Transformation des aliments

Une femme en République démocratique du Congo broie du manioc séché pour le transformer en farine Une part notable de la production agricole est soumise à un certain degré de transformation entre la récolte et la consommation pour rendre les aliments comestibles et digestibles. Il faut de l’énergie pour conserver les aliments, réduire les pertes après récolte et augmenter la durée de conservation des aliments. L’accès limité à l’énergie est l’un des défis que devront relever les petites et moyennes entreprises pour assurer leur établissement dans les zones rurales. 

L’emploi des sous-produits de la biomasse pour la coproduction de chaleur et d’électricité représente une opportunité pour les usines de transformation des aliments d’affronter ce défi. En outre, les prix croissants de l’énergie compromettent la compétitivité des entreprises existantes de transformation alimentaire et soulignent l’importance pour le secteur de la transformation des aliments de réduire la consommation d’énergie. L’efficience énergétique  croissante et l’intégration d’énergies renouvelables peuvent jouer un rôle important en améliorant la durabilité et la compétitivité économique des industries de transformation alimentaire.

Fournir un appui technique et stratégique

La Division des infrastructures rurales et des agro-industries (AGS) de la FAO aide les pays membres à élaborer des politiques, stratégies et méthodologies appropriées pour améliorer les systèmes agroalimentaires; la prestation de services et les technologies relatives aux activités de production et de post-récolte ; ainsi que l’efficience des filières agroalimentaires.

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Pertes et gaspillages alimentaires

Une étude récente de la FAO, Pertes et gaspillages alimentaires – mesure, causes et prévention a montré que le tiers environ des aliments que nous produisons n’est pas consommé. Une part importante des apports totaux d’énergie est englobée dans ces pertes. Dans les pays en développement, la majorité des pertes alimentaires a lieu pendant la récolte et l’entreposage. C’est pourquoi l’amélioration des activités après récolte dans les pays en développement représente un domaine prioritaire pour le renforcement des revenus des agriculteurs. Les pertes alimentaires sont souvent dues au manque d’accès à l’énergie pour la réalisation adéquate d’opérations post-récolte, comme le séchage, l’entreposage et la transformation, ainsi qu’à l’absence de moyens de transport et de distribution.

Une femme au Salvador utilise des silos domestiques en métal pour entreposer les récoltes. (FAO/Giuseppe Bizzarri) La FAO contribue à enrichir la base des connaissances dans ce domaine et à transférer des technologies post-récolte adaptées à l’entreposage et le séchage dans les pays en développement. Dans le cadre de son travail dans ce domaine, la FAO a mis en ligne un Réseau d’information sur les opérations après récolte (INPhO) qui fournit des informations sur une large gamme de questions relatives aux opérations post-récolte. Le travail réalisé par la FAO et les bailleurs de fonds partenaires en matière de réduction des pertes post-récolte a déterminé l’installation ou construction de plus de 60 000 silos métalliques dans 16 pays. Plus de 1 500 spécialistes, techniciens et artisans ont été formés à la construction et à la manutention de ces silos. En outre, la FAO a établi des fonds renouvelables et des prêts pour faciliter la diffusion de technologies d’entreposage améliorées et les rendre plus accessibles aux petits agriculteurs qui n’ont pas les moyens de les acquérir. La FAO envisage maintenant d’affronter un autre aspect critique des opérations post-récolte, à savoir le processus de séchage, en mettant l’accent sur les répercussions énergétiques de différentes technologies de séchage. L’objectif est d’identifier des technologies de séchage efficientes au plan de l’énergie, abordables et adaptées aux milieux ruraux.

Petites et moyennes opérations de transformation alimentaire

La FAO soutient la recherche sur les petites et moyennes industries de transformation alimentaire et leur établissement. L’accent a porté sur la conservation des aliments dans les zones rurales et semi-urbaines, sur les petites industries à coefficient élevé de main-d’œuvre utilisant des matériaux à faible coût disponibles et sur les produits de substitution aux importations. Les activités liées à l’énergie comprennent un programme opérant dans 35 pays africains pour appuyer la construction locale de fourneaux de fumage à faible consommation d’énergie et l’introduction de récipients de stockage isothermes qui peuvent conserver plus longtemps la glace.

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Sous-produits, résidus et déchets pour la production d’énergie

Un autre facteur qui influence le développement de l’industrie agroalimentaire est la nécessité de gérer les sous-produits, résidus et déchets industriels d’une manière respectueuse de l’environnement. Une option de gestion consiste à utiliser les déchets industriels pour produire de la bioénergie. La FAO cherche à élaborer et adopter des systèmes de production qui sont fructueux, durables et laissent l’empreinte la plus faible possible sur l’environnement. Les activités de l’Organisation dans ce domaine comprennent des enquêtes sur la récupération des déchets énergétiques des fabriques alimentaires.

La FAO a également réalisé des rapports d’évaluation en Chine, en Inde, en Thaïlande et au Viet Nam sur l’utilisation des résidus du riz à des fins énergétiques. Ces études ont évalué les utilisations énergétiques de la paille de riz, des résidus agricoles et des balles de riz, un sous-produit transformé.

dernière mise à jour:  mercredi 16 janvier 2013