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Situation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l'Ouest

Situation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l'Ouest
Mar 2017

Faits saillants

  • Malgré les efforts concertés des gouvernements et de leurs partenaires, la situation alimentaire et nutritionnelle reste alarmante dans le Bassin du Lac Tchad (Niger-Nigéria-Tchad) et au Nord du Mali, où 5 millions de personnes sont en phase de crise et au-delà (phases CH 3, 4 et 5).
  • Une détérioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle est attendue dès le mois de juin 2017 avec l’épuisement des stocks alimentaires en période de soudure dans la plupart des pays. Les déplacements de population et l’insécurité aggravent la sévérité de l’insécurité alimentaire, avec pour effet d’augmenter le nombre de personnes en phases de crise et d’urgence (phase CH 3 et 4).
  • Bien que la disponibilité alimentaire soit globalement satisfaisante, l’insécurité civile est la cause principale de la destruction des moyens d’existence et de l’insécurité alimentaire sévère dans le bassin du Lac Tchad et au nord du Mali. De plus, l’augmentation saisonnière des prix sur les marchés et la détérioration des termes de l’échange bétail/céréales associée à la dépréciation des monnaies en particulier au Nigéria, Libéria, en Sierra Leone et au Ghana, limite l’accès alimentaire des ménages pauvres.
  • Par conséquent, la situation nutritionnelle reste préoccupante dans l’ensemble, avec des taux de Malnutrition Aiguë Globale (MAG) supérieurs au seuil d’alerte notamment dans les zones affectées par l’insécurité du fait de l’accès insuffisants à l’eau potable, associé avec les mauvaises pratiques alimentaires inappropriées, et l’accès limité aux services de santé.
  • Une assistance humanitaire immédiate est nécessaire aux populations en phases CH 3, 4 et 5 afin de sauver des vies, protéger les moyens d‘existence, prévenir la perte des avoirs, et réduire les niveaux de malnutrition aiguë. Des interventions en appui à la résilience doivent être également mises en oeuvre afin d’éviter une aggravation de la vulnérabilité des personnes dans les zones classées en phase CH 2 (sous stress).