5 façons de réduire notre dépendance au plastique


Nos choix quotidiens comptent : Inversez la tendance sur le plastique

On estime qu'il y a actuellement 5 billions de morceaux de plastique dans nos océans. ©Kochneva Tetyana/shutterstock.com

Le plastique est tellement présent dans nos vies que nous ne le remarquons même plus. C'est pratique. C'est bon marché. C’est omniprésent. Malheureusement, plus de 70% du plastique que nous utilisons n’est pas recyclé. Une grande partie de ces déchets plastiques sont emportés dans nos océans depuis les plages ou dans les rivières par les rues. On estime que 5 billions de morceaux de plastique flottent actuellement dans nos océans.

La plupart des plastiques sont assez faciles à voir. Mais il y a un autre type de plastique qui s'infiltre dans nos écosystèmes et qui peut facilement passer inaperçu : il s'agit des microplastiques, ces petites particules et fibres de plastique qui mesurent généralement moins de 5 millimètres.

À l'origine, les microplastiques résultaient de la décomposition physique de plastiques plus gros, comme les sacs en plastique, les emballages alimentaires ou les cordes. Cependant, plus récemment, la fabrication de microplastiques, tels que les granulés, les poudres et les abrasifs domestiques ou industriels a augmenté. Ce phénomène a accru la présence du plastique dans l'environnement et dans nos mers.

Des microplastiques ont déjà été retrouvés dans divers types d'aliments pour l'homme (par exemple la bière, le miel et le sel de table). Cependant, la plupart des études scientifiques ont examiné la présence de microplastiques dans les fruits de mer. Bien que les filets de poisson et les gros poissons soient deux des principaux produits de la pêche consommés, ils ne constituent pas une source importante de microplastiques, car l'intestin, où se trouvent la plupart des microplastiques, n'est généralement pas consommé. Les petits poissons, les crustacés et les mollusques, en revanche, sont souvent consommés entiers. Ce sont là des sujets de préoccupation potentiels lorsqu'on parle de notre exposition alimentaire aux microplastiques et aux substances chimiques associées. Jusqu'à présent, les effets des microplastiques sur la santé humaine semblent négligeables. Cependant, des recherches supplémentaires sont nécessaires.

Indépendamment des résultats, nous savons déjà que notre utilisation de plastique augmente et qu'elle nuit à notre vie marine. Les dauphins et les baleines sont pris au piège dans des filets de plastique jetés à la mer ; les tortues mangent des sacs de plastique et meurent d’occlusion de leur système digestif. Les animaux marins périssent dans nos ordures. Mais nous pouvons encore inverser la tendance.

Les microplastiques sont de petites particules ou fibres de plastique mesurant généralement moins de 5 millimètres. À l'origine, les microplastiques étaient le résultat de la décomposition de plastiques plus gros, comme les sacs en plastique ou les emballages alimentaires. Plus récemment, la fabrication de microplastiques, tels que les granulés, les poudres et les abrasifs domestiques ou industriels, a augmenté. A gauche : ©Alexei Zatevakhin/shutterstock.com ; A droite : ©Tatevosian Yana/shutterstock.com

Voici 5 façons de réduire notre dépendance aux macro- et aux microplastiques :

1. Évitez les plastiques à usage unique

90% du plastique que nous utilisons dans notre vie quotidienne est du plastique jetable ou à usage unique : sacs de courses, emballage plastique, sacs de congélation, couvercles de tasse à café. Les plastiques à usage unique sont particulièrement dommageables étant donné que la dégradation d’un seul sac en plastique peut durer 1000 ans. Ces plastiques peuvent également se dégrader en microplastiques, de plus petits morceaux qui sont souvent confondus avec de la nourriture par les mammifères, les oiseaux ou les poissons. Constater la prévalence du plastique dans nos vies est la première étape pour remplacer les plastiques à usage unique par des options réutilisables : sacs en tissu, contenants en verre, couverts en argent, tasses en céramique.

2. Reconnaître les microplastiques déguisés

De nombreux cosmétiques et produits de beauté contiennent des "exfoliants" qui sont en fait de petites perles de plastique. Ces microplastiques peuvent sembler inoffensifs, mais c'est précisément à cause de leur taille qu'ils peuvent passer à travers les filets des usines de traitement de l'eau et finir dans l'océan où les poissons les confondent souvent avec des aliments. Essayez plutôt des exfoliants naturels, tels que la farine d'avoine ou le sel.

3. Choisissez une bouteille d'eau réutilisable

Les bouteilles d'eau jetables et les bouteilles de soda sont parmi les principaux responsables des déchets plastiques. Plus de 480 milliards de bouteilles en plastique ont été vendues dans le monde en 2016. Si elles étaient placées bout à bout, elles s'étendraient jusqu'à mi-chemin vers le soleil ! Buvez plutôt dans des bouteilles réutilisables. Dans les endroits où l'eau est potable, vous pouvez facilement remplir votre bouteille.

4. Dites non aux couverts en plastique, aux pailles, aux contenants à emporter

Parfois, on nous donne du plastique alors qu’on n’a rien demandé. Refusez la paille que l’on vous offre. Demandez aux restaurants d'emballer vos aliments dans le moins de contenants possibles pour emporter. Dites-leur que vous n'avez pas besoin de couverts en plastique et utilisez plutôt vos propres couverts réutilisables.

5. Recycler

Cela peut sembler évident, mais la majorité du plastique que nous utilisons n'est pas recyclé. Lorsque cette solution est possible, assurez-vous que le plastique que vous utilisez est bien recyclé. Mais n’oubliez pas qu’il est plus facile de réduire ses déchets plutôt que de devoir les traiter.

La consommation de poisson a presque doublé depuis les années 1960. Notre demande en produits de la mer augmente alors même que ces ressources sont de plus en plus menacées. ©Pixinoo/shutterstock.com

La promotion de pratiques durables dans les domaines des océans, des rivières, de la pêche et de l'aquaculture est une priorité pour la FAO. On estime que 10 à 12% des gens sur terre dépendent de la pêche et de l'aquaculture pour leur subsistance. La consommation de poisson par habitant est passée de 10 kilogrammes dans les années 1960 à plus de 20 kilogrammes en 2016, ce qui signifie que la demande de fruits de mer augmente alors même que ces ressources sont de plus en plus menacées. La commodité du plastique vaut-elle vraiment la peine pour que nous sacrifions l'avenir de nos océans et de notre vie marine ? Protégeons nos lacs, nos rivières et nos océans de la pollution et de ses effets sur la vie aquatique.

Il existe de très nombreux facteurs, tels que la réduction des déchets plastiques, qui permettront demain un avenir alimentaire plus sûr. Nous avons tous besoin d'aliments sûrs, sains et nutritifs. Or, le poisson est un élément important d’un régime alimentaire sain et de la sécurité alimentaire dans le monde entier. La bonne nouvelle, c'est que nos actions font la différence. Nous pouvons tous contribuer à créer un monde #FaimZéro d'ici à 2030.


Liens utiles

 

12. Responsible consumption and production, 14. Life below water