Réponse à l'invasion acridienne à Madagascar: Rapport intermédiaire de la campagne No.2 (septembre 2014 - février 2015)

Réponse à l'invasion acridienne à Madagascar: Rapport intermédiaire de la campagne No.2 (septembre 2014 - février 2015)
Sep 2015

L’invasion acridienne du Criquet migrateur malgache a commencé en avril 2012. Le riz, ainsi que d’autres cultures, et les pâturages étaient sous la menace de dégâts majeurs à cause de cette invasion acridienne qui aurait pu avoir un considérable impact négatif sur l’offre interne et le prix des céréales. Compte tenu de l'ampleur de cette invasion, il était estimé que la sécurité alimentaire de 13 millions de personnes (60 pour cent de la population) pouvait être affectée en l’absence d’interventions antiacridiennes massives.

Pour faire face à cette situation catastrophique, le Ministère de l’agriculture de Madagascar a officiellement proclamé une situation de calamité publique le 27 novembre 2012. Le mois suivant, il a demandé une assistance technique et financière à l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) afin de répondre à l’invasion acridienne, assurer la mobilisation des ressources financière ainsi que la coordination et la mise en oeuvre d’une réponse d’urgence.

Un Programme triennal de réponse d’urgence à l’invasion acridienne a donc été préparé conjointement par la FAO et le Ministère de l’agriculture en décembre 2012. Le budget de ce Programme (2013-2016) était appelé à être révisé chaque année en fonction de l’évolution de la situation acridienne, des besoins de chaque campagne antiacridienne et du coût effectif des intrants et des services sur le marché. Il a ainsi été mis à jour en décembre 2014, pour tenir compte du coût réel de la première campagne et du coût prévisionnel de la deuxième et s’élevait à 39,39 millions d’USD au 28 février 2015.

La première campagne antiacridienne du Programme triennal a été menée avec succès : la prospection de plus de 30 millions d’hectares a permis de maîtriser les populations acridiennes sur plus de 1,2 million d’hectares dans le respect de la santé humaine et de l’environnement. L’objectif spécifique de cette campagne, qui visait à enrayer les moteurs de l’invasion tout en protégeant les cultures et les pâturages, a ainsi été atteint.

Pendant la deuxième campagne antiacridienne, qui a commencé en septembre 2014 et se terminera en août 2015, il est prévu de traiter les infestations acridiennes sur une superficie de 500 000 à 800 000 hectares afin d’accompagner le déclin de l’invasion, de protéger les cultures et les pâturages et de réduire ainsi la menace pesant sur les moyens d’existence des populations rurales déjà affectées par l’invasion acridienne et par d’autres 2 facteurs tels que les cyclones, la sécheresse, l’instabilité politique, etc.

La réponse des bailleurs de fonds à la requête de la FAO pour mobiliser les ressources nécessaires au Programme triennal a été positive. Au 28 février 2015, 29,4 millions d’USD avaient été mis à disposition par le Fonds central pour les interventions d’urgence du Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (CERF), l’Union européenne et les Gouvernements de l’Autriche, la Belgique, des Etats-Unis d’Amérique, la France, l’ItalieMadagascar (à travers un prêt de la Banque Mondiale) et la Norvège.