la République centrafricaine

la République centrafricaine

Plus d'informations sur la FAO et la crise en République centrafricaineLa République centrafricaine est actuellement le théâtre d’une des pires crises humanitaires au monde. Depuis la fin de 2017, la recrudescence de la violence dans le pays ne cesse d’exacerber les besoins humanitaires de communautés déjà vulnérables et a provoqué des déplacements massifs de population. La FAO travaille afin d’améliorer la disponibilité et l’accès aux aliments des personnes vulnérables en situation d’insécurité alimentaire grave, en les soutenant dans la reprise de la production agricole pour rétablir leurs moyens d’existence et renforcer leur résilience.

Les enjeux concernant l’agriculture et la sécurité alimentaire

Nombreux facteurs ont entrainé l’épuisement des stocks alimentaires et une dépendance accrue à l’aide humanitaire. Des années consécutives de production réduite, associée à la perte du pouvoir d’achat ont entrainé une forte baisse de la production agricole ainsi qu’une consommation alimentaire inadaptée et insuffisante des populations vulnérables. La situation de l’insécurité alimentaire en République centrafricaine est alarmante, avec 1,9 million de personnes en situation d’insécurité alimentaire grave (Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire, octobre 2018) et 4 enfants sur 10 souffrant de malnutrition chronique. 

La persistance de l’insécurité dans l’ensemble du pays demeure la cause principale qui perturbe les moyens d’existence agricoles des ménages, en particulier des familles déplacées, des rapatriés et des familles d’accueil. Les mouvements forcés des populations et l’effondrement des structures socio-économiques de base ont empêché les familles de reprendre leurs activités agricoles. Cela a entrainé une forte baisse du niveau de production ayant conduit les populations vulnérables à adopter des mécanismes de survie dangereux. Les déficits de production sont inférieurs de 10 à 20 pour cent comparés aux niveaux antérieurs à la crise de 2013. Ces déficits sont principalement dus à l’indisponibilité des céréales dans certaines régions affectées par l’insécurité qui entrave l’accès aux champs et aux marchés et qui perturbe la circulation des personnes et des biens.

Depuis novembre 2017, les prix des aliments de base ont augmenté, notamment pour le riz, le sorgho, le maïs et le manioc. De plus, l’irrégularité des précipitations, la dégradation des sols, la légionnaire d’automne qui nuit aux cultures de maïs, ainsi que les mouvements de transhumance sont également des facteurs influant sur l’insécurité alimentaire et la malnutrition. Les mouvements de transhumance demeurent difficiles dans certaines zones du nord-ouest, générant des tensions entre pasteurs et agriculteurs. Cela exacerbe des tensions intercommunautaires déjà présentes, ce qui aboutit souvent à des conflits armés. La reprise des mouvements de transhumance réguliers est liée au rétablissement de la sécurité dans le pays. Ainsi, il est essentiel de mettre en place des interventions en faveur du dialogue intercommunautaire et de la cohésion sociale afin de réduire les risques de conflits liés à la transhumance.

Relancer la production agricole pour faciliter l’accès à la nourriture

Dans un pays où une majorité de la population rurale dépend de l’agriculture comme source principale de nourriture et de revenus, il est indispensable de relancer le secteur agricole afin de répondre aux besoins urgents des agriculteurs, dont les vulnérabilités continuent de s’aggraver et les moyens d’existence sont menacés. Fournir des intrants agricoles essentiels aux familles vulnérables contribuera à accroître leur production alimentaire, à améliorer leur pouvoir d’achat et à restaurer leurs moyens d’existence.

L’Organisation continue de mettre en œuvre des activités dans le cadre de l’approche intégrée qu’elle a développée, appelée caisses de résilience, qui aide les familles à accumuler, à diversifier et à protéger leurs avoirs de façon régulière et tout au long de l’année. Les associations de femmes et les organisations paysannes agissent comme une plateforme pour des actions individuelles et collectives, en combinant la mise en place de pratiques agricoles durables et les opportunités monétaires dans les milieux ruraux, tout en renforçant l'inclusion sociale et la solidarité.

Dans le cadre du plan de réponse humanitaire 2017–2019, la FAO requiert 30,5 millions d’USD afin de fournir une assistance agricole et un soutien aux moyens d’existence à 900 000 personnes, à travers des partenariats stratégiques avec les organisations non-gouvernementales. Restaurer les moyens d’existence des agriculteurs permet non seulement d’améliorer la sécurité alimentaire, mais permet aussi de pacifier la situation globale en République centrafricaine. La FAO vise à améliorer la production alimentaire et la nutrition à travers des activités de production vivrière et maraîchère, de distribution d’outils et de semences, de foires aux intrants et des activités génératrices de revenus. En tant que co-leader du Cluster sécurité alimentaire, la FAO joue un rôle crucial dans la coordination des interventions et l’évaluation des besoins, permettant ainsi une prise de décision et une mise en œuvre rapides. Le partenariat stratégique entre la FAO et le Programme alimentaire mondial (PAM) est essentiel dans la mise en œuvre de réponse aux crises. Afin de maximiser l'impact des projets, les familles bénéficiant de l’assistance de la FAO reçoivent également des rations alimentaires du PAM, ce qui permet de réduire les risques que les bénéficiaires mangent les semences distribuées au lieu de les planter.

 

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