LA RÉPUBLIQUE TUNISIENNE DONNÉES ÉCONOMIQUES GÉNÉRALES
Bilan des produits (2001):
STRUCTURE ET CARACTERISTIQUES DE L’INDUSTRIE La Tunisie occupe une place centrale dans la Méditerranée. Son littoral dépasse les 1 300 km de long. Son plateau continental est parsemé d'îles et îlots. En effet on rencontre du nord au sud de la Tunisie les îles et îlots suivants : la Galite, le Galiton, Zembra, Zembreta, Kuriat, Kerkennah et Djerba. La superficie du plateau continental est d'environ 80 000 km². Le plateau continental est assez étendu dans la région Sud au niveau du golfe de Gabès où des profondeurs de 100 mètres se situent à plus d'une centaine de km au large des côtes. En plus de cette longue côte, la Tunisie est caractérisée par un ensemble de lagunes au nombre de sept, couvrant une superficie totale de 105 200 ha. Du nord au sud, on rencontre le lac de Bizerte (15 000 ha), lac Ichkel (10 000 ha), la lagune de Ghar el Melh (3 135 ha), le lac de Tunis (3 900 ha), le lac de Kheniss (150 ha), la lagune de Bou-Ghrara (50 000 ha) et la lagune de Bibans (23 000 ha). Pêche maritime Les études d'évaluation des stocks faites par L’INSTM (Institut National des Sciences et des Technologies de la Mer) durant la période 1996 - 2000 ont estimé la biomasse totale à 580 000 tonnes et le stock exploitable des ressources pélagiques de 100 milles tonnes par an, et les ressources des poissons demersals de 54 milles tonnes par an. Ports de pêche La Tunisie dispose de 41 ports de pêche maritime. Ces ports peuvent être classés, selon leur importance, en deux catégories : -Les grands ports, au nombre de 10, permettant d'abriter les chalutiers, les thoniers, les sardinières et les unités de pêches côtière – ces ports se trouvent à Tazarka, Bizerte, la Goulette, Kélibia, Sousse, Monastir, Mahdia, Sfax, Gabès et Zarzis et sont dotés de tous les services nécessaires à l'activité de pêche. Les petits ports de pêche côtière, au nombre trente (30), abritent des unités de pêche côtière et assurent également les services adéquats à ce type d'embarcation. Outre cette infrastructure portuaire, il existe plusieurs sites de débarquement, particulièrement au niveau les lagunes. Flottille active de la pêche en 2003 Les barques côtières : on estime à environ 4 276 barques côtières motorisées et 6 444 barques côtières non motorisées dont le schéma de réparation par région est assez semblable à celui des chalutiers. Aquaculture Cependant la pêche en Tunisie est essentiellement maritime, puisque la production cumulée de l'aquaculture, des lagunes, des retenues de barrages et le grossissement de thon rouge ne représentent que 2 % de la production nationale totale, enregistrée en 2003. La production aquacole enregistrée en 2003 est de 2 130 tonnes dont 49 % représentent l'aquaculture marine et 42 % les captures provenant des barrages et des retenues d'eau douce et 9% de grossissement de thon. Pisciculture continentale : Vingt deux (22) barrages sont en exploitation dans le Nord et le centre de la Tunisie. Les plans d'eau des retenues contiennent les espèces suivantes : Mulet, Sandre, Carpe, Barbeau, Rotengle et Gardon, Silure et Black-bass. Les plus importantes prises se font en hiver. Utilisation des captures Environ 87 établissements industriels de transformation et de conditionnement du produit de la pêche ont été recensés dont 21 se trouvent dans le gouvernorat de Sfax. Les établissements de congélation en activité, au nombre de 46, traitent principalement les crustacés et les céphalopodes. Leur capacité frigorifique est de 16 740 tonnes pour l’entreposage à moins de 25° C et de 540 tonnes pour la congélation. Quant à la transformation des produits de la pêche, elle se limite à la mise en conserve du thon et de la sardine. Cette industrie comprend 20 unités en activité. La capacité maximale des établissements est de 140 tonnes par jour pour la sardine et de 160 tonnes par jour pour le thon. La contrainte principale que rencontre cette industrie est l’irrégularité de l’approvisionnement en matière première. Importance du secteur des produits de la merAu cours de l’année 2003, la population maritime totale reliée directement ou indirectement au secteur de la pêche a été estimée à 100 000 dont environ 53 538 pêcheurs. Ces derniers se distribuent par type de pêche, comme suit :
La répartition géographique de cette population permet de constater que 63% de l’effectif total de ces marins pêcheurs sont implantés dans la zone Sud du pays alors que les zones Est et Nord ne comptent respectivement que 19% et 18% de l’effectif total. Règlement de la pêche La législation régissant le secteur de la pêche se base sur le développement de la pêche, en assurant une production annuelle maximale soutenue parmi les principales espèces benthiques et en maintenant l’effort de pêche à son optimum, tout en préservant les acquis de la pêche côtière. Plusieurs Arrêtés, relatifs à l’exercice de la pêche en Tunisie, sont apparus en 1973, 1977, 1983, 1991, 1992 et 1995, celui de 1995 à été modifié par d’autres arrêtés en 1997-2000 et 2001. Cette réglementation se rapporte:
Production La production du secteur de la pêche a enregistrée 92 500 tonnes en 2003, pour une valeur de 305,8 millions de dinars. Répartition par type de pêche: la production en poisson d’origine marine et lagunaire, enregistrée en 2003, a été de 90 340 tonnes alors qu’elle a atteint les 100 000 tonnes en 1988. Ainsi il a été constaté que la production globale a enregistré au cours des dernières années une tendance à la baisse du fait que les pêcheurs continuent à utiliser les mêmes méthodes de pêche et à exploiter les zones traditionnelles le plus souvent côtières. Cette baisse serait aussi due à une sur-explotation de certaines espèces demersales. Les apports enregistrés au cours de l’année 2003 de la flottille de pêche côtière, des sardiniers et des chalutiers ont été respectivement de (28%), (38%) et (29%) de la production globale de la pêche. Les céphalopodes et les crustacés (crevettes) sont destinés en grande partie à l’exportation et constituent des espèces recherchées pour un grand nombre de pêcheurs. La production annuelle de gros pélagiques (thonidés) est variable, elle a été de 3 582 tonnes en 2003. 40% de cette production a été réalisée par les thoniers, 57% par les divers engins de pêche côtière, les chalutiers et les sardiniers et 3% par la madrague (Pêcherie fixe). Répartition selon les régions : la région Sud (gouvernorats de Sfax, Gabès et Médenine) totalise en moyenne, à elle seule, près de 44% de l’ensemble de la production nationale. Les régions Est (gouvernorats de Mahdia, Monastir et Sousse) et Nord (gouvernorats de Nabeul, Tunis, Bizerte et Jendouba) ne représentent respectivement que 30% et 26%.
Les exportations tunisiennes en produits de la pêche ont atteint 14660 tonnes en 2003 soit environ 15% de la production globale, pour une valeur de 105 millions de dollars; se plaçant ainsi à la seconde place des exportations des produits agricoles et agro-alimentaires après l’huile d’olive. Environ 90% des exportations sont orientées vers les marchés de l’Union Européenne. Les deux principaux produits exportés sur ce marché sont les céphalopodes (poulpes et seiches) et les crustacés (crevettes), qui représentaient en 2003 respectivement 50% et 25% des quantités exportées.
Les importations en produits de la pêche sont constituées principalement par les poissons frais et congelés. Par ailleurs, certaines espèces de poisson importées sont utilisées pour la mise en boite et écoulées sur le marché national. Les quantités globales importées en 2003 ont atteint 28 200 tonnes, pour une valeur de 36,2 millions de dollars. Perspectives de développement Un programme de mise à niveau concernant les infrastructures, la commercialisation des produits de pêche, la flottille de pêche et même leur équipage a été entamé depuis 1993 et a été poursuivi au cours du IXème plan (1997-2001). Ce programme concerne les infrastructures portuaires, la flottille de pêche, les entreprises de transformation et de traitement des produits de la pêche, les moyens de transport de ces produits entre les points de débarquement et les points de vente, ainsi que les centres de triage des coquillages. Ainsi, et suite au conseil ministériel tenu le 12 mai 2001, une série des mesures a été décidée dans le but d’améliorer le niveau d’exploitation des potentialités en poissons compte tenu des faibles taux d’exploitations qui ne dépassent guère les 45% du stock disponible (38 000 tonnes contre 84 000 tonnes). Un comité national a été créé pour le suivi de l’exécution de cette stratégie. Dans le domaine de la production aquacole, un plan directeur a été élaboré en 1995, grâce à l’assistance financière et technique du PNUD et de la FAO. Une cinquantaine de sites favorables à l’aquaculture ont été identifiés le long des côtes et à l’intérieur de pays. PRINCIPAUX OBJECTIFS ET STRATEGIE Projet du Xème Plan pour le développement du secteur de la pêche et de l’aquaculture. Le secteur de la pêche a fait l’objet d’une attention toute particulière de la part des pouvoirs publics au cours des dernières années, et une série de mesures d’encouragement a été mise en œuvre afin qu’il puisse contribuer à l’effort de développement et de promotion des exportations. Le Plan vise à la consolidation du bond qualitatif qu’a commencé à enregistrer le secteur et la réalisation d’un niveau de production de 124 mille tonnes à l’horizon 2006 contre 98 mille tonnes en 2001, dégageant ainsi un accroissement global de la production de 26,5%. La stratégie de développement du secteur de la pêche s’articulera au cours du Xème Plan autour des axes suivants :
La rationalisation de la gestion des ressources halieutiques: En se référant aux stratégies de développement du secteur de la pêche élaborées au cours des dernières années, le Xème Plan vise à la concrétisation de l’équilibre entre les efforts de pêche et les ressources halieutiques exploitables. - Le développement de l’aquaculture: En matière d’aquaculture, il sera procédé à une reconsidération de cette activité particulièrement au niveau de l’identification des suites et de la promotion des techniques d’aquaculture dans les eaux intérieures compte tenu de la concurrence très vive qui s’installe sur le marché international, dans le but de mettre au point un programme permettant de développer la production et de contribuer à la promotion des exportations ainsi qu’à la couverture des besoins de la population locale. - La consolidation de la compétitivité du secteur: Dans ce cadre, il sera procédé à la finalisation du programme de mise à niveau du secteur dans toutes ses composantes, et particulièrement au niveau des unités de pêche et de transport, en plus de la consolidation de la capacité de conservation et de réfrigération et l’extension du réseau de commercialisation intérieur et à l’exportation. Ces actions seront complétées par l’amélioration de l’infrastructure portuaire et de la qualité des services. Dans ce cadre, le programme de mise à niveau de l’infrastructure portuaire sera finalisé au cours du Xème Plan, et les efforts seront consolidés pour préserver les acquis déjà réalisés, en plus du développement du partenariat avec l’étranger en vue d’améliorer le taux d’exploitation de certaines ressources et/ou régions insuffisamment exploitées et de dynamiser davantage la transformation du poisson. STRUCTURE ORGANISATIONELLE
La Direction générale de la pêche et de l’aquaculture est chargée notamment de:
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