Madagascar

Madagascar

À Madagascar, près de 80 pour cent de la population travaille dans le secteur agricole. Cependant, les catastrophes naturelles fréquentes – cyclones, tempêtes tropicales, inondations et sécheresses – et les menaces acridiennes ont un impact négatif sur les moyens d’existence des ménages, les poussant dans des situations de pauvreté et de faim. Au cours du premier semestre de 2018, le pays a été frappé par deux cyclones, touchant plus de 200 000 personnes et déplacent 70 000 d’entre elles. La FAO travaille afin de renforcer les moyens d’existence et la résilience des ménages vulnérables pour améliorer leur sécurité alimentaire et leur permettre de surmonter ces crises récurrentes.

Menaces à la sécurité alimentaire

Parallèlement à de fréquents cyclones, Madagascar a récemment été touché par des épidémies de poliomyélite, de rougeole, s’étant propagées sur l'ensemble des 22 régions, ainsi que par des poussées récurrentes de la peste. En outre, le phénomène El Niño a exacerbé la sécheresse chronique. Le Grand Sud a été particulièrement touché par le grave déficit pluviométrique pendant les étapes importantes du cycle de culture, nuisant aux récoltes des principaux produits alimentaires (manioc, maïs et riz) et provoquant des baisses de production d’environ 60 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale. Selon l’analyse du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire intégrée (IPC, octobre 2018), 1,3 million de personnes sont estimées en situation d’insécurité alimentaire grave (novembre 2018 à mars 2019), dont plus de 366 000 sont classées en situation d’urgence (Phase 4 de l’IPC) et 24 700 enfants souffrent de malnutrition aiguë.

Dans l’un des pays les plus pauvres au monde, la situation politique complexe à Madagascar est aggravée par une rapide urbanisation et par le chômage qui empêchent les familles rurales d’accéder à des opportunités économiques. Les prix des aliments de base sont supérieurs à la normale, en particulier dans le sud de Madagascar. À la mi-janvier 2019, dans le district de Tsihombe, 1 kg de maïs coûtait 78 pour cent plus cher qu’en décembre 2018 et presque le triple de son prix depuis janvier 2018. Les prix élevés dans le sud de Madagascar limitent l’accès à la nourriture des ménages vulnérables qui adoptent des mécanismes de survie dangereux, contribuant à la déforestation et à la dégradation de l’environnement. Il est essentiel de fournir un soutien immédiat aux populations rurales, extrêmement vulnérables aux chocs et aux aléas naturels, afin de protéger leurs moyens d’existence et de renforcer leur résilience.

Renforcer la résilience des ménages

Dans le sud de Madagascar, bien que les agriculteurs aient pu augmenter les superficies cultivées grâce à des pluies abondantes pendant les mois de décembre et de janvier, les plus vulnérables d’entre eux n’avaient pas les ressources pour pouvoir acheter des semences et autres intrants essentiels. À l’ouest de Madagascar, les précipitations étaient inférieures à la moyenne pour la troisième année consécutive, entraînant des pertes considérables pour la production de riz. La FAO travaille afin de préserver les moyens d’existence agricoles en fournissant aux familles rurales vulnérables un soutien agropastoral leur permettant d’accroître leur productivité au sein des systèmes agricoles et d’améliorer leurs revenus et leurs liens commerciaux.
La FAO contribue au renforcement des capacités nationales en matière de collecte, d’analyse (évaluation des besoins en matière de sécurité des semences et de l’élevage, alerte rapide et cartographie de la vulnérabilité) et de diffusion des données et des informations sur la sécurité alimentaire et les conditions agro-météorologiques, afin d’aider les agriculteurs et autres parties prenantes à prendre des décisions en vue de la préparation et de la réponse à apporter aux crises récurrentes. En outre, la FAO soutient les efforts des gouvernements qui visent à intégrer des programmes de sensibilisation à la nutrition dans les systèmes éducatifs et à renforcer la gestion durable des ressources naturelles. Ceci permet de mettre en place des mesures adéquates pour atténuer l’impact des invasions acridiennes, des inondations, des cyclones, des sécheresses et autres chocs.

 

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