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Le travail de la FAO sur l'accès sécurisé aux combustibles et à l’énergie (SAFE)

Le travail de la FAO sur l'accès sécurisé aux combustibles et à l’énergie (SAFE)

Globalement, près de 3 milliards de personnes dépendent de la biomasse traditionnelle, telle que le bois de feu, le charbon de bois ou les déchets animaux, comme source de combustible pour la cuisson et le chauffage. Dans de nombreux pays africains, plus de 80 pour cent de la population fait cuire ses repas en utilisant la biomasse traditionnelle. D’ici 2030, on estime qu’1 milliard de personnes en Afrique dépendront de la biomasse traditionnelle pour répondre à leurs besoins énergétiques.

Les populations vulnérables – comprenant les réfugiés, les personnes déplacées dans leur propre pays et les communautés d’accueil – ont souvent un accès extrêmement limité à l’énergie et aux combustibles. Les camps de réfugiés et de personnes déplacées dans leur propre pays sont fréquemment établis dans des écosystèmes fragiles et faiblement boisés, où les populations hôtes et déplacées dépendent des rares ressources naturelles qui se trouvent dans les zones entourant les camps. L'afflux des personnes déplacées et leurs besoins en combustibles exercent une pression considérable sur les forêts et les bois environnant. Ceci est souvent une source de tension entre les communautés d'accueil et les populations déplacées, ce qui augmente le risque de harcèlement et d’agression des femmes et des enfants lors de la recherche de bois de feu. En outre, le temps consacré à la collecte de bois de feu réduit le temps de fréquentation scolaire, d’activités génératrices de revenus, de soins aux enfants et de loisirs, et peut aussi réduire l'efficacité d'autres programmes humanitaires et de développement ciblant des femmes et des enfants.

Le manque de combustible de cuisine a également un impact sur la nutrition et la santé des ménages vulnérables, car les femmes peuvent recourir à la sous-cuisson des aliments, à sauter des repas pour économiser du combustible ou encore à l’échange de nourriture contre des combustibles. Dans ces contextes, la cuisson est souvent effectuée grâce à l’usage d'un feu à trois pierres dans des espaces mal aérés, qui exposent les femmes et les enfants aux maladies respiratoires. Enfin, les populations d'accueil et de réfugiés comptent souvent sur des moyens d’existence à court terme et non durables, tels que la production de charbon de bois et la vente de bois de feu.

La diversification des moyens d’existence et des sources d'énergie – ainsi que l'introduction et la promotion de technologies éco-performantes – contribuent à renforcer la résilience des ménages et des communautés, permettant aux populations d'absorber et de récupérer plus rapidement des chocs naturels ou anthropiques. Le travail de la FAO sur l'accès sécurisé aux combustibles et à l’énergie (SAFE) se fonde sur une approche holistique et multidimensionnelle qui tient compte des interconnexions mutuellement renforcées entre énergie et environnement, nutrition, santé, genre, protection et moyens d’existence. Cette approche multidisciplinaire est composée de trois piliers interconnectés :

  1. Assurer un approvisionnement durable en énergie grâce à la cartographie et l'évaluation des sources potentielles de combustibles, l'établissement et la promotion des systèmes agroforestiers qui produisent des combustibles et de la nourriture sur la même terre, des terres boisées communales et d'autres modes de reboisement et de boisement, la gestion durable des ressources naturelles ainsi que la promotion de l'utilisation de résidus agricoles et d'autres combustibles alternatifs, y compris les énergies renouvelables.
  2. Répondre à la demande d'énergie grâce à l'évaluation des besoins en combustibles, la promotion de pratiques et technologies économes en combustible pour la cuisson et autres usages productifs. L'utilisation des foyers économes en combustibles peut économiser de 10 à 50 pour cent de la biomasse consommée lors de l'utilisation d'un feu à trois pierres. Les techniques de cuisson économes en combustibles incluent l'économie d'eau pour l'ébullition, la découpe des aliments en petits morceaux avant cuisson, le pré-trempage des produits alimentaires durs avant la cuisson, l'utilisation continue du feu, la prévention de la perte de vapeur par l'utilisation de couvercles, la gestion du feu et d'autres procédures simples qui peuvent réduire la quantité de bois ou d'autre biomasse nécessaire pour la cuisson.
  3. Promouvoir et diversifier les moyens d’existence durables afin de renforcer la résilience. L'établissement et la gestion durable des terres boisées et l'agroforesterie peuvent être encouragés en tant qu'activité de subsistance, pour les hommes et les femmes, en plus des activités de subsistance durables dans tous les sous-secteurs agricoles.

Parallèlement, la FAO s'engage dans des initiatives et des forums multilatéraux et joue un rôle actif au sein du Groupe de travail humanitaire de SAFE, qui vise à faciliter une réponse mieux coordonnée, prévisible, opportune et efficace aux besoins énergétiques et en combustibles des populations touchées par une crise. Ce faisant, la FAO travaille en étroite collaboration avec des membres clés – le Programme alimentaire mondial, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, la Commission des femmes pour les réfugiés et l’Alliance globale pour les réchauds écologiques, entre autres.

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