Pêche

Un jeune garçon pêche assis sur un ponton d’accostage en Grenade. (FAO/Giuseppe Bizzarri) Dans la pêche de capture comme en aquaculture, une grande variété de technologies, allant des pratiques artisanales aux techniques hautement industrialisées, sont appliquées dans la production et l’approvisionnement. Ces différentes technologies, qui comprennent les bateaux, le matériel et les systèmes de culture, utilisent une gamme de différents types d’énergie en quantités variables. Du fait de la mécanisation accrue des bateaux de pêche et de la multiplication des pêcheurs, l’intensification de l’aquaculture, et l’augmentation des systèmes de transformation, transport et distribution de détail, les carburants fossiles ont joué un rôle de plus en plus important dans la production halieutique.

La viabilité économique du secteur est désormais étroitement liée aux prix des carburants et de l’énergie et à leurs impacts indirects sur des intrants clés, comme les fertilisants et les matières de base pour l’aquaculture. La plupart des méthodes de production actuelles sont nées lorsque les ressources étaient abondantes, les coûts de l’énergie infiniment plus faibles et moins d’attention était prêtée à l’efficience des opérations et aux impacts sur l’écosystème. Les nouvelles réalités constituées par les prix élevés de l’énergie et la sensibilisation accrue à l’environnement représentent des défis importants pour la viabilité future du secteur. Cette constatation pourrait s’appliquer surtout aux pays en développement où l’accès à des technologies énergétiques efficientes et leur promotion ont été limités.  

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La pêche, l’énergie et le climat

À la vingt-neuvième session du Comité des pêches (COFI) en 2010, la FAO a signalé que les contributions nettes de gaz à effet de serre de la pêche, de l’aquaculture et de leurs filièes d’approvisionnement n’étaient pas suffisamment étudiées. La rareté de données sur les émissions de gaz à effet de serre issus des chaînes d’approvisionnement entrave sérieusement la formulation de stratégies visant à réduire la consommation d’énergie. La FAO a également communiqué que la transition à des systèmes aquatiques de production alimentaire efficients en matière d’énergie et à faible empreinte carbone dépendrait d’un certain nombre de facteurs dont : l’élaboration de méthodologies normalisées pour le calcul de l’énergie et des émissions tout le long de la chaîne alimentaire ; la collecte de données à l’aide de ces méthodologies ; et la formulation de politiques et technologies associées à l’utilisation d’énergie et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

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dernière mise à jour:  mardi 15 janvier 2013