| INFORMATIONS SUR L'AMÉNAGEMENT DES PÊCHES DANS LA RÉPUBLIQUE DU CONGO | ||||||||||||||||||||
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Mars 2002
EMPLACEMENT DES PRINCIPAUX SITES DE DÉBARQUEMENT
Les quantités de poisson débarquées (2000) prises en ligne de compte dans ce tableau ne concernent que la production nationale. LA GESTION DES PÊCHES Aperçu du secteur Le Congo, situé dans la zone équatoriale, possède un réseau hydrographique important couvrant une superficie de 250.000 km² constitué : de rivières, lacs, lagunes et deux grands fleuves notamment : le Congo et le Kouilou Niari. Il s'ouvre à l'extérieur par une façade maritime longue de 170 km, avec une Zone Economique Exclusive (ZEE) de plus de 60.000 km². La pratique de l'activité de pêche, tant au niveau maritime que continental est fort active. Dans les eaux intérieures, la pêche est pratiquée partout de façon artisanale. Elle est beaucoup plus accentuée dans le fleuve Congo et ses affluents de la rive droite, ainsi que dans l'Oubangui. Elle constitue la principale source de revenu des populations de la Région de la Cuvette orientale, précisément dans la zone de Mossaka où convergent les eaux de plusieurs cours d'eau notamment la Sangha, la Likouala aux herbes, la Likouala Mossaka et de l'Oubangui. Dans la région du Niari, les hommes, les femmes et les enfants s'adonnent à la pêche aux crevettes d'eau douce (missala) de son nom scientifique ''Macrobrochium''. Ces crevettes sont pêchées à l'aide de filets aux mailles serrées et surtout de nasses de diverses tailles. La production hebdomadaire d'un pêcheur peut atteindre 40 à 50 kilogrammes. Cette crevette est souvent écoulée sur les marchés de Brazzaville. La pêche est également pratiquée dans les lacs de la plaine littorale (lac Nanga, Donga, Cayo, et Conkouati). La pêche maritime se pratique tout le long des côtes de la commune de Pointe-Noire et au niveau de l'estuaire du fleuve Kouilou de manière artisanale ou industrielle. Les pêcheurs artisanaux sont constitués par les autochtones et les étrangers d'origine ouest africaine notamment les béninois, ghanéens et togolais. Ils utilisent des pirogues motorisées ou pas. La pêche industrielle dispose d'une flotille composée de chalutiers de senneurs, des crevettiers et des thoniers. Celle-ci exploite les espèces pélagiques, demersales, benthiques et hauturières. La commune de Pointe-Noire possède un port de pêche moderne doté d'installations importantes de conservation. En dépit des atouts humains et atouts naturels, notamment les ressources halieutiques, la production nationale est loin de satisfaire la demande de la population congolaise en poisson. Le déficit évalué au 2/3 est, tant bien que mal, comblé par des importations qui, par voie de fait, occasionne des sorties massives de devises. La correction de ce hiatus passe, nécessairement par la dynamisation de la sphère nationale de production : en améliorant les captures, les infrastructures telles que les structures de traitement, de stockage de conservation, les moyens d'évacuation rapide des produits de pêche. De même de la promotion de l'aquaculture qui, bénéficie des conditions naturelles d'exploitation très favorables. Il sied de noter que ce secteur n'a nullement été épargné lors des multiples événements socio-politiques de juin 1997 et décembre 1998. Sa situation a même été aggravée, surtout pour la zone septentrionale du pays, par de multiples inondations, privant ainsi certains acteurs du secteur de leurs outils de production. C'est suite à cela, qu'un Programme Intérimaire Post Conflit (PIPC) d'une durée de 3 ans, allant de l'an 2000 à 2002 a été mis en place par le Gouvernement de la République du Congo. Principaux
objectifs et stratégies Les
objectifs du PIPC en ce qui concerne le secteur Pêche et Aquaculture
se présentent comme suit :
En
vue d'atteindre les objectifs précités, le PIPC s'appuie
sur les stratégies ci-après:
Les
grandes orientations de la politique de la pêche et de l'aquaculture
se résument comme suit :
Ces
grandes orientations sont soutenues par des axes stratégiques
ci-après :
Description des principaux systèmes de gestion appliqués aux pêches les plus importantes et à l'aquaculture La Direction Générale de la Pêche et des Ressources Halieutiques à travers ses directions centrales concourent chacunne selon ses attributions à la gestion rationnelle des ressources halieutiques. Elles s'activent à les protéger, les conserver, les promouvoir et enfin garantir la qualité des produits de la pêche. Désormais avec l'adoption de la loi n°2-2000 du 1er février, organisant la Pêche Maritime en République du Congo, l'exercice de la pêche maritime industrielle ou artisanale est assujetti à l'obtention d'un quota de prise octroyé par l'autorité de la pêche maritime. Ce dit quota est alloué au début de chaque année civile par navire et à la demande de l'armateur. Il n'est pas reconductible d'une année à l'autre. La licence de pêche, document administratif constatant l'allocation du quota à un navire, ou permis de pêche pour le cas de la pêche artisanale est délivré à la demande de l'armateur contre le paiement de la taxe correspondante. Elle est nominative et incessible. Son défaut à bord du navire est une infraction. Les titulaires des licences de pêche ont l'obligation de fournir à l'administration de pêche, les données statistiques et les informations de capture. La licence de pêche ne se base plus sur le tonnage de jauge brut du navire de pêche mais sur sa capacité de prélèvement des ressources de la zone de pêche. Ce système de quota s'applique tant pour la pêche maritime industrielle que pour la pêche maritime artisanale. La Direction de l'Hydrobiologie, de l'Aménagement et de la Législation, conformément à ses attributions, prépare les plans d'aménagement des plans d'eau, aussi bien que des ressources qu'elle soumet à la tutelle. Cette dernière les soumet à son tour au comité consultatif qui donne son avis. Cette direction, sur la base des données statistiques et scientifiques arrêtent des quotas globaux annuels de prise et d'importation tout en s'appesantissant sur les dispositions de la demande nationale en poisson et du potentiel exploitable des stocks. Ce plan d'aménagement une fois adopté, est soumis à la Direction Générale de la Pêche pour application, à travers ses services spécialisés. La
Direction de la Pêche Maritime, sur base des quotas globaux, assure
la répartition de ces quotas selon la demande de chaque navire
de pêche ou importateur. Le suivi permanent de l'utilisation de
ces quotas est assuré en même temps par la Direction de
la Pêche Maritime et les Directions Régionales, surtout
au point de débarquement. La
Direction de l'Inspection et de la Valorisation à son actif deux
volets ci-après :
Cette direction veille à ce que les actions et les mesures entreprises par la Direction de l'Hydrobiologie, de l'Aménagement et de la Législation soient bien comprises, assimilées et appliquées non simplement par les opérateurs économiques du secteur de la pêche et de l'aquaculture mais aussi par les directions techniques d'exploitation. En
dehors de sa réglementation, le Congo tient compte non seulement
des bons conseils de la FAO mais aussi des résolutions et recommandations
de divers organismes internationaux, tels que OMC, ICCAT, le COPACE
Ainsi pour le chalut destiné à pêcher du poisson, le pas de la maille autorisé est de 60 mm. Pour les crevettiers le pas autorisé est de 25 mm. Tandis
que les senneurs doivent respecter le pas de 45 mm.
Le secteur de la pêche et l'aquaculture ne dispose pas encore de tout son arsenal juridique, toutefois il sied de noter que le sous secteur pêche maritime est réglementé par une nouvelle loi n°2-2000 du 1er février 2000, portant sur l'organisation de la pêche maritime en République du Congo. Elle
a pour objectif de :
Ce texte constitue la loi cadre. Il pose les principes généraux d'une gestion rationnelle et responsable des ressources bioaquatiques, en général, et la valorisation du poisson, des produits de pêche et d'aquaculture ainsi que leurs dérivés, en particulier. Il comprend 109 articles répartis en 8 chapitres et 14 sections. Il est aussi sous tendu par une diversité de décrets et d'arrêtés d'application. Pour
combler le vide juridique au niveau des eaux intérieures, la
Direction Générale de la Pêche et des Ressources
Halieutiques a élaboré un projet de loi sur la pêche
et l'aquaculture continentales qui est actuellement en discussion avec
les acteurs du secteur pêche pour recueillir leurs amendements.
Ce projet sera ensuite transmis à la cours suprême pour
avis avant d'être adopté à l'assemblée nationale
et promulgué par le Président de la République.
INVESTISSEMENTS / SUBVENTIONS DANS LES PÊCHES Avec
le désengagement de l'Etat du secteur productif, les investissements
plausibles dans le secteur de la pêche sont ceux qui concourent
au développement du secteur, notamment : le renforcement des
capacités opérationnelles de l'administration des pêches
; le financement de microprojets ; promotion de la recherche ; la constitution
de base de données au secteur pêche etc
Le décret n°94-345 du 1er août 1994 détermine les règles de son fonctionnement. Les
recettes de ce fonds émane :
Les recettes de ce fonds en l'an 2000 se sont élevées à la somme de 152.309,8 $EU. De même les prévisions budgétaires de l'année 2001 s'élèvent à 354.480,4 $EU. DE L'OFFRE ET DE LA DEMANDE Tant que l'élevage bovin et caprin ne connaîtra pas de grandes avancées dans son développement au Congo, le poisson demeurera la source de protéine animale bon marché. Ainsi donc, avec l'accroissement de sa population, les besoins seront grandissants. Par contre, l'offre, quoique les potentialités halieutiques existent, dépend de plusieurs facteurs dont la maîtrise ne paraît nullement évident avec les conditions actuelles de développement technico-économique du Congo. Car, comme on peut le constater, la consommation
per capita est en complète décroissance considérable
:
STRUCTURE ORGANISATIONNELLE DES AUTORITES RESPONSABLES DES PÊCHES AU NIVEAU NATIONAL Dès la fin de la guerre du 5 juin 1997, le Ministère chargé de la Pêche et des Ressources Halieutiques a connu une restructuration en 1998. Ainsi, par décret n°98-156 du 12 mai 1998, portant sur l'organisation de la direction générale de la pêche et des ressources, cette dernière s'est vue dotée de six directions centrales. En dehors de la direction des affaires administratives et financières, et les directions d'exploitation notamment : la direction de la pêche maritime, la direction de la pêche continentale et la direction de l'aquaculture, deux nouvelles directions ont vu le jour. Il s'agit : de la direction de l'hydrobiologie, de l'aménagement et de la législation (DHAL) et de la Direction de l'Inspection et de la Valorisation (DIV). La commune de Brazzaville et toutes les dix régions du pays, disposant chacune des plans d'eau où regorgent des ressources halieutiques, se sont vues, elles aussi se doter chacune, d'une direction régionale de la Pêche et des Ressources Halieutiques. Chacune de ces directions régionales ayant un caractère décentralisé, a pour rôle d'exécuter les politiques en matière d'aménagement, de vulgarisation des techniques modernes auprès des acteurs du secteur pêche et aquaculture, d'assurer la surveillance des lieux et des opérations du poissons de pêche et d'aquaculture, ainsi que le contrôle sanitaire des produits de pêche et leurs dérivés. (Voir organigramme en annexe). La direction générale de la pêche et des ressources halieutiques demeure la seule institution, responsable de la gestion des Pêches. Toutefois, elle travaille en partenariat avec les ONG et associations oeuvrant dans le secteur Pêche. Le Congo ne dispose pas encore d'un centre de recherche halieutique, quoique un projet est en cours d'exécution pour la mise en place d'un centre de recherche hydrobiologique à Mossaka. Mais, les moyens financiers faisant défaut, ce projet a du mal à démarrer. Toutefois le Congo se sert d'un laboratoire de biologie marine au Centre ORSTOM de Pointe-noire devenu Institut de Recherche de Développement (IRD). Il sied de notifier qu'en relation avec l'Institut de Recherche Marine de Bergen (Norvège), le Congo participe en même temps, que l'Angola et le Gabon, aux campagnes d'évaluation des ressources halieutiques de sa partie territoriale, grâce au navire océanographique de recherche Dr Nansen Fridtjoff, du programme FAO/PNUD GLO 82/001. Les rapports issus de ces campagnes permettent, de déterminer la biomasse des ressources et aussi de calculer le potentiel exploitable annuel des différents stocks : pélagiques, demersaux. Ministère
de la Pêche et des Ressources halieutiques
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