Les agriculteurs familiaux, élément clé de l'éradication de la faim en Afrique

Investir dans l'accroissement de la productivité agricole et l'engagement des jeunes, des petits exploitants et des agriculteurs familiaux fait partie des secteurs prioritaires cernés par la Conférence régionale de la FAO pour l'Afrique afin d'accélérer la transformation de l'agriculture et éradiquer la faim dans la région. 

Les délégués ont réaffirmé leur volonté de développer le secteur agricole et l'agriculture familiale durant la Conférence régionale pour l'Afrique qui a rassemblé, la semaine dernière, des ministres de l'agriculture et de hauts responsables des gouvernements des Etats membres de la FAO, ainsi que des membres de la société civile et des partenaires.  

La réalisation de ces priorités passe par le partage de connaissances et d’expériences en matière d'élaboration de politiques et de mise en œuvre de programmes afin de définir les enseignements tirés et les meilleures pratiques à déployer à l'avenir. Il est en outre primordial de reconnaître le rôle de l'agriculture dans les enjeux liés à l’économie rurale et au développement socio-économique. 

La Conférence régionale a prié les Etats membres d'intensifier leurs efforts pour affronter les problèmes auxquels sont confrontés les agriculteurs familiaux en matière de productivité, de revenus et de sécurité alimentaire. Ils devront se concentrer en particulier sur des investissements soutenus dans la recherche agronomique, un appui aux organisations d'agriculteurs et aux coopératives pour atteindre des économies d'échelle, la mise au point d'instruments financiers, de programmes de protection sociale ciblés et d'outils de gestion des risques destinés à renforcer la résilience. La Conférence a également évoqué l’intégration de buts nutritionnels et d'une agriculture sensible à la nutrition dans les plans du secteur agricole, ainsi que des investissements publics accrus dans l'agriculture. 

La FAO continuera d'aider les Etats membres et les communautés économiques régionales à renforcer leurs capacités de réponse aux priorités locales, de même qu'à la gestion des risques et au changement climatique.  Citons notamment le renforcement de l’intégration des marchés, l'analyse et la diffusion des procédures et des méthodes d'estimation des dépenses publiques en faveur de l'agriculture, une meilleure formulation et exécution des cadres juridiques régissant les régimes fonciers et la promotion de la recherche et de la technologie.