L’app de la FAO in situations d’urgence

Téléchargez immédiatement!

Appels récents

Documents

Projects

Autres ressources

Connectez-vous

Interview avec Marie Noelle Koyara Ministre d'Etat chargée du développement rural de la République Centrafricaine

Jun 2014

Marie Noelle Koyara Ministre du développement rural de la République Centrafricaine:

"Je remercie la FAO et le système des Nations Unies pour tout l’appui toujours apporté à mon pays depuis le début de la crise. Pour vous parler de la campagne agricole, au stade d’aujourd’hui je peux vous dire aue nous sommes pleinement satisfaits car nous sommes en plein dans la campagne.

C’est la période de semences, de semis, et nous voyons que partout on est en train de faire les distributions de semences. C’est vrai qu’il ya certaines zones qui ont des difficultés, qui sont des zones à risque. Mais au moins, dans les zones accessibles, on a déjà commencé les distributions de semences. Nous pensons que la période agricole, la période des semis, qui va jusqu’au 15 juin, pourra être suffisamment atteinte pour les zones qui sont fréquentables.

J’en profite pour dire aussi qu’étant donné la situation de la crise, nous ne pouvons pas avoir un grand optimisme pour penser que l’on va couvrir tout le pays. C’est sûr qu’il y aura des zones à risque où l’accessibilité sera très difficile. A partir de ce moment-là, autant mettre l’accent sur des zones où on peut aller, où on peut circuler, pour que ces zones là puissent produire et ravitailler les zones à problème.

Nous pensons qu’en termes agricoles, nous devons déjà commencer à oublier la crise, l’urgence, et réfléchir bientôt sur la résilience et la relance des activités de développement parce qu’il ne faut oublier qu’une partie de cette crise est due au niveau de pauvreté qui s’est vraiment accru au niveau de notre pays.

Si nous voulons vraiment lutter contre la pauvreté, il est temps que l’on puisse mettre l’accent sur les actions de résilience, surtout auprès des femmes qui représentent 60% de nos actifs agricoles, tant en termes d’appuis au financement, que d’appuis à la transformation et à la commercialisation des produits parce que le plus gros goulot d’étranglement que nous avons connu, c’est que les femmes productrices n’arrivent pas à écouler leurs produits.

Ce programme, on y avait pensé avec la FAO et il y a un programme pilote qui va démarrer dans ce sens et nous pensons que c’est un programme qui va faire vraiment un grand succès."