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Plateforme de connaissances sur l'agriculture familiale

  Algérie

L’agriculture en Algérie, constitue un secteur extrêmement important de l’économie nationale. Elle couvre une grande partie du territoire national et présente dans plus de 90% des 1541 communes existantes. Elle procure des emplois directs ou indirects à 13 millions d’algériens vivant en milieu rural leur permettant ainsi d’améliorer leurs conditions de vie et celles de leurs familles ; il est admis qu’un emploi dans la sphère production génère, au moins trois autres emplois (transport-commerce-valorisation…). L’agriculture familiale, dans la politique envisagée en matière d’agriculture et du développement rural, se caractérise par un lien privilégié entre l’activité économique, la structure familiale et le terroir. La main d’œuvre est composée principalement des membres de la famille qui ne sont pas salariés mais qui y trouvent un revenu.

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En Algérie, la petite agriculture familiale domine, car plus de 70% des exploitations ont ce caractère familial et ménager. C’est elle qui assure la sécurité alimentaire locale des populations, qui bien souvent, vivent de l’activité agricole,  mais qui ne produisent qu’en quantités restreintes.

Quelques indicateurs de la structure de l’agriculture familiale en Algérie (Recensement Général de l’Agriculture, 2001)

Actifs dans les exploitations agricoles: is s’agit des actifs familiaux, des salariés permanents et des salariés saisonniers. 

Les actifs familiaux (permanents et saisonniers) représentent un effectif de 3.349.447 employés, dont 768 984 femmes et sont répartis comme suit:

  • 1 460 207 exploitants et co-exploitants parmi lesquels sont dénombrées 113 270 femmes ;
  • 1 889 240 ouvriers constituant la main d’œuvre familiale dont 655 714 femmes ;

Les salariés permanents sont au nombre de 108 556 ouvriers, dont 4 958 femmes;  Les salariés saisonniers totalisent un effectif de 963 355 ouvriers, dont 23 487 femmes.

Répartition par taille de superficie: 1 023 799 Exploitations recensées-RGA 2001; 70% des exploitations ont moins de 10 ha de SAU et  84% des exploitations ont moins de 20 ha de SAU .

 

Principales contraintes de l’agriculture familiale en Algérie

Statut juridique des terres agricoles

Des réformes importantes ont été réalisées ces dernières années notamment pour les terres du secteur public (L’achèvement de l’opération de conversion du droit de jouissance en droit de concession) et de l’Accession à la Propriété Foncière Agricole (remise d’actes de propriété). Par contre, rien n’a encore été entamé  s’agissant du secteur privé qui possède généralement un foncier non titré, c’est ainsi que:

  • Melk personnel non titré représente 252. 331 exploitations  soit 24,65%;
  • Melk en indivision non titré représente 261. 005 exploitations soit 25,49%;

Au total, 50,14% des exploitations sont sans titre  et  elles représentent 41,05% de la SAU totale soit  3. 472. 344 ha.

      L’âge des exploitants agricoles

      Les chefs d’exploitation ayant «plus de 60 ans» représentent 37% (377.388) du total des chefs d’exploitation. Par classe de SAU, ils se répartissent comme suit :

      • Moins de 10 ha : 265. 244 chefs d’exploitation, soit 70% d’entre eux.
      • -10 à moins de 50 ha : 90. 393 chefs d’exploitation, soit 24% d’entre eux.
      • -50 à moins de 200 ha : 6 967 chefs d’exploitation, soit 1,9% d’entre eux.

      Pour l’élément féminin :

      • 51% des chefs d’exploitation ont «plus de 60 ans». Parmi celles-ci, 48% ont «70 ans et plus».
      • 2,1% des chefs d’exploitation femmes ont «moins de 30 ans».

      Pour l’élément masculin :

      • 36,2% des chefs d’exploitation ont «plus de 60 ans». Parmi ceux - ci, 43,5% ont «70 ans et plus».  5,5% des chefs d’exploitation de sexe masculin ont «moins de 30 ans ».

      Le niveau d’instruction

      • 65% des chefs d’exploitation sont sans instruction;
      • 29% d’entre eux ont un niveau d’instruction primaire ou moyen;
      • Ceux qui ont le niveau secondaire constituent 5% du total. Le niveau supérieur ne représente que 1%.
      • 85% des femmes chefs d’exploitation sont sans instruction. Chez les hommes ; ce taux est de 64%.
      • 32,6% des chefs d’exploitation de « moins de 40 ans » sont sans instruction.

      Le niveau de formation agricole

      • 2,7% des chefs d’exploitation (27. 158) ont une formation agricole : 98,5% sont des hommes et 1,5% des femmes;
      • Parmi les 27 158 chefs d’exploitation ayant reçu une formation agricole, 53% ont bénéficié d’un cycle de perfectionnement et 20% sont des techniciens supérieurs ou des ingénieurs.

      L’accès au crédit agricole et sécurité sociale

      • Le crédit RFIG (Crédit de campagne agricole), dont le montant cumulé accordé est de 72 milliards de dinars pour l’acquisition d’intrants, aliments du bétail et autres produits agricoles à entreposer dans le cadre du  Système de Régulation des Produits de Large Consommation (SYRPALAC);
      • Le crédit fédératif, dont le montant global accordé est de 2,3 MDA pour la production de lait, de céréales, de semences de pomme de terre, d’olives de table et d’huile d’olive ; la production et la distribution de petits outillages agricoles, irrigation, serres...;
      • Le crédit leasing, dont le montant global du financement du programme machinisme agricole depuis 2008 est de 3,5 MDA , dont 1,5 MDA représentent le  financement leasing-BADR (Banque Algérienne de Développement Rural).

      L’émergence  d’un nouveau dispositif (2016), pour faire bénéficier les exploitants agricoles et leurs ayants droit, de la sécurité sociale.

       

      Politiques Agricoles et Agriculture familiale

      Les politiques envisagées, à l’heure actuelle, par les pouvoirs publics en Algérie, pour promouvoir l’agriculture et notamment le volet agriculture familiales se traduisent par :

      1. L'octroi d’un statut juridique, économique et social à l’agriculture familiale en tant que pilier de la sécurité alimentaire, de lutte contre la faim et la pauvreté et comme pourvoyeur d’emploi en milieu rural notamment pour les jeunes et les femmes;
      2. L’intégration de l’agriculture familiale comme point nodal au centre des politiques agricoles, rurales et alimentaires;
      3. La sécurisation des agriculteurs par l’octroi de statuts fonciers réels (notamment aux catégories les plus défavorisées et les plus vénérables-jeunes-femmes…), en favorisant l’investissement à moyen et long terme, dans les petites et moyennes exploitations agricoles ;
      4. L’intégration de  la gestion des risques naturels et agricoles dans l’élaboration des politiques agricoles, rurales et alimentaires, et promouvoir les assurances économiques agricoles (y compris avec des soutiens publics notamment durant la phase de lancement de ces dispositifs);
      5. La mise en place d’un plan d’urgence d’accès des agriculteurs et des éleveurs aux assurances sociales agricoles, condition sine qua non pour l’installation de jeunes agriculteurs formés et qualifiés et donc de modernisation de notre agriculture;
      6. La facilitation de l’installation de jeunes agriculteurs formés dans les terres mises en valeur par les pouvoirs publics, à travers des dispositifs d’incitations pouvant permettre le remplacement rapide des agriculteurs âgés encore actifs au sein des exploitations agricoles;
      7. La mise en œuvre d’un vaste programme de renforcement de capacités des exploitants agricoles et des éleveurs en connaissances techniques et scientifiques (formation continue et vulgarisation) en relation avec les établissements de formation, des instituts techniques et de recherche agronomiques;
      8. La promotion de crédits et assurances agricoles mutuelles, susceptibles de prendre en charge le caractère très risqué des activités agricoles, à même de permettre un accès au plus grand nombre, et de pérenniser les investissements dans les exploitations agricoles et donc le  développement agricole;
      9. Le  ciblage des soutiens agricoles en direction de l’agriculture familiale et l’’intégration à terme, du soutien aux activités de protection des ressources naturelles et de l’environnement dans les zones de montagnes, steppiques et oasiennes.

       

      Texte aimablement fourni par les autorités du pays.

      Family farming lex

      Ressources

      How does unequal access to groundwater contribute to marginalization of small farmers? The case of public lands in Algeria.

      The use of groundwater in irrigated agriculture is often regarded as an effective way of increasing farm productivity. However, the effects of differential access to groundwater by farmers have rarely been studied at the microeconomic scale, particularly the possibly negative effects of marginalization of small farmers. During the hydraulic crisis...
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