L’app de la FAO in situations d’urgence

Téléchargez immédiatement!

Appels récents

Documents

Projects

Autres ressources

Connectez-vous

Madagascar – Plan de gestion sanitaire et environnementale relatif à la lutte antiacridienne (PGSE)

Madagascar – Plan de gestion sanitaire et environnementale relatif à la lutte antiacridienne (PGSE)
Nov 2013

Les invasions acridiennes constituent une menace récurrente pour Madagascar. La plus récente invasion du Criquet migrateur a eu lieu entre 1997 et 2000. L’arrêt de ce long événement acridien a nécessité le traitement de plus de 4 millions d’hectares. Cela a coûté au pays et à la communauté internationale environ 60 millions d’USD, majoritairement pour la réalisation des opérations de traitement antiacridien (Chiris & Duranton, 2012).

Madagascar est actuellement confronté à une invasion acridienne qui pourrait porter atteinte aux moyens de subsistance et à la sécurité alimentaire et nutritionnelle de plus 13 millions de personnes (60 pour cent de la population).

Cette invasion du Criquet migrateur malgache (Locusta migratoria capito), qui a débuté en avril 2012, pourrait aggraver l’impact de dégradation de la production agro-sylvo-pastorale sur la population du pays. Les principales cultures comme le riz et les céréales pourraient subir des dégâts majeurs à cause de cette invasion acridienne, entraînant du coup une flambée des prix des céréales (FAO, 2013).

Cette invasion fait suite à deux années de recrudescence non enrayée faute de moyens suffisants. Néanmoins, le défaut de financement pour les campagnes 2010/2011 et 2011/2012 n’a pas empêché l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui supervisaient les opérations de lutte antiacridienne de les conduire dans le respect nécessaire de la santé humaine et de l’environnement. Ainsi ces campagnes, bien qu’incomplètes dans l’atteinte de leur objectif (arrêter la progression de la recrudescence et son évolution en une invasion), furent exhaustives dans leur conception, incluant une composante «santé et environnement» (Lagnaoui, 2012a, 2011 et FAO, 2010a&b). Les sessions de formation et de recyclage réalisées lors des campagnes précédentes ont permis le renforcement des capacités du personnel de la lutte antiacridienne dans les domaines des bonnes pratiques de traitement et de suivi de l’impact sur la santé et l’environnement.

Selon les rapports des consultants de la FAO engagés dans la gestion de ces campagnes ou recrutés pour leur évaluation, aucun incident sur la santé humaine ou sur l’environnement n’a été enregistré (Ghaout, 2011). Pour faire face à l’actuelle situation acridienne à Madagascar, le Ministère de l’agriculture et la FAO ont préparé un Programme triennal (2013-2016)1 de réponse à l’invasion acridienne d’un montant total de 41,53 millions d’USD, pour lequel des fonds sont activement recherchés depuis décembre 2012; la quasi-totalité du budget de la première année est acquise.

L’objectif global de ce Programme est de préserver la sécurité alimentaire à Madagascar, déjà affaiblie par les sécheresses, les cyclones et les récoltes insuffisantes. Son objectif spécifique est de protéger la production agricole et les ménages ruraux les plus vulnérables menacés par les bandes et les essaims du Criquet migrateur malgache par un appui à des mesures de lutte antiacridienne efficaces et respectueuses de l’environnement.