Transferts monétaires et sécurité alimentaire : la FAO forme son personnel et ses partenaires au Burkina Faso

Transferts monétaires et sécurité alimentaire : la FAO forme son personnel et ses partenaires au Burkina Faso

09/06/2017

En réponse aux chocs récurrents qui occasionnent des crises alimentaires et nutritionnelles, la FAO fait du transfert monétaire un élément essentiel de ses opérations de rétablissement précoce. En effet, les transferts monétaires peuvent contribuer de façon significative et rapide, au renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables.

Dans ce cadre et afin de maximiser le volet financier du projet intitulé «Réduire la vulnérabilité des moyens d’existence agricoles à travers l’approche Caisses de résilience au Sahel», la Représentation de la FAO au Burkina Faso a organisé une formation sur les Programmes de Transferts Monétaires (PTM) à l’attention de son personnel et des partenaires du projet en avril 2017 à Ouagadougou.

Lors de la cérémonie d’ouverture, Boubacar KONDE, Assistant au Représentant, chargé de l’Administration, a confirmé que les secteurs humanitaire et de la protection sociale reconnaissent de plus en plus le rôle capital des transferts monétaires pour soutenir les populations affectées par des catastrophes tout en préservant leur dignité humaine. Ils favorisent l’accès à des intrants agricoles en quantité et en qualité, à un abri décent, et les aident à reconstruire ou à protéger leurs moyens d’existence.
Les formateurs, en provenance de l’Equipe sous régionale de la FAO pour la Résilience en Afrique de l’Ouest/Sahel (REOWA) et du Bureau Régional de la FAO pour l’Afrique (RAF), ont développé différents modules abordant notamment les directives de la FAO en matière de transferts monétaires, les liens avec le genre, la protection sociale, ou encore Champs Ecoles Agro Pastoraux (CEAP) et Associations Villageoises d’Epargne et de Crédit (AVEC)

Dans les prochains mois, les experts formés auront l’occasion de mettre en pratique ces notions à travers la composante de transferts productifs (CASH +) et de Cash for Work (CFW) du projet susmentionné, qui bénéficiera à 2 500 ménages vulnérables au Burkina Faso.

Ces modalités d’intervention de transfert monétaire constituent en effet des composantes essentielles du projet « Caisses de résilience » de la FAO, mis en œuvre au Burkina Faso et au Mali. Les exploitants agro-pastoraux vulnérables bénéficiaires pourront, grâce à l’assistance reçue, diversifier et accumuler des actifs productifs et des connaissances, afin d’améliorer leurs moyens d’existence et renforcer leur résilience aux chocs.

Cette approche « Caisse de Résilience » est centrée sur les communautés et intègre trois dimensions: une dimension technique – comme l’utilisation de pratiques agricoles durables, une dimension financière– telle que l’accès au crédit -, et une dimension sociale – avec par exemple le renforcement de la cohésion sociale et la solidarité à travers la création dans les villages bénéficiaires,  d’Associations villageoises d’épargne et de Crédit (AVEC) au sein des Champs Ecoles Agropastoraux (CEAP). Cette approche est innovante car le soutien apporté intègre ces trois dimensions de façon complémentaire, ce qui accroit les opportunités des bénéficiaires et leur permet de mieux se préparer aux risques multiples.