooties de pseudo-peste aviaire déciment chaque année une grande partie de la volaille locale (Idi, 1994). La maladie de Gumboro ou bursite infectieuse est régulièrement citée parmi les enzooties affectant la volaille locale au Niger (Abdou, 1992). Son rôle néfaste est aussi lié à son effet immunodépresseur qui facilite l'établissement d'autres affections hypothéquant la production.

Cette étude vise à évaluer la prévalence des maladies de Newcastle et de Gumboro chez des poulets villageois, dix ans après les travaux de Courtecuisse et al. (1990).

MATERIELS ET METHODES

La Communauté Urbaine de Niamey (CUN) est située à l'ouest du Niger et couvre une superficie de 239 km². Elle est limitée de part et d'autre par l'Arrondissement de Kollo. Capitale administrative du pays, la CUN compte environ 700000 habitants. Elle constitue un grand centre consommateur de viande blanche où convergent les produits avicoles achetés dans tout le pays (Idi, 1994). Ceux-ci proviennent en majorité de villages proches de la capitale et des régions rurales éloignées telle Birni N'Konni (à 420 km).

Les sérums ont été collectés chez des poulets de 16 à 17 mois abattus par des vendeurs de volailles rôties en 6 points de vente situés dans la CUN. La collecte de sérums s'est déroulée d'octobre à novembre 1996. Le sang est récupéré dans des tubes stériles au moment où les poulets sont saignés. Les tubes sont ensuite laissés pendant 12 heures à température ambiante. Une fois le caillot décalotté, les sérums sont centrifugés à 2000 tours/minute pendant 5 minutes et conditionnés.

Afin de déterminer des anticorps contre les maladies de Newcastle et de Gumboro, le test ELISA (Enzyme-linked immunosorbent assay) a été utilisé (ELISA indirect, FlocCheck IDEXX, [IDEXX Laboratories, Inc. 1, IDEXX Drive, Westbrook, Maine 04092 USA]).

RESULTATS ET DISCUSSION

Deux cents vingt trois sérums (223) ont été testés pour la maladie de Newcastle et 119 pour la maladie de Gumboro (Tableau 1).

Tableau 1: Prévalence des maladies de Newcastle et de Gumboro chez des poulets locaux.

  Maladie de Newcastle Maladie de Gumboro
Nombre de sérums testés 223 119
Nombre de sérums positifs 63 88
Nombre de sérums négatifs 160 31
Prévalence (%) 28,3 73,9

La prévalence moyenne de la maladie de Newcastle (28,3%) montre le caractère meurtrier des épizooties de pseudo-peste aviaire sévissant au Niger. En effet, la majorité des animaux affectés meurent, et une faible proportion d'individus possédant des anticorps est alors trouvée lors des échantillonnages dans une population donnée.

La forte prévalence de la maladie de Gumboro (73,9%) montre le caractère endémique de cette maladie et sa faible létalité faisant penser comme l'affirment Courtecuisse et al. (1990) à une résistance relative des races locales vis-à-vis du virus de la bursite infectieuse. Cependant, cette maladie a des incidences négatives sur la production. En effet, elle affecte le système immunitaire facilitant ainsi l'installation de multiples maladies. Cette situation hypothèque la productivité des oiseaux.

Courtecuisse et al. (1990) ont rapporté une prévalence de 47% pour la maladie de Gumboro et 14% pour la maladie de Newcastle chez des poulets non-vaccinés contre 63% chez des poulets vaccinés. La prévalence de 28,3% pour la maladie de Newcastle que nous avons trouvée laisse supposer que notre échantillon comporterait des oiseaux vaccinés et non-vaccinés, ce que nous n'avions pu vérifier. De plus, selon une enquête menée en 1998, la maladie de Newcastle sévit en saison sèche froide (novembre-février) et en saison sèche chaude (mars-juin). Notre étude a été probablement menée juste après le probable passage de la maladie de Newcastle. Les oiseaux pourraient avoir été en contact avec l'antigène lors de regroupements de volailles dans les marchés ruraux et urbains avant leur vente. Par ailleurs, il n'est pas rare que les marchands de volailles subissent de lourdes pertes durant cette période.

La maladie de Newcastle demeure un problème majeur pour l'aviculture nigérienne. Des campagnes régulières de vaccination des poulets s'imposent. La maladie de Gumboro n'est pas non plus à négliger vu sa forte prévalence et son effet immunodépresseur dans l'environnement très contaminé qu'est l'habitat avicole au Niger.

BIBLIOGRAPHIE

Abdou, I. (1992): Etude de la dynamique de la population de la volaille villageoise en Afrique au Sud du Sahara: cas du Niger. Thèse de Doctorat Vétérinaire, IAV Hassan II, Rabat, Maroc

Anonyme (1990): CTA Seminar Proceedings, Vol. 1&2, Smallholder Rural Poultry Production, 9-13 October 1990, Thessaloniki, Greece

Courtecuisse, C., Japiot, F., Bloch, N. & Diallo, I. 1990: Enquête sérologique sur les maladies de Newcastle et de Gumboro, la pasteurellose et la pullorose chez des poulets de race locale au Niger. Revue Élev. Méd. vét. Pays trop. 43(1): 27-29

Idi, A. (1994): Contribution à la réflexion sur la recherche avicole au Niger. INRAN/DRZ, juillet 1994, Niamey, Niger

Tager-Kagan, P., Tibayrenc, R. & Djibo, G. 1992: Parasitisme aviaire dans la région de Niamey (Niger). Revue Élev. Méd. vét. Pays trop. 42(2): 139-147

Prévalence des parasitoses digestives des poulets locaux (Gallus gallus) au Nord-Guéra, Tchad

A. Maho*, K. Youssouf**, L. Mbeurnodji**, M. Saboune* et L.Y. Mopate*

*Laboratoire de Recherches Vétérinaires et Zootechniques de Farcha, B.P. 433, N'Djaména, Tchad,

E-mail: cnaruser@sdntcd.undp.org

** Ecole Nationale des Agents Technique de l'Elevage B.P. 750, N'Djaména, Tchad

[Article réduit et édité par E.F. Guèye]

RÉSUMÉ

Une enquête parasitologique sur 342 fèces de poulets locaux a été menée dans la région du Nord-Guéra au Tchad pendant la saison des pluies (juillet - août) 1998. Elle a permis d'identifier 13 espèces de parasites et de trouver une prévalence globale de parasitoses de 59 % dont 27 % pour les coccidioses, 18 % pour les cestodoses, 13 % pour les nematodoses et 1 % pour les trematodoses. Il a été observé que seulement 8 % des poulets sont massivement parasités et que 75 % des 28 cas d'associations parasitaires ont impliqué Eimeria spp. Le pourcentage de poulets excrétant des fèces de couleur normale est plus élevé (40 %) que celui présentant des fèces de couleur anormale (20 %), tandis que le pourcentage de poulets présentant une consistance normale des fèces est plus faible (25 %) que ceux présentant des fèces de consistance anormale (35%).

Il en ressort qu'il existe, dans le Nord-Guéra, un large spectre de parasitisme digestif avec de fréquentes associations parasitaires. Ainsi, tout traitement antiparasitaire efficace doit tenir compte du spectre et des associations.

Mots clés: Appareil digestif, association parasitaire, parasitose, poulet local, Tchad

INTRODUCTION

La zone du Nord-Guéra, au centre-est du pays est composée de trois sous-préfectures (Mongo, Bitkine, Mangalmé). Elle est située à 550 km à l'est de la capitale N'Djaména au Tchad. C'est une région de productions avicoles importante qui ravitaille la capitale en poulets. L'élevage avicole, pratiqué de façon traditionnelle, connaît de nombreuses contraintes, en particulier des contraintes sanitaires (Maho et al., 1998; Mopate et al., 1998).

Afin de contribuer à la connaissance des pathologies aviaires de la région et entreprendre des actions d'amélioration de l'élevage traditionnel, une enquête parasitologique basée sur des prélèvements et analyses de fèces a été menée.

MATÉRIELS ET MÉTHODES

L'enquête a été menée dans 19 villages de la zone du Nord-Guéra dont 9 dans la sous-préfecture de Mongo, 6 dans celle de Bitkine et 4 dans celle de Mangalmé. Pendant la saison des pluies (juillet - août) 1998, des prélèvements de fèces ont été réalisés sur 342 poulets locaux sans distinction de sexe et d'âge dont 122 à Mongo, 108 à Bitkine et 112 à Mangalmé. L'opération de récolte des fèces a été menée le matin, à la sortie des poulets des poulaillers ou le soir à leur rentrée dans les poulaillers. Les prélèvements, recueillis dans des sacs en plastique, sont placés dans une glacière contenant de la glace et acheminés au laboratoire pour l'analyse coproscopique.

Les coproscopies quantitatives individuelles ont été pratiquées systématiquement à l'aide d'une lame de Mac-Master. Le liquide de flottaison utilisé a été une solution sursaturée de chlorure de sodium (NaCl).

Les parasites et associations parasitaires ainsi que la couleur et la consistance des fientes ont été relevées au cours des observations macroscopiques et microscopiques.

RÉSULTATS ET DISCUSSION

Prévalence des parasitoses: Cinquante neuf pour cent des poulets ont présenté des parasites dans leurs fientes pour un total de 13 espèces de parasites identifiés. Ce sont surtout des coccidies (27 % des cas), des cestodes (18%), des nematodes (13 %) et des trematodes (1%). L'espèce dominante de cestodes identifiés est Raillietina cesticellus tandis que la principale espèce de nematodes rencontrés est Ascaridia galli. L'identification de différentes espèces de coccidies n'a pas été réalisée (Tableau 1).

Tableau 1: Prévalence des parasites identifiés

Espèces identifiées Mongo Bitkine Mangalmé Total Pourcentage
Amebataenia cuneata 1 0 0 1 0,3
Ascaridia galli 8 4 9 21 6,1
Capillaria spp 0 0 1 1 0,3
Eimeria spp 28 25 40 93 27,2
Cotugnia digonopora 8 3 5 16 4,7
Davainea proglottina 0 2 3 5 1,5
Gongylenoma spp 1 0 0 1 0,3
Hétérakis spp 4 6 0 10 2,9
Hymenolepis carioca 1 3 5 9 2,6
Prosthogonimus ovatus 3 1 0 4 1,2
Raillietina cesticillus 10 11 8 29 8,5
Stongyloides spp 4 1 3 8 2,3
Subulura brumpti 2 0 1 3 0,9
Total des parasites 70 56 75 201 58,8

L'existence d'un large spectre de parasitisme digestif des poulets dans la région pourrait s'expliquer par le manque de vermifugation qui caractérise l'élevage traditionnel en Afrique.

Associations parasitaires rencontrées: Vingt huit cas d'associations parasitaires ont été observés, avec Eimeria spp représentant l'espèce la plus associée (75 %) aux autres (Tableau 2). L'importance des coccidies en aviculture est reconnue par d'autres auteurs (Grtillat, 1981; Alamargot et al., 1985; Ibrahim, 1996).

Tableau 2: Associations parasitaires

Types Nombre de cas
Eimeria spp./Ascaridia Galli 5
Eimeria spp./Heterakis spp. 4
Eimeria spp./Raillietina cesticillus 3
Eimeria spp./Strongyloides spp. 2
Eimeria spp./Cotugnia digonopora ; Eimeria spp./Davainea proglottina ; Eimeria spp./Hymenolepis carioca ; Eimeria spp./Prothotogonimus ovatus ; Eimeria spp./Ascaridia/Raillietina cesticellus ; Eimeria spp./Ascaridia galli/Hymenolepis carioca ; Eimeria spp./Ascaridia galli/Strongyloides spp/subulura bumpti ; Ascardia galli/Raillitina cesticillus ; Ascaridia galli/Hymenolepis carica ; Ascaridia galli/Cotugnia digonopora ; Raillitina cesticillus/Davainea proglottina ; Strongyloides spp./Heterakis spp. ; Strongyloides spp./Capillaria spp. ; Prothogonomus ovatus /Cotugnia digonopora 1 cas pour chaque association
Total 28

Présence des agents pathogènes et aspects des fientes: Sur le plan de la couleur des fientes, 70 (20 %) des oiseaux ont des fientes de couleur anormale (blanchâtre, rougeâtre, verdâtre, noirâtre, cendrée) contre 137 (40 %) ayant des fientes de couleur normale. Les couleurs anormales (rougeâtre, verdâtre et noirâtre) ont été observées chez certains oiseaux parasités par les Eimeria spp., Raillietina cesticillus and Cotugnia digonopora.

Sur le plan de la consistance des fientes, 119 (35 %) échantillons ont une consistance anormale (liquide, trop molle) contre 87 (25 %) normale (solide). Bien que les parasites ne soient pas les seuls agents responsables de modifications des fientes, la contribution de leur présence ne peut être sous-estimée.

Les modifications de la couleur et de la consistance des fientes ainsi que les fort degrés d'infestations sont remarqués chez les oiseaux parasités par Eimeria spp, Raillietina cesticillus, Ascaridia galli, Cotugnia digonopora et Davainea proglottina. Le pouvoir pathogène de la plupart de ces parasites a été rapporté (Brugere et Silim, 1992; Ibrahim, 1996; Maho et al., 1997).

Importance du degré et taux d'infestation: Les oiseaux faiblement infestés (116) sont plus nombreux que ceux fortement (26) et moyennement (6) infestés. Sur les 26 oiseaux fortement infestés, on trouve chez 17 des coccidies, chez 4 des Raillietina spp., chez 2 des Ascaridia spp., chez 1 des Davainea spp. et chez 2 des Cotugnia spp.

Les poulets infestés massivement représentent seulement 8 % de l'échantillon analysé (Tableau 3). Cependant, le faible nombre d'oiseaux à fort degré d'infestation peut augmenter en cas de stress prolongé (Maho, 1997).

Tableau 3: Degré et taux d'infestation

Taux Nombre Pourcentage
Absence OPG = 0 194 56,7
Faible OPG < 30 103 116 33,9
Moyen 30.103 < OPG < 45 103 6 1,8
Fort OPG > 45 103 26 7,6
Total 342 100,0

OPG: Nombre d'ookystes par gramme de matières fécales

CONCLUSION

Les résultats de cette enquête montrent l'importance du parasitisme digestif chez les volailles du Nord-Guéra au Tchad. Une vermifugation bisannuelle, pour être efficace, doit tenir compte aussi bien du spectre des parasites que des associations parasitaires observés. Par ailleurs, tout programme d'amélioration de la production de l'aviculture traditionnelle doit prendre en compte tous les aspects sanitaires, y compris le parasitisme digestif.

BIBLIOGRAPHIE

Alamargot, J., Aklilu, M., Fesscha, G. (1985): Pathologie aviaire en Ethiopie, examen de 198 necropsies effectuées en 1983-1984 à la Faculté de Médecine Vétérinaire de Debre-ZEIT. Revue Élev. Méd. vét. Pays trop. 38: 253-258

Brugere J. et Silim, A. (1992): Manuel de pathologie aviaire. Editions Ecole Nationale Vétérinaire d'Alfort, Paris, France

Ibrahima, D. (1996): Etude comparée d'un parasitisme digestif du poulet (Gallus gallus) dans les élevages semi-industriels et traditionnels de la zone des Niayes (Régions du Cap-Vert et de Thiès). Thèse de Doctorat Vétérinaire, E.I.S.M.V., Dakar, Sénégal

Gretillat, S. (1981): Interactions parasitaires dans le polyparasitisme gastro-intestinal des animaux d'élevage en Afrique de l'Ouest. Revue Élev. Méd. vét. Pays trop. 34 (3): 313-317

Maho, A. (1997): Cas de Coccidiose caecale chez les poules pondeuses après diverses manipulations, Revue Élev. Méd. vét. Pays trop. 50 (1): 37 - 39.

Maho, A., Mbeurnodji, L., Ndobale, B. (1997): Dominantes pathologiques aviaires à N'Djaména: étude de quinze fermes. Revue Élev. Méd. vét. Pays trop. 50 (4): 277-280

Maho, A., Mopate, L.Y., Kebkiba, B. et Boulbaye N. (1998): Enquêtes sérologiques sur quelques maladies aviaires dans la région du Nord-Guéra (Tchad). Rapport technique, Laboratoire de Recherches Vétérinaires et Zootechniques (LRVZ) de Farcha, N'Djaména (Tchad)

Mopate, L.Y., Hendrikx, P., Imadine, M. et Djimtoloum, N. (1998): Données socio-économiques et sanitaires des élevages des poulets dans la zone du Nord-Guéra au centre-est du Tchad. Rapport technique, LRVZ de Farcha, N'Djaména (Tchad)

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Résumés de Thèses sur l'Aviculture Familiale

Systèmes ruraux d'élevage des volailles et le rôle que les femmes rurales jouent dans leur exploitation

Susan Namondo Ngongi

c/o via Fusignano 104, Vitinia, 00127 Rome, Italy, E-mail: susanngongi@yahoo.com

[Master of Science Thesis, 1996, Veterinary Epidemiology & Economics Research Unit (VEERU), Department of Agriculture, The University of Reading, Reading, United Kingdom - Résumé traduit de l'anglais par E.F. Guèye]

Les productions avicoles rurales ont seulement commencé à retenir l'attention de la communauté scientifique. Elles demeurent encore la forme dominante des productions avicoles qui sont pratiquées dans la plupart des pays en voie de développement. L'importance de l'aviculture rurale, surtout comme source de protéines pour les populations rurales et comme une activité potentiellement génératrice de revenus pour les femmes, a commencé tout récemment à retenir l'attention des décideurs, des chercheurs et des personnes en charge du développement.

Cette dissertation a essayé de définir et décrire de manière détaillée la production rurale de volailles et le rôle que les femmes y jouent au niveau de leur exploitation. Certaines des contraintes affectant les productions avicoles rurales, les voies et moyens permettant de les surmonter ainsi que certaines des implications et des perspectives pouvant accompagner de telles interventions sont discutés.

Amélioration des systèmes de production des canards locaux dans le Delta du Mekong au Vietnam

Bui Xuan Men

Faculty of Agriculture, Cantho University, Cantho, Vietnam, E-mail: bxmen@ctu.edu.vn

[Master of Science Thesis, 1996, Department of Animal Nutrition and Management, Swedish University of Agricultural Sciences, Uppsala, Sweden - Résumé traduit de l'anglais par E.F. Guèye]

Deux expériences ont été menées afin d'évaluer la lentille d'eau comme aliment de substitution des graines de soja dans les rations de canards en croissance, et étudier les effets de la supplémentation alimentaire des canards en divagation dans la province de Cantho dans le Delta du Mekong.

La première expérience a comporté deux essais en vue d'évaluer les effets d'une alimentation de lentilles d'eau en substitution des graines de soja dans les régimes à base de riz concassé reçus par des canards métis et des canards de Barbarie locaux. Dans l'essai 1 en station, cinq traitements avec quatre répétitions et dix canards par répétition ont été envisagés. Les traitements ont été les suivants: 27 g graines de soja par jour (lot témoin D0) ou 19, 15, 12 ou 0 g graines de soja par jour avec de la lentille d'eau ad-libitum (respectivement D30, D45, D60 et D100). Ces rations ont été fournies aux canards métis âgés de 28 à 63 jours, et deux canards par répétition ont été abattus pour l'évaluation des carcasses. Les ingestions journalières d'aliments ont été de 95, 108, 108, 105 et 107 g de matière sèche (DM) pour des gains de poids corporels journaliers 26,1, 29,1, 28,3, 27,1 et 27,6 g pour respectivement D0 (lot témoin), D30, D45, D60 et D100 (P<0,001). Les indices de consommation (IC) par rapport à la DM correspondants ont été de 3,63, 3,71, 3,82, 3,89 et 3,88 (P<0,05). Dans l'essai 2 à la ferme, six groupes de traitement se composant de quatre répétitions avec cinq canards par répétition ont reçu des rations complémentées avec 25 g de graines de soja par jour (lot témoin Df0) ou 11 ou 0 g de graines de soja par jour avec de la lentille d'eau ad-libitum (Df60, Df100) pour les femelles et 29 g de graines de soja par jour (lot témoin Dm0) ou 11 ou 0 g de graines de soja par jour avec de la lentille d'eau ad-libitum (Dm60, Dm100) pour les mâles. Ces rations ont été fournies aux canards de Barbarie locaux en croissance entre le 28è et le 70è jour d'âge pour les femelles et 84è jour pour les mâles. Les ingestions journalières d'aliments à l'âge de 70 jours ont été de 88, 91, 90, 117, 116 et 116 g DM et les gains de poids corporels quotidiens de 23,4, 22,5, 21,7, 36,1, 28,3 et 27,6 g pour respectivement Df0, Df60, Df100, Dm0, Dm60 et Dm100 (P<0,001). Les ICs correspondants ont été respectivement de 3,8, 4,1, 4,2, 3,3, 4,1 et 4,2 (P<0,001). Aucune différence significative dans les caractéristiques des carcasses entre les traitements des deux essais n'a été observée.

Dans la seconde expérience à la ferme, trois suppléments, constitués de 50 g/jour d'un mélange de riz concassé et de la farine de poisson séchée (BFM), 50 g/jour de riz concassé (BR) ou 16 g/jour de farine de poisson séchée (FM), ont été fournis à trois lots de canards métis en divagation qui ont été comparés à un lot ne recevant aucune supplémentation (témoin, S0). Les poids vifs à 70 jours d'âge ont été de 1855, 1749, 1659 et 1592 g et les gains de poids quotidiens de 33,9, 30,1, 28,1 et 27,1 pour respectivement BFM, BR, FM et S0 (P<0,001).

Etudes sur les systèmes de productions avicoles villageois dans les zones montagneuses centrales d'Ethiopie

Tadelle Dessie

DZARC, P.O. Box 32, Debre Zeit, Ethiopia

(Adresse actuelle: Philippstr. 13, Haus 9, 10115, Berlin, Germany), E-mail: dessie51@hotmail.com

[Master of Science Thesis, 1996, Department of Animal Nutrition and Management, Swedish University of Agricultural Sciences, Uppsala, Sweden - Résumé traduit de l'anglais par E.F. Guèye]

Cette thèse se concentre sur les productions avicoles villageoises dans les zones montagneuses centrales d'Ethiopie, et se compose d'une enquête, d'une investigation sur les régimes des poules en divagation et d'un essai d'alimentation à la ferme. Le premier article décrit une enquête sur les productions avicoles villageoises au niveau de trois villages situés à trois différentes altitudes, incluant des hautes (Derek Wonz, à 2.850 m au-dessus du niveau de la mer), des moyennes (Gende Gorba, à l.850 m au-dessus du niveau de la mer) et basses (Awash, à 1.500 m au-dessus du niveau de la mer) altitudes, et ceci pendant trois saisons, à savoir la saison sèche (octobre à février), la courte saison des pluies (mars à mai) et la principale saison des pluies (juin à septembre). Les approches adoptées ont inclus l'Evaluation Rurale Participative (`Participatory Rural Appraisal', PRA), des listes de contrôle et des études de cas tout au long de l'année. Les systèmes de productions avicoles villageois, les contraintes et les potentialités sont décrits. Les volailles villageoises occupent une position unique dans l'économie des ménages ruraux. Elles fournissent des protéines de haute qualité dans le système d'alimentation des familles, en plus de leurs rôles socioculturels dans la vie quotidienne des communautés. Les volailles sont élevées par des ménages individuels dans des systèmes d'élevage en divagation avec peu ou pas de frais supplémentaires pour ce qui concerne l'alimentation (petits compléments en grains), le logement (seuls 11,5 % des ménages disposent de petits abris de nuit pour leurs volailles) et les soins de santé pour les volailles. Les objectifs d'élevage des volailles ont été rapportés comme étant la vente (26,6 %), le sacrifice (cérémonies curatives) (25,0 %), la reproduction (20,3 %) et la consommation domestique (19,5 %) de même que la production d'oeufs destinée à l'incubation (51,8 %), à la vente (22,6 %) et à la consommation domestique (20,2 %). Bien que l'éclosabilité apparente des oeufs (80,9+11,1 %) soit raisonnablement bonne, la mortalité des poussins (61 %) est très élevée. Les maladies constituent le problème majeur des productions avicoles villageoises, elles dévastent quelquefois des cheptels entiers.

Cet essai a été suivi de la deuxième étude dont l'objectif a été de déterminer le niveau des régimes des poules locales en divagation. Un total de 270 poules locales, 90 issues de chacun des trois villages situés à différentes altitudes (hautes, moyennes et basses) ont été achetées et abattues pendant chacune des trois saisons (courte saison pluvieuse, principale saison pluvieuse et saison sèche) pour les analyses physico-chimiques des contenus des jabots et des mesures de carcasse. Les résultats de l'analyse physique, effectuée par le biais de l'analyse visuelle, ont indiqué que les proportions moyennes globales des matériaux présents dans les jabots ont été les suivantes: les graines 30,9 %, les matières végétales 23,3 %, les vers 6,7 %, les insectes 11,1 % et les matériaux non-identifiés 23,9 %. Le poids vif moyen global et le pourcentage de rendement d'abattage des oiseaux locaux ont été respectivement de 1129,8±59,9 g et 65,6±1,5 %. Une différence significative (P<0,05) dans les poids vifs et les rendements d'abattage a été observée entre les saisons et les altitudes. Il y a eu une différence significative (P<0,05) dans la composition chimique des contenus des jabots des oiseaux abattus à différentes saisons et altitudes, et les moyennes globales ont été: matières sèches (MS) 50,7±12,5 %, protéines brutes (PB) 8,8±2,3 %, fibres brutes (FB) 10,2±1,6 %, cendres 7,8±2,7 %, calcium (Ca) 0,9±0,4 %, phosphore (P) 0,6±0,3 % et énergie métabolisable (EM) 11,9± 0,9 KJ/g. Les teneurs en MS, PB, Ca et EM ont été en-dessous des besoins recommandés pour les souches de pondeuses, et les rapports PB/EM et Ca/P ont été trop bas. La valeur moyenne en FB des contenus des jabots a été supérieure à 10 %, ce qui aurait réduit la digestibilité des autres composants du régime.

La troisième étude a été un essai à la ferme. Au cours de l'essai, qui a été mené dans le village d'Angu situé en zones montagneuses centrales, 300 pondeuses locales ont été utilisées pendant six mois. L'objectif a été d'évaluer les performances de ponte des poules locales en divagation, avec et sans une alimentation supplémentaire. Les régimes alimentaires ont été les suivants: suppléments de maïs seulement (MS) avec divagation, suppléments de tourteaux de neug (ou neuk) seulement (NCS) avec divagation, suppléments de maïs et de tourteaux de neug (MNCS) avec divagation et la divagation seulement (SO) comme lot témoin. Les taux de ponte (poules présentes) ont été de 28, 22, 32 et 14 % respectivement pour les traitements MS, NCS, MNCS et SO (P<0,01), et il a été également observé des différences significatives (P<0,05) au niveau du poids des oeufs en fonction des traitements. Il s'est révélé que les lots qui ont reçu les suppléments MNCS, MS et NCS ont utilisé de manière efficiente les suppléments, les indices de consommation respectifs étant de 6,58, 5,19 et 7,33 kg d'aliments par kg oeufs (en considérant que le poids moyen d'un oeuf est de 40 g). La meilleure performance économique a été obtenue avec le traitement MNCS dû à l'effet combiné de l'apport supplémentaire en énergie et en protéines, suivi des lots NCS et de MS. Cependant le traitement NCS, suivi de MNCS et de MS, ont donné les plus bas coûts d'aliments par douzaine d'oeufs.

Epidémiologie de la maladie de Newcastle chez des poulets villageois en Tanzanie

Mmeta Graceford Simon Yongolo

Department of Veterinary Microbiology and Parasitology, Faculty of Veterinary Medicine, Sokoine University of Agriculture, P.O. Box 3019, Chuo Kikuu, Morogoro, Tanzania, E-mail: MY@kvl.dk or Yongolo_mmeta@hotmail.com

[Master of Veterinary Medicine Dissertation, 1996, Sekoine University of Agriculture, Morogoro, Tanzania - Résumé traduit de l'anglais par E.F. Guèye]

L'épidémiologie de la maladie de Newcastle (ND) chez des poulets villageois a été étudiée dans les régions de Morogoro et de Tabora. La prévalence de la ND a été déterminée par l'analyse des données obtenues à partir d'une étude transversale suite à une enquête sérologique et l'isolement de virus, de données collectées de manière informelle et formelle ainsi que de données rétrospectives.

Parmi les 1566 poulets échantillonnés, 582 ont été séropositifs, donnant une séroprévalence globale de 37,2%. Une séroprévalence plus élevée a été observée à Morogoro (46,8%), en comparaison de Tabora (30,7%). La différence entre les deux régions a été statistiquement significative (P<0,001). La séroprévalence la plus élevée a été trouvée en septembre-octobre (63,5%), suivie de celles de mars (50,6%), juillet (25,5%), décembre-janvier (19,1%), les plus bas taux de séroprévalence étant observés en juin (18,1%). Les titres moyens des tests d'inhibition de l'hémagglutination ont été les plus élevés en septembre-octobre (Log2 4,4) et les plus bas en juin (Log2 1,21). Des épizooties graves de ND ont été rapportées et confirmées en juin, juillet à octobre. La différence dans les taux de séroprévalence selon les mois a été statistiquement significative (P<0,001).

Par rapport à la région, à l'âge, au sexe, à la présence d'autres oiseaux domestiques, à la proximité des ménages et à la saison, les études ont montré que la différence dans la séroprévalence chez les poulets exposés et non-exposés a été statistiquement significative (P<0,05). L'association épidémiologique a été caractérisée par des taux non usuels allant de 0,68 à 1,99 et des facteurs liés à la population de poulets s'étendant de 0,11 à 0,23.

Un total de 27 Paramyxovirus 1 (PMV 1) à partir d'isolats de terrain a été isolé dans des oeufs de poulets embryonés issus de 1566 poulets apparemment sains. De ces 27 PMV1, 14 ont été vélogéniques, 7 mésogéniques et 6 lentogéniques. Deux isolats ont été obtenus à partir de canards.

Le rôle des maladies concourantes n'a pu être établi au cours de cette étude. Cependant, une saisonnalité de l'apparition de la ND en Tanzanie a été établie. Dans cette étude, la présence sur le terrain de souches lentogéniques qui pourraient être utilisées comme vaccins ainsi que le rôle des cheptels villageois de poulets et de canards dans le maintien d'une situation endémique de la ND ont été révélés et rapportés pour la première fois en Tanzanie.

Un contrôle stratégique de la ND chez des poulets villageois est recommandé.

Epidémiologie moléculaire de l'infection de Salmonella enterica subsp. enterica serovar Gallinarum biovar gallinarum chez les poulets en Tanzanie

Robinson Hammerthon Mdegela

Department of Veterinary Medicine and Public Health, Sokoine University of Agriculture, P.O. Box 3021, Morogoro, Tanzania, E-mail: vmph@suanet.ac.tz

[Master of Science Thesis, 1998, Department of Veterinary Microbiology, The Royal Veterinary and Agricultural University, Copenhagen, Denmark - Résumé traduit de l'anglais par E.F. Guèye]

Des études de prévalence sérologique et culturale de l'infection de S. gallinarum chez les poulets locaux élevés en divagation et chez les poules pondeuses commerciales sont décrites dans le premier essai. Pour cette étude, un total de 672 poulets locaux en divagation a été aléatoirement choisi au niveau des régions de Morogoro, Iringa, Mbeya, Tabora et Mwanza. Des échantillons de sang ont été collectés à partir de tous les poulets locaux en divagation choisis tandis que des prélèvements cloacaux ont été effectués sur 586 du total des 672 poulets. D'autre part, un total de 480 pondeuses commerciales a été aléatoirement choisi au niveau des régions de Dar es Salaam et de Morogoro. Des échantillons de sang ont été collectés de tous les poulets commerciaux choisis tandis que des prélèvements cloacaux ont été entrepris sur 326 du total des poulets commerciaux échantillonnés. Parmi les poulets locaux divaguants, les prévalences sérologiques et culturales ont été respectivement de 6,3% et 0,0%, tandis que chez les pondeuses commerciales les prévalences sérologiques et culturales ont été respectivement de 26,9% et 11,3%. Les prévalences sérologiques et culturales se sont révélées significativement plus élevées (P<0,001) chez les pondeuses commerciales par rapport aux poulets locaux divaguants. En outre, le risque d'infection chez les poulets locaux divaguants élevés en contact avec les poulets commerciaux s'est révélé cinq fois plus élevé que le risque d'infection chez les poulets locaux divaguants qui ne peuvent entrer en contact avec les poulets commerciaux (RR=5). La différence dans les taux d'infection entre les poulets locaux divaguants et les pondeuses commerciales a été attribuée respectivement au mode d'exploitation extensif et intensif ou encore à des mécanismes de résistance à la typhoïde aviaire chez les poulets locaux.

La diversité génétique des 63 isolats de S. gallinarum issus de poulets en Tanzanie a été déterminée par le biais du profilage plasmidique et de la détermination ribosomique (ou `ribotyping') (deuxième essai). Le profilage plasmidique a mis en évidence deux plasmides de différents poids moléculaires (85 kilobases et 2,5 kilobases). En se basant sur le port des plasmides, trois différents profils de plasmides ont été observés. Cinquante et un isolats ont porté des plasmides aussi bien de 85 kilobases(kb) que de 2,5 kb, cinq isolats ont porté seulement des plasmides de 85 kb et sept isolats n'ont eu aucun plasmide. Sept différents ribotypes désignés par Ha à Hg ont été mis en évidence indiquant les différences chromosomiques qui existent dans les isolats de S. gallinarum en Tanzanie. Des sept ribotypes, le ribotype Ha a été le plus commun. Les deux méthodes de détermination, le profilage plasmidique et le ribotyping ont été capables de remonter à la source d'infection et d'identifier une souche qui a survécu pendant de nombreuses années. Cependant, le ribotyping utilisant l'enzyme de restriction HindIII, a été plus discriminatoire que le profilage plasmidique. Quarante sept des isolats totaux déterminés ont eu des résultats identiques par profilage plasmidique et par ribotyping, indiquant qu'ils appartiennent probablement à un même clone.

L'étude expérimentale sur la pathogénicité de l'infection de S. gallinarum chez les poulets locaux et les poulets de chair commerciaux est décrite dans le troisième essai. Cette expérience a été conduite pendant une période de 14 jours chez 19 poulets locaux et 19 poulets de chair. Se basant sur les signes cliniques, les mortalités, les traits pathologiques, la réponse sérologique et titres d'anticorps, les deux groupes de poulets se sont révélés susceptibles à l'infection de S. gallinarum. Cependant, en se basant sur la sévérité de la maladie et des mortalités, les poulets locaux se sont révélés plus susceptibles que les poulets de chair commerciaux. Il a été conclu que, dans les conditions expérimentales, les poulets locaux sont plus susceptibles à la typhoïde aviaire que les poulets commerciaux. Ceci fait penser que le bas taux d'infection observé chez les poulets locaux divaguants dans les études sur le terrain (premier essai) est probablement lié au mode d'exploitation extensif et non à des mécanismes de résistance à la typhoïde aviaire. Néanmoins, au sein des poulets locaux, certains se sont montrés moins susceptibles à l'infection de S. gallinarum puisqu'ils ne meurent pas à la fin de l'expérience.

Nouvelles Publications

Systèmes villageois de production de poulets en Afrique rurale: Sécurité alimentaire des ménages et les questions de genre

Aichi J. Kitalyi

Animal Husbandry Advisor - RELMA, P.O. Box 63403, Nairobi, Kenya, E-mail: A.Kitalyi@cgiar.org

[FAO Animal Production and Health Paper 142, 1998, Rome, Italy - Le livre est rédigé en anglais et publié sous le titre original `Village chicken production systems in rural Africa: Household food security and gender issues'. Postface traduite de l'anglais par E.F. Guèye]

Cette publication représente les résultats d'une étude sur le terrain portant sur les productions et la santé des poulets villageois et sur une analyse de leur importance dans les économies des ménages et nations. La recherche a été conduite dans le cadre d'une bourse de recherches André Mayer de la FAO (1994-1995) accordée aux scientifiques dont les apports en matière de recherche pourraient contribuer aux efforts globaux de la FAO en vue de promouvoir une sécurité alimentaire renforcée. Les volailles sont perçues, au sein du Programme Spécial de Sécurité Alimentaire (PSSA) de la FAO, comme un élément crucial dans la lutte pour la production alimentaire renforcée et l'allégement soutenu de la pauvreté. En Afrique rurale, les systèmes de production avicoles sont principalement basés sur les poulets indigènes divaguants, qui sont rencontrés dans pratiquement tous les villages et ménages. Plus de 70 pour cent des produits avicoles et 20 pour cent de la consommation en protéines animales dans la plupart des pays africains proviennent de ce secteur. L'auteur, avec plus de 20 ans d'expérience dans le domaine de la recherche et du développement agricoles dans les systèmes d'exploitation ruraux africains, recommande une approche multidisciplinaire et holistique pour les productions avicoles rurales. Cette approche doit embrasser le cadre de travail aussi bien institutionnel qu'organisationnel. Les questions de genre sont fortement mises en exergue. Un modèle pour les systèmes villageois de production de poulets est présenté, et le texte est soutenu par une revue de la bibliographie globale sur le sujet. Des recommandations relatives aux moyens les plus rentables pour l'assistance technique de la FAO, qui devrait se concentrer sur l'allégement de la pauvreté chez les femmes rurales, ont été également faites. L'étude confirme que l'amélioration des productions de poulets villageois forme la base sur laquelle une transformation du secteur avicole rural de subsistance en une branche économiquement plus productive peut être bâtie. Le matériel est particulièrement pertinent pour les pays qui participent au PSSA et où les productions de poulets villageois auront un impact particulier dans l'amélioration de la sécurité alimentaire des ménages et la promotion de l'équité de genre.

Epidémiologie, diagnostic et contrôle des parasites des volailles

Anders Permin* and Jørgen W. Hansen**

* Section for Parasitology, Institute of Veterinary Microbiology, The Royal Veterinary and Agricultural University, Copenhagen, Denmark, E-mail: Anders.Permin@vetmi.kvl.dk

* FAO Animal Production and Health Division, Rome, Italy, E-mail: Jorgen.Hansen@fao.org

[FAO Animal Health Manual 4, 1998, Rome, Italy - Le livre est rédigé en anglais et publié sous le titre original `Epidemiology, diagnosis and control of poultry parasites'. Postface traduite de l'anglais par E.F. Guèye]

Le Livre sur le Poulet d'Afrique Australe: Comment débuter une petite entreprise d'élevage de poulets

Ed Wethli

KwaZulu-Natal Poultry Institute Management Training Centre, P.O. Box 101188, Scottsville, 3209,

South Africa, E-mail: kznpi@pmb.lia.net

[Juta Publishers, 1999, Kenwyn, South Africa - Le livre est rédigé en anglais et publié sous le titre original `The Southern African Chicken Book: How to start a small business keeping chickens'. Postface traduite de l'anglais par E.F. Guèye]

Poultry Institute Management Training Centre'.

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Nouvelles

Cours des Coopérants de Tune au Danemark

L'atelier s'est déroulé du 22 au 26 mars 1999 à la Landboskole de Tune, à environ 30 kilomètres de Copenhague au Danemark. L'atelier dont le thème "Volailles comme un moyen pour éradiquer la pauvreté et promouvoir l'égalité de genre" a vu la participation de soixante personnes en provenance de dix neuf pays (six pays d'Asie-Pacifique, six d'Afrique, cinq d'Europe, un de l'Amérique du Nord et un d'Amérique du Sud). Les participants représentaient des universités, des instituts de recherche, des gouvernements, des ONGs, des agences internationales et des donateurs. L'objectif global était de rassembler les informations à jour sur l'aviculture rurale qui assureront une promotion de l'égalité de genre et aidera à éradiquer la pauvreté. Les objectifs immédiats étaient les suivants: recueillir et discuter les rapports des pays, identifier les expériences qui pourront être transférées dans d'autres pays et projets, identifier les besoins en formation et de recherche, promouvoir le développement de politiques et de plans d'action.

Plus de 30 papiers et rapports ont été présentés et discutés. Les sujets ont traité de la situation dans des projets en cours d'exécution et les possibilités d'augmenter d'échelle, de travailler en réseau et d'effectuer des transferts de technologie vers d'autres zones; les interactions entre les races de volailles et leurs environnements de production (aspects socio-économiques et culturels, sanitaires, alimentaires/nutritionnels, etc.); les liens entre les personnes, les établissements et les technologies impliqués. Les sessions de groupes de travaux et les comptes-rendus ont clôturé le Cours. Les résultats et les recommandations de cet atelier sont disponibles sur Internet:

http://www.husdyr.kvl.dk/htm/php/tune-conclus.htm

Organisateur de l'atelier et personne à contacter:

Dr Frands Dolberg, Institute of Political Science, University of Aarhus, 8000 Aarhus C, Denmark,

E-mail: frands@mail1.stofanet.dk

Deuxième Cours de M.Sc. 1999-2000 de l'University of Tropical Agriculture Foundation

L'University of Tropical Agriculture (UTA) (P.O. Box 2423, Phnom Penh 3, Cambodge) va démarrer, à partir du 25 novembre 1999, le Deuxième Cours de M.Sc. (Master of Science) 1999-2000. Les conditions d'admission sont les suivantes:

Les frais relatifs au Cours sont de 10.000 dollars des E.U. (5.000 $ par an). Ces sommes n'incluent pas le voyage entre UTA et l'institution du participant.

Les productions avicoles familiales rurales font partie des domaines d'étude pouvant être choisis, et le titre de la qualification est: "Master of Science in Integrated Farming Systems for Sustainable Use of Renewable Natural Resources"

Ce grade sera délivré conjointement par l'Université d'Agriculture Tropicale et l'Université Royale d'Agriculture (Cambodge). D'amples informations sont disponibles sur Internet:

http://www.hcm.fpt.vn/inet/~utaf/MSC99/msc99.htm ; http://www.hcm.fpt.vn/inet/~utaf/utaProspectus.htm

Des demandes d'informations peuvent également être envoyées par courrier électronique (e-mail) aux personnes suivantes de l'UTA Foundation:

Dr Thomas R. Preston (trpreston@email.com) ou Lylian Rodriguez (lylianr@email.com) ou Khieu Borin (borin@forum.org.kh)

Les candidats sont invités à remplir et envoyer le formulaire de demande avant le 30 septembre 1999. Le formulaire de demande peut être téléchargé du site (http://www.hcm.fpt.vn/inet/~utaf/MSC99/utaapplic.htm) ou comme un document Word

(http://www.hcm.fpt.vn/inet/~utaf/MSC99/utaapplic.doc). Il peut être rempli à l'ordinateur et envoyé alors par e-mail à utaapplic@email.com, et une version imprimée est à envoyer par la poste à UTA (voir l'adresse postale ci-dessus).

Cours d'élevage avicole au KwaZulu-Natal, Afrique du Sud

Le `Poultry Management Training Centre' (PMTC) du `KwaZulu-Natal Poultry Institute' (KZNPI) a été mis sur pied et permet l'admission de personnes ayant des qualifications minimales (environ 8 années d'école plus une instruction en anglais et une aptitude à calculer). Le PMTC permet ainsi de combler le manque existant entre les formations de courte durée et les grades délivrés par les universités.

Le PMTC offre un cours de quatre à cinq mois couvrant tous les domaines des productions avicoles. Des enseignements de douze semaines portant sur les productions des poulets de chair et poules pondeuses dans les conditions rurales seront organisés pour des agents de vulgarisation du Département de l'Agriculture. Si de l'espace est disponible pendant l'exécution du programme, un contrat peut être établi avec le PMTC afin qu'il organise des cours, des ateliers ou des séminaires selon les exigences du client.

En plus des cours décrits ci-dessus, d'autres de plus courte durée (un à cinq jours) seront offerts dans des sujets précis (p.ex. nettoyage et désinfection des poulaillers, élevage de poussins, gestion des hautes températures). Ces cours sont destinés aux travailleurs des fermes avicoles.

Les cours sont dispensés par des spécialistes en aviculture très expérimentés et qualifiés. Le programme des cours pour 1999 inclut tous les domaines de l'élevage avicole, des cours de soutien, des travaux pratiques et des visites au niveau de toutes les différentes structures impliquées dans le secteur avicole.

Les étudiants sont formés pour un large éventail de futurs emplois possibles, comprenant le lancement de leur propre ferme, le travail pour une compagnie alliée à l'industrie avicole ou le fait de devenir des agents de vulgarisation ou des formateurs. Les cours sont ouverts aux femmes et aux hommes de tous les âges et de toutes les races. La langue d'enseignement est l'anglais et/ou le Zulu selon le groupe particulier d'étudiants, et le certificat est délivré conjointement par l'université du Natal et le KZNPI.

Les frais par étudiant sont:

Enseignement: approximativement 100 Rands (TVA inclus) par jour de semaine;

Logement et dépenses connexes: approximativement 60 Rands (TVA inclus) par jour.

Les frais sont susceptibles d'être ajustés selon le type de cours

Actuellement des fonds de bourses sont disponibles pour aider certains étudiants sud-africains incapables d'obtenir un financement, mais dans tous les cas un dépôt d'au moins 1000 Rands doit être payé avant le début du cours.

Les formulaires de demande sont à obtenir auprès de:

Dr Ed Wethli, The Principal, KwaZulu-Natal Poultry Institute Management Training Centre, P.O. Box 101188, Scottsville, 3209, South Africa, Tel: 0331-460049 / Fax: 0331-63600,

E-mail: kznpi@pmb.lia.net

Conférence Internationale à la CCS Haryana Agricultural University à Hisar, Inde

Une `International Conference on Sustainable Animal Production, Health and Environment: Future Challenges' se tiendra à la CCS Haryana Agricultural University à Hisar, Inde, du 24 au 27 novembre 1999.

Les objectifs de la Conférence sont:

La Conférence, qui a l'anglais comme langue de travail, sera structurée autour de quatre symposiums: S1. Productions et Exploitations Animales; S2. Santé Animale; S3. Technologie et Commercialisation des Produits d'Origine Animale; et S4. Exploitation des Ressources et Dimensions Sociales du Secteur d'Elevage.

Résumé et soumission de communications: Résumés jusqu'à 250 mots (en deux exemplaires) avant le 30-09-1999; Communications d'Invités (15-20 pages écrites) avant le 24-10-1999; Papiers/Posters de contribution (6-8 pages écrites) avant le 24-10-1999.

Les frais d'enregistrement s'élèvent à Rs. 1.500 (avant le 30-10-1999) and Rs. 2000 (après le 30-10-1999) pour les participants indiens; et 200 dollars des E.U. (avant le 30-10-1999) et 250 dollars des E.U. (après le 30-10-1999) pour les participants étrangers.

Les informations relatives au programme technique, les panels de discussion, la présentation des posters, l'hébergement et le transport, les facilités bancaires, etc. peuvent être obtenues du Coordonnateur de la Conférence:

Prof. R.A. Singh, Conference Co-ordinator, College of Animal Sciences, CCS Haryana Agricultural University, Hisar-125 004 (Haryana), India, Tel. (+91) 1662-34015 (R), 26171 (R), 37721 Ext. 4491, 4396 (O) / Fax: (+91) 1662-34952, 33511, 33257, E-mail: hau@hau.hry.nic.in

Un Projet de Développement de l'Aviculture Rurale crée au Mali

Le Projet de Développement de l'Aviculture Rurale au Mali (PDAM) a été crée en 1998. Il est financé conjointement par la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA) et le Gouvernement du Mali et a comme objectifs de:

Pour de plus amples informations prière de contacter:

Dr Ibrahim Yacouba Maiga, Directeur, Projet de Développement de l`Aviculture au Mali (PDAM),

B.P. E 1529, Bamako, Mali, Tel/Fax: (+223) 240960