PROFIL DE LA PÊCHE PAR PAYS: LA RÉPUBLIQUE DE ZAMBIE

FISHERY COUNTRY PROFILE

Food and Agriculture Organization of the United Nations

FID/CP/ZMB
REV. 4

FAOLOGO
Mai 2000

PROFIL DE LA PÊCHE PAR PAYS

Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture

RESUMENINFORMATIVO SOBRE LA PESCA POR PAISES

Organización de las Naciones Unidas para la Agricultura y la Alimentación

DONNÉES ÉCONOMIQUES GÉNÉRALES

Superficie:

740 720 km²

Surface en eau (en saison des pluies):

53 680 km²

Population (1998):

8 781 000

PNB (1997):

$EU 4 000 millions

DCP par habitant (1997):

$EU 404

PIB agricole (1997):

$EU 724 millions


DONNÉES SUR LE SECTEUR DE LA PÊCHE

Bilan des produits (1998):

 

Production

 

Importations

 

Exportations

 

Apports totaux

Disponibilités par habitant

 

tonnes (poids vif)

kg/an

Poisson destiné à la consommation humaine directe

 

72 294

 

1 150

 

81

 

73 363

 

8.4

Poisson destiné à l’alimentation animale et à d’autres fins

 

-

 

-

 

-

 

-

 

 

Effectifs employés (estimation milieu des années 90) :

 

Secteur primaire:

40 000

Secteur secondaire:

300 000

 

Valeur brute des produits de la pêche (prix au débarcadère) en 1998 :

$EU 44.4 millions


Commerce (valeur estimée en 1998):

 

Valeur des importations :

$EU 600 000

Valeur des exportations:

$EU 278 000


STRUCTURES ET CARACTERISTIQUES DU SECTEUR HALIEUTIQUE

La Zambie est un pays très grand et enclavé qui possède une remarquable variété de pêcheries : elle exploite les ressources essentiellement fournies par plusieurs lacs (Tanganyika, Mweru-wa-Ntipa, Mweru Luapula, Bangweulu, Kariba), les marécages de la Lukanga, et la partie amont du Zambèze et de la Kafue. Un nombre important de marécages plus petits, les plaines d'inondation et les rivières, plus quelque 2 000 étangs piscicoles et 370 barrages complètent les ressources halieutiques du pays.

La pêche

La pêche de subsistance a toujours été une activité traditionnelle dans les diverses collections d'eau, et les habitants emploient une grande variété d'engins, comme des paniers, nasses, harpons, filets, lignes, soit du bord, soit en marchant dans l'eau, soit encore avec des pirogues monoxyles et des radeaux. Bien que la pêche de subsistance continue à être pratiquée, il y a de plus en plus de pêche artisanale utilisant de petites embarcations (pirogues monoxyles, barques en planche ou en fibre de verre), des filets maillants, des palangres, des sennes tournantes ou de plage; il y a même des unités commerciales de plus grande taille qui utilisent des senneurs à coque métallique ou des barges.

Le Lac Tanganyika est le deuxième lac le plus profond après le lac Baïkal, et sa profondeur moyenne est de 570 m. Il couvre environ 32 900 km², dont environ 2 000 km² (6 per cent) appartiennent à la Zambie. La pêche s'est considérablement développée au cours du 20ème siècle, avec l'augmentation importante de la population et des implantations autour du lac, l'introduction de nouvelles méthodes de pêche, telles que l'utilisation des lampes à kérosène pour la pêche nocturne, les filets en matières synthétiques et la motorisation. Les méthodes modernes de capture exploitent six espèces endémiques autres que les cichlidés. Ces espèces comprennent les clupéidés, "sardines", (appelés localement "dagaa") des genres Limnothrissa miodon et Stolothrissa tanganicae ainsi que leurs principaux prédateurs de la famille de centropomidés, les genres Lates stappersii, L.angustifrons, L.mariae et L.microlepis Les trois dernières espèces sont rares ; la pêche est surtout basée sur les deux clupéidés (environ 65 per cent du tonnage des captures) et du L.stappersii (environ 30 per cent). Les captures en 1994 étaient proches de 12 700 t (soit 7 per cent du total du lac). La pêche artisanale y est d'abord réalisée par des sennes de plage. Les unités de pêche industrielle (de 16 à 20 m de longueur) se composent d'un bateau métallique, d'un bateau plus petit destiné à poser la senne et de trois (ou plus) embarcations transportant les lampes ; au total ce sont 20 à 40 pêcheurs qui composent une unité. La pêche industrielle s'est beaucoup développée depuis le début des années 80 (de 3 à 23 unités) suite au déplacement vers les aux zambiennes des unités basées au Burundi ou en RDC. L'étude menée sur lac Tanganyika (1995) mentionnait qu'il existait environ 4 000 pêcheurs et 1 500 embarcations réparties dans 107 campements, quelque 200 sennes de plage et sennes tournantes, 30 filets soulevés et 3 000 filets maillants. Il y a avait à Mpulungu et Nsumbu 23 unités de pêche industrielle.

Le lac Mweru-wa-Ntipa est un lac peu profond d'environ 1 600 km² (suivant la pluviométrie), situé à l'ouest de la partie sud du lac Tanganyika. Il a subi une très forte pression de pêche ces dernières décennies. Les engins de pêche les plus utilisés sont les filets maillants et les sennes de plage. Les principales espèces capturées sont les tilapia ou " brèmes " (Oreochromis macrochir), différents poissons-chats, et le petit clupéidé Poecilothrissa moeruensis appelé localement chisense. La pêche de cette dernière espèce est surtout pratiquée par les femmes qui utilisent des sennes faites en toile moustiquaire. Les données disponibles indiquent que plus de 3 500 pêcheurs et 1 700 bateaux travaillent sur le lac et ses marécages, et que ces chiffres varient en fonction du niveau de l'eau et de la récolte.

Le Lac Mweru Luapula est un très grand lac (4650 km²) situé à l'ouest du précédent, à cheval sur la RDC. Il a été par le passé le siège d'une importante pêche commerciale à cause des gros marchés voisins des zones minières de la Ceinture du Cuivre (Copper belt) et de la Province du Shaba en RDC. La partie zambienne du lac s'étend sur 2 700 km² (58 per cent de la superficie totale). Au sud, une grande zone d'inondation et marécageuse, formée par la rivière Luapula, se confond avec le lac, et donne lieu à une importante activité de pêche menée par différents opérateurs et avec des engins divers. Dans le lac lui-même, les principales espèces sont des cichlidés du genre Oreochromis, Serranochromis, Tylochromis ; les Clarias, Synodontis, Barbus e des Mormyridés. La pêche de chisense s'est rapidement développée à partir du début des années 80, à tel point qu'elle représente peut-être l'espèce la plus abondante actuellement. La pêche des espèces démersales est surtout pratiquée à l'aide de filets maillants et de palangres; des bateaux et des sennes de plage sont utilisés pour la pêche du chisense à l'aide de lampes. L'évolution générale de la situation a été une croissance rapide de l'effort de pêche, le manque de mesures efficaces de contrôle, le déclin progressif des espèces haut de gamme, le maintien des niveaux de production grâce aux espèces de moindre valeur commerciale, et le développement de la pêche des petits pélagiques. Les chiffres les plus récents indiquent des captures de 6 000 à 8 000 t dans la partie zambienne du lac, et 4 000 à 6 000 embarcations.

Les lacs et marécages de Bangweulu forment un complexe de six lacs principaux (Bangweulu, Walilupe, Chifanauli, Kampolombo, Kangwena et Chale) et un réseau de lacs plus petits, des canaux et des marécages, le tout couvrant environ 15 000 km². Cet ensemble constitue un drain naturel vers la rivière Luapula, qui débouche dans le lac Mweru Luapula en direction du nord-ouest. Ce complexe abrite une pêche commerciale depuis le début du 20ème siècle, due à la forte demande de la zone minière du Copper Belt. Il se produit des variations saisonnières du niveau de l'eau et donc des captures, en fonction de la pluviométrie. Les niveaux de récolte augmentent d'une façon très importante en saison des pluies. Quelque 25 espèces de poisson présentent un intérêt commercial ; les engins de capture sont d'abord les filets maillants et les sennes de plage. La pêche de chisense est devenue une activité majeure ces dernières années, suite à la diminution des stocks de plus haut de gamme. On estime à 9 à 10 000 t la production de l'ensemble des lacs et marécages. Les statistiques récentes du nombre de pêcheurs et de bateaux, ne sont pas disponibles dans les données de la FAO. Au milieu des années 80, le département des Pêches estimait à environ 7 700 le nombre de pêcheurs et 4 700 le nombre d'embarcations. Il semble que le nombre de pêcheurs ait baissé depuis, suite à la baisse de production des espèces haut de gamme.

Le Lac Kariba est un grand réservoir de 5 360 km² créé par la construction du barrage Kariba (mis en eau en 1958), sur le fleuve Zambèze : il est partagé entre la Zambie et le Zimbabwe. La surface en Zambie est de 2 412 km² (45 per cent d surface totale), bien que cette surface varie avec les niveau de l'eau (3 à 4 m chaque année). L'espèce Limnothrissa miodon ("kapenta") introduite à partir du lac Tanganyika en 1968 est devenue la base d'une importante pêche commerciale. Les captures se composent d'abord de "kapenta", d'hydocyon (Hydrocion vittatus), de mormyridés et de tilapias ; la pêche artisanale est très peu mécanisée et utilise surtout des filets maillants, mouillés à partir de pirogues monoxyles le long des berges du lac. La pêche "semi-industrielle" de kapenta est pratiquée à partir de barges motorisées et plus coûteuses, pourvues d'un générateur, de lampes, d'un winch et d'une senne tournante. La production au niveau du lac a augmenté des années du milieu 70 au début des années 90, le kapenta constituant près de la moitié du total. Les pêches représentent actuellement environ 10 000 t dans les eaux zambiennes où opèrent près de 2 000 pêcheurs artisanaux et 1 700 embarcations. Les données indiquent environ 185 barges de kapenta au début des années 90, autorisées à pêcher dans les eaux zambiennes.

Le bassin du Fleuve Zambèze possède une grande plaine d'inondation et des marécages, ainsi qu'un drainage principal. La construction de barrages sur de nombreux affluents, en plus du barrage Kariba, a créé de nombreux réservoirs de différentes tailles. Les plus importantes collections d'eau en Zambie sont la plaine d'inondation de Barotse/haut Zambèze, la Kafue (marécages du Lukanga, plaines de la Kafue), et la Langwa. Les principaux réservoirs sur le Kafue sont l'Itezhitezhi, la partie amont des plaines de la Kafue, la gorge de la Kafue, et l'aval de la plaine. La production des plaines de la Kafue n'ont pas subi de dommages suite à la construction du barrage, qui a changé le régime naturel des inondations, ni par une forte pression de pêche. Ces dernières années la situation s'est encore détériorée avec le développement de la jacinthe d'eau sur la Kafue. En fonction de l'information disponible on peut estimer grossièrement que la production dans le bassin du Zambèze, hormis le lac, est de l'ordre de 20 000 t/an, et provient de 10 000 pêcheurs nationaux qui utilisent surtout des filets maillants et environ 6 000 pirogues. Les captures dans les marécages se composent essentiellement de tilapia et d'Alestes sp. Les principaux cours d'eau fournissent aussi des tonnages significatifs d'hydrocyons.

Aquaculture

L'aquaculture artisanale et commerciale est déjà ancienne en Zambie, et depuis le milieu des années 80 la production a été multipliée par cinq - beaucoup plus que dans la majorité des pays africains au sud du Sahara. Quelques entreprises importantes ont obtenu des résultats très prometteurs, utilisant des méthodes intensives et intégrées volailles-tilapia et porcs-tilapia. La pisciculture artisanale a été largement développée par le gouvernement, avec l'assistance de différentes agences internationales, mais les résultats sont contrastés. Les principaux échecs ont fait suite à un manque de financement pour promouvoir l'activité à long terme, le manque de services de vulgarisation adéquates pour aider les éleveurs, un entretien insuffisant des reproducteurs et la fourniture d'alevins. Le développement pourrait aussi être renforcé grâce à l'amélioration des circuits de distribution, le support juridique, des politiques de crédit pour aider les petits producteurs, et la formation des cadres. On estime qu'il existe actuellement près de 4 000 producteurs possédant des étangs, la plupart dans les zones de forte pluviométrie du nord-ouest, du Copperbelt, et des Provinces du nord. Quelque 10 000 étangs ont été construits, couvrant environ 15 000 ha. On estime que la production totale est proche de 2 000 t (estimation de la FAO), surtout produites par les plus grandes entreprises commerciales. Les études de la FAO et des autres agences, montrent qu'il existe d'autres possibilités de développer les élevages en Zambie, si les contraintes mentionnées sont levées. L'élevage de crocodile a aussi été entrepris ces vingt dernières années, mais à petite échelle. Les données de la FAO indiquent une production de quelques milliers à 12 000 peaux par an.

Utilisation des captures

Le poisson est vendu sur les marchés sous différentes formes : en frais, séché au soleil, fumé ou en saumure. Des filets de poisson et des conserves sont également produits. La majorité des captures atteint les marchés sous forme séchée ou fumée, à cause de l'éloignement des zones de pêche, et du manque de voies de communication permettant un acheminement des produits frais. Plusieurs études mentionnent que le poisson est la première source de protéines animales dans la plupart des régions, hormis certaines zones des provinces du sud et de l'ouest qui sont des régions d'élevage bovin. La consommation de poisson tend à être la plus forte parmi les groupes sociaux à faible revenu, les prix de détail étant en général plus bas que ceux du poulet ou de la viande. Des quantités importantes de poisson sont exportées, le plus souvent de manière informelle, à partir des régions du nord et des provinces de Luapala. Des quantités très importantes sont importées, d'abord le kapenta séché de Tanzanie. La consommation actuelle par habitant est estimée à 8,4 kg/an.

Rôle économique du secteur halieutique

La pêche joue un rôle majeur dans l'économie de la Zambie ; elle représente la troisième source d'emplois après l'élevage et les mines. Les données disponibles indiquent qu'il existe environ 40 000 pêcheurs artisans et que quelque 70 sociétés de pêche travaillent sur le lac Kariba ou sur le lac Tanganyika. On estime que près de 300 000 Zambiens sont employés dans le secteur. La pêche est la première source d'alimentation et d'emploi pour les habitants vivant près des collections d'eau comme les cours d'eau, marécages et plaines d'inondation. Au niveau national, le poisson est la première source de protéines animales, et il est un aliment de haute qualité et de première importance pour les groupes aux revenus les plus bas.

PERSPECTIVES DE DÉVELOPPEMENT

Après plusieurs décennies de développement, il semble que les pêches ne peuvent plus beaucoup augmenter. Une inquiétude particulière existe avec les pêches traditionnellement riches des régions du nord. Sur le lac Tanganyika, c'est l'augmentation alarmante de la pêche industrielle dans les eaux zambiennes, ainsi que l'utilisation par le secteur artisanal, des sennes de plage très destructrices. Sur le lac Mweru Luapala et Mweru-wa-Ntipa, ainsi que sur le complexe de Bangweulu, il s'est produit un déclin constant des captures haut de gamme, et les niveaux de production dépendent à présent de la pêche d'espèces jusqu'alors peu exploitées. Dans le centre du pays, la présence de jacinthes d'eau dans la Kafue crée une sérieuse menace à l'environnement en général, et aux pêcheries en particulier. Il est clair que la planification et l'aménagement doivent maintenant se focaliser davantage sur la réhabilitation des milieux, la protection de l'environnement et l'adoption de méthodes de pêche responsable. L'amélioration de la transformation, de la distribution, et de la vente, y compris les infrastructures de transport, assureraient une meilleure performance dans le secteur d'après capture, grâce à l'approvisionnement de plus grandes quantités de produits de meilleure qualité. En terme d'augmentation de la production elle-même, le plus grand potentiel réside dans l'aquaculture, ce qui justifie les efforts au niveau des élevages de taille commerciale comme au niveau artisanal.

RECHERCHE

Il est clair que le cadre juridique et institutionnel de la pêche procède à une révision importante, comprenant des changements possibles pour unir les différents départements du Ministère de l'Alimentation et de l'Agriculture, et incluant des modifications proposées récemment au niveau national. Actuellement la Division de la Recherche Halieutique et la Division de la Recherche Aquacole du Département des Pêches sont en charge de la coordination des activités de recherche scientifique sur, respectivement, les pêches et l'aquaculture. Les centres de recherche sont installés sur les principales pêcheries, et l'Institut Central de Recherche Halieutique est à Chilanga (à 20 km de Lusaka). D'importantes recherches appliquées en aquaculture ont été menées ces vingt dernières années. Le Projet Aquacole de la FAO (de la fin des années 80 au début des années 90) a géré les centres de Chilanga, Mukkera et Chipata. Des essais ont également été mis en place par des grandes entreprises aquacoles commerciales afin d'identifier les meilleures espèces, produire des fingerlings, et développer la polyculture.

Dans le secteur halieutique, d'importantes actions de recherche sont menées sur les lacs Kariba et Tanganyika. Pour le premier, le projet SADC de Pêche en Zambie et Zimbabwe, dont la phase pilote a démarré à la fin des années 80, avec un financement de NORAD et DANIDA, a travaillé sur la recherche et le suivi des stocks de kapenta, afin de déterminer les niveaux de production soutenable, et fournir un plan d'aménagement du lac. Les composantes du projet comprennent la formation au niveaux régional et local du personnel des pêches, l'amélioration des infrastructures de l'Institut de Recherche du Lac Kariba (Zimbabwe) et du Centre de Formation de Pêches de Sinazongwe (Zambie), la conduite d'un programme de recherche commun, et la mise en place d'un système commun de récolte des données.

Le Projet de Recherche sur le lac Tanganyika (LTR) exécuté par la FAO (Recherche sur l'Aménagement des Pêches sur le lac Tanganyika - GCP/RAF/271/FIN) a démarré en 1992, financé en majorité par la Finlande. Il a entrepris un large programme d'études sur l'hydrodynamique, la limnologie, la biologie du zooplancton et des poissons, la télédétection, la génétique des poissons, et les statistiques de capture. Des recherches complémentaires en socio-économie et sur les aspects juridiques ont complété les bases d'un Plan d'Aménagement des Pêches (FFMP), basé sur les principes énoncés par la FAO dans le Code Conduite pour une Pêche Responsable. Le Projet FISHCODE (GCP/INT/648/NOR - d'assistance aux pays en développement pour la mise en place du code) a fourni des crédits supplémentaires pour aider à la préparation du FFMP. Après étude et discussions au niveau des autorités des quatre pays riverains, et une série de consultations auprès des groupes d'usagers locaux, le FFMP a été adopté par les délégués au cours de la 8ème session du Sous-Comité du CIFA pour le lac Tanganyika, en Mai 1999. Une étude de faisabilité pour la réalisation du FFMP est prévue pour la fin 1999 ou le début 2000. Plus d'informations peuvent être obtenues sur le site : http://www.isp.msu.edu/Afican

Depuis 1995, une autre projet important est en cours de réalisation, le Projet de Biodiversité du Lac Tanganyika (LTBP), qui a complété les recherches du LTR. D'une durée de cinq ans et financé par le Fonds de l'Environnement Mondial (GEF) à travers le PNUD, l'objectif du projet est de traiter au niveau du bssin, les problèmes de contrôle de pollution, et de conservation de la biodiversité. Les études se concentrent sur la biodiversité, la pollution, la sédimentation, la socio-économie et l'éducation à l'environnement. Le LTBP et le LTR utilisent les mêmes stations (Bujumbura, Kigoma, Mpulungu et Uvira), et coopèrent autant que possible en employant le personnel national, l'équipement technique et la documentation, et quelques coûts d'études ou de dépenses administratives. D'autres informations peuvent être obtenues sur le site web : http://www.isp.msu.edu/African

Egalement, la Décade Internationale des Lacs de l'Afrique de l'Est (IDEAL) est un projet de dix ans qui a démarré en 1992-93 et a pour but de mener des recherches sur la biologie, la limnologie physique et chimique des Grands Lacs du Rift d'Afrique de l'Est. Ses objectifs sont: (a) d'obtenir des données de long terme sur les changements écologiques des lacs tropicaux d'Afrique de l'Est; (b) de fournir un programme exhaustif de formation à des étudiants et scientifiques africains, afin de renforcer les capacités institutionnelles en sciences du milieu aquatique et réaliser un partenariat entre des limnologistes et paléoclimaticiens d'Afrique et de l'hémisphère nord. Dans sa phase initiale le projet s'est concentré sur le lac Victoria. A ce jour est disponible une collection complète de publications académiques, dont les références peuvent être consultées sur le site web d'IDEAL: http://www.isp.msu.edu/African.

Le projet Nyanzaa démarré en 1998 comme composante du projet IDEAL, et avait pour but d'aider des étudiants africains et américains et de jeunes professionnels à travailler en halieutique sur le lac Tanganyika. Le bureau du projet était basé à Kigoma (station TAFIRI), et la gestion était dévolue à l'Université d'Arizona. Le projet était financé par la Fondation Nationale pour les Sciences et le LTBP du GEF.

AIDE INTERNATIONALE

Les principaux efforts en matière d'assistance technique aux pêches sont ceux sur le lac Tanganyika - LTR (FAO/FINNIDA), LTBP (GEF), et IDEAL. Concernant le lac Kariba, le projet SADC (Aménagement des Pêches du Lac Kariba en Zambie) est actuellement en cours d'exécution avec l'objectif de développer des structures d'aménagement avec les communautés de pêcheurs à travers l'installation de Comités d'Aménagement Villageois. Il est envisagé de mettre en place le même travail dans les régions du nord, en commençant par le lac Mweru-Luapala.

Une assistance importante a été fournie à plusieurs projets aquacoles ces dernières décennies, avec l'aide financière d'agences bilatérales et multilatérales de développement, ainsi que d'ONG. La Zambie participe au Projet de Développement Régional de l'Aquaculture et au Programme de Développement Communautaire de l'Aquaculture (ALCOM).

Le Gouvernement de Zambie, en coopération avec la banque Mondiale, implante actuellement un programme important de réformes économiques qui fournit un effort particulier sur la diversification et le développement des productions agricoles. Le Programme Sectoriel d'Investissement Agricole (ASIP) et le Sous-Programme des Pêches, envisagent , entre autres, des modifications importantes dans le cadre institutionnel des pêches au niveau national. Le Département des Pêches gère cinq centres de formation, Kasaka, Mukkera, Nchelenge, Mpulungu et Sinazongwe. On ne sait pas encore ce que deviendra la formation dans la nouvelle organisation régionale en cours de préparation. Dans le passé, le Centre de Formation de Kasaka assurait des cours d'une année pour le personnel junior recruté à l'essai. Les autres centres servaient à la formation des pêcheurs et des pisciculteurs.

LIENS INTERNET

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