Documents de travail de la FAO sur les politiques commerciales et les produits de base

imprimer

Chine, Inde et ZLEA: évolution du commerce bilatéral des produits agricoles et nouvelles perspectives découlant des accords de libre échange, Ramesh Sharma. Document de travail No. 24.
Le présent document a pour objet de retracer l'évolution du commerce bilatéral des produits agricoles de la Chine, de l'Inde et de la ZLEA de l'ANASE et d'examiner les perspectives ouvertes par des accords bilatéraux de libre échange entre ces blocs dynamiques pour ce qui est du commerce des produits agricoles. [ suite... ]

Libéraliser les échanges en situation de contraintes structurelles dans les pays en développement: analyse de l'équilibre général de la Tanzanie. Document de travail No. 23.
Ce document examine l’impact de la libéralisation des échanges sur la croissance, ainsi que sur la réduction de la pauvreté en Tanzanie, sur la base d’un modèle informatique d'équilibre général, ciblant un seul pays, comportant une forte désagrégation des facteurs et des données détaillées sur les ménages. L’accent est mis sur l’impact de la libéralisation des échanges et d’autres politiques dans le cadre de diverses contraintes structurelles, telles que les marges commerciales importantes entre les prix à la production et les prix à la consommation. La première conclusion que l’on peut tirer des résultats empiriques est que la nature de l’ajustement macroéconomique et sectoriel du marché débouche sur de grandes variations des résultats du scénario de libéralisation. Concrètement, le fonctionnement du marché du travail semble produire des différences considérables en matière d’incidences de l’abaissement des tarifs douaniers. Une série de scénarios sont analysés sur la base du rapprochement empirique le plus pertinent. La politique qui semble être la plus adaptée pour la réduction de la pauvreté est la réduction des marges commerciales. En revanche, le scénario qui suppose une plus grande libéralisation unilatérale des échanges ne semble entraîner aucun changement notable du PIB, ni aucune amélioration de la situation des ménages. Par conséquent, la libéralisation des échanges ne semble pas être une panacée pour la croissance et la réduction de la pauvreté en Tanzanie, du moins en l’absence d’interventions massives du côté de l’offre. [ suite... ]

Cointégration à seuil dans le système des prix du sucre, de l'éthanol et du pétrole au Brésil: preuves apportées par des modèles non linéaires de correction d'erreurs de vecteurs, George Rapsomanikis et David Hallam. Document de travail No. 22.
Les auteurs étudient la possibilité d'un ajustement non-linéaire dynamique du rapport sucre-éthanol-pétrole au Brésil. Des modèles de correction d'erreurs de vecteurs de seuil sont utilisés pour tester la linéarité de l'ajustement des prix du sucre et du pétrole, de l'éthanol et du pétrole, et de l'éthanol et du sucre. Des preuves solides de non-linéarité de seuil ont été observées. Les résultats indiquent que les prix du sucre et du pétrole et ceux de l'éthanol et du pétrole se caractérisent par un léger comportement de seuil, alors qu'on peut considérer que ceux du sucre et de l'éthanol présentent une cointégration linéaire. Selon les estimations de seuil, les prix du sucre s'ajustent rapidement à un équilibre à long terme, déterminé par les prix du pétrole, de façon asymétrique lorsque les déséquilibres sont négatifs. L'ajustement dynamique des prix de l'éthanol est plus rapide lorsque l'écart entre les prix du pétrole et de l'éthanol s'élargit et que les prix de l'éthanol sont inférieurs à un seuil critique. Il apparaît que les prix du sucre et de l'éthanol sont tous deux déterminés par les prix du pétrole et aucune preuve d'un rapport de cause à effet n'a été observée entre le pétrole et l'éthanol et le sucre. [ suite... ]

Estimations des élasticités de prix de l'offre du coton: une approche structurelle de série chronologique, Ben Shepherd. Document de travail no. 21.
L'auteur utilise le filtre de Kalman pour calculer un modèle structurel de série chronologique de l'offre de coton pour 30 pays et 16 régions agrégées. Des estimations des élasticités de l'offre à court terme sont présentées pour les 46 pays et régions. Bien que répondant généralement aux estimations d'études préalables, elles indiquent une grande hétérogénéité entre pays et régions, de même que, dans certains cas, une forte incertitude quant aux paramètres. L'étude conclut par quelques propositions visant à incorporer les estimations centrales et leurs distributions d'échantillonnage à des modèles d'équilibre appliqués. [ suite... ]

Accès aux marchés et mécanismes commerciaux préférentiels : Éléments de preuve dans certains pays développés et en développement. Piero Conforti et Luca Salvatici. Document de travail No. 20.
Ce rapport a pour but d'analyser le degré de protection auquel sont confrontés les exportateurs dans l'UE, aux États-Unis, en Chine, en Inde et au Brésil et de déterminer la part des groupes de produits dans le degré d'accès au marché en question. Des données relatives au niveau des barrières commerciales appliquées provenant de la base de données MAcMap ont été utilisées pour calculer des indicateurs de restriction des échanges (Mercantilistic Trade Restrictiveness Indexes (MTRI)) sur la base des courants commerciaux bilatéraux créés dans un contexte de modèle d'équilibre général. Les résultats indiquent qu'en dépit des discours sur les préférences commerciales, les exportateurs des pays en développement continuent de rencontrer d'importantes restrictions dans leur commerce sur les principaux marchés de pays développés tels que l'UE, le Japon et les États-Unis. Cependant, il apparaît également que les trois pays en développement imposent d'importantes restrictions à l'accès à leurs marchés. [ suite... ]

Le rôle de l'agriculture dans la réduction de la pauvreté en Tanzanie: perspective des ménages de zones rurales. Alexander Sarris, Sara Savastano et Luc Christaensen. Doc. de travail n. 19 de la FAO sur les politiques commerciales et les produits de base.
Les auteurs de cette étude analysent l'incidence de la productivité agricole sur la pauvreté et l'incidence des plusieurs contraintes du marché des facteurs sur la productivité agricole. L'analyse empirique se fonde sur plusieurs enquêtes représentatives de ménages paysans dans deux zones de cultures marchandes de Tanzanie. Les résultats indiquent que les ménages les plus pauvres non seulement possédaient moins d'actifs mais aussi qu'ils étaient beaucoup moins productifs. Ceci confirme que la productivité agricole répercute directement sur la consommation des ménages et, par conséquent, sur la pauvreté et le bien-être en général. L'analyse de frontière stochastique de la production démontre que les pratiques de nombreux agriculteurs sont nettement inférieures aux meilleures pratiques de la région. Une analyse de l'efficacité d'allocation indique que la main-d'oeuvre familiale est fortement surutilisée, ce qui manifeste une offre nettement excessive de main-d'oeuvre. Par ailleurs, l'utilisation d'intrants intermédiaires est nettement inférieure au niveau attendu en fonction de la valeur estimée de leur productivité marginale. Une cause importante de cette faible utilisation des intrants est l'impossibilité d'avoir accès au crédit pour acheter ces intrants, mais l'accès difficile aux intrants eux-mêmes et le fait d'être lié à l'économie de façon plus générale sont également des obstacles importants. Il y a un rapport positif entre l'accès facile au crédit et le fait d'appartenir à une association d'épargne ou de faire partie d'un arrangement contractuel avec une coopérative ou une société. L'infrastructure d'irrigation facilite l'accès au crédit. Ces résultats suggèrent l'importance de continuer à mettre l'accent sur les gains de productivité agricole dans la mise au point des politiques de réduction de la pauvreté. D'autres éléments cruciaux de cette stratégie sont l'amélioration des pratiques agronomiques et une utilisation plus intensive des intrants. Il est possible de faire face aux contraintes financières moyennant des arrangements institutionnels qui facilitent l'application de contrats, des institutions qui facilitent l'épargne des ménages eux-mêmes. La mise en place de réseaux de sécurité à la consommation plus adéquats peut également contribuer à mitiger le problème. . [ suite... ]

Demande des producteurs et avantages sociaux de l'assurance pluie en Tanzanie. Alexander Sarris, Panayiotis Karfakis et Luc Christiaensen. Doc. de travail n. 18 de la FAO sur les politiques commerciales et les produits de base.
Cette étude aborde, en termes empiriques, la question de la demande, à savoir la volonté d'acheter une assurance contre les effets de la pluie, dans le contexte d'économie agricole pauvre, où les familles rurales sont fortement dépendantes des risques que présentent les produits agricoles. Sur la base d'une information récente provenant d'enquêtes sur les ménages dans la région du Kilimandjaro et de Ruvuma, dans la République unie de Tanzanie, qui sont deux régions fortement agricoles, l'étude établit la nature des risques de type climatique auxquels sont exposés les petits cultivateurs dans le contexte général de risques. L'étude estime ensuite leur désir d'obtenir une assurance revenu en fonction de conditions climatiques et la demande de ce type d'assurance moyennant l'application de techniques d'évaluation contingente. Les résultats indiquent que les familles de producteurs sont frappées par une série d'aléas, dont les principaux sont associés au climat. L'étude estime la demande d'assurance de la récolte contre les aléas climatiques dans chacune des deux régions et indique que ce type d'assurance semble présenter des avantages sociaux considérables (hors coûts) mais variables en fonction de l'instabilité de la pluviosité régionale, de même que des revenus des producteurs. [ suite... ]

Vulnérabilité des ménages dans les zones rurales de Tanzanie. Alexander Sarris et Panayiotis Karfakis. Doc. de travail n. 17 de la FAO sur les politiques commerciales et les produits de base.
Dans cette étude, les auteurs proposent une mesure de la vulnérabilité des ménages ruraux qui conjuguent les approches actuelles de l'estimation des risques particuliers et une approche qui mesure le risque covariable résultant de la production agricole. La méthodologie est appliquée aux ménages ruraux de Tanzanie, au moyen d'enquêtes sur les ménages réalisés dans deux régions de production agricole destinée à l'exportation. Les résultats indiquent que les ménages ruraux sont confrontés à un risque covariable résultant de la production agricole qui est important et qui augmente en fonction de la taille de l'exploitation. Selon les estimations, la consommation dépend fortement de revenus obtenus des récoltes, dont la variabilité implique un risque global considérable pour la consommation. D'une manière générale, l'étude confirme que le risque covariable représente une part moindre du risque total de consommation dans la région plus riche, mais une part majeure dans la région la plus pauvre. La part du risque covariable dans le risque total de consommation des ménages est plus importante parmi les pauvres. La vulnérabilité est assez différente d'une région à l'autre: en effet, les ménages ruraux de la région la plus pauvre affichent une vulnérabilité nettement plus grande. La vulnérabilité existant dans la région la plus pauvre est plus importante que l'incidence de la pauvreté. [ suite... ]

Utilisation des bourses des produits pour gérer l'instabilité et les risques liés au prix des importations de produits alimentaires. Alexander Sarris, Piero Conforti et Adam Prakash. Doc. de travail n. 16.
Ce document étudie la possibilité d'assurer les risques liés au prix des importations de blé et de maïs des pays à faible revenu et à déficit vivrier (PFRDV) afin de mitiger en partie les risques externes qui affectent les produits dont ils ont besoin. L'hypothèse étant que ceux qui planifient les importations de produits alimentaires essaieront de minimiser les variations de la facture des importations, il est possible de formuler des stratégies optimales de couverture des risques fondées sur le recours par l'importateur à des marchés à terme ou à des options. Le document étudie ensuite une série de PFRDV qui représentent une large proportion des importations de blé et de maïs de ces pays, et montre que les prix départ du Golfe du Mexique, aux États-Unis, qui sont les principaux prix mondiaux de référence pour les importations de blé et de maïs des PFRDV, sont directement liés aux prix des marchés à terme cotés à la Bourse des produits de Chicago (CBOT), ce qui offre la possibilité d'utiliser celle-ci comme moyen de couverture des importations de blé et de maïs de ces pays. Le document présente des simulations des méthodes de couverture optimales pour la période 1986-2002, sur la base des cours effectifs des marchés à terme et des options à la Bourse des produits de Chicago, pour étudier la possibilité de réduire l'imprévisibilité des factures d'importation. Le document montre qu'une couverture fondée sur des marchés à terme offre de meilleures possibilités de réduire l'imprévisibilité au cours de la période précédant immédiatement les commandes effectives d'importation, tandis qu'une couverture au moyen d'options paraît offrir de meilleures possibilités de garantir la prévisibilité des factures d'importation à plus longue échéance. [ suite... ]

L'impact de l'instabilité des prix intérieurs et internationaux des produits sur les revenus agricoles au Ghana, au Vietnam et au Perou. George Rapsomanikis et Alexander Sarris. Doc. de travail n. 15.
La mesure dans laquelle l'instabilité des prix des produits affecte les revenus des ménages de producteurs et leur vulnérabilité à la pauvreté et à l'insécurité alimentaire dépend des schémas de diversification de l'activité des ménages et de leur dépendance à l'égard des marchés. Cet article évalue les incertitudes qui entourent les revenus agricoles pour plusieurs types différents de ménages au Ghana, au Viet Nam et au Pérou. Après une étude théorique qui débouche sur des formules explicites d'évaluation des variations des revenus des ménages, des séries de données sur les ménages et des séries chronologiques de prix des produits sont combinées pour estimer l'incertitude qui entoure les revenus par suite de l'instabilité des prix et de la production dans différents scénarios de vulnérabilité aux chocs sur les marchés internationaux et nationaux. Les résultats montrent que les incertitudes provenant des marchés et d'autres causes affectent de manière significative la variabilité des revenus des ménages dans ces pays, surtout dans le cas des ménages qui sont spécialisés dans un petit nombre de produits. Il s'avère néanmoins que, sur la base des politiques actuelles, la variabilité de leurs revenus est imputable presque intégralement à des facteurs internes, les prix internationaux n'y contribuant guère, tout au moins à court terme. Une exposition accrue aux marchés internationaux accroîtrait la variabilité des revenus des producteurs touchés par les politiques de stabilisation des marchés intérieurs au Ghana et au Viet Nam, mais la réduirait dans le cas du Pérou. [ suite... ]

Corrélations entre les marchés nationaux et internationaux du maïs et stratégies axées sur le marché visant à couvrir les risques liés au prix des importations de maïs en Tanzanie. Alexander Sarris et Ekaterini Mantzou. Doc. de travail No. 14.
Ce document analyse les marchés du maïs dans les différentes régions de la Tanzanie du point de vue de leur intégration spatiale ainsi que de l'impact qu'ont sur ces marchés les prix mondiaux. La conclusion est que les marchés nationaux du maïs sont intégrés alors même que plusieurs d'entre eux sont éloignés et isolés. L'on constate que les prix intérieurs du maïs en Tanzanie ne sont pas liés aux principaux prix internationaux de référence mais plutôt aux prix cotés à la Bourse SAFEX des marchés à terme. Le document présente un certain nombre de méthodes de couverture fondées sur les prix des marchés à terme cotés à la SAFEX et montre que de telles opérations peuvent beaucoup réduire les variations imprévues du coût des importations de maïs. [ suite... ]

Risques liés aux importations de produits alimentaires au Malawi: Simulation d'une stratégie de couverture des importations de produits alimentaires. Wouter Zant. Doc. de travail n. 13 de la FAO sur les politiques commerciales et les produits de base.
Pendant les années 80 et 90, les pays les moins avancés (PMA) ont eu de plus en plus de difficultés à garantir la sécurité alimentaire nationale. Au début du XXIe siècle, la facture des importations commerciales de produits alimentaires a atteint des niveaux sans précédent en comparaison de la consommation intérieure. La sécurité alimentaire, déjà précaire, a encore été compromise par des poussées soudaines des prix des importations de produits alimentaires. En outre, la communauté des donateurs a considérablement réduit son aide alimentaire. L'effet conjugué de ces trois facteurs - diminution de l'aide alimentaire, augmentation du coût des importations commerciales de produits alimentaires et poussées occasionnelles des prix des importations - se sont traduits par une aggravation marquée de la vulnérabilité de ces pays. Ces circonstances ont conduit à étudier plus en détail les instruments d'intervention qui pourraient atténuer l'impact de l'instabilité des prix des importations de produits alimentaires. L'utilisation d'instruments financiers dérivés comme moyen de couverture des risques, en particulier, mérite d'être étudiée plus avant car de tels instruments peuvent être utilisés à peu de frais et n'ont pas d'effet de distorsion sur les marchés proprement dits. À cette fin, il faudra explorer l'utilisation de tels instruments, qui pourraient être intégrés aux arrangements existants de commercialisation et de financement des importations de produits alimentaires. [ suite... ]

L'effet des aides directes accordées dans les pays de l'OCDE sur les marchés mondiaux de produits agricoles. Piero Conforti. Document de travail n. 12 de la FAO sur les politiques commerciales et les produits de base.
L'effet des versements directs accordés aux agriculteurs des l'OCDE sur les marchés mondiaux de produits agricoles est l'un des aspects les plus épineux de la mise en œuvre du programme pour le développement de Doha. Cette étude apporte de nouveaux éléments de preuve sur les différentes répercussions pouvant découler de ces versements dans le cadre d'hypothèses d'équilibre général et d'équilibre partiel. Les simulations ont été réalisées sur une version modifiée du Projet d'analyse globale du commerce (GTAP). Les différents scénarios posent l'hypothèse de la seule suppression des versements découplés et celle de toutes les formes de soutien interne dans les pays de l'OCDE, prenant 2004 pour année de base. Il ressort de cet exercice que la suppression des versements découplés et de l'ensemble du soutien interne ne profiterait sensiblement qu'à quelques pays en développement seulement, les principaux bénéficiaires étant quelques grands exportateurs, voire certains pays de l'OCDE eux-mêmes. L'impact varie selon le type de modélisation mais l'impact provoqué par l'hypothèse de fermeture de l'équilibre partiel est plus marqué que celui de l'équilibre général. Les résultats sont comparés à ceux d'autres évaluations quantitatives, en particulier les éléments de preuve apportés récemment par le projet COSIMO conjointement mené à bien par l'OCDE et la FAO. [ suite... ]

L'impact des afflux d'importations: résultats des études de cas du Sénégal et de la Tanzanie. Ramesh Sharma, David Nyange, Guillaume Duteutre, Nancy Morgan. Document de travail n. 11 de la FAO sur les politiques commerciales et les produits de base.
Mesurer les impacts des afflux d'importations n'est guère une tache aisée, mais de simples études de cas illustrent certains enjeux fondamentaux. Dans les deux pays à l'étude dans cet article, on a constaté que les impacts varient de façon significative en fonction des contextes et des produits. Ainsi, par exemple, si l'impact négatif sur le secteur des poulets de chair du Sénégal est ressorti clairement, les importations massives n'avaient aucune influence particulière dans le cas des produits laitiers. Ceci s'explique par le fait que ces importations, bien qu'élevées, avaient augmenté de façon régulière pendant une longue période, laissant le temps à l'industrie locale de s'adapter. Dans le cas de la Tanzanie, certains effets négatifs ont été observés pour le sous-secteur laitier, avec des effets limités, cependant, sur la volaille. Dans les deux pays, une croissance rapide des importations de volaille a révélé également les faiblesses de l'industrie de transformation nationale face à la concurrence des produits importés, en particulier lorsque la demande d'autres produits transformés [ suite... ]

Libéralisation des échanges agricoles dans le cycle de Doha. Scénarios possibles et interactions stratégiques. Piero Conforti et Luca Salvatici. Document de travail n. 10 de la FAO sur les politiques commerciales et les produits de base.
Ce document analyse les répercussions d'un accord portant sur les échanges agricoles moyennant la simulation de scénarios possibles de libéralisation et l'étude des résultats découlant de l'interaction entre les stratégies de certains groupes de pays durant le processus de négociation. Cette étude est basée sur le modèle du Projet d'analyse des échanges mondiaux (GTAP) et la base de données correspondante, version 5.4. Les différents scénarios sont élaborés à l'horizon 2013 et sont construits en tenant compte d'une série de facteurs qui ont eu (et auront encore) des effets sur les marchés mondiaux de produits agricoles d'ici à cette date, avec une attention particulière sur les effets pouvant être attribués plus spécifiquement à l'évolution du processus de libéralisation des échanges prévu dans les négociations de Doha. Les stratégies en termes d'action sont analysées dans le cadre de deux hypothèses de libéralisation basées sur les propositions formulées durant le cycle actuel de négociations agricoles en termes d'accès aux marchés et de concurrence des exportations, ainsi que sur un scénario de référence d'échanges agricoles libéralisés. Les simulations sont utilisées pour analyser les interactions pouvant résulter des stratégies possibles de deux grands groupes de pays, les pays développés et en développement, sur la base de la théorie des jeux, ainsi que pour déterminer des accords présentant des avantages mutuels par rapport aux hypothèses effectives d'accord. Les résultats démontrent que les deux groupes, pays développés et en développement, pourraient obtenir des bénéfices en termes de bien-être et que les compensations éventuelles entre pays devraient permettre, du moins en principe, de parvenir à un accord. [ suite... ]

Le nouveau régime de L'union Européenne d'aide au coton et ses répercussions en termes de bien-être. Giannis Karagiannis. Document de travail n. 9 de la FAO sur les politiques commerciales et les produits de base.
L'Union européenne vient d'annoncer qu'un nouveau régime d'aide au coton serait bientôt appliqué en 2005. Il s'agit d'un mécanisme qui prévoit une association entre des mesures de couplage et de découplage, soit un dosage d'aides aux producteurs ne faussant pas les échanges (catégorie verte) et des mesures de soutien n'ayant qu'un effet de distorsion minimal sur les échanges (catégorie bleue). Ce mécanisme prévoit l'octroi d'un paiement unique par exploitation entièrement découplé (aide aux revenus) et un paiement par zone (aide à la production). Cette étude a pour but d'analyser le nouveau régime d'aide au coton de l'Union européenne en termes de bien-être. Pour ce faire, nous avons eu recours à un modèle d'équilibre partiel pour simuler les résultats de ce nouveau régime durant la période 2000 2003, sur la base de différentes hypothèses d'élasticités de l'offre et de la demande pour l'Espagne et la Grèce. Cette simulation permet de dégager deux grandes conclusions : en premier lieu, si le régime proposé avait été appliqué durant la période en question, la situation des producteurs de coton se serait, dans la moyenne, améliorée par rapport au régime actuel. L'ampleur de cette évolution, à savoir le revenu agricole additionnel, dépend de la valeur de l'élasticité de l'offre. En deuxième lieu, le nouveau régime se serait traduit par des économies pour les contribuables en termes de soutien apporté aux producteurs de coton. [ suite... ]

L'incidence des politiques intérieures et commerciales sur le marché mondial du coton. Daneswar Poonyth, Alexander Sarris, Ramesh Sharma et Shangnan Shui. Document de travail n. 8 de la FAO sur les politiques commerciales et les produits de base.
Nombreuses sont les études visant à quantifier les effets causés par les distorsions des échanges dans le secteur agricole, sur les marchés mondiaux, le commerce et les pays à titre individuel, notamment dans le cadre des négociations commerciales menées actuellement à l'échelon multilatéral. Il s'agit ici d'analyser le cas du coton à la lumière de ces éléments. En effet, la question des subventions accordées au coton et leurs effets potentiellement néfastes ont fait l'objet d'une attention et d'une polémique croissantes. Certaines évaluations à base de modèles ont été réalisées, mais avec des résultats très divergents. Certes, les modèles utilisés possèdent une structure similaire mais ils diffèrent quant aux hypothèses relatives aux niveaux des subventions, ainsi qu'aux paramètres du marché. L'étude présentée ici offre de nouvelles estimations de l'incidence probable du subventionnement du coton à la fois sur les pays qui pratiquent le subventionnement et ceux qui ne le pratiquent pas sur la base du modèle de simulation des politiques du commerce des produits agricoles (ATPSM) de la CNUCED-FAO, ainsi que des subventions officielles telles qu'elles sont déclarées à l'OMC. Cependant, cette étude présente également en annexe les résultats de la simulation réalisée suivant le modèle ATPSM des subventions telles qu'elles ont été estimées par le Comité consultatif international du coton (CCIC) qui, bien que s'agissant d'estimations officieuses et controversées, ont été considérées utiles à des fins de comparaison et ont été incorporées à plusieurs études récentes à des fins d'analyse. Les résultats indiquent que l'incidence à long terme d'une suppression totale des subventions intérieures telles qu'elles sont notifiées à l'OMC, ainsi que des tarifs, impliquerait une hausse du cours mondial du coton de 3,1 pour cent dans le scénario de base, et même de 5 pour cent sur la base d'autres hypothèses en termes d'élasticités de l'offre et de la demande. Ceci est à mettre en regard de l'incidence de 3 à 15 pour cent estimée par d'autres études, fondées ,pour la plupart, sur les niveaux nettement supérieurs de subventionnement intérieur estimés par le CCIC. Plusieurs analyses de sensibilité ont également été menées et ont permis de déterminer que la plupart des résultats auxquels aboutissent d'autres études sont du même ordre que les valeurs estimées par ces analyses sur la base de différentes hypothèses en matière de taux de subventionnement et d'élasticités de l'offre et de la demande. Elles confirment et font également ressortir que, même en cas d'une incidence relativement faible sur les cours du marché mondial, des profonds bouleversements en termes de production et d'échanges commerciaux peuvent se produire et, partant, donner lieu à des bénéfices substantiels pour les pays qui n'accordent pas de subventions. L'étude en question rend compte de divers effets sur un éventail d'indicateurs tels que les recettes d'exportation et les mesures d'aide sociale. Un volet particulièrement utile de ce travail est une révision exhaustive des hypothèses présentées dans quelques études récentes à base de modèles sur la question du coton qui pourraient contribuer à expliquer les divergences de vues quant à l'incidence des subventions accordées au cotton. [ suite... ]

La transmission des prix dans plusieurs marchés agricoles. Piero Conforti. Document de travail n. 7 de la FAO sur les politiques commerciales et les produits de base.
Cette étude vise à apporter un éclairage sur la transmission des prix dans plusieurs marchés agricoles, à la fois pour étudier cet aspect en tant que tel et pour contribuer aux efforts analytiques menés dans le domaine de l'analyse des politiques commerciales en matière d'agriculture. Ce travail s'appuie sur une base de données relatives à des prix obtenus de plusieurs sources dans les 16 pays suivants : Argentine, Brésil, Chili, Costa Rica, Egypte, Ethiopie, Ghana, Inde, Indonésie, Mexique, Ouganda, Pakistan, Sénégal, Thaïlande, Turquie et Uruguay, et ce, dans un premier temps, pour les produits alimentaires de base. L'étude envisage les relations de prix du point de vue spatial et amont-aval. En effet, la base de données inclut les prix observés aux stades du producteur, du grossiste et du détaillant. Cette information a été complétée par celle de la FAOSTAT. La méthodologie utilisée pour étudier ces données s'appuie sur les techniques économétriques basées sur l'estimation des modèles autorégressifs à retards échelonnés, ainsi que le modèle à correction d'erreurs. Des tests de causalité de Granger et de transmission asymétrique ont également été menés. Les résultats font apparaître que les marchés africains compris dans l'échantillon se caractérisent par des transmissions relativement plus incomplètes. [ suite... ]

Possibilités de commercialisation des fruits du dattier sur le marché européen. Pascal Liu. Document de travail n. 6 de la FAO sur les politiques commerciales et les produits de base.
L'Europe, en particulier l'Union européenne (UE), est un débouché de la plus haute importance pour les exportateurs de dattes. Bien que constituant 10 pourcent à peine des importations mondiales en termes de volume, les importations de l'UE en représentent 30 pourcent en termes de valeur. Ceci rend compte du fait que les cours des importations de dattes de l'UE sont comparativement nettement supérieurs à la moyenne mondiale. Cette valeur a toutefois été relativement invariable durant la dernière décennie et les prix des importations ont fléchi depuis 1996. Il est donc important que les pays exportateurs trouvent de nouveaux produits du dattier susceptibles d'accroître la valeur de leurs exportations. [ suite... ]

Le marché mondial des agrumes biologiques et du jus d'agrumes. Pascal Liu. Document de travail n. 5 de la FAO sur les politiques commerciales et les produits de base.
Le marché mondial des agrumes biologiques certifiés (frais et en jus) est actuellement réduit et la production d'agrumes biologiques représente moins de 1 pourcent de la production mondiale d'agrumes. Les principaux marchés sont la Communauté européenne et les États-Unis, qui sont également les deux plus gros producteurs au monde. La consommation d'agrumes biologiques devrait s'accroître régulièrement dans les pays développés dans les années à venir, ce qui ouvrirait d'intéressants débouchés pour les exportations. Les perspectives d'exportations d'agrumes frais vers les États-Unis et le Japon s'annoncent assez bonnes. Bien que les États-Unis produisent des agrumes biologiques, la demande s'est accrue régulièrement et pourrait dépasser l'offre. Le marché japonais des agrumes biologiques est actuellement très réduit mais il offre des perspectives intéressantes si les exportateurs peuvent satisfaire la stricte réglementation japonaise sur les produits biologiques ainsi que leurs normes phytosanitaires. Le marché de l'UE des oranges, tangerines et citrons biologiques frais est dominé par l'Italie et l'Espagne, ce qui limite les possibilités d'exportation de produits biologiques aux pamplemousses, citrons verts et agrumes hors saison, de mai à septembre. Le marché du jus d'agrumes biologiques est actuellement extrêmement réduit et ne représente que 0,3 pourcent environ de la consommation totale de jus d'agrumes. La part moyenne du marché des aliments biologiques dans les pays développés étant de 2 pourcent, le potentiel de croissance est considérable, en particulier pour les purs jus directs. Les producteurs semblent avoir anticipé cette croissance, alors que la demande n'a pas encore vraiment démarré, ce qui a provoqué une chute des prix. L'écart entre le prix biologique et le prix conventionnel devrait continuer à se diminuer dans les années à venir, étant donné que l'Union européenne, les États-Unis et le Brésil ont la capacité nécessaire pour augmenter considérablement leur production. L'ampleur de cette diminution dépendra de la rapidité avec laquelle la demande s'alignera sur l'offre. Étant donné la forte compétitivité du Brésil dans la production de jus d'orange concentré congelé biologique, d'autres pays devraient envisager de produire du pur jus direct biologique. [ suite... ]

Indicateurs des politiques agricoles. Timothy E. Josling et Alberto Valdés. Document de travail n. 4 de la FAO sur les politiques commerciales et les produits de base.
Cette étude décrit une approche méthodologique pouvant être utilisée par la FAO pour réunir, analyser et superviser des indicateurs de politiques agricoles dans les pays en développement. Il s'agit de mettre en place une série cohérente et comparable d'indicateurs de politiques qui permette aux analystes de déterminer si le train de mesures appliquées favorise ou freine l'agriculture dans certains pays. Les indicateurs des politiques agricoles devraient également s'avérer utiles dans le contexte de modèles quantitatifs des effets des politiques et des projections du marché. D'une manière idéale, ces indicateurs devraient servir de support à une évaluation plus détaillée des politiques. Le document comprend quatre sections. La première offre une vue d'ensemble des raisons d?une telle supervision, du rapport existant entre la supervision des politiques, la modélisation quantitative et l'évaluation, ainsi que la gamme fondamentale d'indicateurs possibles. La deuxième section passe brièvement en revue les études consacrées à l'évaluation du soutien agricole dans les pays développés depuis 1973, ainsi que des exercices similaires centrés sur les pays en développement, pour la plupart publiés à partir de 1990. A la lumière du « succès » ou de « l'échec » apparent de ces études, ainsi que de l'expérience des auteurs dans bon nombre d'entre elles, la troisième section détermine plusieurs domaines qui, à notre sens, devraient faire l'objet d'une attention spéciale dans la planification des études parrainées par la FAO. Ce travail tente d'apporter certaines idées quant aux problèmes d'ordre méthodologique, informatique et logistique que pourrait rencontrer la FAO. La quatrième section propose à la FAO une approche méthodologique moyennant un examen approfondi des propositions en matière de couverture, de définitions, de critères de classification et de méthodes de calcul. [ suite... ]

La détermination de niveaux appropriés pour les tarifs consolidés de l'OMC sur les produits alimentaires de base ... Ramesh Sharma. Document de travail n. 3 de la FAO sur les politiques commerciales et les produits de base.
Dans les négociations qu'ils mènent au sein de l'OMC sur les propositions relatives à l'accès au marché, de nombreux pays en développement de nombreux pays ont demandé la possibilité de fixer des taux «appropriés» de tarifs consolidés, de même que l'application d'un traitement spécial et différencié, pour certains produits essentiels à la sécurité alimentaire et aux moyens de subsistance. Aucune de ces propositions ne précise toutefois le taux de ces tarifs, ce pour quoi cette étude propose une approche permettant de les quantifier. Il ressort de la lecture de ces propositions, y compris de leurs fondements, que l'objectif de ces tarifs « appropriés » répond moins au désir de protection qu'à celui de préserver les marchés intérieurs d'aléas externes tels que la chute des prix à l'importation et/ou les poussées soudaines d'importations. Les tarifs « appropriés », définis en tant que taux maxima permettant aux pays importateurs d'accroître les tarifs appliqués de manière à contrecarrer la baisse des cours mondiaux, sont calculés pour 18 produits alimentaires de base sur la base des fluctuations des cours mondiaux durant les années 90. Les plafonds obtenus varient dans la fourchette des 40-60 pourcent pour plusieurs produits alimentaires. Cette fourchette n'est guère éloignée des tarifs provisoires appliqués dans les faits par certains pays en développement durant les derniers épisodes de forte contraction des prix. Les tarifs maxima calculés n'incluent pas de volet protecteur pour les produits alimentaires de base, lequel ne devrait pas dépasser les 10-15 pour cent dans la plupart des pays en développement à plus faible revenu. Le recours à de plus simples sauvegardes telles que la sauvegarde spéciale de l'Accord sur l'agriculture permettrait d'éviter un relèvement des taux de l'ordre estimé dans le document. Celui-ci se penche également sur certains aspects de cette approche relevant davantage d'une «rationalisation» des tarifs plutôt que de la ligne traditionnelle de l'OMC/GATT favorable à une «réduction» tarifaire. [ suite... ]

L'OMC et les normes environnementales et sociales, la certification et la labellisation dans le secteur agricole. Cora Dankers. Document de travail n. 2 de la FAO sur les politiques commerciales et des produits de base.
Ce document analyse la conformité au GATT et aux règles de l'OMC des normes sociales et environnementales, des programmes de certification et des labels volontaires dans le secteur agricole. Il traite des programmes qui ont une application internationale et dont les normes concernent les productions végétales et les aliments issus de ces cultures. Le but de ce document est de conseiller les gouvernements et les organisations qui établissent les normes en présentant les clauses les plus importantes de l'OMC et en indiquant les éventuelles implications de ces clauses. [ suite... ]

Le programme brésilien pour l'alcool : impact sur les marchés mondiaux de l'éthanol et du sucre. Tatsuji Koizumi. Document de travail n. 1 de la FAO sur les politiques commerciales et les produits de base.
Le marché du sucre au Brésil est étroitement lié au marché de l'éthanol. Le gouvernement brésilien a actuellement aboli toutes mesures d'intervention sur le marché du sucre, exception faite du contrôle sur le ratio du mélange éthanol-essence. Cette étude aborde les répercussions d'un changement du ratio de mélange sur les marchés du sucre, en particulier dans son utilisation comme ressource de production en appliquant un nouveau modèle de prévision du marché éthanol-sucre. Le résultat de la simulation indique que l'impact sur les marchés mondiaux de l'éthanol et du sucre serait modéré. [ suite... ]

commentaires ? écrivez au webmaître

© FAO, 2009