Le profil des pêches et de l'aquaculture disponible pour ce pays est: Vue générale du secteur des pêches national - Sainte-Lucie (voir le NFSO) Le NFSO - Vue générale du secteur des pêches national - fournit une vue d’ensemble globale du secteur des pêches et de l’aquaculture dans chaque pays concerné, y compris l’information économique et démographique, la structure industrielle, les perspectives de développement, la gestion du secteur et la situation et les tendances....suite DONNÉES ÉCONOMIQUES GÉNÉRALES
Taux d'échange : 1 $EU = 2,703 $Caraïbes
Bilan des produits (1998):
Structure de la flotte Les pêches de Ste Lucie ont vu des changements importants ces quinze dernières années. La flotte comprend maintenant 907 navires et emploie 1 873 pêcheurs, dont 40 pour cent à temps partiel. Moins de la moitié des plus grands bateaux sont des pirogues traditionnelles, et les pirogues non pontées en fibre de verre sont à présent les plus nombreuses. En plus, des petits bateaux ( de plus de 12 m de long) appartenant à des locaux et utilisant des palangres ont commencé à travailler. La majorité des pirogues possèdent un moteur hors-bord de 30 à 100 cv. Les palangriers ont un moteur inboard. L'augmentation de la puissance des moteurs reflète les changements de la taille de navires. Plus de 65 pour cent des débarquements comprennent des pélagiques de haute mer comme la coryphène, le thazard, et les thons, capturés surtout entre décembre et juin. Les exocets représentent une part importante mais variable des captures, et de très nombreuses espèces de roche et des eaux peu profondes ainsi que des pélagiques sont également importantes. Les pélagiques sont capturés à la traîne avec des lignes à main, et de plus en plus à l'aide de palangres posées au moteur en pleine mer. Les casiers attrapent des poissons de roche et des langoustes. Les filets maillants sont aussi utilisés pour capturer des poissons de fond, et les pélagiques sont pris avec des filets maillants et des sennes tournantes. Il existe une pêche traditionnelle de petits cétacés , ainsi qu'une pêche de bénitiers et d'oursins. Pêche continentale Il n'existe pas de pêche continentale d'importance commerciale. Une pêche traditionnelle de crevette d'eau douce est actuellement fermée, suite à la baisse des stocks. Utilisation des captures Les captures sont pratiquement toutes consommées localement ; Le poisson est débarqué sur 17 sites localisés sur la côte, mais deux principaux débarcadères (Vieux Fort et Dennery) reçoivent 40 pour cent des prises. Il existe à présent des infrastructures portuaires dans presque tous les débarcadères avec vestiaires, marché, réparation des engins et des coopératives. Sur 5 débarcadères, existent des installations frigorifiques et/ou fabriques de glace. Les principales installations de froid et de transformation existent à Vieux Fort et à Castries. Elles possèdent ensemble une capacité de stockage de 625 t. Les gouvernements du Japon et du Canada ont fourni une assistance financière et technique importante pour l'installation des ces infrastructures. Quelques navires utilisent maintenant la glace à bord. L'utilisation de glace est de plus en plus populaire parmi les pêcheurs. Etat du secteur halieutique Le Gouvernement de Ste Lucie a fait de gros progrès pour développer le secteur. La présence du Département des Pêches, avec 25 professionnels et techniciens, plus 9 statisticiens, a permis de développer et gérer des évaluations de stocks et des programmes d'aménagement, ainsi que la mise en place de programmes de vulgarisation auprès des communautés de pêcheurs. Le Gouvernement continue de fournir une aide technique à 9 coopératives, comprenant chacune entre 30 et 150 pêcheurs. Ces coopératives bénéficient d'autorisations hors taxes pour l'achat de carburant. Des autorisations hors taxes sont aussi fournies aux pêcheurs, armateurs et transformateurs pour importer des équipements et du matériel. Les deux plus grandes infrastructures commerciales sont gérées par la Corporation des Poissonniers de Ste Lucie. Cette organisation est un corps statutaire mis en place par le gouvernement pour fournir aux pêcheurs un marché garanti toute l'année, pour développer une bonne manutention et une bonne transformation de produits, et pour satisfaire une demande croissante des touristes pour le poisson frais ou congelé. Récemment, se sont installées des sociétés privées plus petites de vente et transformation des produits de la mer. Une part importante des budgets d'aide (du Japon, du Canada et de la France par exemple), a permis d'acquérir des engins de pêche et des bateaux de démonstration (par exemple des pirogues en fibre de verre et des palangriers). Rôle du secteur halieutique dans l'économie Le secteur fournit la plus grande partie des produits de la mer consommés en frais ou congelés par les nationaux et les touristes. Le gouvernement s'efforce d'assurer l'autosuffisance en poisson, le gros des importations (saumon fumé, crevettes et coquilles Saint Jacques) ainsi que la morue salée/séchée et le hareng. Comme l'emploi est toujours un problème d'actualité, le secteur de la pêche est considérée comme un moyen de créer des revenus et d'apporter des aliments auprès des communautés côtières. PERSPECTIVES DE DÉVELOPPEMENT Le développement du secteur devra se concentrer sur les pélagiques de pleine mer et dans une moindre mesure, sur les espèces sous utilisées de la pente du plateau continental. Les ressources proches de la côte sont limitées et souffrent d'une pression grandissante ainsi que de la pollution (égouts, sédimentation, produits chimiques agricoles). Leur développement nécessitera cependant un aménagement régional et parfois international des stocks partagés; un nouveau complexe de pêche doit s'ouvrir sur le Vieux Fort vers la mi-2000 et doit permettre d'assurer une capacité de stockage adéquate, et ouvrir la voie à de grands progrès dans le développement des produits de la mer, leur qualité et leur exportation. Le développement de l'aquaculture est un objectif du gouvernement : actuellement, 7 ha d'étangs pour l'élevage de crevette d'eau douce et de tilapia sont en production. Les algues sont également cultivées près de la côte et utilisées pour préparer des boissons traditionnelles et du porridge; au total 40 personnes travaillent dans l'aquaculture, et le gouvernement possède et gère deux écloseries. On estime que Ste Lucie peut cultiver 20 ha d'étangs et que, compte tenu d'un marché en développement, il existe un fort potentiel pour augmenter la production de crevettes et d'algues. Ste Lucie n'a pas souffert récemment de dégâts dus aux cyclones. Les îles proches de la Dominique et d'Antigua ont au contraire subi des dégâts importants, à trois reprises en dix ans. Les cyclones doivent toujours être considérés comme une menace sérieuse. La demande La consommation de poisson a beaucoup augmenté, suite au développement du tourisme et de l'augmentation de la demande, en partie suite à l'adoption de mesures d'hygiène alimentaire. Le tourisme continue à avoir des perspectives importantes de développement, surtout depuis que la culture de la banane rencontre des difficultés sur les marchés internationaux. Compte tenu du taux de croissance de la population (1,6 pour cent par an), et de la croissance du secteur touristique, la demande de produits de la mer pourrait dépasser la barre des 4 000 t dans les 5 ou 10 prochaines années. RECHERCHE ET AMENAGEMENT DES RESSOURCES Le Département des Pêches abrite une unité de recherche et d'aménagement qui coordonne les évaluations des ressources, les programmes de suivi et d'aménagement, la collecte des données, le suivi des barrières de corail ; l'aménagement des mangroves et des algues; l'évaluation des populations de langoustes, la cogestion des production d'oursins, l'aménagement des zones marines; les réserves et l'évaluation des cétacés. Les difficultés comprennent les ressources humaines et les budgets. Le département possède un laboratoire nouvellement équipé mais ne possède pas le personnel à plein temps. AIDE INTERNATIONALE Ste Lucie maintient de bonnes relations avec le Japon, le Canada, et la France dans le domaine de l'aide au secteur halieutique. Plusieurs cadres ont été formés au Canada et au Japon et ce dernier continue à apporter une assistance technique à Ste Lucie dans les domaines de la technologie des pêches et de la recherche. Avec les pays du CARICOM, Ste Lucie a bénéficié de programmes importants au niveau régional d'évaluation des stocks, avec des financements canadiens. Ste Lucie fait partie de l'Organisation des Etats de l'Est des Caraïbes (OECS), du CARICOM et de la Commission des Pêches de l'Atlantique Ouest. Le problème du moment est de satisfaire une demande croissante tout en traitant celui des ressources et celui de la dégradation des milieux. La collaboration entre les agences de développement, comprenant les organisations publiques et les ONG, et les organisations de pêcheurs, est considérée comme un moyen d'assurer l'aménagement de l'île. Malgré l'existence de personnel et d'experts au sein du Département des Pêches, il existe des demandes importantes et croissantes pour assurer la durabilité du secteur halieutique; le Gouvernement devra continuer à s'engager dans l'aménagement durable des ressources marines et continentales, en suivant le principe de précaution. LIENS INTERNET Pas encore disponibles. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||




