Rebuilding life after the Ebola virus disease in Guinea, survivors return to their communities (in FRENCH)

Rebuilding life after the Ebola virus disease in Guinea, survivors return to their communities (in FRENCH)

28/09/2015

Dans le cadre du programme national de riposte contre la maladie à virus Ebola, la FAO et les Ministères de l’Agriculture et de l’Elevage ont lancé en mai 2015 un projet d’assistance d’urgence financé par le Fonds Fiduciaire de Solidarité pour l’Afrique visant à soutenir la résilience de 3 600 ménages vulnérables affectés par l'épidémie d'Ebola en Guinée.

Les activités se déroulent notamment en Basse Guinée dans les préfectures de Coyah, Forécariah, Dubreka, Boffa et Kindia ainsi que la capitale Conakry. L’épidémie d’Ebola a sévèrement affecté la Guinée par des pertes en vies humaines  avec 2 533 décès à la date du 21 septembre 2015, et des conséquences néfastes sur l’agriculture et la sécurité alimentaire.

La production agricole, notamment vivrière, la main d’œuvre et la commercialisation des récoltes ont été affectées, majoritairement dans les zones touchées par l’épidémie. Les personnes ayant été infectées par le virus et qui ont survécu,  outre d’avoir perdu leurs moyens d’existence, sont également victimes de stigmatisation dans leurs communautés.

Financé par le Fond Fiduciaire de Solidarité pour l’Afrique et exécuté par la FAO en partenariat avec les Ministères de l’Agriculture et de l’Élevage, le projet d’Appui à la résilience des populations affectées par la MVE apporte aux bénéficiaires, et en particulier aux survivants d’Ebola, une assistance en semences de riz et outils agricoles, en transferts monétaires et en petit élevage.

Elles se souviennent

Oumou Traoré a 58 ans et est mère de 8 enfants. Elle a survécu à la maladie à virus Ebola et fait aujourd’hui partie des bénéficiaires de ce projet : «  Il y a de cela cinq mois, j’ai contracté le virus Ebola à travers mon mari qui en est malheureusement décédé ici à Forécariah. Moi j’ai eu la vie sauve grâce aux soins intensifs auxquels j’ai été admise au Centre de Traitement Ebola (CTE) pendant plusieurs semaines. Aujourd’hui, avec le soutien moral de mes proches et l’appui matériel de la FAO, j’ai pu réintégrer ma communauté. Grâce aux semences de riz, aux sacs d’engrais, aux machettes et aux houes que la FAO m’a offertes, j’ai pu mettre en valeur deux hectares de riz avec l’aide des bonnes volontés. Je remercie votre institution et j’espère qu’elle continuera à nous soutenir ».

Les premières récoltes sont attendues vers la fin octobre 2015. Au total 276 survivants d’Ebola font partie des 3 000 ménages qui ont bénéficié à ce jour de cette assistance dans les  zones concernées. 

« Depuis que la maladie à virus Ebola a causé la mort de ma petite sœur et de son mari, ma famille et moi, avions longtemps souffert de stigmatisation au sein de notre district. Tout le monde nous fuyait. Cela, malgré la quarantaine qu’on nous a fait observer et la sensibilisation qui se poursuit tous les jours. Cette situation difficile pour nous a engendré une perte énorme de nos champs de riz et de maïs. Mais aujourd’hui, nous rendons grâce à Dieu, avec cette assistance de la FAO et du Gouvernement, nous avons pu relancer nos activités agricoles », s’est réjouie Bintou Soumah, agricultrice dans la région de Kindia.

Le projet prévoit également en octobre 2015 des transferts monétaires, des distributions de poules et d’aliments pour les nourrir, ainsi qu’un appui financier aux radios rurales et communautaires pour la conception et la diffusion de microprogrammes dans le cadre de la sensibilisation des communautés contre la MVE. Parallèlement, des séances de sensibilisation contre l’épidémie d’Ebola dans les zones couvertes par le projet sont menées par des agents formés par la FAO.