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Le profil des pêches et de l'aquaculture disponible pour ce pays est:


Vue générale du secteur des pêches national - Maldives (voir le NFSO)
Le NFSO - Vue générale du secteur des pêches national - fournit une vue d’ensemble globale du secteur des pêches et de l’aquaculture dans chaque pays concerné, y compris l’information économique et démographique, la structure industrielle, les perspectives de développement, la gestion du secteur et la situation et les tendances....suite

DONNÉES ÉCONOMIQUES GÉNÉRALES

Superficie totale (y compris les eaux territoriales):

90 000 km

ZEE:

1 000 000 km

Longueur des côtes:

archipel constitué d’environ 1200 îles

Population (1996):

263 000

PIB aux prix courants du marché (1995):

$EU 270,9 millions

PIB des pêches (1995):

$EU 30 millions


DONNÉES SUR LES PÊCHES

Bilan des produits (1996):

Production

Importations

Exportations

Disponibilités totales

Disponibilités par habitant

milliers de tonnes (poids vif)

Kg/ an

Poisson destiné à la consommation humaine

103,5

57,2

46,3

176 kg

Poisson destiné à l’alimentation animale et à d’autres fins

2,1

2,1

Effectifs employés (1996, estimation):

Plein-temps:

22 000

Temps partiel:

5 000

Valeur brute des produits de la pêche (Au débarquement) en 1996:

$EU 35 millions (estimation)

Commerce (1997):

Valeur des importations:

Valeur des exportations:

$EU 56 millions

Taux de change (1995): US$ 1 = 11,772 Rufiyaa

STRUCTURE ET CARACTÉRISTIQUES DE L’INDUSTRIE DE L’ACTIVITÉ

Pêches maritimes

Les Maldives forment un archipel constitué d’environ 1200 îles coralliennes regroupées en 19 atolls largement dispersés sur près de 90 000 kmau centre de l’océan Indien. La zone économique exclusive du pays s’étend sur quelque 1 million de km. Les ressources maritimes sont la principale richesse naturelle nationale, les activités économiques étant axées sur la pêche et le tourisme. Les pêches fournissent actuellement 11 pour cent du PIB, 20 pour cent de l’emploi et 74 pour cent des exportations nationales.

La flotte de pêche en 1995 se composait au total de 1674 bateaux dont 1407 canneurs à moteur (masdhoni) pour la pêche au thon dans les eaux littorales, 5 masdhonis à voile, 48 vadhudhonis à moteur, 209 vadhudhonis à voile et 5 embarcations à rames, utilisées pour la pêche à la ligne traînante dans les eaux coralliennes.

Le "dhoni" dont les différents modèles constituent de loin la plus grande partie de la flotte de pêche est une embarcation de construction traditionnelle en planches de cocotier; toutefois, on utilise de plus en plus pour sa construction du bois importé d’Asie du Sud-Est. En 1995, 97 pour cent des captures étaient réalisées au moyen d’embarcations à moteur.

L’activité des pêches est saisonnière; leur calendrier est dicté principalement par les moussons. En 1996, 63 pour cent des captures ont été constituées de bonites et 12 pour cent de thon à nageoires jaunes. Il y a un accroissement considérable des captures de poisson de hauts fonds en réponse à la demande des marchés étrangers et des touristes séjournant aux Maldives. Ces dernières années, des pêches importantes se sont développées en ce qui concerne des espèces telles que les poissons d’agrément tropicaux, le mérou, la bêche-de-mer et le tridacne géant. Différentes mesures d’aménagement, notamment une interdiction complète des exportations de tridacnes géants, ont été adoptées pour éviter une surexploitation. Il semble que la demande de poisson de valeur élevée continuera à augmenter à l’avenir, exigeant de nouvelles initiatives en matière d’aménagement afin d’éviter une surexploitation des stocks.

Pêches en eaux intérieures et aquaculture

Il n’existe pas de pêches continentales aux Maldives. Les activités de pêche se déroulent en haute mer, dans les eaux côtières et au voisinage des récifs. Les activités d’aquaculture sont actuellement inexistantes. Toutefois, puisque la géographie du pays offre des possibilités de développement de l’aquaculture, des tentatives sont actuellement en cours pour expérimenter la culture des algues marines, des huîtres perlières, des tridacnes géants, des langoustes, des bêches-de-mer et des mérous. Les possibilités d’utilisation des zones de mangroves pour l’élevage du crabe sont également étudiées.

Situation de l’industrie

Les captures de poisson ont enregistré une augmentation spectaculaire ces dernières années, au point de dépasser 103 000 tonnes en 1996. Plusieurs facteurs ont contribué à cette évolution; le nombre croissant de bateaux mécanisés et motorisés, l’installation de dispositifs de concentration de poissons, qui ont amélioré l’efficacité des pêches, et les perfectionnements introduits dans les infrastructures de récolte et de manutention des captures de poissons qui ont facilité le travail des pêcheurs. Une croissance considérable de la demande tant au niveau national qu’à l’exportation, essentiellement de thon en conserve et de variétés exotiques de poissons de hauts fonds, en particulier, a constitué une incitation économique supplémentaire à l’intention des pêcheurs pour accroître leur effort de pêche.

La production s’est accrue, malgré une très forte diminution tant du nombre de pêcheurs à plein temps que de celui des embarcations.

La participation des pouvoirs publics au secteur des pêches est très importante. La transformation et l’exportation de thon congelé et en conserve s’effectuent sous le contrôle de la compagnie des pêches industrielles des Maldives (MIFCO) (Maldives Industrial Fisheries Company) qui fournit en outre un bateau de récupération. A partir de 1990, le Gouvernement a ouvert de nombreuses possibilités permettant au secteur privé de transformer et d’exporter différents produits de la pêche. Toutes les opérations de pêche sont réalisées par le secteur privé, dont la participation aux activités de transformation et d’exportation s’accroît progressivement.

Rôle économique du secteur

Bien que le tourisme, au cours de la décennie passée, se soit développé considérablement, les pêches restent une importante source de revenus pour près de 20 pour cent de la population; on estime à environ 22 000 le nombre de personnes qui se consacrent à plein temps à la pêche.

Commerce du poisson

Dans le passé le secteur des pêches était la principale source d’emplois et de revenus en devises. L’ouverture de marchés à l’exportation en Asie du Sud-Est, pour les poissons de haut fond à rapport économique plus élevé et pour les espèces marines autres que les poissons, a contribué à accélérer la progression des exportations des pêches. En 1995, les produits de la pêche représentaient près de 64 pour cent de la valeur des exportations des Maldives. Plus de la moitié des captures totales étaient exportées sous forme de poisson frais, congelé et en conserve (47 pour cent), de poisson séché (34 pour cent) et sous différentes formes. Parmi les principaux pays importateurs figurent les Etats-Unis, le Sri Lanka, et des pays d’Asie du Sud-Est.

Utilisation des captures

Le poisson constitue la principale source de protéines animales de la population. Les captures sont consommées localement dans une proportion voisine de la moitié. Traditionnellement, la demande portait essentiellement sur la bonite, élément essentiel du régime alimentaire de la population des Maldives. Toutefois, à la faveur du développement du tourisme et de l’élargissement de l’accès aux marchés de l’Asie du Sud-Est, des espèces autres que le thon sont de plus en plus demandées.


PERSPECTIVES DE DÉVELOPPEMENT

Jusqu’à présent, en ce qui concerne les espèces pélagiques, les pêcheurs des Maldives ont exploité de façon pratiquement exclusive la bonite à ventre rayé. Or, il existe vraisemblablement des possibilités considérables d’extension des pêches pélagiques à d’autres espèces de thon, comme le thon à nageoires jaunes, en particulier dans les eaux plus profondes. Les poissons de haut fond et les espèces démersales peuvent également donner lieu à une nette intensification de l’exploitation des stocks. Toutefois, l’exploitation est actuellement limitée par la demande locale concernant les espèces en question et par l’absence d’infrastructures locales d’entreposage et de transport du poisson.

En outre, le développement rapide du tourisme a créé une forte concurrence sur le marché de la main-d’oeuvre; la pêche a perdu une partie de son intérêt par comparaison aux salaires payés dans le secteur du tourisme.


RECHERCHE

Le Ministère des pêches et de l’agriculture est responsable de la prospection des zones de pêche au thon, de l’analyse des ressources en poissons de haut fond, du recensement des engins de pêches, de la création d’une base de données sur le thon et enfin de l’analyse, des statistiques et des enquêtes socio-économiques.

Avec l’aide de différents donateurs bilatéraux et multilatéraux, différentes activités de recherche sont consacrées à l’évaluation des stocks de thon, de poissons de haut fond et de différentes ressources maritimes, ainsi qu’à l’aménagement durable desdites ressources.


AIDE

Autrefois, une aide bilatérale et multilatérale considérable a été accordée au développement des pêches. A présent, plusieurs projets sont en cours d’exécution dans ce pays.

La plus grande partie de l’aide étrangère est consacrée au développement du secteur de l’entreposage et de la transformation. Le Fonds du Koweït a participé à la création d’installations de transformation du thon, et la Banque asiatique de développement à des activités visant à améliorer les installations d’entreposage à froid. Une aide a également été apportée par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, la Banque mondiale et le Fonds international de développement agricole (FIDA).

Le programme de la FAO pour le golfe du Bengale, aide le Gouvernement à mener des opérations de détection du thon et des poissons de hauts fonds et soutient la création d’un système d’aménagement des pêches. L’assistance du Royaume-Uni concerne l’étude des stocks de thon, les recherches sur l’exploitation du corail en eau profonde et la mise en valeur des récifs coralliens, ainsi que les nouvelles possibilités de commercialisation du poisson.

Le Canada contribue à la mise en place d’installations de surveillance maritime, ainsi qu’à des travaux de recherche portant sur les récifs coralliens.