Partenariat FAO-UE
 
12/06/2014

La gestion durable des forêts au Zimbabwe

Nouvel accord visant à renforcer la sécurité alimentaire et la création de revenus par une meilleure gestion des forêts

L'Union européenne, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Gouvernement du Zimbabwe ont lancé un programme de 4,8 millions de dollars afin d'aider les petits agriculteurs vulnérables à gérer durablement les forêts, à diversifier leurs sources de revenus et à améliorer la capacité des communautés d'affronter les chocs en période de crise.

“Les forêts et les arbres hors des forêts contribuent à la sécurité alimentaire et aux moyens d'existence par la consommation ou la vente des produits forestiers. Ce programme préconise des politiques de sécurité alimentaire respectant les écosystèmes. Le but est non seulement d'atténuer la faim à court terme, mais aussi de garantir la capacité des écosystèmes de soutenir durablement la sécurité alimentaire face au stress et aux chocs”, a souligné David Phiri, coordonnateur sous-régional de la FAO pour l'Afrique australe et Représentant de la FAO au Zimbabwe.

60 000 ménages vulnérables ciblés

Les forêts ont des fonctions multiples qui sont capitales pour les moyens d'existence des communautés rurales pauvres. Citons notamment: les aliments, le fourrage, les plantes médicinales, le bois d’œuvre et autres matériels de construction, ainsi que le bois de feu. La plupart des zones marginales du point de vue agricole étant riches en forêts et en arbres hors  forêts, il est impératif d'associer l'agriculture à la gestion durable des forêts et à l'agroforesterie afin d'améliorer la sécurité alimentaire et la disponibilité de nourriture, en particulier parmi les communautés vulnérables.

Le programme cible 60 000 ménages vulnérables de certains districts des provinces de Mashonaland Est, Manicaland, Matabeleland Sud et Matabeleland Nord. “Ces régions sont caractérisées par une faible productivité agricole et sont exposées aux chocs climatiques et aux conditions environnementales défavorables. Il s'agit en outre de zones où les initiatives de gestion forestière et d'agroforesterie détiennent un énorme potentiel d'accroissement et de diversification des sources de nourriture et de revenus pour les petits agriculteurs, renforçant ainsi leur résilience”, a déclaré M. Phiri.

Faire intervenir les communautés

L'accent sur la gestion forestière participative garantit le rôle actif de toutes les parties prenantes. Ce type de gestion se traduit par un meilleur aménagement des ressources forestières et par une réduction des conflits et des impacts des feux de forêt, tout en accroissant la production des produits forestiers et en contribuant à l'atténuation de la pauvreté. Les avantages qui en ressortent pour les communautés les inciteront à gérer leurs ressources forestières de façon durable.

Le programme facilitera la formulation d'un cadre stratégique et juridique en utilisant la recherche appliquée, et aidera les communautés à accroître et à diversifier les sources de nourriture et de revenus tirées des forêts et des arbres – et ce par les mesures suivantes:

  • formulation d'un programme forestier national;
  • alignement des politiques et lois forestières sur les besoins des communautés;
  •  création de sources diversifiées de revenus par l'intégration de la foresterie et de l'agroforesterie dans les activités agricoles existantes;
  • établissement et renforcement des liens entre les communautés et le secteur privé s'occupant de produits forestiers;
  •  amélioration de la lutte contre les feux de forêt et les ravageurs.

La FAO se chargera de l'administration du programme tandis que la mise en œuvre se fera en partenariat avec les organisations suivantes: Centre for Applied Social Sciences (CASS), Environment Africa, Practical Action, Southern Alliance for Indigenous Resources (Safire) et Zimbabwe Environmental Law Association (ZELA).

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