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Plateforme de connaissances sur l'agriculture familiale

  Mauritanie

Le secteur rural est l’un des secteurs les plus importants de l’économie mauritanienne. En effet, plus de soixante deux pour cent (62 %) de la population du pays vit principalement des activités rurales , il contribue pour 17% à la formation du PIB et il est le 2nd pourvoyeur d’emploi dans le pays (emploie environ 21% des actifs). Enfin, le secteur contribue de manière significative dans la couverture des besoins de consommation du pays en céréales (30% des besoins céréaliers), viande rouge (100%) et lait (30%). La Surface Agricole Utile (SAU) représente moins de 0,5% du territoire national (estimée à 502 000 ha). De plus 44% de la SAU, soit 220 000 ha sont constitués de terres exploitables en système de production pluvial (Diéri, Bas-fonds et Walo) qui dépendent fortement de la pluviométrie, de l’écoulement hydrique et donc de la qualité des infrastructures hydrauliques.

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La production s’inscrit nécessairement dans l’environnement écologique mauritanien généralement    défini selon quatre zones agro-écologiques auxquelles correspondent quatre principaux systèmes de production :

  • La zone aride: Cette zone, la plus vaste du territoire (80% de la superficie totale) est caractérisée par des températures très élevées, la sécheresse de l’air et par une très faible pluviométrie. Le système de production de référence, de type oasien avec palmier et cultures irriguées associées (céréales, luzernes, fruits et légumes), couvre environ 12 000 ha, soit 2,4 % de la SAU.
  • La zone sahélienne du Sud-est de la Mauritanie est celle où alterne une saison hivernale sèche et une saison estivale pluvieuse. Le système de production est de type agropastoral : À l’Est du pays, l’élevage transhumant et extensif prédomine par rapport aux cultures (sorgho, mil, maïs) extensives pluviales, de type « diéri » en zone sablonneuse. Les superficies varient considérablement en fonction de la pluviométrie : de 57 000 à 184 000 ha soit de 11% à 37% de la SAU. Les rendements sont faibles, de l’ordre de 0,3 tonne /ha. Au Sud, dominent les cultures (sorgho, maïs, légumes) derrière barrages et de bas fonds. Les superficies varient entre 14 000 ha et 60 000 ha, soit de 3% à 12% de la SAU totale. Les rendements moyens sont faibles, de l’ordre de 0,8 tonnes / ha.Ces 2 systèmes sont caractéristiques de l’agriculture familiale (main d’œuvre  familiale, cultures de subsistance).La superficie moyenne des exploitations agricoles est de 1,5ha.
  • La zone de la vallée du fleuve Sénégal est celle où domine l’agriculture irriguée, mais où sont également développés les cultures pluviales et l’élevage. Au niveau de l’irrigué il existe deux systèmes de culture : L’agriculture irriguée en maîtrise totale de l’eau, est essentiellement concentrée dans la vallée du fleuve Sénégal où le potentiel est estimé à 135 000 ha. Trois campagnes sont pratiquées par an :riz en hivernage (juillet-octobre); fruits et légumes, maïs,  sorgho en contre-saison froide (novembre-février); riz en contre-saison chaude (mars-juin). Le riz, principale culture en irrigué, a un rendement moyen de 4 tonnes par ha pour un potentiel de 6 à 8 tonnes par ha. 8 900 ha de périmètres irrigués ont été nouvellement aménagés entre 2009 et 2014, portant le total des superficies irriguées mises en valeur à environ 30 000 ha soit 6% de la SAU. Le riz, principale culture en irrigué, a un rendement moyen de 4 tonnes par ha pour un potentiel de 6 à 8 tonnes par ha. Les systèmes de décrue naturelle ou contrôlés du Walo. Les superficies mises en valeur varient d’un minimum de 7 000 ha (2002), soit 1,4% de la SAU, à un maximum de 40 000 ha (1996), soit 8% de la SAU. Les principales spéculations de ces systèmes sont le sorgho et le maïs. Les rendements moyens y sont peu élevés, de l’ordre de 0,6 tonne / ha en décrue naturelle et de 0,9 tonne / ha en décrue contrôlée. Ce système de culture dépend pour 50% environ de la gestion du barrage de Manantali. L’agriculture familiale représente moins de 50%  des superficies cultivées dans cette typologie et la superficie moyenne  des exploitations agricoles est  de 0,5ha. A titre d’illustration, durant  l’hivernage 2011, une superficie de 20356ha été emblavée en riziculture au niveau de 708 exploitations agricoles dont 225 exploitations de type familiale, ce qui représente 43% des superficies et 31,8% du nombre total d’exploitations agricoles.
  • La zone maritime, qui correspond à une bande littorale de 50 km de large, et s’étalant de Nouadhibou au delta du fleuve. Un système de production littoral permet l’exploitation des potentialités spécifiques de cette zone, plus humide, aux températures moins élevées et donc propices aux cultures, notamment maraîchères et arboricoles. Une estimation indicative de la SAU en zone maritime est de l’ordre de 12. 000 ha. L’élevage de type urbain est développé à proximité des agglomérations.

De façon générale l’agriculture mauritanienne plus particulièrement l’agriculture pluviale subit les effets des changements climatiques.

Les ressources en eau et du sol sont menacées par la surexploitation et la dégradation. En effet la rareté des précipitations, la variabilité du climat et les événements climatiques extrêmes sont de plus en plus ressentis par les populations rurales.

La production agricole est affectée essentiellement par le faible niveau :
-    De la maitrise et l’utilisation des eaux de surface
-    Du développement des filières et d’organisation des acteurs
-    D’intensification et de mécanisation
-    De politiques incitatives
-    De financement du secteur

Pour pallier à ces contraintes, le gouvernement a entrepris depuis 2009 la mise en œuvre d’un ensemble d’actions visant la relance du secteur dont notamment :

-    L’augmentation des superficies cultivables en irrigué par l’aménagement et la réhabilitation des périmètres irrigués.
-    Le désenclavement des zones de production
-    La promotion de la diversification agricole (introduction de la culture du blé, développement de la culture de la  pomme de terre et oignon)
-    La sécurisation des cultures contre la divagation des animaux et les principaux déprédateurs (oiseaux, criquets, sésamie)
-    L’amélioration et l’organisation de l’accès aux intrants agricoles
-    La création d’une structure dédiée au crédit rural au sein de la Caisse de Dépôt et de Développement
-    L’élaboration d’un nouveau code d’investissement attrayant pour les investisseurs nationaux et internationaux

Le chapitre IV de la loi d’orientation agropastorale précise que la politique agricole vise à organiser, promouvoir, encadrer et développer l’entreprise agricole et l’exploitation familiale agricole. A cet effet, l’Etat :
- crée les conditions de promotion et de protection des exploitations familiales agricoles
- encourage la création et la diversification des entreprises agricoles,
- contribue à la promotion de l’entreprise agricole,
- accorde des facilités aux entreprises agricoles,
- contribue au renforcement des capacités du personnel en service dans les entreprises agricoles.
- met en place les conditions qui permettent d’assurer la protection sociale des personnels employés dans les entreprises et les exploitations familiales agricoles.

Il faut citer aussi la réinsertion de 185 jeunes diplômés chômeurs installés sur 1850 ha en bordure du fleuve Sénégal.

Les organisations socioprofessionnelles (fédérations, coopératives, ONG, mutuelles de crédit ….) sont associés par le gouvernement à l’élaboration des politiques du secteur agricole. La programmation de toutes les actions de développement émane des populations cibles.

En Mauritanie, le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP III) définit les grandes orientations et s’appuie sur des stratégies  sectorielles interdépendantes, décentralisées et intégrant l’ensemble des acteurs de l’économie nationale. Il constitue le document de référence de la politique de développement économique et social du pays. D’autres documents découlent de ce cadre stratégique. Il s’agit de :      
-    Stratégie de Développement du Secteur Rural (SDSR, horizon 2025).
-    Stratégie sur la Sécurité alimentaire 2030
-    Revue institutionnelle du secteur agropastoral
-    Loi d’orientation agropastorale

Les principaux éléments contextuels présentés ci-dessous de manière synthétique sont issus du document de Stratégie de Développement du Secteur Rural (SDSR, horizon 2025).

 

 

Texte aimablement fourni par les autorités du pays.

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