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INFORMATIONS SUR L'AMENAGEMENT DES PÊCHES DANS LA RÉPUBLIQUE DU CAP-VERT

Janvier 2004



EMPLACEMENT DES PRINCIPAUX CENTRES DE DÉBARBQUEMENT DE PÊCHE

La pêche artisanale

L'activité de la pêche artisanale est répartie au long du littoral des îles de l'archipel dans les 92 ports de débarquements, dont 35 pour cent se concentrent à Santiago, l'île la plus peuplée de l'archipel. Dans la grande majorité de ces ports, les débarquements se font dans des conditions difficiles; il s'agit des zones sans aucune infrastructure d'appui à la pêche et à la commercialisation.

À Praia et à Mindelo des nouveaux quais de pêche ont été construits dans le cadre de la coopération avec le Japon. À ces infrastructures sont associées des facilités de production de glace, des chambres de réfrigération et de congélation et des petits magasins pour le stockage de matériels de pêche.

La pêche industrielle

Cette activité apparaît beaucoup plus concentrée. Les débarquements s'effectuent dans les principaux ports de Santiago, Sal et S.Vicente qui sont à proximité des marchés importants et dotés d'infrastructures de conservation du poisson et de vente de glace.

Dans les îles de Sal, S.Nicolau et Santo Antão, les petits quais commerciaux sont aussi utilisés pour les débarquements de la pêche.

Emplacement des principaux centres de débarquements de la pêche artisanale qui sont objet d'échantillonnage:

 

Centres de débarquements

Longueur (m) (estimation)

Débarquements (tonnes)

moyenne 1998-2001

 

Santo Antão

 

 

1

Porto Novo

1200

120

2

Ponta do Sol

720

195

 

S. Vicente

 

 

3

Mindelo

1500

304

4

S. Pedro

1700

598

5

Baía

400

324

 

S.Nicolau

 

 

6

Tarrafal

600

176

 

Sal

 

 

7

Palmeira

1500

180

 

Boavista

 

 

8

Sal Rei

1000

125

 

Maio

 

 

9

Vila do Maio

1300

163

 

Santiago

 

 

10

Pedra Badejo

1600

142

11

Cais Pesca

 

178

12

Cidade Velha

1000

80

13

Porto Mosquito

550

103

14

Ribeira da Barca

1300

118

15

Mangue-Tarrafal

1900

498

 

Fogo

 

 

16

Fonte Vila

1800

87

 

Brava

 

 

17

Furna

400

158

STRUCTURE ORGANISATIONNELLE DES AUTORITES RESPONSABLES DE GESTION DES PÊCHES AU NIVEAU NATIONAL

Le Ministère de l' environnement, agriculture et pêches (MAAP) - assure la tutelle du secteur depuis 2001. Le Diplôme organique du Ministère a été publié par le Décret loi 8/2002 du 25 février 2002. Le MAAP est responsable pour la conception, la coordination, l'exécution des politiques du Gouvernement dans les secteurs de l'agriculture, de la sylviculture, de l'élevage, de la pêche, de l'alimentation et de la sécurité alimentaire, des ressources naturelles et de l'environnement.

Le Ministre a aussi sous sa tutelle le Fonds de développement des pêches (FDP), l'Institut national de développement des pêches (INDP) et INTERBASE - Entreprise de commercialisation des produits de la pêche.

Au sein du Ministère fonctionne le Conseil du ministère, le Conseil national des pêches, le Conseil national de l'environnement et le Conseil national de l'eau, organes de nature consultative, présidés par le Ministre.

Le Cabinet d'etudes et planification (GEP) - service central du MAAP avec des fonctions d'appui technique au Ministre et au Ministère dans la formulation, le suivi et évaluation des politiques du Ministère dans les différents domaines d'activité. Le GEP est aussi impliqué dans la gestion financière et le suivi des projets dans le cadre du Programme d'investissement public.

La Direction générale des pêches (DGP) - service central du MAAP avec des fonctions de conception, coordination et exécution des actions dans le secteur de la pêche; la DGP doit élaborer les programmes et plans d'aménagement des ressources halieutiques et participer dans l'élaboration des lois et ordonnances qui régulent l'activité de la pêche. La DGP chapote également la Direction de service de promotion et la Direction de service d'affaires juridiques, qualité et surveillance. La DGP est aussi l'Autorité compétente pour l'inspection et la certification sanitaire des produits de la pêche.

La Direction générale de l'environnement (DGA) - service central du MAAP avec des fonctions de conception, coordination et exécution des actions dans le domaine de l'environnement.

Institutions sous tutelle du Ministre

L'Institut national de développement des pêches (INDP) - l'INDP a des compétences dans les domaines de la recherche halieutique, de la promotion du développement des pêches et d'aquaculture, de la vulgarisation des techniques et des méthodes de pêche et de la conservation des ressources. L'INDP doit fournir des informations techniques et scientifiques et proposer des mesures de gestion en vue d'une exploitation soutenable des ressources halieutiques.

Le Fonds de développement des pêches (FDP) - chargé de gérer les aides à l'investissement dans le secteur. À travers le Système intégré d'appui aux investissements (SIAI), le FDP appuie à la mise en place de projets d'intérêt économique et social pour le secteur.

Les autres ministères et les institutions impliqués dans la gestion de la pêche

Le Conseil des ministres - Sous proposition du Ministre du secteur approuve le Plan d'aménagement des ressources halieutiques. Approuve aussi les diplômes relevant de sa compétence, qui régulent l'activité du secteur.

Le Ministère de la défense
- Responsable pour la protection civile, le contrôle et la surveillance de la Zone economique exclusive. La surveillance de la ZEE est executée à travers de la Garde côtière nationale.

Le Conseil national pour la pêche - Organe consultatif composé des répresentants de diverses institutions dont l'activité est liée au secteur de la pêche.

La Direction générale de la marine et ports (DGMP) - Au sein du Ministère des infrastructures et transports, la DGMP a comme attributions principales de contribuer à la définition de la politique nationale maritime et portuaire et d'assurer la bonne application des normes de sécurité en mer et du registre des navires.

Les Capitaineries des ports - Les deux capitaineries de ports de Barlavento (îles au vent) et de Sotavento (îles sous le vent) fiscalisent les opérations de pêche et émettent des licences aux embarcations de pêche artisanale.

ORGANIGRAMME PÊCHE NATIONALE

Ministère de l 'environnement, agriculture et pêches - MAAP


ORGANIGRAMME PREVISIONNEL DE LA GESTION DES PÊCHES AU NIVEAU NATIONAL


GESTION DES PÊCHES

APERÇU DU SECTEUR


Les ressources halieutiques constituent l'une des ressources naturelles rares dont dispose le pays. Malgré un potentiel important, ces ressources sont considérées comme sous exploitées notamment en ce qui concerne les grands pélagiques océaniques. Elles pourront jouer un rôle important dans le développement socio économique du pays.

Le Cap Vert présente un déficit alimentaire structurel; la production nationale ne couvre que 12 pour cent des besoins alimentaires ce qui fait que la majeure partie des produits alimentaires soit importée.

Le secteur de la pêche représente 2 pour cent du PIB. La pêche contribue à la sécurité alimentaire, à la création d'emplois - 2,1 pour cent de la population totale et 5,2 pour cent de la population active; le secteur représente aussi une source de devises importante par les bénéfices obtenus des accords de pêche signés avec les différents partenaires ainsi que par les recettes perçues de l'octroi des licences de pêche.

La pêche pourra aussi contribuer de façon beaucoup plus important à l'équilibre de la balance commerciale à travers des exportations des produits à haute valeur ajouté.

Entre 1997 et 1999 les exportations des produits de la pêche représentaient entre 23 et 32 pour cent en quantité et 16 et 21 pour cent en valeur des exportations totales. Cependant en 2000 et 2001 il y a une chute considérable dans les volumes exportées (3,3 et 8 pour cent) suite à l'embargo des exportations des produits de la pêche par la Communauté européenne, principale marché d'exportation des produits de la pêche du Cap Vert.

Le secteur est confronté avec un ensemble de contraintes tant au niveau de la capture, la commercialisation, la transformation, la conservation qu'au niveau de structure de financement adaptée aux besoins du secteur.

Stratégie globale

La stratégie globale pour le secteur de la pêche est définie dans les instruments suivants:

  • Programme du gouvernement pour la VIéme législature, 2001-2005;
  • Les Grands options du plan;
  • Le Plan national de développement 2002-2005 avec le Programme "Réorganisation et développement des pêches".

Les objectifs pour le secteur sont:

1. contribuer à la croissance des captures en tenant compte la durabilité des ressources;

2. contribuer à la sécurité alimentaire des populations;

3. contribuer à l'augmentation d'emplois;

4. contribuer à l'augmentation des revenus des opérateurs du secteur;

5. contribuer à l'augmentation des exportations;

6. contribuer à l'augmentation du PIB.

Des mesures stratégiques suivantes ont été définies:

  • Exploitation soutenable des ressources par la mise en place d'un Plan de gestion
  • Modernisation des infrastructures productives et introduction des modèles de gestion adéquats
  • Capacitation des opérateurs
  • Révision et adaptation du système des incitations
  • Renforcement des capacités institutionnelles
  • Dynamisation des communautés de pêche par la mise en place des programmes et projets intégrés.
  • Développement des capacités de recherche et renforcement des liens entre recherche et développement.
  • Définition et mise en place d'un système d'information.
Les préoccupations majeures de l'aménagement du secteur sont clairement définies dans la stratégie globale. Cependant les principales contraintes de cet aménagement résident dans la dispersion de l'activité de la pêche, le manque des moyens de contrôle en particulier pour la pêche artisanale, l'absence d'un Plan d'aménagement et des systèmes réguliers de fiscalisation. Toutes ces contraintes conduisent à un système de quasi libre accès aux ressources avec les conséquences préjudiciables pour une exploitation soutenable.

C'est en tenant compte de ces préoccupations que la préparation du "Plan de gestion des pêcheries" se poursuit dans le cadre de la préparation du Plan d'action national pour l'environnement - PANA II 2004-2014. De même, dans l'organique du Ministère il est prévu la mise en place d'un "Conseil national des pêches" organe de nature consultative, présidé par le Ministre et qui intègre différents organismes dont l'activité est liée à la pêche.

Néanmoins, malgré ces contraintes, il existe certaines dispositions légales pour réguler l'activité de la pêche; tous navires nationaux ou étrangers doivent être en possession d'une licence de pêche, en cours de validité, pour avoir l'accès à la ressource dans les eaux maritimes du Cap Vert. Pour les bateaux de pêche artisanale, la licence est octroyée par des capitaineries des ports suite à la présentation de la demande accompagnée du certificat de navigabilité de l'embarcation. Pour les bateaux de pêche industrielle, la Direction générale des pêches délivre des licences de pêche, suite à la présentation d'un certificat de navigabilité valide, du registre de l'embarcation et de la preuve de paiements des taxes respectifs. D'après la nouvelle réglementation sanitaire pour avoir aussi l'accès à la pêche, les embarcations devront aussi être porteuses d'une autorisation sanitaire valide, émise par l'autorité compétente, qui certifie de la bonne condition de manipulation à bord des bateaux de pêche.

Les navires de pêche étrangers sont autorisés à pêcher dans la ZEE nationale, dans le cadre des accords de pêche passés avec des pays tiers ou des organisations qui les représentent. En général ils devront accomplir les
obligations suivantes:
  • Payer une compensation financière pour le droit d'accès;

  • Payer la valeur de la licence en fonction du type de bateau et des espèces autorisées;

  • Avoir un cahier de bord dûment rempli avec les informations sur les captures réalisées;

  • Permettre libre accès, aux observateurs nationaux qui embarquent à bord des navires, à toutes informations et documentations nécessaires au travail;

  • Informer les autorités nationales compétentes, des rentrées et des sorties dans la ZEE capverdienne et informer régulièrement de leur position dans la ZEE.
Toutes les licences livrées au nom du bateau, ont une validité d'un an et ne sont pas transmissibles d'une embarcation à l'autre, sauf en cas exceptionnel, dûment justifié.

En cas d'infractions des pénalités sont prévues. Parmi ces infractions ont peut citer :

- L'exercice de la pêche sans licence ;

- L'usage des maillages inférieurs aux tailles minimum autorisés;

- L'exercice de la pêche dans les zones ou époques interdites;

- La capture d'espèces de taille ou de poids inférieurs aux tailles réglementaires;

- L'emploi d'explosifs ou de substances toxiques;

- La non transmission des informations statistiques;

- L'obstruction aux activités de fiscalisation;

- Le transbordement des captures sans autorisation.

DESCRIPTION DES PRINCIPAUX SYSTÈMES DE GESTION APPLIQUÉS AUX PÊCHES

Les ressources halieutiques du Cap Vert malgré certaines incertitudes sont considérées comme globalement sous-exploités. La disponibilité des grands pélagiques, type thonidés, offre des perspectives favorables d'augmentation des prises. Cependant il s'avère nécessaire de protéger certains espèces (comme les langoustes, les démersales côtières) par la mise en place des mesures visant à limiter l'accès.

En outre, il est en vigueur, un système de quasi libre accès aux ressources, qui facilite l'augmentation de l'effort de pêche. La mise en place d'un système de régulation de l'accès concernant les différentes pêcheries, devient urgente.

Le Plan de gestion des pêcheries est en préparation. Avec sa mise en place, l'accès aux ressources pourra être mieux encadré dans la stratégie du développement du secteur. Ce Plan prendra en compte les objectifs d'aménagement par pêcherie, les aspects d'ordre économique et social, les engagements pris par le pays dans les forums internationaux et régionaux; il devra aussi définir les mécanismes institutionnels pour sa mise en place. Il est aussi prévu une ample discussion, avec des groupes d'intérêt dans la pêcherie, avant l'approbation en Conseil des ministres.

Jusqu'à présent, l'activité de la pêche est réglée par les dispositions du Décret loi 17/87 de 18 mars (en processus de révision); en gros ce diplôme défini :

  • Les différents types de pêche commerciale (artisanale industrielle) de recherche scientifique et de loisir;

  • Le besoin d'encadrement d'exploitation des ressources au Plan de gestion;

  • Le régime d'attribution des licences aux embarcations de pêche nationales et étrangères;

De façon particulière ce diplôme traite des questions liées aux:

I. Zones et activités de pêche réservées
  • La pêche dans les eaux intérieures et archi-pélagiques, la capture des espèces sédentaires du plateau continental sont réservées aux bateaux de pêche nationaux;

  • Les navires de pêche étrangers doivent opérer á partir des 12 milles à compter des lignes de base.

II. Régime concernant les différentes pêcheries

II.1 Régime de protection pour les langoustes

  • Période de fermeture du 1er juillet au 30 septembre pendant laquelle il est interdit la capture, détention, débarquement et commercialisation des langoustes;

  • Poids minimum au débarquement de 500 grammes et taille minimum à 20 cm (longueur du céphalothorax);

  • Interdiction de capturer des femelles grainées;

  • Interdiction d'usage d'appareils d'appui à la respiration dans la pêche.

II.2 Régime de protection des tortues marines

  • Période de fermeture allant de 1er juillet au fin février interdisant la capture, la détention ou la commercialisation des tortues marines. Une nouvelle proposition qui interdit totalement la capture la commercialisation et la vente de tortues marines dans l'espace maritime national est en discussion.

II.3 Régime de protection des mammifères marins

  • La chasse et la capture des mammifères marins sont interdites dans l'espace maritime national. Il est aussi interdit la chasse de ces espèces par des navires battant pavillon capverdien;

  • Il est interdit l'usage et la transformation des mammifères marins dans les établissements en territoire national.

II.4 Régime de protection pour les thonidés

  • Les mesures d'aménagement en vigueur sont conformes aux normes établies par l'ICCAT - Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique, organisation auquel le Cap Vert est membre. Ainsi il est interdit la prise, la détention, le débarquement et la commercialisation de l'albacore et du patudo de poids inférieur à 3,2 kg.

II.5 Régime de protection pour les petits pélagiques

  • Par une circulaire de la Capitainerie des ports de 1972 il a été interdit la prise des espèces utilisées comme appât vivant de taille inférieure à 6 cm;

  • Une période de fermeture pour la prise des petits exemplaires de chinchards á été fixé de 1er juillet au 15 août. (Ces mesures ne sont pas observées.)

Des nouvelles propositions concernant les langoustes (période de fermeture, poids et taille minimum) les tortues marines (interdiction totale à la capture, vente commercialisation) sont en discussion.

Création des Aires marines protégés

Dans le cadre des activités menées au niveau régional il est prévu la création d'un réseau des Aires marines protégés au Cap Vert. Par le Décret réglementaire nº 7/2002 de 30 décembre un ensemble d'aires sont protégés, dont quelques-unes sont marines.

PRINCIPAUX REGLEMENTS DE LA PÊCHE

Le cadre juridique et réglementaire du secteur de la pêche date de 1987. Cependant, déjà dans le siècle passé, un arrêté de 1879 réglementait la pêche au corail. Le Diplôme le plus important qui règle l'activité de la pêche est le Décret loi 17/87 du 17 mars 1987 et d'autres diplômes réglementaires d'application de ce même décret. Au cours des années il s'est avéré nécessaire de procéder à une révision de ce diplôme. Des propositions plus actualisées sont en discussion en vue de l'approbation. Il est aussi en discussion le régime qui règle l'activité de pêche sportive.

Principales diplômes

Objet

L'arrêté 196 de 1879

Réglemente la pêche au corail.

Loi 17/III/87 du 03 août 1987

Ratifie la Convention des nations unies sur le droit de la mer.

Décret loi 17/87 du 18 mars 1987

Établi les principes généraux de la politique d'exploitation des ressources halieutiques (en révision). Définie des dispositions concernant la pêche étrangère.

Décret 97/87 du 5 septembre 1987

Réglemente quelques dispositions du Décret loi 17/87.

Arrêté 58/87 du 6 novembre 1987

Approuve le taux pour l’émission des licences de pêche aux embarcations de pêche national artisanal et industriel.

Décret loi 153/87 du 26 décembre 1987

Octroi des bénéfices fiscaux aux secteurs de l’industrie des transports maritimes et de la pêche.

Décret 65/90 du  18 août 1990

Réglemente l’exercice de la pêche sportive (en révision).

Loi 60/IV/92 du 21 décembre 1992

Délimite les aires maritimes sous la juridiction de la République du Cap Vert.

Décret loi 25/94 du 18 avril 1994

Crée le Fonds développement des pêches.

Décret loi 26/94 du 18 avril 1994

Crée le Système intégré d’appui aux investissements dans le secteur de la pêche.

Décret loi 25/96 du 26 décembre 1996

Régule le Registre international des navires.

Résolution 38/V/96 du 30 décembre

Convention relative à la détermination des conditions d’accès et d’exploitation des ressources halieutiques au large des Etats membres de la CSRP.

L'arrêté 34/98 du 14 mai 1998

Réglemente la pêche des langoustes en plongée et interdit l'usage des appareils respiratoires.

Décret loi 8/2002 du 25 février 2002

Approuve le Diplôme organique du Ministère de l’agriculture et pêches.

Décret loi 9/2002 du 11 mars 2002

Définie les attributions de l’autorité compétente pour l’inspection sanitaire et la certification des produits de la pêche.

Arrêté 10/2002 du 3 juin 2002

Définie les conditions d’attribution des Autorisations sanitaires e Licences sanitaires aux navires de pêche, établissement de traitement du poisson.

Décret réglementaire 7/2002 du 30 décembre 2002

Etabli les mesures de conservation et de protection des espèces de la flore e de la faune en danger.

Décret loi 19/2003 du 16 juin 2003

Etabli le régime d’affrètement des navires de pêche.


INVESTISSEMENTS ET SUBVENTIONS


Le secteur de la pêche a toujours bénéficié des investissements publics à travers des divers projets d'appui au développement du secteur. Les investissements externes représentent plus de 80 pour cent des investissements totaux.

Valeur des investissements dans le secteur pêche (millions d'escudos) (1997-2002)

 

1997

1998

1999

2000

2001

2002

Interne

41,6

36,3

27,3

29,0

63,9

78,7

Externe

143,2

131,1

567,6

247,0

153,8

1295,9

Total

184,8

167,4

594,9

276,0

217,8

1374,6

Source: GEP/MAAP

De 1997 a 2002 l'investissement total dans le secteur de la pêche était de l'ordre de 2815,5 millions d'escudos, dont 9,2 pour cent du Trésor public, 0,55 pour cent des Fonds de contrepartie d'aide alimentaire, 52,1 pour cent de dons de l'extérieur et 38,1 pour cent des prêts.

En 2002 on vérifie une augmentation d'investissement 6 fois plus par rapport à l'année 2001, surtout dans l'investissement externe. Cela est du essentiellement aux projets suivants:

  • Projet "Développement de la pêche artisanale à Fogo et Brava"
  • Projet "Développement de la pêche industrielle"
  • Projet "Biodiversité marine"
  • Projet "Extension du quai de pêche de Praia"

Pour l'année 2002 le Programme "Développement des pêches" intègre 20 projets dont 19 reçoivent un financement complémentaire du Trésor ; la majorité des projets du secteur est exécutée par l'INDP.

Plusieurs pays comme le Japon, l'Hollande, l'Allemagne et la France contribuent à la mise en place du programme de développement des pêches au Cap Vert. D'autres partenaires tels que l'Union européenne, la Banque africaine de développement (BAD), la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), les Fonds nordiques, the Icelandic International Dévelopment Agency (ICEIDA), le Fonds international pour le développement agricole (FIDA), et l' Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture interviennent aussi.

Les activités des projets se basent essentiellement sur l'amélioration des conditions de l'exercice de la pêche artisanale, la formation, la recherche halieutique, l'amélioration des infrastructures de débarquement, traitement et commercialisation de poisson, le contrôle et la surveillance et le renforcement institutionnel.

Des mesures pour les investissements dans le secteur sont établies dans le Décret loi 43/V/97; ce décret prévoit les exemptions et incitations fiscales pour les entreprises dans les domaines de la capture, la transformation et la commercialisation. Parallèlement, l'Etat a mis en place à travers le Fonds développement des pêches (FDP) des mécanismes d'appui aux activités de capture, commercialisation et un système de crédit pour la pêche.

A part du FDP, la Caisse economique du Cap Vert (CECV) octroi des crédits destinés à financer des activités dans le domaine de la pêche; un système informel s'est développé à travers des ONG's qui jouent un rôle important dans le financement de petit crédit aux pêcheurs artisanales et aux femmes vendeuses de poisson.

Le secteur bénéficie aussi d'autres systèmes de subventions comme la détaxe du carburant (gasoil) pour la pêche et les industries connexes, pour l'acquisition de la glace pour la pêche et des intrants pour l'importation des matériels et équipements de pêche, celle-ci régulée par de Décret loi 153/87.

Récemment la pêche artisanale a aussi bénéficié d'une disposition permettant l'acquisition de l'essence détaxée.

COOPÉRATION INTERNATIONALE


Coopération bilatérale en matière d'accès aux ressources halieutiques

Le Cap Vert a signé des accords de pêche basés sur le principe de réciprocité avec plusieurs pays de la sous-région: Le Sénégal (mars 1985), la Guinée Conakry (avril 1989), la Guinée Bissau (juin 1995). Dans ces accords, sont définis les zones et types de pêches qui pourront être autorisés. Un comité est mis en place pour le suivi et l'application de l'accord.

L'Accord de pêche avec la Communauté européenne est en vigueur depuis avril 1991.

Le Cap Vert a par ailleurs conclu un protocole de coopération dans le domaine des pêches avec l'Angola depuis septembre 1995, et une convention dans le domaine maritime avec la République Islamique de Mauritanie en novembre 1995.

Coopération multilatérale

Afin de promouvoir la gestion concertée des ressources halieutiques, le Cap Vert participe aux activités menées au sein des organisations régionales, sous-régionale et internationales visant l'aménagement des ressources, la défense et la préservation des ressources halieutiques, notamment au niveau de la Commission sous-régionale des pêches (CSRP) qui regroupe la Gambie, la Mauritanie, la Guinée, la Guinée Bissau, le Sénégal et le Cap Vert et de la Conférence halieutique des pays riverains de l'Océan atlantique regroupant les pays allant du Maroc à l'Angola. Le Cap Vert est également membre de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (ICCAT).

PROJECTION DE L'OFFRE ET DE LA DEMANDE POUR LES 25 PROCHAINES ANNÉES

Pour la projection de l'offre et de la demande de poisson pour les 25 prochaines années les aspects suivants ont été pris en compte :

  • Projection de la population de 2000 à 2020 réalisé par l'Institut national de statistique (INE);
  • Projection de la population de 2021 à 2025 - sur la base d'un taux de croissance moyenne annuel de la population de 1,85 pour cent (2000 à 2020);
  • Consommation per capita de poisson - fixé en 22 kg par an;
  • Augmentation des exportations en 3 000 tonnes à partir de 2004 (suite au prélèvement de l'embargo et à l'apparition de nouvelles entreprises de transformation);
  • Restriction dans les importations des produits de la pêche qui seront maintenus au niveau de 630 tonnes (2002).

Dans ces conditions, le Cap Vert aura besoin d'ici à l'an 2025, d'un total de 17 000 tonnes de poisson pour satisfaire les besoins de la population locale et les exportations. Tenant compte la production actuelle (de l'ordre de 9 000 tonnes), le potentiel disponible en particulier au niveau des Grands pélagiques océaniques, il est possible de doubler les prises actuelles.

Toutefois, il est fondamental que d'autres contraintes soient levées au niveau de la performance de la flotte de pêche, des infrastructures d'appui à la pêche et à la commercialisation à la mise en place au niveau des entreprises des paramètres de qualité exigés par les marchés national et international.