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Ministère de l'agriculture et des ressources animales 1

DIRECTION NATIONALE DES FORETS ET CHASSE

1. Action prioritaire: Inventaire des ressources nationales

1.1 Opération: Inventaire général

Objectifs.

Disposer de données chiffrées permettant d'établir les priorités dans les types d'intervention et leur localisation.

Rattachement au Plan d'action forestier de Guinée (PAFG) et à la LPDA.

Cette opération n'est pas spécifiquement prévue dans le PAFG, et donc dans la LPDA. Toutefois elle constitue un préalable au champ d'action 3 "valoriser ce qui existe": seul un inventaire en effet permet de planifier les opérations correspondantes.

Par ailleurs, cette connaissance du patrimoine forestier sera acquise lors de l'établissement de la carte sol-végétation (LPDA bloc F).

Projets ayant des objectifs tout ou partie semblables.

-Inventaire forestier de la région de LOLA; financement banque Islamique de développement - 1981.

- Inventaire forestier de la Guinée forestière; financement banque Islamique de développement - 1989.

- Projet pilote de gestion des mangroves de la baie de SANGAREA; financement FED; démarrage des travaux en mars 1992;

- Évaluation de l'état actuel des principales zones forestières - TCP/FAO, Avril 1992;

- Inventaire de la biomasse en Guinée maritime - TCP/FAO, Avril/Juin 1992.

Justifications.

L'étude "Potentialités et possibilités de relance de l'activité forestière (C.T.F.T./SCETC-AGRI-B.D.P.A 1989) a établi une carte des formations forestières de Guinée à partir de prises de vue stéréoscopiques JICA au 1/100.000 datant de 1979/80, actualisées lors de l'étude par des survols aériens. Cette carte n'est assortie d'aucune donnée chiffrée tant pour les surfaces occupées par les différents types de peuplements qu'en ce qui concerne les volumes sur pied; elle présente, néanmoins, le grand intérêt de fournir une image approximative de la couverture forestière du pays; elle ne permet, ni d'évaluer avec précision l'évolution de la couverture forestière du pays, ni de planifier les opérations forestières en se basant sur un ordre d'urgence d'intervention déterminé à la fois en fonction de certains critères (à définir) et divers éléments d'appréciation qu'elle est susceptible de fournir.

Telle est l'une des raisons pour lesquelles la Banque islamique de développement (BID, DJEDDAH) a accordé en 1987 une aide financière à la Guinée pour réaliser l'inventaire forestier de la Guinée forestière, étant entendu que le projet correspondant devait constituer la première étape d'un futur inventaire forestier couvrant toute la Guinée.

Cet inventaire a fourni des données chiffrées relatives à la Guinée forestière encore trop imprécises. On ne dispose d'aucune donnée même comparable, pour le reste du pays, ce qui interdit d'envisager de planifier le développement forestier sur des bases présentant un minimum de garantie.

La justification de cet inventaire général n'est donc pas le besoin d'une connaissance exhaustive des ressources forestières (faute de pouvoir gérer correctement les massifs forestiers, les données obtenues aujourd'hui ne seront plus valables demain, car une partie non quantifiable des ressources aura disparu): la nécessité est, au contraire de disposer d'éléments permettant de fixer des ordres de priorités tant dans les types d'intervention que dans leurs localisations.

L'étude sur l'évolution de l'état actuel des principales zones forestières4 doit être considérée comme une première étape permettant de faire la synthèse des documents et informations disponibles à la Direction nationale des forêts et chasse ainsi que dans les préfectures sur les différentes forêts classées.

4 TCP/GUI/2252 (I)

Actions proposées.

Cet inventaire comprendrait deux volets, l'un intéressant les forêts (2, 5 millions d'ha) et l'autre consacré aux savanes boisées (10 millions d'ha). Il constituerait un des volets de l'établissement de la carte sol végétation de Guinée, et serait exécuté par un bureau d'études choisi après adjudication.

Sur le plan technique, les actions à mener seraient les suivantes:

1) une phase de télédétection, photo-interprétation et cartographie dont l'objectif serait d'établir, à partir des images satellite les plus récentes, des cartes où les différentes formations forestières seraient distinguées avec suffisamment de prévision pour fournir une stratification utilisable par l'inventaire proprement dit; seules seraient concernées par cette opération la Haute Guinée, la Moyenne Guinée et la Guinée maritime5. On connaîtrait à l'issue de cette opération et, pour l'ensemble du pays, l'importance relative des différentes formations forestières6. Des travaux complémentaires de terrain seront nécessaires pour actualiser et reétalonner la stratification proposée dans l'étude CTFT/SCET AGRI.

5 Le travail a déjà été fait pour la Guinée forestière (cf supra)

6 Les formations forestières a considérer seraient les mêmes que celles décrites par l'étude CTFT/SCET-AGRI-BDPA

2) l'inventaire proprement dit.

Les taux de sondage seraient à définir avec plus de précision en fonction de la stratification obtenue précédemment. Ils seraient variables en fonction de l'extension et de la variabilité des formations végétales, sachant qu'il sera plus élevé dans les zones de forêt que dans la savane.

Cet inventaire serait un inventaire statistique dont les taux de sondage varieront entre 0, 2 et 0, l/00.

Les données à relever concerneraient:

- la quantité et la qualité du bois sous ses différentes formes: bois d'oeuvre, de service ou de feu;

- les produits accessoires;

- la capacité potentielle de régénération;

- une appréciation sur la possibilité d'interventions sylvicoles;

- éventuellement la valeur fourragère, etc.

3) Parallèlement aux opérations d'inventaire ci-dessus:

- un certain nombre des placeaux de l'inventaire, situés de préférence dans des forêts classées, seraient érigés en placeaux permanents d'observation dans le but d'évaluer la dynamique des formations forestières7;

7 Le suivi de ces placeaux serait assuré dans le cadre des opérations de recherche.

- il serait rédigé un manuel d'inventaire forestier, adapté aux différentes conditions guinéennes. Ce travail serait basé sur les documents déjà existants mais qui sont trop généraux et pas toujours à la portée de non-spécialistes;

- des logiciels seraient préparés pour le dépouillement et l'analyse des résultats de préférence en Guinée8. De toute façon, dans un premier temps, ces opérations

8 Des structures adéquates existent d'ores et déjà a Conakry; à moyen terme, le "Bureau technique" pourrait être équipé du matériel nécessaire. devraient être réalisées à l'extérieur du service forestier, faute pour ce dernier de disposer du matériel et du personnel nécessaires; à moyen terme, le Bureau technique, dont l'insertion au sein du Service forestier semble devoir être précisée, devrait être doté de ce matériel, et son personnel fermé à son utilisation.

Résultats attendus.

A court terme:

- disponibilité de documents cartographiques, de données chiffrées et sylvicoles permettant de planifier le développement forestier;

- référentiel de base pour le suivi de l'évolution de la couverture forestière

- l'élaboration d'un manuel d'inventaire forestier permettant de chiffrer rapidement le coût des inventaires selon les différents types de peuplement à traiter et les objectifs poursuivis;

A moyen terme:

- possibilité de traitement et d'analyse des résultats des inventaires par le Bureau technique de la Direction nationale des forêts et chasse.

Calendrier d'exécution.

Année I: mise en place de l'opération comprenant en particulier:

- l'achat des images satellites, leur traitement et l'impression des cartes;

- la formation du personnel de contrepartie par un stage au siège de la Société adjudicataire de l'opération;

Année II: début effectif des travaux dans les formations ouvertes, en commençant par les préfectures de Beyla, Dabola, Kissidougou, Gueckédou, Faranah et Dinguiraye;

Année III: poursuite des opérations entreprises et démarrage de celles dans les formations "denses".

Les travaux seraient terminés en 8 ans en tenant compte des capacités nationales d'exécution.

Coût de l'opération.

Le coût de l'opération s'établit à 440 millions de FG (arrondi) en 8 ans selon les détails du tableau de la page suivante.

Coût de l'opération INVENTAIRE GÉNÉRAL ('000 FG)

Poste

Années

TOTAL


1

2

3

4

5

6

7

8


Personnel national


Coût ('000)

840.0

3810.0

6445.0

12340.0

14095.0

14095.0

6445.0

6600.0

58730.0

Nombre mois

3.6

32.4

58.4

124.7

145.4

145.4

58.4

40.8

609.0

Personnel expatrié


Coût ('000)

20400.0

29400.0

27900.0

27900.0

27900.0

27900.0

27900.0

-

189300.0

Nombre mois

1,2

1,8

1,7

1,7

1,7

1,7

1,7

-

11, 5

Coût des investissements ('000)

24850.0

2485,0

4385,0

4960,0

4960,0

4960,0

4270,0

1175,0

52045,0

Coût de l'équipement ('000)

3200.0

16500.0

11500.0

27000.0

13500.0

18000.0

10200.0

-

99900.0

COUT TOTAL

54219.0

57414.5

55253.0

79420.0

66500.5

71450.5

53696.5

2018.5

439972.5

N.B. Les chiffres négatifs correspondent à des valeurs résiduelles


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