Belgique: 14 millions d’euros pour renforcer les interventions et la résilience des populations face aux catastrophes et aux crises

Belgique: 14 millions d’euros pour renforcer les interventions et la résilience des populations face aux catastrophes et aux crises

19/01/2017

La Belgique, partenaire de longue date de la FAO dans le cadre de ses interventions d'urgence, a réaffirmé son engagement à protéger l'agriculture des pays frappés par une catastrophe par le biais d'une contribution de 14 millions d'euros. Ceci permettra notamment d'améliorer la capacité de la FAO et de ses pays membres à intervenir immédiatement en cas de catastrophe ou encore de crise et de renforcer la résilience des agriculteurs et des éleveurs vulnérables sur le long terme.

La majeure partie de cette contribution servira à renforcer la capacité des agriculteurs à résister aux chocs et ce, à travers la mise en œuvre de programmes sur plusieurs années, ce qui constitue en soi une approche innovante dont l'objectif est de financer des interventions humanitaires. De manière générale, les projets humanitaires sont financés pour des périodes de 6 mois à un an, laissant peu de marge aux initiatives visant à restaurer la production agricole et à celles visant à améliorer les pratiques considérées comme risquées.

Ces projets sur le long terme sont très importants pour l'agriculture car ils permettent d'apporter un soutien sur plusieurs saisons et récoltes. Cela fait d'ailleurs partie des recommandations du Sommet mondial sur l'action humanitaire 2016, qui portait sur les différents moyens de réduire la souffrance humaine et de mieux dispenser l'aide aux populations confrontées aux crises à travers le monde.

«Nous apprécions vivement les efforts de la Belgique «pour passer de la parole aux actes» lors du Sommet mondial sur l'action humanitaire en apportant un financement humanitaire flexible et pluriannuel», a déclaré M. Dominique Burgeon, Directeur de la Division des urgences et de la réhabilitation de la FAO et Chef du programme stratégique sur la résilience. Et d'ajouter que «le don de la Belgique reconnaît le rôle essentiel joué par l'agriculture dans la vie de millions de personnes à travers le monde».

«Sauver les moyens d'existence agricoles contribue à aider les populations affectées par les crises de manière durable et leur permet de rester sur leurs terres, s'ils s'y sentent suffisamment en sécurité», a indiqué M. Bruno van der Pluijm, Directeur général de la Coopération au développement et aide humanitaire.

Parmi les zones en crise bénéficiaires du financement belge figurent le Sahel (4 millions d'euros), le Mali (2 millions d'euros), Haïti (3 millions d'euros) et l'Irak (2 millions d'euros). 3 autres millions d'euros ont été versés au Fonds spécial de la FAO pour les activités d'urgence et de relèvement (SFERA). Ce Fonds permet notamment à la FAO de débloquer de l'argent rapidement pour la mise en œuvre d'interventions rapides sur le terrain et ce, même avant le lancement d'un appel d'urgence, lorsque des catastrophes naturelles ou des conflits menacent les moyens d'existence, la sécurité alimentaire et la nutrition des familles agricoles.

L'aide apportée par la Belgique au SFERA est essentielle afin de mettre en œuvre rapidement des distributions de céréales et de semences potagères à cycle court, des intrants souvent fournis lors des interventions d'urgences de la FAO.

Cela permet de garantir que ces communautés touchées par des crises ne ratent pas la prochaine campagne de semis et soient en mesure de cultiver et de rétablir leurs moyens d'existence.

Protéger leur bétail en leur apportant une aide alimentaire d'urgence et en organisant des campagnes de vaccination figure également parmi les actions précoces prises en période de crises, de sorte que les animaux soient toujours en mesure de fournir des protéines, du lait et donc des revenus aux communautés d'éleveurs. Dans les zones de conflit, encourager les jardins potagers avec des volailles et de petites cultures, ainsi que les activités de pêche est également primordial pour les familles qui ont dû, malgré elles, abandonner leurs terres ou encore qui jouissent d'un accès restreint aux marchés opérationnels.

Une nouvelle publication de la FAO, intitulée «Partenariat humanitaire FAO-Belgique », donne à voir les plus importantes interventions d'urgences consacrées au secteur agricole, qui ont été mises en œuvre à travers le monde.

A noter que cette nouvelle contribution place la Belgique parmi les 10 plus importants donateurs humanitaires de la FAO.

La FAO, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) et le Conseil norvégien pour les réfugiés ont entrepris de faire une étude sur les effets du financement pluriannuel et prendront la Belgique comme exemple de bonne pratique dans le cadre de l'aide internationale.