© FAO/Alessandra Benedetti © FAO/ Alessandra Benedetti
 

Concepts clés

 

Les définitions, concepts-clés et résultats de l’étude furent développés au cours de deux ateliers, avec la participation d’experts de disciplines variées des centres CGIAR, de la FAO et des institutions de recherche nationales

1. Marchés

Les études menées dans les pays hôtes d'études de cas se concentrent sur les marchés  ruraux locaux où des semences sont échangées entre un acheteur et un vendeur dans une transaction volontaire. Des semences provenant des secteurs formel ou informel peuvent faire l'objet de la transaction (par exemple semences certifiées ou non certifiées). L’intérêt est centré sur les transactions de détail - par exemple l'agriculteur est l'acheteur des semences.

2. “Bassins de marchés ” (marketshed)

Nous définissons un “bassins de marchés ” comme la zone géographique dont la population a une relation commerciale réelle ou potentielle avec un centre de marché. Dans un “bassins de marchés ” il peut y avoir plusieurs points de vente de taille et de portée différentes, bien qu'en règle générale, l'un d'entre eux soit dominant en termes de dimension et de fonction. Nous utilisons le terme de “bassins de marchés ” dans le sens de système ou de réseau de flux de marchés dans une région donnée (ainsi ce n'est pas seulement une zone où sont situés quelques marchés  mais plutôt un réseau commercial avec des liens entre les points de vente).

3. Accès aux ressources génétiques de cultivars sur les marchés

Nous définissons l'accès par trois dimensions:
a) disponibilité physique,
b) information
c) coûts.

La diversité génétique de cultivars constitue la mesure-clé de la disponibilité physique sur les marchés ruraux. Des données sur les noms de variétés, les caractères agro-morphologiques et économiques ainsi que la diversité génétique au niveau moléculaire ont été collectées et utilisées pour définir des mesures de la diversité au niveau du marché. Des documents sur l'information fournie par des   vendeurs à des acheteurs potentiels de semences ainsi que leur capacité à différencier les variétés ont servi de référence en ce qui concerne l’information qui circule sur le marché. Enfin les données sur les prix de vente, la disponibilité du crédit et les coûts de transaction ont servi de base pour l’estimation du coût.

4. Bien-être des cultivateurs

Le projet analyse également l’influence de l’accès aux RGC sur la participation des cultivateurs au marché  de semences, leur utilisation des ressources génétiques à la ferme et le degré de prospérité/bien-être du foyer agricole. Le projet utilise une définition large du bien-être et inclut des indicateurs tels que la diversité du régime alimentaire, la résilience de la sécurité alimentaires, le patrimoine et les dépenses de consommation.

5. L'utilisation durable des ressources génétiques des cultivars

Nous définissons l'utilisation durable des ressources génétiques des cultivars comme: “Un   modèle d'utilisation des plantes et variétés qui engendrent trois types d’avantages principaux”:

- Avantages d'ordre privé  pour les fermiers par la consommation et les “services” de production que les ressources génétiques  (en interaction avec les facteurs humains et environnementaux) apportent aux fermiers

Avantages publics globaux  dans la réduction de l'érosion génétique (en maintenant les valeurs d’options génétiques) et

Avantages publics locaux  par la réduction de la vulnérabilité génétique (par accroissement de la résistance)

 

L'échelle à laquelle se réfèrent ces avantages varie. Dans la première catégorie, nous avons affaire aux avantages au niveau de la ferme. Pour les seconds, l'unité intéressée est une population dans le temps et pour la troisième l'échelle pertinente est régionale. Les échanges entre ces trois catégories d'avantages sont probables et leur évaluation est l'un des résultats escomptés de l'étude.