Partenariat FAO-UE
 
15/10/2013

L’Europe s’engage envers la sécurité alimentaire et nutritionnelle des plus vulnérables

L’UE met l’accent sur les causes profondes de la faim, de la pauvreté et de la nutrition

11 octobre 2013, Rome – Améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations les plus vulnérables est la priorité absolue, a affirmé l’Union européenne (UE) en présentant son programme de développement durant la session du Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) à Rome.

Au lendemain de la crise des prix alimentaires en 2007-2008 et des émeutes qui s’en sont suivies dans plusieurs régions du monde, l’UE a intensifié ses efforts de lutte contre l’insécurité alimentaire dans les pays les plus touchés.

“A l’époque, l’alimentation et l’agriculture étaient des secteurs laissés-pour-compte du développement”, a souligné Roberto Ridolfi, haut fonctionnaire du service de développement et coopération de l’UE, en ajoutant: “Nous nous sommes rendu compte que nous devions redoubler d’efforts et nous avons donc mobilisé des ressources supplémentaires, élaboré de nouveaux outils de politique et renforcé nos partenariats”.

L’UE a affecté 3,5 milliards d’euros de son nouveau budget 2014-2020 à l’amélioration de l’état nutritionnel des plus vulnérables de la planète, et en particulier des enfants. Le but consiste à soutenir les gouvernements dans leurs efforts de réduire de 7 millions le nombre d’enfants de moins de cinq ans souffrant de retards de croissance d’ici 2025.

Résilience

En réponse aux crises alimentaires dramatiques qui ont frappé la Corne de l’Afrique et le Sahel, l’UE a déjà mobilisé 250 millions d’euros pour financer la valorisation des terres arides dans la Corne de l’Afrique au cours des deux dernières années. Ils viennent s’ajouter au 1,5 milliard d’euros visant à renforcer la résilience des communautés rurales au Sahel et en Afrique de l’Ouest jusqu’en 2020.

“La résilience est capitale pour aider les communautés à résister aux chocs”, a expliqué  R. Ridolfi. “Cela signifie faire en sorte que les communautés et institutions puissent prévoir les crises et catastrophes, s’y adapter et se relever ensuite. Mais cela implique aussi de raccorder l’aide humanitaire aux activités de développement”.

Une solide coopération

Le Sous-Directeur général de la FAO chargé de la coopération technique, Laurent Thomas, a accueilli favorablement le nouvel accent de l’Union européenne sur la résilience et la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Rappelant la solide coopération entre l’UE et la FAO sur la mise en œuvre de la Facilité alimentaire de l’UE, la réponse de l’Union dotée d’un milliard d’euros à la crise alimentaire de 2007-2008, M. Thomas a souligné: “Nous sommes parvenus à répondre aux besoins immédiats des populations touchées et à affronter les causes profondes du problème, améliorant ainsi la résilience des communautés aux chocs futurs.”

M. Thomas a précisé qu’à moins de deux ans de l’échéance fixée pour les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), l’UE et la FAO intensifient leurs efforts de réduction de la proportion des personnes affamées d’ici 2015 avec des initiatives telles que l’initiative OMD de l’UE, au titre de laquelle l’Union finance des projets de développement agricole déployés par la FAO dans six pays pour une valeur avoisinant les 60 millions d’euros.

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