©FAO/Annie Monard

Fin des opérations terrestres de la campagne antiacridienne 2014/15

19/08/2015

Les opérations terrestres menées par la FAO dans le cadre de la campagne antiacridienne 2014/15 ont pris fin le 15 août 2015. En effet, la réussite de la deuxième campagne combinée aux conditions éco-météorologiques de l’hiver austral qui sont défavorables au développement du Criquet migrateur, font que la situation acridienne est actuellement calme : d’ailleurs, les équipes terrestres des ex-Bases 1 et 2 ont, lors de leurs prospections, observé de moins en moins de populations groupées et ont constaté une très nette diminution du nombre de signalisations reçues des populations rurales. Leurs nombreux échanges avec celles-ci indiquent également que les passages de vol clair sont de moins en moins fréquents. La dernière signalisation reçue dans l’Aire d’invasion date du 8 août et le vol clair a été traité le 9 août. Même si de petites populations groupées de criquets peuvent subsister, aucune infestation acridienne majeure n’est à craindre pour l’instant.

 

Depuis le début de cette campagne, le 09 octobre 2014, et jusqu’au 15 août 2015, les infestations acridiennes ont été maîtrisées sur une superficie totale de plus de 640 000 hectares (dont 98 pour cent par voie aérienne), dans le respect de la santé humaine et de l’environnement.

La campagne antiacridienne 2015/16 débutera en septembre

La troisième et dernière campagne (2015/16) du Programme triennal de réponse à l’invasion acridienne débutera en septembre 2015 avec des prospections terrestres qui permettront de commencer à identifier et localiser les barycentres des populations acridiennes ayant survécu à l’hiver austral. Selon les prévisions, de l’ordre de 350 000 hectares devraient avoir à être traités durant cette dernière campagne antiacridienne pour revenir à une situation de rémission acridienne, son principal objectif comme la finalité du Programme triennal. Le Programme triennal vise à préserver la sécurité alimentaire de la population rurale malgache. À ce jour, trois millions d’USD doivent encore être mobilisés pour le mener à son terme.