Suite aux distributions de semences de la FAO, place aux misisons de suivi de la campagne agricole en République centrafricaine

Suite aux distributions de semences de la FAO, place aux misisons de suivi de la campagne agricole en République centrafricaine

11/09/2014

En parallèle des distributions destinées aux ménages, la FAO a distribué des semences pour les cultures vivrières à 90 groupements agro-multiplicateurs (GAM), soit plus de 1 600 ménages dans cinq préfectures du pays. La première mission de collecte de données a été réalisée du 25 au 29 juillet 2014 dans les préfectures de la Lobaye et de l’Ombella-Mpoko.

La multiplication des semences permet aux groupements d’agriculteurs de renforcer la disponibilité en semences de qualité, de créer les conditions d’une réponse rapide aux besoins en semences de qualité dans les situations d’urgence agricole tout en renforçant la résilience des groupements d’agriculteurs à travers la production et la commercialisation de semences de qualité pour améliorer leurs revnus.

En mai, le Réseau des producteurs de semences améliorées (REPROSA) de Mbaïki composé de 20 membres a reçu 200 kg de maïs, et 300kg d’arachide de la part de la FAO, ce qui devrait permettre une récolte de 11 tonnes.

« Le résultat des premières distributions des semences est prometteur parce que les producteurs ont directement emblavé les variétés de maïs et d’arachide reçues qui ont donné de bons résultats », affirmait, en août, le président fondateur du REPROSA, monsieur Raymond Salvador Bellet.

La FAO a réalisé trois missions conjointes de collecte rapide de données des distributions des semences, en collaboration avec l’Institut centrafricain de recherche agronomique (ICRA) et la direction du suivi évaluation du Ministère en charge du développement du monde rural Ces missions s’inscrivent dans le cadre de Projet d’urgence en réponse à la crise alimentaire et la relance de l’agriculture (PURCARA) en RCA.

« Le principe du programme de multiplication c’est que la FAO achète au moins 50 pour cent de la production de semences vivrières à travers les ONG nationales qui assurent le suivi des GAM. » explique Barthélémy Lamba, technicien de l’unité de planification de la FAO. L’achat d’une partie de la production permet l’établissement d’un capital de départ et la mise en place de mécanismes de crédit-épargne au sein du groupement. « C’est à ce moment-là, que la  FAO débutera son programme de résilience avec les GAM » précise Barthélémy Lamba.

Les visites des champs à Mbaïki, Bouali et Boukoko ont été l’occasion de vérifier les résultats des opérations de distribution de la campagne agricole en cours. L’équipe conjointe a également étudié  la possibilité d’installer des parcelles de multiplication des semences de base au niveau du Centre régional polyvalent de recherche de Boukoko.

« Malgré le retard des pluies, nous avons pu semer à temps et nous allons pouvoir investir dans nos champs et créer des fonds d’épargne d’ici la fin de l’année » se réjouit Raymond. Avec les reliquats, les ménages vont évacuer une partie de la production sur le marché et accroître leurs revenus et garder l’autre partie pour semer à la prochaine saison agricole.

Afin de sauver la campagne agricole 2014, les distributions de semences de la FAO et des ses partenaires, destinées aux cultures vivrières, ont déjà permis à plus de 91 000 familles de recevoir25 kg de semences chacune et des outils afin de planter à temps dans 14 des 16 préfectures en RCA. En parallèle, la FAO développe des programmes de renforcement de la résilience des groupements d’agriculteurs et de femmes à travers l’approche des « caisses de résilience ».