FISHERY COUNTRY PROFILE

Food and Agriculture Organization of the United Nations

FID/CP/BGD
Rev. 3

FAO
Août 1999

PROFIL DE LA PÊCHE PAR PAYS

Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture 9C0758

RESUMEN INFORMATIVO SOBRE
LA PESCA POR PAISES

Organización de las Naciones Unidas para la Agricultura y la Alimentación

LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE DU BANGLADESH

DONNÉES ÉCONOMIQUES GÉNÉRALES

Superficie:

143 988 km2

Plateau continental:
(jusqu’à l’isobathe 200m)

66 400 km2 environ

Longueur des côtes:

480 km environ
(îles non comprises)

Population (1995):

118 000 000

PIB (1996/7):

$EU 14 000 millions

PCE par habitant (1995):

nd

PIB agricole (1996/7):

$EU 4 508 millions

 

$EU 1 = 48,5 Tk (1999)


DONNÉES SUR LES PÊCHES

Bilan des produits (1995, estimations préliminaires):

 

Production

Importations

Exportations

Variations des stocks

Disponibilités totales

Disponibilités par habitant

 

milliers de tonnes (poids vif)

kg/an

Poisson destiné à la consommation humaine

1170

0,3

38

0

1128

9,5

Autres fins

5

-

-

 

-

-

Effectifs employés (1995, estimation):

Secteur primaire:

Pêcheurs professionnels à temps plein:

570 999

Pêcheurs à temps partiel:

1 196 000

Secteur secondaire:

nd

Valeur brute des produits de la pêche
(au débarquement, val. Estimée) 1997:

$EU 1 000 millions (pour 3,12% du PIB)

Commerce (1994/5):

 

Valeur des importations (estimation):

$EU 590 millones (moyenne 1994-95)

Valeur des exportations:

$EU 325,11 millions de (9,38% des exportations totales)


STRUCTURE ET CARACTÉRISTIQUES DE L’INDUSTRIE DE L’ACTIVITE

Pêches maritimes

Les pêches maritimes ont contribué dans une large mesure à compenser le déclin des captures des pêches continentales. En effet, la part des pêches maritimes dans le tonnage total des débarquements nationaux a augmenté de 10,6 pour cent en 1970 à 28,2 pour cent en 1993. On estimé à près de 95% le pourcentage de la production de poisson de mer provenant de la pêche artisanale pratiquée sur le vaste plateau continental du Bangladesh. Les chalutiers industriels produisent la fraction restante de 5 pour cent; les chalutages industriels ont commencé initialement par la mise en service de 7 chalutiers en 1971. A l’heure actuelle, quelque 53 chalutiers opèrent dans le golfe du Bengale, à partir du Bangladesh : 40 d’entre eux pêchent la crevette, les autres exploitent les stocks de poisson. Le Gouvernement, par l’intermédiaire de la coopérative de développement des pêches du Bangladesh, exploite une petite flottille de chalutiers, de chalutiers-crevettiers, tandis que le reste de la flotte de pêche appartient au secteur privé. Chaque chalutier débarque environ 86 tonnes de crevettes, et 154 tonnes de poisson par heure de chalutage.

Les pêches côtières artisanales se répartissent en activités commerciales et de subsistance. Avec les pêches intérieures artisanales, elles emploient environ 50 000 pêcheurs à temps plein et 250 000 pêcheurs à temps partiel. D’après la dernière enquête réalisée en 1988, 6000 seulement des 17 000 bateaux de pêche artisanale étaient mécanisés. Les communautés côtières vivent en majorité de la pêche et, contrairement aux populations qui pratiquent la pêche continentale, en sont à toutes fins pratiques entièrement tributaires. Au Bangladesh les pêches (et en particulier la pêche maritime et la pêche en eau saumâtre) sont confrontées à un dilemme :elles fournissent en effet à la population un apport protéique à un prix raisonnable, et constituent une source d’emplois, de revenus et de devises étrangères. En revanche, les pêches maritimes côtières et les pêches en estuaire tout particulièrement, sont actuellement en difficulté sous l’effet de la surpêche, de la détérioration de l’environnement et des habitats et enfin, des utilisations multiples des systèmes d’eau.

Le Gouvernement du Bangladesh s’est engagé à protéger et à conserver les ressources aquatiques du pays et les milieux ambiants correspondants, tout en recherchant des modalités durables d’exploitation desdites ressources au profit de la population. A cet effet, le Gouvernement a élaboré un plan-cadre de développement pour la période 1995-2010 visant à orienter, entre autres, le secteur des pêches et son développement; une politique nationale des pêches concernant le développement et l’aménagement de ce secteur a été définie en 1998 et approuvée par le Gouvernement. La gestion durable des ressources aquatiques et les mécanismes nécessaires pour y parvenir sont un aspect majeur du plan en question.

Pêches en eaux libres

Les modifications survenues dans l’utilisation des sols et l’introduction généralisée à l’échelle du pays de systèmes de protection contre les inondations ont eu un impact important sur l’étendue des plaines inondables naturelles disponibles pour l’alimentation et la reproduction des poissons. L’effort de pêche exercé par une population de plus en plus nombreuse s’est brutalement intensifié, affectant gravement l’abondance de certaines espèces (en particulier les carpes migratrices de valeur) et risquant même de mettre en péril la disponibilité d’espèces plus résistantes présentes dans les plaines d’inondation. L’envasement qui résulte fréquemment des modifications survenues en amont dans les bassins versants a réduit les débits hydriques et coupé des voies d’accès d’un habitat à l’autre vitales pour les poissons. L’utilisation accrue des pesticides et des engrais en agriculture, et l’intensification de la pollution industrielle contribuent par ailleurs à la détérioration de l’environnement des poissons.

La pression croissante de la pêche s’est traduite par une intensification de la concurrence pour l’accès aux ressources halieutiques. Les arrangements d’accès à ces ressources, par exemple les accords de location, ont rapidement présenté un intérêt de plus en plus important, assurant d’une part, de substantiels revenus au Gouvernement, mais favorisant par ailleurs un épuisement plus complet de la ressource par les adjudicataires des cantonnements de pêche. L’accès aux ressources halieutique est marqué fréquemment par des épisodes d’affrontements et de violence qui illustrent conjointement l’importance de la ressource et la pression dont elle fait l’objet. La diminution des disponibilités de poisson pour les pêcheurs de subsistance pratiquant cette activité à temps partiel, et opérant traditionnellement dans les plaines d’inondation pour se procurer l’apport protéique nécessaire à leur famille, constitue un autre problème auquel le secteur se trouve confronté.

Le Gouvernement du Bangladesh s’applique à résoudre ces problèmes en adoptant une stratégie comportant les éléments suivants: (i) préservation des ressources aquatiques; (ii) modification des priorités d’aménagement de façon à privilégier la production biologique et la durabilité par rapport à la génération de revenus; (iii) augmentation de la production en faisant participer les utilisateurs des ressources aux activités d’aménagement et de mise en valeur; (iv) restauration des habitats dégradés. Les répercussions négatives des ouvrages de défense contre les inondations et des infrastructures routières sur les pêches des plaines d’inondation sont atténuées grâce à un programme d’empoissonnement des plaines d’inondation et de construction de passes à poissons. L’adoption de programmes de délivrance de permis en fonction des engins utilisés pour certaines pêche a également été expérimentée avec un certain succès et a été considérée comme un élément contribuant à une répartition plus équitable des profits tirés de la pêche entre les utilisateurs de la ressource halieutique.

Aquaculture en eaux closes

L’aquaculture offre des possibilités d’accroissement de la production des pêches et d’amélioration des disponibilités de poisson. On estime actuellement à plus de 147 000 ha la superficie des étangs au Bangladesh, dont 60% seulement sont cultivés et 40% sont sous-utilisés. Aussi existe-t-il des possibilités considérables d’accroissement de la production par une utilisation et un aménagement plus judicieux de ces ressources, en dépit des problèmes auxquels le sous-secteur en question reste confronté. De nombreuses personnes, en particulier les plus démunies, n’ont pas accès aux techniques ou aux compétences les plus appropriées, en raison du développement insuffisant des activités de vulgarisation. L’absence d’accès aux capitaux permettant d’améliorer les étangs, ainsi que la division ou le caractère incertain des droits de propriété sur les étangs, constituent également des obstacles.

Les principaux éléments de la stratégie du Gouvernement concernant le sous-secteur consiste à accroître l’échelle et le champ d’application des activités de formation à l’intention des éleveurs, afin de développer leurs connaissances et leurs compétences techniques, à octroyer des prêts, à encourager l’utilisation collective des étangs et à mettre en valeur des étangs publics à l’abandon.

Aquaculture côtière

Le développement rapide des élevages de crevettes dans les vastes zones côtières du Bangladesh et dans les zones d’eaux saumâtres a contribué de façon très substantielle à la croissance des revenus d’exportation du pays, de telle sorte que l’élevage de crevettes est à présent un important élément de l’économie locale comme de l’économie nationale. Toutefois, l’expansion de cette activité a posé de graves problèmes en matière d’utilisation des terres et des eaux dans les régions côtières. Les besoins conflictuels des riziculteurs et des personnes exploitant des élevages de crevettes ont été à l’origine de conflits fréquents, lesquels ont souvent été préjudiciables aux groupes sociaux les plus démunis dans les zones d’élevage des crevettes. Le développement des élevages de crevettes a parfois conduit à une dégradation des terres agricoles, avec des effets préjudiciables sur les possibilités de subsistance des populations locales. La résolution de ces conflits est essentielle si la croissance de cette activité doit se poursuivre. L’élevage de crevettes est exposé par ailleurs aux risques d’épidémies.

La nécessité de récolter des alevins de crevettes sauvages menace par ailleurs la durabilité de ce type d’élevage. L’élevage de crevettes est à présent un moyen de subsistance pour de nombreux ménages, qui utilisent des méthodes bon marché et destructives, fournissant des reproducteurs indispensables, mais risquant par la suite d’affecter gravement les stocks sauvages, de crevettes comme de différentes espèces aquatiques. En revanche, le développement d’écloseries de crevettes en eau saumâtre pourrait compléter l’approvisionnement en reproducteurs comme c’est le cas dans de nombreux pays. Toutefois, le développement des écloseries au Bangladesh n’a pas été aussi rapide que souhaité; faute d’apporter ainsi une réponse appropriée aux besoins du sous-secteur, la durabilité à long terme de la production de crevettes et du développement de l’élevage de crevettes est gravement menacée. La récolte des alevins de crevettes fait intervenir un grand nombre de personnes pauvres et vulnérables; les besoins de ces groupes doivent également être pris en compte dans la recherche de solutions adaptées au problème.

La stratégie du Gouvernement du Bengale concernant l’élevage de crevettes comporte la promotion des formes améliorées d’élevage traditionnel plutôt que de l’élevage intensif; la constitution de groupes; la mise en place de services de vulgarisation pour faire face aux épidémies de maladies de la crevette; la préservation des reproducteurs sauvages et des larves; les mesures d’incitation en faveur de la création d’écloseries pour la production d’alevins; les services de vulgarisation des compétences techniques nécessaires aux éleveurs de crevettes et la création d’infrastructures pour le secteur privé.

Utilisation des captures

Les méthodes traditionnelles de transformation sont très couramment utilisées à l’intérieur des terres comme dans les régions côtières, bien que de nouveaux procédés de conservation et de transformation du poisson aient été introduits, à la faveur de la création d’installations de congélation. Près de la moitié des captures sont réalisées dans les eaux intérieures, par des pêcheurs de subsistance et une proportion importante de ces captures est destinée à la consommation des ménages et des familles de pêcheurs, comme de la population locale. Les opérations de transformation à l’échelle industrielle se développent actuellement, à la faveur de la tendance à accroître les exportations de crevettes et de poissons.

Différents débouchés commerciaux correspondent aux différents types de pêche. Le tableau ci-dessous indique les principaux sites de débarquement des pêches intérieures et maritimes et de l’aquaculture. Les sites en question sont classés par ordre d’importance pour les pêches considérées.

Pêches en eaux intérieures

Pêches maritimes

Aquaculture

Barisal

Cox’s Bazaar

Chittagong

Dhaka

Chittagong

Comilla

Sylhet

Patuakhali

Noakhali

Noakhali

Chandpur

Barisal

Comila

 

Khulna

Chittagong

 

Mymensingh

Mymensingh

 

 

 

Chittagong est le principal site de débarquement des pêches maritimes et intérieures, comme des produits de l’aquaculture. Barisol, Noakhali, Comilla et Mymensingh sont d’importants lieux de débarquement des pêches intérieures et des produits de l’aquaculture. Toutefois, on ne dispose d’aucun chiffre récent concernant le volume ou la valeur des débarquements.

Situation de l’industrie

Traditionnellement, l’offre de poisson au Bangladesh provenait pour l’essentiel des pêches intérieures en eaux libres. En raison de la surpêche, de l’usage intempestif des insecticides et des pesticides, de la construction de barrages de lutte contre les inondations, de l’envasement des cours d’eau et des différents plans d’eau ouverts, de la pollution par les effluents industriels, de l’absence de mesures efficaces de préservation et de la capture des géniteurs comme des juvéniles, la production des pêches continentales en eaux librex a brutalement diminué. Alors que leur contribution à la production totale représentait autrefois environ 80 pour cent, elle est descendue à environ 60 pour cent en 1984-85 et 50 pour cent en 1993-94.

Ce déclin des pêches continentales a été compensé dans une large mesure par l’augmentation de la production des pêches maritimes et en particulier des pêches côtières. Toutefois, ces activités sont menacées par la surexploitation, par les contraintes de protection de l’environnement et par les conflits d’utilisation avec différentes activités économiques fondées sur les zones et les ressources côtières. L’augmentation de la production aquacole est vraisemblablement susceptible d’assurer l’accroissement de l’offre de poisson, pour répondre à la croissance future de la demande, et la contribution effective des pêches aux revenus d’exportation du pays. Toutefois, le développement de l’aquaculture côtière est compromis en raison de conflits d’intérêt avec d’autres utilisations de la ressource et par les épidémies affectant les stocks de crevettes ; quant au développement de l’aquaculture en eaux closes, l’accès des exploitants à des techniques et des compétences appropriées ainsi qu’aux ressources financières requises doit être renforcé.

Rôle économique de l’industrie de la pêche

Le secteur de la pêche est important pour l’économie du Bangladesh. Il représente environ 4 pour cent du PIB et plus de 11 pour cent des revenus d’exportation annuels. Le secteur fournit des revenus à quelque 1,5 à 2 millions de pêcheurs à plein temps et à environ 12 millions de pêcheurs à temps partiel. De plus, les producteurs de poisson font partie de la population très pauvre et moyennement pauvre, tant masculine que féminine. Environ 70% de la population nationale vit à la campagne, tandis que 50 pour cent des ruraux vivent dans la pauvreté, et plus de un sur cinq dans une situation de dénuement extrême. Par ailleurs, le poisson fournit 60 pour cent des apports de protéines au niveau national.

A l’intérieur du secteur, les pêches de capture continentales contribuent pour 51 pour cent, l’aquaculture pour 21 pour cent, les pêches industrielles maritimes pour 1 pour cent et les pêches artisanales maritimes pour 27 pour cent de la production totale. D’après les statistiques du Gouvernement du Bengale, les taux de croissance du secteur se situent aux alentours de 6,5 pour cent par an. Les produits de la pêche font l’objet d’une forte demande, dont la croissance est appelée à se poursuivre.


PERSPECTIVES DE DÉVELOPPEMENT

Bien que les chalutages maritimes industriels puissent offrir de nouvelles possibilités de revenus en devises étrangères, la capacité d’absorption des ressources aquatiques du golfe du Bengale est encore indéterminée et l’application du principe de précaution s’avère par conséquent nécessaire. Les pêches côtières artisanales ne présentent guère de signes de croissance potentielle. En revanche, ces pêches sont exposées aux contraintes créées par la surpêche, par la détérioration de l’environnement et par la multiplicité des utilisations des zones côtières et des ressources correspondantes.

La production des pêches continentales, traditionnellement le sous-secteur le plus productif au Bangladesh, a enregistré une diminution spectaculaire au cours des dernières décennies, et le rétablissement de leur niveau d’activité n’est guère susceptible de se réaliser à court terme, car les mesures adoptées ou proposées sont des dispositions à long terme de préservation et de restauration destinées à réactiver la production naturelle de poisson dans les eaux libres. A court terme, l’empoissonnement de ces eaux peut apporter une certaine amélioration.

Le développement de l’aquaculture, dans les eaux côtières comme dans les eaux continentales, offre des possibilités de croissance, sous réserve que soient réunies les conditions susmentionnées.

Le Gouvernement du Bengale est conscient des blocages institutionnels et du rôle excessif du secteur public dans les activités des pêches; il a donc exprimé son intention de restructurer les institutions de ce secteur, en incitant le secteur privé et les organisations non gouvernementales à jouer un rôle accru. Il admet en outre la nécessité d’une meilleure coordination interne et externe des organismes publics qui s’intéressent au développement et à l’aménagement des pêches, pour réduire les doubles emplois et surmonter les obstacles créés par la multiplication des compétences juridictionnelles. Un document de politique générale des pêches nationales concernant nombre de ces problèmes a été récemment publié et définit un cadre de résolution de ces questions; toutefois, la mise en oeuvre de cette politique exigera des changements institutionnels. La capacité tant des administrations publiques que des organisations non gouvernementales à prendre en charge les besoins du secteur en termes de compétences, de ressources et de coordination entre les institutions, doit être renforcée. L’importance de la participation des utilisateurs des ressources aux activités d’aménagement a également été soulignée.


RECHERCHE

Les activités de recherche ont été renforcée par la création d’un Institut national de recherches sur les pêches (FRI). Cet institut mène différentes activités de recherche et d’étude sur les pêches. Son siège est installé à Mymensingh avec des stations locales à Chandpur pour les pêches fluviales, à Mymensingh pour l’aquaculture et à Chillagong pour les pêches maritimes et les techniques de pêche. Les stations locales de Khulna (pour l’aquaculture et les pêches en eau saumâtre) et de Cox’s Bazaar, ne sont pas encore créées.

Des formations à l’intention du personnel du département des pêches et du secteur privé en matière de pisciculture, d’élevage, d’aménagement des pêches et de vulgarisation, sont offertes à Chandpur et à Faridpur; des formations concernant les écloseries sont dispensées à Raipur et concernant l’écloserie des pêcheries de Baor, à Kotchandpur et Mymensingh.

La faculté des pêches de l’Université d’Agriculture à Mymensingh et l’Institut des Sciences Maritimes à l’Université de Chittagong forment des diplômés des second et troisième cycles. L’Académie Maritime à Chittagong propose des formations en navigation, en génie maritime, techniques de congélation et de transformation du poisson, pour les cadets et les équipages des chalutiers.

Des laboratoires de recherche sur les pêches maritimes ont été créés à Cox’s Bazaar, afin de mener à bien des recherches d’océanographie et de biologie, ainsi qu’à Chittagong pour les travaux de recherche concernant les opérations de transformation du poisson, de préparation des sous-produits, de fabrication de l’huile de poisson, etc.


AIDE

L’assistance extérieure offerte au secteur a été axée principalement sur le développement des pêches continentales. Le développement de l’aquaculture a bénéficié d’une assistance pour atténuer les problèmes de nutrition au niveau des communautés, et créer des emplois et des revenus, tout en stimulant les revenus en devises. Une attention particulière a été accordée au renforcement des institutions au sein du secteur des pêches. Certaines initiatives de développement se sont employées à accroître la participation des femmes rurales au secteur, tandis que différentes initiatives ont été adoptées au niveau local en matière de formation, de soutien au crédit et d’apport technique. En dehors des études et des travaux d’évaluation des ressources, des activités ont été mises en oeuvre pour offrir une assistance au sous-secteur maritime.

D’après les estimations de la Banque mondiale, plus des deux tiers des dépenses totales dans le secteur des pêches ont été réalisées dans le cadre de projets de développement du secteur. La Banque mondiale prend donc acte du rôle des donateurs en matière de réalisation de la croissance de la production, comme de la nécessité d’une coordination entre donateurs pour les activités liées aux pêches, afin d’accroître la pertinence et l’efficacité de leurs programmes. Parmi les principaux acteurs dans ce domaine figurent la Banque mondiale, la DFID (ancienne ODA) et la DANIDA. La Banque mondiale a financé des projets nationaux connus sous le nom de premier, deuxième et troisième projets relatifs aux pêches, et envisage la réalisation d’un quatrième projet de ce type. Toutes ces initiatives visent à restaurer les stocks épuisés des eaux continentales et à renforcer la productivité des plaines d’inondation, grâce à des programmes d’empoissonnement et de développement de l’aquaculture à grande échelle. La DFID participe également à ces projets et met en train une assistance technique en matière de formation et de développement du secteur. La DANIDA finance des activités destinées à renforcer le développement de l’aquaculture et des pêcheries lacustres à petite échelle. Différents organismes participent parfois à des projets de développement du secteur ou à des projets intégrés de développement et d’aménagement, dans lesquels les pêches ou l’aquaculture ont un rôle. Le tableau suivant donne une liste non exhaustive de donateurs et de projets touchant aux pêches, achevés, en cours et à venir.

Projet

Organisme

Elevage des crevettes
Pêches lacustres (dans des bras morts)
1er, 2ème et 3ème et futur 4ème projets relatifs aux pêches
Gestion des recherches agricoles
Amélioration du secteur aquatique
Remise en état de la rivière Gorai
Remise en état des digues côtières
Projet de développement de l’aquaculture
Projet de vulgarisation concernant l’aquaculture
Activités de formation et de vulgarisation relatives aux pêches
Projet de développement des pêches du nord-ouest
Projet de pisciculture en cage
Développement des pêches lacustres artisanales (dans des bras morts).
Plan d’action contre les inondations (FAP)
Aménagement communautaire des pêches
Autonomisation des communautés côtières
en matière de garantie des moyens d’existence
EGIS
Biodiversité et conservation

Banque mondiale
Banque mondiale
Banque mondiale, DFID

Banque mondiale
Banque mondiale
Banque mondiale
Banque mondiale
BAD, FIDA, LGED
DANIDA

DFID

DFID
DFID
FIDA, DANIDA
DFID, CIDA, NEDA
ICLARM, Fondation Ford,
DFID
PNUD
NEDA
GEF,DOE