Dossiers de la FAO sur les poussées des importations

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Pays No. 12. Côte d'Ivoire: importations de riz, volaille et sucre
En Côte d'Ivoire, les poussées des importations sont essentiellement associées au processus de réformes commerciales et de libéralisation du marché intérieur. Les données annuelles indiquent que les poussées des importations ont été relativement fréquentes dans les cas de la volaille et du riz, et plus rares pour le sucre. La hausse des importations a surtout été la conséquence de l'application de dispositions en matière d'accès au marché dans le cadre de l'accord commercial de l'UEMOA, plutôt que des engagements multilatéraux de l'OMC. Les conflits civils de 2002 ont eu un effet de désorganisation sur la production nationale et favorisé la poussée des importations afin de satisfaire les besoins du marché local. Les poussées et leurs causes relatives sont toutefois devenues plus difficiles à identifier en raison de la limitation des données relatives au volume et au prix des importations. L'existence de contraintes structurelles freine le développement de la production agricole dans les secteurs rizicole, sucrier et de la volaille. Les enquêtes des parties prenantes indiquent que les principales difficultés concernent la faible productivité, l'infrastructure déficiente et l'accès limité à la technologie. Tous ces problèmes peuvent être associés aux poussées des importations. Cependant, des prix de référence inadéquats, des pratiques irrégulières d'importations et un commerce transfrontalier informel ont compromis l'effectivité des mesures de politique commerciale adoptées par la Côte d'Ivoire pour faire face aux effets désorganisateurs des poussées des importations. Les résultats de l'étude font ressortir la nécessité d'accroître les efforts de surveillance des échanges commerciaux au sein de l'UEMOA. [ suite... ]

Pays No. 11. Honduras: le cas du riz
Deux types de poussées des importations ont été observés au Honduras dans la période allant de 1991 à 2005. La première a été courte et a duré un an, en 1991. La deuxième s'est prolongée de 1995 environ jusqu'en 2001. Les causes de ces poussées sont essentiellement internes bien que la chute des cours mondiaux du riz ait également joué un rôle, en particulier entre 2000 et 2003. La poussée de 1991 peut être expliquée par des changements majeurs dans trois domaines de la politique intérieure: la déréglementation de l'office de commercialisation et la libéralisation du système d'importation. La deuxième poussée a été le résultat de modifications de la politique d'importations, sans pour autant écarter l'éventuelle contribution de la baisse des cours mondiaux et du fléchissement de la production. Les producteurs n'ont pas pu tirer parti de l'expansion des marchés nationaux et ont perdu leur part de marché. On constate toutefois une recrudescence de la compétitivité au cours des dernières années. Les estimations indiquent que la poussée de 1991 a causé des dommages au niveau de l'exploitation en termes de réduction des bénéfices et des surfaces cultivées mais les dommages de la deuxième poussée n'ont pas pu être évalués en raison du manque de données. Une redistribution spatiale de la meunerie et des économies d'échelle ont été observées durant les dernières années de la deuxième poussée. La surveillance du marché du riz est assurée de façon conjointe par des entités publiques et des associations bien organisées de cultivateurs et de meuniers. [ suite... ]

Pays No. 10. Mozambique: viande de volaille
Les statistiques douanières du Mozambique indiquent, en termes de valeur seulement, que les importations de viande de volaille ont subitement augmenté durant la période 2001-2004, passant de moins d'un million à plus de cinq millions de dollars E-U en 2005. Les principaux facteurs qui ont contribué à cette poussée des importations sont l'appréciation des taux de change, les transbordements de produits de poulet à bas prix proches de la date de d'expiration et d'incitations économiques obéissant à la sous-facturation de certains importateurs. Durant cette même période, les coûts de production au Mozambique ont augmenté à la suite de l'embargo à l'importation de poulets en provenance du principal fournisseur, à savoir l'Afrique du sud, où ont été détectés des foyers de grippe aviaire. Des représentants de l'industrie des aliments pour animaux ont signalé que la désorganisation du marché provoquée par les importations de volaille à bas prix a conduit à l'insolvabilité de nombreux clients. En revanche, d'autres parties prenantes, en particulier les importateurs, considèrent que les importations sont une réponse à une offre nationale déficitaire de produits traités et de marque. Face à l'arrivée de produits importés sans certificats d'origine et proches de la date d'expiration, les produits transbordés ont été interdits, de même que les produits dont la période de conservation est inférieure à trois mois. Dans le cadre de cette législation et d'une discussion visant à réduire les coûts de production du secteur de la volaille, les importations sont retombées à 3 millions de dollars E-U en 2006. Il est difficile d'identifier les poussées des importations au Mozambique en raison du manque de données commerciales adéquates, en particulier sur le volume des importations. Cette lacune empêche également la réalisation d'une étude approfondie sur le rôle de la sous-facturation dans l'apparition des poussées des importations. [ suite... ]

Pays No. 9. Philippines: oignons et tabac
La loi des Philippines sur les mesures de sauvegarde adoptée en 2000 autorise le gouvernement à appliquer des clauses de sauvegarde dans le cadre de l'Accord sur l'agriculture (AsA) de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Des clauses de sauvegarde spéciale ont été mises en place pour répondre aux fortes hausses des importations d'oignons et une demande a récemment été formulée pour appliquer des sauvegardes au tabac. Les importations d'oignons à bas prix, surtout en provenance de Chine, semblent être la cause principale d'une poussée des importations aux Philippines. Les prix des oignons importés sont beaucoup plus bas que les prix de gros des oignons cultivés dans le pays. En ce qui concerne le tabac, le principal problème pour les cultivateurs est le volume des importations qui dépasse aujourd'hui la production locale, ce qui entraîne une diminution de leur part de marché et met en péril leur moyen de subsistance. La brusque hausse des importations est imputable aux problèmes de qualité qui touchent la feuille locale, étant donné que le cours des importations a été systématiquement supérieur aux prix de gros du tabac local. L'abaissement des droits de douane a également favorisé les importations. Dans le cadre d'un programme tarifaire unilatéral, les Philippines ont réduit tous les droits de douane durant la période 1999-2004 et le contingent tarifaire pour les oignons a été éliminé en 2001. Depuis 2001, le taux de droit pour le tabac brut a été nettement inférieur au taux consolidé. La hausse des coûts des intrants, le manque d'installations de stockage et des infrastructures inadéquates de transport et de manutention sont quelques uns des facteurs qui contribuent à l'éviction de la production nationale. Il faut également moderniser la technologie de production et la recherche. Le gouvernement des Philippines a mis en place un système global de surveillance des échanges commerciaux. Ce système permet d'obtenir les données et les analyses nécessaires pour déterminer l'apparition de poussées des importations dans le secteur agricole et d'évaluer la pertinence d'un recours aux mesures de sauvegarde tout en tenant compte des intérêts divergents des différentes parties prenantes. [ suite... ]

Pays No. 8. Sri Lanka: produits laitiers
La consommation de produits laitiers au Sri Lanka a augmenté au cours des deux dernières décennies. Cet accroissement de la demande a toutefois été couvert en grande mesure par des importations, en particulier de lait en poudre. Depuis le milieu des années 1980, les imports de lait en poudre du Sri Lanka ont dépassé de 25 pour cent la moyenne mobile sur trois ans, et ce à plusieurs reprises. Ces hausses peuvent être attribuées, entre autres facteurs, à la libéralisation économique et commerciale accompagnée de tarifs particulièrement faibles pour le lait en poudre, aux conditions excédentaires des marchés mondiaux de produits laitiers et au subventionnement des pays exportateurs. Ces facteurs se sont traduits par des cours relativement faibles qui rendent les importations plus intéressantes. L'augmentation des importations est également favorisée par d'autres éléments, notamment les contraintes internes de production et de commercialisation, des conflits civils dans les régions productrices, une baisse des marges bénéficiaires résultant à la fois d'une hausse des prix des aliments pour animaux et d'une information inadéquate aux consommateurs à propos des mérites du lait frais. Les données sont trop lacunaires pour pouvoir cerner les dommages causés à l'industrie nationale mais certains indicateurs permettent de conclure à une forte diminution de la part des marchés de produits laitiers nationaux, au ralentissement du taux de croissance de la production nationale et à la baisse en termes réels du prix du lait frais sur le marché local. Il est toutefois possible de mettre en œuvre une stratégie de développement du secteur laitier au Sri Lanka qui permettrait la création d'un cadre d'incitations économiques pour les producteurs de produits laitiers tout en veillant à préserver les équilibres entre les intérêts des producteurs et des consommateurs. [ suite... ]

Pays No. 7. Kenya: lait en poudre, sucre, maïs
Le problème des poussées d'importation de trois denrées agricoles- lait en poudre, sucre et maïs - a été soulevé par les groupes concernés après le milieu des années 90. Les afflux d'importation coïncidaient avec la libéralisation des politiques commerciales au Kenya. Si elles ont eu lieu pour ces trois denrées, il est difficile de conclure que la libéralisation en a été la cause principale. Des facteurs internes ont plutôt contribué pour beaucoup aux afflux d'importation, notamment le manque de capacité de faire face aux pénuries saisonnières causées par les conditions météorologiques, le manque de transition en douceur vers une libéralisation du marché et des difficultés administratives dans la gestion des importations. La capacité analytique de suivre et de répondre aux poussées d'importation est limitée par des carences en matière de surveillance des échanges, en particulier l'accès à des statistiques précises sur le commerce extérieur et les prix. La participation croissante du Kenya aux accords régionaux suggère que ceci pourrait être un domaine prioritaire en vue de l'analyse future des politiques commerciales et du renforcement des capacités. [ suite... ]

Pays No. 6. Jamaïque: volaille, produits laitiers et oignons
Comme la plupart des pays en développement, la Jamaïque manque de moyens d'analyse pour évaluer comment le rythme de la libéralisation des échanges affecte ses industries. Trois différentes études de cas montrent que dans ces circonstances, le lobbying et la participation constructive de l'industrie à la mise au point d'une politique commerciale peuvent jouer un rôle fondamental pour harmoniser la croissance des industries nationales et des importations. Il a été difficile d'obtenir la preuve des importations massives par les statistiques officielles, d'une part parce que celles-ci sous-estiment le flux réel des échanges à cause d'importations non déclarées, et d'autre part, parce que les denrées ont été classées dans d'autres catégories par les importateurs pour contourner les droits. Les premières données indiquent que seulement des changements marginaux des droits d'importation sont intervenus depuis 1992, et par conséquent des facteurs autres que les tarifs pourraient être à l'origine des poussées d'importations, comme par exemple l'évolution des cours mondiaux ou les fluctuations des taux de change. Les poussées ont eu des effets différents en fonction des produits: elles ont porté à l'effondrement des secteurs de l'oignon et des produits laitiers, mais se sont traduites en revanche par une croissance du secteur avicole. [ suite... ]

Pays No. 5. Ghana: riz, volaille et pâte de tomate
Au Ghana, les poussées d'importations de riz, de volailles et de concentré de tomate ont été documentées pour la période 1998-2004, avec des seuils de déclenchement fondés sur les quantités sur la base d'une formule franchis dans un, voire plusieurs cas, pour chacune des denrées. Toutefois, les prix de déclenchement n'ont jamais été dépassés pour aucune des trois denrées durant la période. Les causes exactes des poussées d'importation, dans le cadre d'un environnement de politique stable et d'une dévaluation de la monnaie, sont difficiles à isoler. Cependant, d'après les parties prenantes, il y a tout lieu de croire que les mesures d'incitation économique au commerce transfrontières parallèle avec les pays limitrophes pourrait être un facteur important. La question du commerce transfrontalier non déclaré souligne la nécessité d'aborder les poussées d'importations et des remèdes commerciaux appropriés dans un contexte régional. Il faudra approfondir l'enquête. Dans tous ces secteurs, les producteurs n'ont pas été en mesure de tirer partir de l'expansion des marchés intérieurs, et ont perdu une part du marché. Ceci semble être en grande partie imputable à des problèmes structurels, notamment les coûts de production élevés et croissants et un manque général de compétitivité. Toutefois, pour le concentré de tomate, les subventions à l'exportation de l'Union européenne pourraient être en train de compromettre la production nationale et de freiner sa croissance. L'identification des poussées d'importation et leurs causes est compliquée par le manque de données exactes sur les volumes et les prix d'importation. Les recommandations de politique sont ciblées sur l'amélioration des données de surveillance du commerce et le renforcement des capacités afin d'améliorer le cadre institutionnel pour appliquer des mesures correctrices. [ suite... ]

Pays No. 4. Cameroun: volaille, riz et huiles végétaux
Les réformes commerciales mises en oeuvre par le Gouvernement camerounais dans le cadre de sa Politique d'ajustement structurel (SAP) après la dévaluation du franc CFA en 1994 ont eu pour principal impact une considérable simplification du système fiscal. Les taux moyens de taxation pour diverses denrées ont chuté de 25 à 44 pour cent, avec des baisses allant de 41 à 88 pour cent en 1994, à 31 à 51 pour cent depuis juin 2000. Les importations de plusieurs produits de base, en particulier ceux de la viande de volaille, du riz et des huiles végétales, ont suivi une tendance à la hausse et ont continué à augmenter régulièrement depuis lors. La hausse des importations a été soutenue et exacerbée par des facteurs structurels, y compris les préférences des consommateurs, l'appréciation du franc CFA, la croissance de la population urbaine, la compétitivité des secteurs, etc. Si plusieurs facteurs de préjudice ont été cernés -la plupart en interviewant les parties prenantes- en établir les causes est une autre affaire. Les résultats empiriques ne montrent aucune preuve de l'impact négatif des poussées d'importation sur le prix des produits intérieurs. Pour la viande de volaille, par exemple, les données montraient que les prix du poulet congelé importé et des oiseaux vivants demeuraient essentiellement stables de 1999 à 2004, ce qui laissait entendre que les éleveurs étaient touchés non pas par une chute des prix mais par un recul des ventes dû aux préférences des consommateurs pour les morceaux de poulet importés qui sont moins chers. Le gouvernement camerounais a pris diverses mesures pour remédier aux poussées d'importations et aux dommages qu'elles provoquent. Il a majoré les tarifs et les taxes, ordonné une interdiction partielle des importations, institué des prix de référence, créé un comité ad hoc pour fixer le niveau des déficits de production et les contingents d'importation, et établi des réunions périodiques avec les parties prenantes. Toutefois, le Gouvernement a besoin d'améliorer considérablement ses capacités institutionnelles pour élaborer et renforcer les systèmes de surveillance du commerce afin de mettre en œuvre des mesures correctrices. [ suite... ]

Pays No. 3. Mozambique: huiles végétales
Le Mozambique manque de capacités analytiques et d'une structure organisationnelle pour suivre le commerce international et évaluer les impacts de la libéralisation sur les sous-secteurs de son pays. La base de données statistiques sur la production, la commercialisation et le commerce extérieur n'est guère étoffée. Le manque d'information sur les volumes d'importations, par exemple, est une démonstration claire des lacunes à cet égard. En dépit du manque de données sur les volumes d'importation qui a empêché de mener une enquête quantitative plus rigoureuse, les parties prenantes et les analystes dans le pays estiment qu'on dispose de preuves suffisantes sur une hausse rapide et marquée des importations d'huile végétale en vrac et raffinée, qui correspond aux cas typiques de poussées d'importation. En effet, les importations d'huiles végétales ont augmenté de façon soutenue dans le pays de 2000 à 2004. En particulier, les importations d'huile de palme (en dollars) ont été multipliées par cinq durant cette période. S'il existe des divergences sur les causes de la montée rapide des importations, on s'accorde à reconnaître que le sous-secteur des huiles végétales n'est pas en mesure de répondre à la demande interne dérivant de la récente croissance économique que connaît le pays. Ce qui signifie qu'en l'absence de disponibilités intérieures, les importations sont une réponse du marché à la demande en constante augmentation. Les importations assurent actuellement environ 80 pour cent des besoins nationaux en huiles végétales. Parmi les autres raisons expliquant les afflux d'importations, figurent l'exemption de la taxe sur la valeur ajoutée et des droits d'importation pour l'huile en vrac et l'appréciation de la monnaie locale, le Metical. Les difficultés rencontrées par le sous-secteur des huiles végétales au Mozambique ne peuvent être imputables uniquement à l'escalade des importations, mais il est évident que cette dernière les a exacerbées. Certaines des conséquences les plus apparentes sont la disparition accélérée de l'industrie nationale de trituration de l'huile, la réduction de la production intérieure d'oléagineux et la baisse des prix de l'huile raffinée à l'intérieur du pays. [ suite... ]

Pays No. 2. Malawi: maïs, sucre et produits laitiers
A la suite de la libéralisation des échanges, les importations et exportations du Malawi n'ont fait qu'augmenter depuis la fin des années 1980. Pour ce qui est du maïs, du sucre et du lait, il y a eu respectivement 10, 8 et 5 cas de poussées d'importations de plus de 30 pour cent par rapport à la moyenne mobile sur 3 ans. Si les parties prenantes attribuent généralement les poussées d'importation aux réformes commerciales internes, elles ont estimé que les afflux d'importations de maïs et de lait ne portent pas préjudice car elles ne répondent à la demande intérieure qu'en cas de déficit de l'offre locale. Les pousssées d'importations de sucre, toutefois, ont été jugés nocives pour l'industrie sucrière nationale, pouvant influer sur les recettes d'exportation lucratives. Le préjudice a été imputé aux importations en franchise de droits du Zimbabwe qui jouit d'un taux de change surévalué. En conséquence, un système de licences a été mis en place en 2001 pour les importations de sucre. Les lacunes manifestes des systèmes de surveillance du commerce extérieur au Malawi continuent à être source de préoccupation. Ces systèmes sont fondamentaux pour permettre aux gouvernements de donner suite aux réclamations du secteur privé au titre du préjudice subi face aux poussées d'importation. [ suite... ]

Pays No. 1. République-Unie de Tanzanie: le riz, le maïs et les produits laitiers
Les importations annuelles de riz et de produits laitiers ont doublé durant la période 1997-2004. Cependant, pour être identifiée avec rigueur, l'incidence des poussées doit être analysée au niveau des produits individuels et associée aux perceptions des parties prenantes et des réponses des gouvernements. Les causes des afflux d'importations sont souvent internes au pays- par exemple, des changements intervenant dans les politiques commerciales, la libéralisation du marché intérieur et l'évolution des investissements étrangers directs. Au sein de chaque secteur, il existe de profondes différences entre les perceptions des groupes concernés par le préjudice causé par les importations massives. Le poids politique des différents groupes de pression a infléchi les décisions du gouvernement pour y remédier. La rivalité pour une part du marché est un indicateur clé d'un préjudice potentiel, mais « part de marché » doit être définie plus clairement. Une poussée d'importation peut toucher seulement certains segments. Les indicateurs de concurrence des prix peuvent être problématiques car les valeurs unitaires des importations de différents pays exportateurs reflétant différentes qualités sont extrêmement variées. Les problèmes de données à l'origine des graves difficultés d'identification des poussées d'importations et de la documentation des préjudices doivent être surmontés, notamment en renforçant le système de surveillance des échanges. [ suite... ]

Thèmes No. 6. Dommage: problèmes et évaluation
De nombreux pays en développement rencontrent des difficultés pour identifier et faire la preuve des dommages en raison de graves déficiences de leurs arrangements institutionnels, notamment la désignation des autorités appropriées pour identifier et analyser les dommages causés par les poussées des importations. Il est aujourd'hui difficile de rééquilibrer la situation par l'application de mesures de sauvegarde compatibles avec l'OMC à raison de la complexité du processus de documentation des dommages et des causes du phénomène. L'approche la plus simple prévue par la clause de sauvegarde spéciale (SSG) de l'Accord sur l'agriculture n'est accessible qu'à 22 pays en développement. Toutes les parties s'accordent à reconnaître qu'un mécanisme similaire de sauvegarde spéciale (MSS) ouvert à tous les pays en développement doit faire partie d'un accord du cycle de Doha. Même dans le cadre de normes de sauvegarde plus simples, il est important d'effectuer une évaluation approfondie de tous les indicateurs pertinents afin de garantir que le dommage soit correctement documenté et que les causes du phénomène soient comprises comme il se doit. Il faut mener une évaluation complète afin de déterminer s'il faut appliquer des mesures de restriction commerciale ou s'il convient de mettre en oeuvre des programmes de promotion de l'investissement et du développement. La méthodologie pour identifier le dommage mise au point dans le cadre du projet de la FAO sur les poussées des importations propose des orientations sur la manière d'analyser l'impact de hausses soudaines et importantes des importations. Bien qu'il existe souvent des limitations en termes de données de base, l'effort de rassembler les informations nécessaires dans un cadre analytique structuré peut contribuer à l'adoption de mesures effectives et viables pour remédier aux dommages provoqués par une poussée des importations. Les organisations internationales doivent prêter une assistance technique aux gouvernements et aux décideurs politiques afin qu'ils perfectionnent leurs systèmes de surveillance des échanges commerciaux. [ suite... ]

Thèmes No. 5. Les conditions institutionnelles pour l'implémentation d'un Mécanisme de sauvegarde spéciale (SSM)
Durant les négociations commerciales multi-latérales de Doha, une des propositions avancées pour aider les pays en développement à affronter les poussées des importations et leurs effets désorganisateurs est la mise en place d'un Mécanisme de sauvegarde spéciale (MSS). Les principales conditions requises pour appliquer des mesures correctives compatibles avec l'OMC, soit dans le cadre des dispositions actuelles des Clauses de sauvegarde spéciale (SGS) ou d'un Mécanisme de sauvegarde spéciale qui pourrait être créé à l'avenir, sont, entre autres, l'existence de données, un suivi des échanges commerciaux, des systèmes de surveillance, des capacités analytiques et de mécanismes de consultations avec les parties prenantes. Il est essentiel de pouvoir disposer de données fiables et opportunes pour suivre avec précision l'évolution des échanges commerciaux et en évaluer l'impact sur les marchés intérieurs. De nombreux pays en développement connaissent de grandes difficultés à recueillir systématiquement ce type d'information. Il semble également que beaucoup de pays en développement ont besoin de renforcer leurs capacités analytiques pour affronter les poussées des importations. Divers instruments analytiques ont été élaborés dans le cadre du Projet de la FAO sur les poussées des importations pour aider les pays intéressés dans cette démarche. Le MSS devra être conçu de façon à garantir, de façon simple et accessible, une protection contre les perturbations résultant des poussées des importations et un minimum d'effets pervers sur les exportations agricoles, y compris celles d'autres pays en développement. [ suite... ]

Thèmes No. 4. Poussées des importations: quels sont les facteurs qui contribuent aux poussées soudaines des importations?
On estime souvent que les poussées d'importations sont dues essentiellement à des facteurs externes aux frontières nationales, y compris ceux dérivant de pratiques commerciales illégales en tous genres. Toutefois, les études de cas et une analyse détaillée laisseraient entendre qu'elles pourraient être déclenchées par certains facteurs internes aux pays bien plus diffus et significatifs. Àfin de garantir des réponses de politique appropriées, les pays en développement doivent évaluer si les facteurs internes - plutôt que les facteurs externes - à leur marché, sont responsables de poussées d'importations. [ suite... ]

Thèmes No. 3. Poussées des importations: quelles en sont les causes extérieures?
Les poussées d'importations agricoles des pays en développement sont généralement attribuées à des facteurs externes: subventions et crédits à l'exportation à des taux extrêmement avantageux accordés par les pays à haut revenu, élimination des excédents sous forme d'expéditions d'aide alimentaire provoquant un effet de distorsion, et soutiens de prix portant à l'accumulation de surplus pesant sur les cours mondiaux et à des pratiques de commerce déloyales. Les impacts des politiques et des facteurs non politiques, qui se traduisent par de fortes et brusques baisses des cours mondiaux, peuvent être associés aux poussées d'importation intervenant dans les pays en développement. C'est le degré d'intégration du pays importateur sur les marchés internationaux qui déterminera dans quelle mesure ces poussées se concrétiseront. [ suite... ]

Thèmes No. 2. Poussées des importations: quelle est leur fréquence et quels sont les pays et les produits de base les plus touchés?
Les poussées d'importations sont une préoccupation croissante pour les pays en développement, mais, en l'absence d'une définition standard du phénomène et de connaissances suffisantes de leurs impacts, il plane encore un doute sur leur ampleur. Les pays en développement doivent renforcer leurs systèmes de surveillance du commerce en améliorant les données, la notification et les capacités d'analyse. [ suite... ]

Thèmes No. 1. Poussées des importations: en quoi consistent-elles et comment les identifier?
Il existe de multiples problèmes d'évaluation et de mesure des afflux d'importations car le commerce agricole, de par sa nature, est soumis à des fluctuations dues aux effets des conditions météorologiques. Parmi les autres facteurs qui contribuent aux fluctuations du commerce agricole citons les réaménagements des politiques, les variations de taux de change et divers autres chocs du marché, y compris les investissements étrangers directs et les innovations technologiques. Les déficits de production interne à court terme dérivant des aléas climatiques peuvent se traduire par des poussées d'importations, qui s'avèrent nécessaires pour que les consommateurs continuent à bénéficier d'approvisionnements à des prix acceptables. [ suite... ]

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Produits de base No. 2. Poussées des importations des pays en développement: le cas du riz
Certains pays et régions en développement sont plus susceptibles aux poussées des importations de riz. Celles-ci sont surtout observées en Afrique, au Moyen-Orient ainsi qu'en Amérique centrale et dans les Caraïbes. Depuis 1995, le principal facteur externe auquel peuvent être attribuée les poussées des importations de riz est le faible niveau des cours internationaux durant la période 2000-2003. La dépression des cours est le résultat de mesures prises sur le marché mondial afin d'ajuster les approvisionnements à la demande mondiale, ainsi que d'une concurrence acharnée entre les exportateurs traditionnels. Le marché du riz est caractérisé par la prédominance, dans les principaux pays producteurs, des entreprises de commerce d'État; cette caractéristique implique, pour les importateurs, un risque de modification soudaine des politiques de ces pays. Les cours particulièrement faibles observés dans la période 2000 - 2003 ont été, dans une large mesure, le résultat de décisions adoptées pour réduire les stocks publics et commercialiser l'excédent de l'offre sur les marchés internationaux. Dans le commerce mondial du riz, l'application des subventions à l'exportation régies par les normes de l'OMC a été restreinte, de même que l'aide alimentaire, à l'exception de quelques pays pendant quelques années. [ suite... ]

Produits de base No. 1. Poussées des importations des pays en développement: le cas des produits avicoles
Les prix des produits avicoles ont enregistré, au long de ces 10 dernières années, un déclin progressif du prix des produits avicoles résultant des innovations technologiques en matière de production, de traitement et de transport, ainsi que de l'acceptation massive de la part des consommateurs de produits avicoles variés; ce déclin s'est traduit par des gains commerciaux, qui dépassent largement ceux d'autres produits de base agricole. Cependant, les responsables de la politique et les agents du secteur dans les pays en développement s'inquiètent du fait que la chute des prix de la volaille, associée à la libéralisation des marchés réalisée dans le cadre des accords régionaux ou multilatéraux, a vraisemblablement accéléré la fréquence des poussées des importations de volailles. [ suite... ]

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