Niger

Niger

La situation alimentaire et nutritionnelle au Niger fait toujours l’objet d’inquiétudes, les crises de 2005, 2008, 2010 et 2012 ayant mené à d’importants déficits en fourrages et en céréales dans l’ensemble du pays. En 2013, la campagne agricole principale présentait un déficit agricole de plus de 340 000 tonnes pour les céréales et de plus de 6 700 000 tonnes pour les fourrages. Plus récemment, la distribution inégale des précipitations a fortement entravé la pousse des pâtures ainsi que la croissance des cultures.

Par conséquent, 4.2 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire et 7.5 millions sont considérées comme exposées à ce risque. L’agriculture vivrière et le pastoralisme constituent la majeure partie de l’activité économique, occupant 80 pour cent de la population active. Parallèlement, l’agro-sylvo-pastoralisme et la pêche dépendent fortement de l’importance des précipitations et sont sujets aux attaques de ravageurs. Les principaux objectifs de la FAO sont donc de renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables et d’accroitre leur résilience face aux chocs et aux risques naturels.

Accroitre la résilience des populations vulnérables

Afin d’augmenter la capacité productive des petits agriculteurs, la FAO applique un programme constitué de quatre composants:

  • Agriculture pluviale : La FAO soutient près de 133 000 familles d’agriculteurs vulnérables avec la distribution de 1.6 tonnes de semences de qualité (millet et niébé).
  • Agriculture irriguée : La FAO renforce la résilience de 100 000 familles d’agriculteurs vulnérables, touchées par les crises répétées, avec la distribution de 800 tonnes de semences (carotte, chou, laitue, maïs, oignon, pomme de terre et tomate).
  • Multiplication de semences : La FAO soutient l’effort d’augmentation de la disponibilité et de la qualité des semences dans les départements de Dosso, Maradi, Tahoua, Tillaberi et Zinder. Pendant la saison des pluies de 2013, 8 000 ha de parcelles de multiplication ont été cultivés sur les 20 000 identifiés au niveau national. Ceci a permis la production de 6 455 tonnes de semences améliorées (arachide, maïs, millet, niébé et sorgho) sur les 12 200 tonnes produites dans l’ensemble du pays.
  • Élevage : Pour mettre à profit l’importante production de résidus de cultures, la FAO soutient des unités de transformation produisant des blocs de nutriments concentrés pour les petits ruminants, qui permettent de renforcer la résilience des éleveurs nomades. Les problèmes de nutrition et de santé étant tout deux sous contrôle, le bétail ne montre pas de signe majeur de stress, même dans les zones touchées par les crises. La FAO soutien aussi les efforts de lutte contre les parasites et les maladies animales.

Des réponses efficaces grâce à une collaboration accrue

En 2012, la FAO et le Programme alimentaire mondial (PAM) ont signé un « plan de route » commun dans le but de renforcer la collaboration des deux organisations sur le terrain. En 2013, il a permis la mise en œuvre de deux projets financés par la République française, la FAO fournissant les semences et le PAM travaillant à la réhabilitation des terres agricoles.

Une nouvelle démarche, nommée « communes de convergence », est aussi développée : elle consiste en une approche intégrée visant à créer des synergies entre différents acteurs d’une même zone, pour réduire leur vulnérabilité et assurer la continuité des actions menées dans le cadre d’actions humanitaires et de développement. Cette démarche permet une meilleure coordination et une meilleure programmation stratégique des actions gouvernementales, mais aussi de celles des acteurs humanitaires et de développement.

En parallèle, la FAO travaille conformément aux objectifs du Gouvernement de la République du Niger, par exemple dans le cadre de l’initiative 3N (« les nigériens nourrissent les nigériens ») et renforce la résilience des bergers et des agropasteurs.

Le travail de la FAO est primordial pour la sauvegarde des moyens d’existence des populations les plus vulnérables et pour assurer la production de céréales, de légumes et de produits animaux.

 

Plus sur le pays

 - L'essentiel: Au Tchad, l’insécurité alimentaire s’est aggravée par rapport aux trois dernières années dans les régions de la bande sahélienne. Des précipitations moyennes à légèrement excédentaires sont très ...en lire plus
23/06/2016
 - Les déplacements massifs de population et l'insécurité dans le bassin du lac Tchad mettent en péril les moyens d’existence et la sécurité alimentaire. Au nord-est du ...en lire plus
23/06/2016
 - Key messages After missing three consecutive agricultural seasons, restoring agricultural livelihoods is a priority for host communities and displaced people to avoid the deterioration of the food ...en lire plus
08/06/2016
 - Situation alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l'Ouest du 01/06 au 31/08/2016.
24/05/2016
 - L'essentiel: De bonnes productions agricoles 2015-2016 sont confirmées au Sahel et en Afrique de l’Ouest. 6,7 millions de personnes sont affectées par l’insécurité alimentaire et nutritionnelle dont près ...en lire plus
06/05/2016
 - Améliorer la sécurité alimentaire et les moyens d’existence des réfugiés, retournés et familles hôtes de la région de Diffa.
04/05/2016
 - Le Comité Permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS), grâce à l'appui technique et financier de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation ...en lire plus
02/05/2016
 - Prévenir les mortalités d’animaux appartenant aux réfugiés maliens par inanition ou maladies animales et permettre aux réfugiés sans bétail de renouer avec l’activité traditionnelle de production ...en lire plus
27/04/2016
 - Points essentiels : Détérioration continue de la situation alimentaire des populations déplacées dans le bassin du lac Tchad. Augmentation du nombre de populations déplacées au Nigeria et au ...en lire plus
06/04/2016
 - Situation alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l'Ouest du 01/03 au 31/05/2016.
15/03/2016