Aide accrue à l'élevage au Sahel

Aide accrue à l'élevage au Sahel

21/04/2010

La FAO intensifie son aide aux éleveurs et pasteurs du Niger et du Tchad suite à la sécheresse des pâturages, à la chute de la production agricole et à la crise alimentaire consécutives à la faiblesse des précipitations en 2009. On estime à 9,8 millions le nombre de personnes désormais vulnérables dans ces deux pays et des milliers d'autres sont également menacées par la faim dans le nord du Burkina Faso et le nord-est du Mali.

Des enquêtes menées par les Nations Unies et les gouvernements dans la plupart des pays de l'est du Sahel montrent une prévalence de la malnutrition aiguë générale supérieure à 16 pour cent. Cela dépasse les seuils critiques fixés par l'OMS. Les prix alimentaires restent élevés, ce qui rend encore plus difficile l'achat de nourriture par les agriculteurs et les éleveurs. Il convient d'éviter une crise alimentaire aiguë comme celle qui s'était produite en 2005.

«La situation dans la région est très inquiétante», indique Fatouma Seid, coordonnatrice de la FAO pour l'Afrique de l'Ouest. «Les éleveurs pauvres sont contraints de vendre au rabais leurs animaux - à savoir leur unique source nutritionnelle et de revenus - pour acheter de quoi nourrir leurs familles tandis que les agriculteurs n'ont pas de semences à planter», ajoute-t-elle.

«La priorité pour la FAO est d'obtenir du fourrage pour les animaux et fournir aux agriculteurs les semences pour la saison des semis de juin.» En 2009, la production céréalière au Niger était inférieure de 30 pour cent à celle de 2008. La production de niébé, une source importante de protéines pour la population, a chuté de 37 pour cent.

L'aide d'urgence est requise pour permettre aux éleveurs de nourrir leurs animaux qui souffrent de la pénurie de pâturages du fait des pluies irrégulières. Près de 70 pour cent du cheptel est à risque si le fourrage tarde à arriver.