Crise acridienne à Madagascar
Une invasion acridienne menace les moyens de subsistance de 13 millions de personnes à Madagascar, dont 9 millions vivant de l’agriculture. Si elles ne sont pas traitées, les infestations acridiennes peuvent dévaster les cultures vivrières et les pâturages et ainsi les capacités des familles à subvenir à leurs propres besoins.
Plus de 22 millions d’USD sont nécessaires avant juin 2013 pour lancer la première campagne d’un programme de lutte antiacridienne de trois ans, d’un montant total de 41,5 millions d’USD.
Le moteur de cette invasion acridienne est le sud-ouest du pays, une région sujette à la sécheresse et aux cyclones, où plus de 80 pour cent de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté. En février 2013, le cyclone Haruna a entraîné l’inondation des rizières dans les zones côtières de cette région, et causé des dégâts importants tout en créant des conditions de reproduction idéales pour le Criquet migrateur – à noter que le riz est une production agricole essentielle à Madagascar.
Agir maintenant est crucial
Un appui adéquat en temps opportun sauvera non seulement les moyens de subsistance mais aussi les millions d’USD d’assistance humanitaire que nécessiterait la réhabilitation des productions agricoles et animales.
Le défaut de financement au cours des deux précédentes campagnes antiacridiennes, en 2010/2011 et 2011/2012, a permis aux populations acridiennes de croître et d’occuper rapidement de nouveaux territoires, détruisant cultures et pâturages. Ce qui avait commencé comme une recrudescence est devenue une invasion.
Avec un financement suffisant, la FAO, avec ses partenaires nationaux, pourra mettre en œuvre les nécessaires opérations à grande échelle pour traiter et protéger 1,5 million d’hectares de septembre 2013 à mi-2014 et un total de plus de 2,15 millions d’hectares jusqu'à 2016.
Les financements permettront également à la FAO de renforcer les capacités nationales de prospection et d’analyse des situations acridiennes, et de lutte antiacridienne ainsi que de suivre l’impact des traitements sur la santé humaine et l’environnement.




