L’aquaculture est née il y a des millénaires et a évolué lentement, puisant souvent dans les savoirs traditionnels et s’enrichissant des progrès réalisés grâce à la curiosité, aux besoins, aux efforts conjoints ou encore aux échecs et expériences positives des aquaculteurs. Elle s’est ainsi développée pendant des siècles en harmonie avec l’environnement naturel, social, économique et culturel dans lequel elle est pratiquée. Les grands changements qu’a connus l’aquaculture ont été favorisés par les avancées scientifiques des XXe et XXIe siècles et se sont traduits par une croissance sans précédent du secteur, qui fournit à présent plus de la moitié des poissons et autres produits aquatiques destinés à l’alimentation humaine à l’échelle mondiale.

Malheureusement, cette évolution a également eu des effets délétères sur l’environnement aux niveaux local, régional et mondial, provoquant notamment des conflits sociaux entre les utilisateurs des ressources terrestres et aquatiques (et surtout de l’eau) et la destruction de services écosystémiques importants. Par ailleurs, des projets aquacoles récents suscitent des préoccupations et des débats de société à plusieurs égards, notamment en ce qui concerne le choix peu judicieux des sites, la destruction de certains habitats (par exemple les mangroves), l’utilisation de produits chimiques et de médicaments vétérinaires nocifs, l’incidence de la fuite d’individus sur les stocks d’espèces sauvages, la production inefficace ou non durable de farine et d’huile de poisson et les répercussions sociales et culturelles sur les travailleurs et les communautés aquacoles.

Afin de faciliter l’accès aux informations les plus récentes, la Division des pêches de la FAO a mis au point des pages web consacrées à l’aquaculture, qui permettent aux usagers de consulter des documents utiles sur ce domaine aux niveaux international, régional et national.

Pour en savoir plus sur l’intégration du secteur de l’aquaculture au sein du programme d’activités élargi de l’Organisation, voir:

Définition du terme «aquaculture»

Aquaculture: Culture d'organismes aquatiques, notamment de poissons, mollusques, crustacés et plantes aquatiques. Le terme «culture» sous-entend une quelconque forme d'intervention dans le processus d'élevage en vue d'améliorer la production, par exemple l'empoissonnement à intervalle régulier, l'alimentation et la protection contre les prédateurs. Il couvre également la propriété individuelle ou juridique du stock en élevage, la planification, la mise au point et le fonctionnement des systèmes aquacoles, les sites, les structures, les pratiques, la production et le transport.
Pour accéder à d’autres termes liés à l’aquaculture, voir:

Faits saillants dans le domaine de l'aquaculture

Extraits de (aucun lien disponible) :

En 2018, la production aquacole mondiale a atteint 82,1 millions de tonnes d’animaux aquatiques, 32,4 millions de tonnes d’algues aquatiques et 26 000 tonnes de perles et de coquillages d’ornement, ce qui porte le total à un niveau historique de 114,5 millions de tonnes.

Le poisson occupait une place prédominante dans l’élevage d’animaux aquatiques (54,3 millions de tonnes et 139,7 milliards de dollars) et provenait de l’aquaculture continentale (47 millions de tonnes et 104,3 milliards de dollars), ainsi que de l’aquaculture marine et côtière (7,3 millions de tonnes et 35,4 milliards de dollars). Viennent ensuite les mollusques (17,7 millions de tonnes et 34,6 milliards de dollars) – essentiellement des bivalves –, les crustacés (9,4 millions de tonnes et 69,3 milliards de dollars), les invertébrés marins (435 400 tonnes et 2 milliards de dollars), les tortues aquatiques (370 000 tonnes et 3,5 milliards de dollars) et enfin les grenouilles (131 300 tonnes et 997 millions de dollars).

En 2018, la contribution du secteur aquacole mondial à la production totale de poisson et autres produits aquatiques a atteint 46,0 pour cent, contre 25,7 pour cent en 2000, et celle du secteur aquacole mondial hors Chine s’est chiffrée à 29,7 pour cent, contre 12,7 pour cent en 2000. Au niveau régional, l’aquaculture représentait 17,9 pour cent de la production totale de poisson et autres produits aquatiques en Afrique, 17 pour cent en Europe, 15,7 pour cent en Amérique et 12,7 pour cent en Océanie. En 2018, en Asie (à l’exclusion de la Chine), la part de l’aquaculture dans la production de poisson et autres produits aquatiques a atteint 42,0 pour cent, contre 19,3 pour cent en 2000.

L’aquaculture continentale a produit la plupart des poissons et autres produits aquatiques d’élevage (51,3 millions de tonnes, soit 62,5 pour cent du total mondial), principalement en eau douce, contre 57,7 pour cent en 2000. La part des espèces ichtyques dans la production a progressivement diminué, passant de 97,2 pour cent en 2000 à 91,5 pour cent (47 millions de tonnes) en 2018, tandis que celle d’autres groupes d’espèces s’est accrue, en particulier grâce à l’élevage, en Asie, de crustacés d’eau douce, notamment de crevettes, d’écrevisses et de crabes.

En 2018, les mollusques décortiqués (17,3 millions de tonnes) représentaient 56,3 pour cent de la production de l’aquaculture marine et côtière. Les poissons (7,3 millions de tonnes) et les crustacés (5,7 millions de tonnes) pris ensemble représentaient 42,5 pour cent, tandis que le reste était constitué d’autres animaux aquatiques.

Les bivalves marins et les algues marines sont parfois qualifiés d’espèces extractives. Lorsque celles-ci sont élevées au même endroit que des espèces nourries, elles améliorent le milieu d’élevage en éliminant les déchets, y compris ceux des espèces nourries, réduisant ainsi la charge en nutriments. L’élevage d’espèces extractives et d’espèces nourries sur le même site de mariculture est encouragé dans les programmes de développement de l’aquaculture.

L’aquaculture est dominée par l’Asie, qui a produit 89 pour cent du total mondial en volume ces 20 dernières années. Sur la même période, les parts de l’Afrique et de l’Amérique ont progressé, tandis que celles de l’Europe et de l’Océanie ont légèrement reculé. En dehors de la Chine, plusieurs grands pays producteurs (Bangladesh, Chili, Égypte, Inde, Indonésie, Norvège et Viet Nam) ont, à des degrés divers, consolidé leurs parts dans la production aquacole mondiale ces deux dernières décennies. Depuis 1991, la Chine a produit plus d’aliments issus d’animaux aquatiques d’élevage que l’ensemble du reste du monde. Cependant, en raison des politiques gouvernementales mises en place depuis 2016, la croissance de l’aquaculture n’a été que de 2,2 pour cent et de 1,6 pour cent en 2017 et 2018, respectivement. La part de la Chine dans la production aquacole mondiale est passée de 59,9 pour cent en 1995 à 57,9 pour cent en 2018 et devrait encore baisser dans les années à venir.

Les taux de croissance annuelle élevés qu’affichait la production mondiale d’animaux aquatiques dans les années 1980 et 1990 (respectivement 10,8 et 9,5 pour cent) ont progressivement ralenti au cours du troisième millénaire, s’établissant en moyenne à 5,8 pour cent entre 2001 et 2010 et à 4,5 pour cent entre 2011 et 2018. Malgré cet essoufflement mondial, plusieurs pays ont continué d’enregistrer des taux de croissance élevés entre 2009 et 2018, notamment de grands producteurs comme l’Indonésie (12,4 pour cent), le Bangladesh (9,1 pour cent), l’Égypte (8,4 pour cent) et l’Équateur (12 pour cent).

On estime que, en 2018, 59,51 millions de personnes étaient employées (à temps plein, à temps partiel ou occasionnellement) dans le secteur primaire de la pêche (39 millions de personnes) et de l’aquaculture (20,5 millions de personnes), soit une légère augmentation par rapport à 2016. Les femmes représentaient 14 pour cent de la main-d'œuvre totale, avec des parts de 19 pour cent dans l’aquaculture et de 12 pour cent dans la pêche. Les personnes employées dans la production primaire se trouvent, pour la plupart, dans des pays en développement et sont des petits pêcheurs et des travailleurs de l’aquaculture. Les plus grands nombres de travailleurs se trouvent en Asie (85 pour cent), suivie de l’Afrique (9 pour cent), de l’Amérique (4 pour cent), de l’Europe et de l’Océanie (1 pour cent chacune). Si l’on prend en compte les opérations après capture/récolte, on estime qu’un travailleur sur deux, dans le secteur, est une femme.

Sous-Comité de l’aquaculture du Comité des pêches

Créé par le Comité des pêches (COFI) à sa trente-quatrième session, en 2001, le Sous-Comité de l’aquaculture est un espace de concertations et de débats sur l'aquaculture, qui permet de formuler, à l’intention du Comité des pêches, des avis sur les questions techniques et de politique générale touchant l'aquaculture, ainsi que sur les activités que l'Organisation doit mener dans ce domaine.

Études régionales sur l’aquaculture

Afin de continuer à contribuer aux efforts visant à concrétiser la durabilité de l’aquaculture au niveau mondial grâce à la diffusion d’informations actualisées sur la situation et l’évolution du secteur, la FAO publie des études régionales consacrées à l'aquaculture.

Ces études visent à offrir une perspective globale et fiable de la situation et de l’évolution de l’aquaculture au cours des cinq dernières années dans les principales régions du monde et à l’échelle mondiale, l’accent étant mis sur les grands enjeux, des exemples de réussites, les tendances futures et l’examen de scénarios probables. Elles peuvent intéresser les gouvernements nationaux, les organisations régionales, les décideurs, les producteurs, les investisseurs, les organisations de la société civile, les institutions de recherche et de formation et le grand public, qui y trouvent des informations utiles.

Produits et fiches d'information

Domaines thématiques

Informations statistiques

Indicateurs de résultats de l'aquaculture mondiale

Les Indicateurs de résultats de l'aquaculture mondiale sont un ensemble d’outils conviviaux qui permettent de rassembler, d’élaborer et de mettre facilement à disposition des informations quantitatives sur les résultats du secteur de l’aquaculture aux niveaux national, régional et mondial. Les produits axés sur les informations et les connaissances mis au point à partir des indicateurs de résultats comprennent des outils d’analyse des données, des documents techniques et des documents d'orientation.

Code de conduite pour une pêche responsible

La pêche, y compris l'aquaculture, apporte une contribution fondamentale à l'alimentation, à l'emploi, aux loisirs, au commerce et au bien-être économique des populations du monde entier, qu'il s'agisse des générations présentes ou futures, et devrait, par conséquent, être conduite de manière responsable. Le Code énonce des normes et des principes internationaux qui définissent des pratiques responsables grâce auxquelles on pourra assurer efficacement la conservation, la gestion et le développement des ressources bioaquatiques, dans le respect des écosystèmes et de la biodiversité. Il reconnaît l'importance nutritionnelle, économique, sociale, environnementale et culturelle de la pêche et les intérêts de tous ceux qui sont concernés par ce secteur. Le Code prend en considération les caractéristiques biologiques des ressources et de leur environnement, ainsi que les intérêts des consommateurs et des autres utilisateurs. Les États et tous les acteurs du secteur de la pêche sont encouragés à appliquer ce Code de manière effective.

Directives techniques de la FAO pour une pêche responsable: développement de l'aquaculture

Les directives techniques de la FAO relatives à la pêche et à l’aquaculture sont mises au point à la demande des pays membres, qui communiquent leurs attentes durant les sessions du Comité des pêches de l’Organisation, et sont rédigées de manière à renforcer et à préciser le contenu du Code de conduite pour une pêche et une aquaculture responsables.

Liste complète des directives techniques et des suppléments intéressant l’article 9 (Développement de l'aquaculture) du Code de conduite:

Voir également

 
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