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Crise en République démocratique du Congo

Crise en République démocratique du Congo

La République démocratique du Congo continue d’être touchée par des chocs récurrents – conflits armés, épidémies et catastrophes naturelles – dont les effets ne cessent d’accroitre les besoins humanitaires et la vulnérabilité des populations. En 2018, la crise s'est considérablement aggravée, touchant des zones précédemment intactes. Elle continue de provoquer d'importants déplacements de population dans la région, avec 1,3 million de personnes déplacées à l’intérieur du pays, qui pour la plupart vivent avec des familles d’accueil déjà confrontées à la pauvreté chronique et à l’insécurité alimentaire. Afin de contribuer à la consolidation de la paix, la FAO travaille dans l’objectif de protéger et de rétablir les moyens d’existence des populations touchées par des crises, de renforcer leur autonomie, d’améliorer les chaines de production et les filières de commercialisation et de soutenir la mise en place d’activités génératrices de revenus.

La détérioration de l’insécurité alimentaire

Alors que le pays est marqué par une crise complexe et prolongée depuis plus de deux décennies, l’insécurité persistante et de violents conflits intercommunautaires, associés aux effets dévastateurs des catastrophes naturelles, ont provoqué une forte détérioration de la situation de la sécurité alimentaire. Selon la dernière analyse du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire ([IPC], août 2018), 13,1 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire grave (IPC Phase 3 et 4) à travers 101 des 145 territoires du pays. Ces chiffres, qui ont presque doublé par rapport aux analyses précédentes, représentent 23 pour cent de la population rurale.

La détérioration de l’insécurité alimentaire, en particulier dans les régions de l’est, du Kasaï, et du Tanganyika, est principalement due au déclin de la production agricole. Les résultats de production attendus de la principale campagne agricole de 2018 devraient être inférieurs à la moyenne en raison des conflits, du légionnaire d’automne et des pertes de production, en particulier dans les régions de culture du maïs, des inondations ou de l’insuffisance des précipitations et de l’accès limité aux terres et aux intrants agricoles. L’accès aux moyens de production est particulièrement difficile pour les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, ainsi que pour les rapatriés qui regagnent souvent des zones pillées et se retrouvent sans la possibilité de reprendre des activités de subsistance.

De plus, l’insuffisance de provisions disponibles sur les marchés a entraîné la hausse des prix des produits alimentaires de base. Cela aura une incidence majeure sur la disponibilité alimentaire au cours du premier semestre de l’année 2019. Le soutien des moyens d’existence des populations vulnérables sera essentiel, en particulier pendant la saison de soudure, afin de garantir la reprise des activités de production agricole pour renforcer leur résilience.

Soutenir les familles vulnérables

Dans le cadre du plan de réponse humanitaire 2017–2019, la FAO requiert 50 millions d’USD afin d’assister 1,8 million de personnes. Les activités mise en œuvre porteront notamment sur la distribution d’intrants agricoles, l’espèce contre travail, les formations, les activités dites de caisse de résilience, la gestion durable des ressources naturelles, ainsi que la gestion des conflits et la prévention. Il est essentiel de soutenir les familles vulnérables à travers une assistance agricole afin de leur permettre de produire leur propre nourriture et de renforcer leur résilience.

La superficie de la République démocratique du Congo, ainsi que la complexité et la diversité de ses crises humanitaires, nécessitent des réponses coordonnées, stratégiques et fondées sur une analyse précise des besoins. La FAO et le Programme alimentaire mondial (PAM) codirigent les activités du Cluster sécurité alimentaire afin d'améliorer la coordination et de garantir des informations rapides et précises sur les besoins alimentaires et nutritionnels. La FAO collabore également avec le PAM afin d’élaborer des stratégies et des programmes communs pour permettre aux populations de rétablir rapidement la production alimentaire. La réponse conjointe FAO/PAM associe l’assistance alimentaire d’urgence (rations alimentaires ou transferts monétaires) à la distribution d’intrants agricoles et de prestations, ainsi qu’au renforcement des capacités techniques, financières et sociales. Cette stratégie commune vise à protéger et à rétablir les moyens d’existence des populations touchées par la crise, afin d'accroître leur autonomie, de renforcer les chaînes de production et les filières de commercialisation et de soutenir la mise en place d’activités génératrices de revenus. Sans assistance, les plantations de la prochaine saison de culture seront menacées et les multiples crises qui touchent le pays mettront en danger des milliers de vies.

Contrôler les maladies animales transfrontières

La FAO travaille afin de renforcer les capacités en matière de prévention, de détection et de réponse face aux menaces de maladies. Les activités sont mises en œuvre par le Centre d’urgence pour la lutte contre les maladies animales transfrontières (ECTAD) de la FAO, en République démocratique du Congo et dans 34 autres pays. De nombreuses communautés dépendent des animaux pour leurs moyens d’existence, leur sécurité alimentaire et leur nutrition. Lorsque les maladies passent des animaux à l’homme, elles peuvent se propager à l’échelle planétaire en quelques heures ou jours et constituent une menace à la sécurité sanitaire mondiale. La FAO vise à réduire l'impact des maladies animales sur les vies et les moyens d’existence et contribue à empêcher l'émergence et la propagation de potentielles pandémies.

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