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Ebola

©UN/Martine Perret

La maladie à virus Ébola (MVE), anciennement connue sous le nom de fièvre hémorragique à virus Ébola, est une maladie humaine due à une infection par le virus Ébola. Il existe cinq souches connues du virus Ébola, dont quatre causent des maladies chez les humains. Le virus Ébola du Zaïre est le premier à avoir été isolé en laboratoire. Ce virus a causé les premiers cas déclarés de MVE en 1976 en République démocratique du Congo (RDC) et au Soudan. Le nom de la maladie provient du premier foyer identifié en 1976 dans une zone située sur la rivière Ébola. 

Pour recevoir des mises à jour sur la maladie à virus Ebola, veuillez faire référence à l'OMS.

Les virus Ébola se transmettent aux humains par contact direct de lésions de la peau ou des muqueuses avec des liquides organiques de personnes infectées, qui sont malades ou sont mortes de la maladie, ou par contact avec des surfaces et du matériel contaminés par les liquides organiques de personnes infectées.

La MVE est une zoonose, c’est-à-dire une maladie  transmissible de l’animal à l’homme.  L’hôte naturel du virus Ébola n’a pas encore été confirmé, mais certaines espèces de chauves-souris frugivores sont considérées comme  les principaux réservoirs animaux des virus Ébola. La recherche a démontré que les chauves-souris peuvent être porteuses du virus sans présenter de signes cliniques de maladie.

Des virus Ébola ont également été détectés dans des espèces sauvages des  forêts telles que les primates non humains (singes et autres primates) et les céphalophes (petites antilopes sauvages).

Que fait la FAO face à la flambée actuelle?

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) est l’organisme chef de file et la principale source d’informations sur les conséquences de cette épidémie sur la santé humaine. La FAO est pleinement engagée dans cette coordination multisectorielle aux niveaux national, régional et international, à travers la mise en service d’un

Groupe FAO de coordination des incidents Ébola. La FAO suivra la situation de près et fournira des informations supplémentaires sur la santé animale dès que celles-ci seront disponibles. Pour soutenir ces efforts, la FAO peut s’appuyer sur son expérience de travail avec les réseaux des services vétérinaires et les auxiliaires communautaires de santé animale, les organisations de producteurs, les garde-forestiers, les services de vulgarisation agricole, les aquaculteurs et les pisciculteurs et les

groupements locaux de santé animale, pour améliorer les connaissances des communautés sur la maladie à virus Ébola et aider à informer  les populations affectées et non affectées sur les risques. Il est crucial que les communautés – urbaines et rurales – comprennent les pratiques qui comportent le plus de risques de transmission  interhumaine et les événements susceptibles d’entraîner une contamination par la faune sauvage, pour pouvoir prendre des décisions en connaissance de cause.

Messages clés

  • Le mécanisme de propagation de la maladie à virus Ebola dans les foyers actuels en RDC et en Ouganda est une transmission interhumaine du virus. A ce jour, il n’y a pas de lien épidémiologique entre les cas humains et l’exposition aux animaux ou aux produits animaux.
  • Les chauves-souris sont considérées comme les principaux réservoirs animaux des virus Ebola. A l’exception des chauves-souris, les animaux sauvages sains chassés, abattus, manipulés et consommés comme viande de gibier (également appelée « viande de brousse »), présentent un risque négligeable voire nul pour l’homme à condition qu’une bonne hygiène, une protection adéquate et des pratiques de cuisson appropriées soient respectées.
  • La viande provenant d’animaux d’élevage sains, préparée et cuite de manière appropriée reste propre à la consommation.
  • Il est recommandé de ne pas manipuler, abattre, parer, vendre, préparer ou consommer de la viande provenant d’animaux sauvages ou de bétail malades ou morts pour des causes inconnues. Il est aussi recommandé de ne pas consommer des plats préparés à base de viande de gibiers crue ou non cuite, ou des plats préparés à base de sang d’animaux sauvages. Ces pratiques exposent les personnes à un risque élevé de contracter un certain nombre d’infections.
  • Toute morbidité ou mortalité inhabituelle d’animaux doit être signalée aux autorités compétentes vétérinaires.
  • La FAO est pleinement engagée dans la coordination multisectorielle aux niveaux national, régional et international grâce à l’activation d’un groupe de la FAO pour la Coordination des Incidents Ebola.
  • L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est l’autorité et la principale source d’information concernant les aspects de santé humaine de ces foyers.

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