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Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
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  1. Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    1. Résumé
    2. Historique et aperçu général
    3. Ressources humaines
    4. Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    5. Espèces cultivées
    6. Pratiques et systèmes d'élevage
  2. Performance du secteur
    1. Production
    2. Marché et commerce
    3. Contribution à l'économie
  3. Promotion et gestion du secteur
    1. Cadre institutionnel
    2. Règlements en vigueur
    3. Recherche appliquée, éducation et formation
  1. Tendances, questions et développement
    1. Références
      1. Bibliographie
      2. Liens utiles
    Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    Résumé
    L'aquaculture algérienne connaît actuellement un grand essor en matière de production. Depuis la création du Ministère de la Pêche et des Ressources Halieutiques en 2000, plusieurs plans et programmes de développement ont été élaborés permettant ainsi le démarrage de plusieurs projets privés d’aquaculture dans différentes filières d’activité.

    La production aquacole actuelle provient de:
    • La pisciculture marine en bassin et en cages flottantes pratiquée par des opérateurs privés.
    • La conchyliculture pratiquée par des opérateurs privés produisant quelques dizaines de tonnes de moules méditerranéennes et d'huîtres creuses.
    • La pêche continentale exercée par des concessionnaires privés au niveau des barrages et des retenues collinaires, pour des espèces telles que la carpe commune, les carpes chinoises, le sandre, le black bass et le barbeau.
    • La pisciculture intégrée à l’agriculture exercée au niveau des exploitations agricoles par des agriculteurs, pour des espèces telle que Tilapia
    • La pêche lagunaire en eau saumâtre et en eau douce dans l'Est du pays est pratiquée par un concessionnaire privé, selon le cahier des charges signé par ce dernier, dans le cadre d’une préservation de la zone qui a un statut particulier. Les espèces capturées sont diverses (dorade royale, mulets, anguille, sole, bar européen, sar, palourde, huître, marbré, crevette caramote, carpes commune et chinoises)
    La production aquacole annuelle a régulièrement augmenté depuis 2004 (641 tonnes), jusqu’en 2012 où elle a dépassé les 2 600 tonnes toute filière confondue. Cette production, constituée pour 90 pour cent de poissons d'eau douce, résulte en grande partie des campagnes régulières d'empoissonnement de retenues collinaires et des barrage avec des larves et des alevins de carpe commune, de carpes chinoises (issue de l’importation) et de mulet à grosse tête, effectuées par l'administration afin d'y développer la pêche commerciale.

    De 2007 à ce jour, on n’a eu plus recours à des opérations d’importations d’alevins car l’opération de reproduction artificielles sont effectuées par le Centre de Recherche au niveau des deux écloseries pilotes que le Ministère de la pêche et des ressources halieutiques a réalisé, une à l’Est et l’autre à l’Ouest du pays.

    La dernière campagne effectuée par les chercheurs du CNRDPA en 2013 a donné lieu à plus de 6 millions de larves de carpes chinoises. La campagne d’ensemencement de l’année 2013, a touché 11 barrages et 15 retenues collinaires. Des reproductions contrôlées sont aussi effectuées par le CNRDPA avec des géniteurs de Tilapia et les quantités obtenues sont distribuées aux agriculteurs dans le cadre de l’intégration de la pisciculture à l’agriculture où on enregistre plus de 152 exploitants agricoles ont bénéficié d’alevins de Tilapia au niveau de leur bassins .

    Un Programme National de Développement de l’Aquaculture (2015-2019) est actuellement mis en œuvre. Des actions liées à des projets aquacoles publics et privés y sont planifiés. Les projets publics ont surtout un caractère de démonstration et de soutien à la production, alors que les projets privés portent sur des filières aquacoles de production à but commercial et ayant une grande valeur commerciale. La priorité dans ce programme de développement est donnée au développement des activités aquacoles marine en off shore, pour leur caractère facile et n’ayant pas de contrainte d’ordre administratif surtout pour l’obtention des concessions et pour leur entrés en production rapidement.

    Dans le cadre de la politique sectorielle de recherche, il a été procédé à la mise en place d'un Centre National de Recherche pour le développement de la Pêche et de l’Aquaculture (CNRDPA). Les recherches aquacoles sont dirigées par un directeur et cinq chefs division. Les travaux de recherche de ce centre seront dirigés beaucoup plus vers une recherche appliqué et servira d’outil de décision pour l’administration chargée de la pêche.

    Aussi, le secteur de la pêche et pour venir compléter le travail du CNRDPA, un Laboratoire National de Contrôle et de l’Analyse des Produits de la Pêche et de l’Aquaculture et de la Salubrité des Milieux a été créé en 2012 et entré en activité en 2014.

    Doté d'instruments d'ordre institutionnel, juridique et financier, l'aquaculture jouit actuellement d'un environnement répondant aux besoins que suscite le développement d'une aquaculture durable à même de permettre l'amorcement du processus d'intégration des différentes filières aquacoles et des activités connexes dans l'économie nationale.
    Historique et aperçu général
    Historiquement, le développement de l'aquaculture peut se résumer comme suit:
    • En 1921, création de la station de Bou-Ismail (Est d'Alger) avec pour objectifs en matière d'aquaculture:
      - Détermination des meilleures méthodes et lieux pour la pratique de l'ostréiculture (Crassostrea gigas) et de la mytiliculture (Mytilus galloprovincialis).
      - Développement de l'élevage de poissons d'eau douces.
    • En 1937, création d'une station d'alevinage de poissons d'eau douce (Oncorhynchus mykiss et Micropterus salmoides), pour l'empoissonnent de retenues et d'oueds. Cette station a été fermée depuis.
    • En 1940, début de l'exploitation des lacs de l'Est du pays (Mellah, Oubeira et Tonga) avec installation de bordigues, pêche et exploitation de mollusques (Mytilus galloprovincialis, Crassostrea gigas, Ruditapes decussatus).
    • En 1947, création de la station de Mazafran (Est d'Alger) avec pour objectifs la recherche hydrobiologique, l'alevinage et l'empoissonnement de retenues.
    • En 1973 , début de la mise en valeur du lac el Mellah par l'exécution, avec l'appui de la FAO, d'un programme comportant deux axes principaux:
      - Amélioration des techniques de pêche.
      - Essais de mytiliculture et d'ostréiculture.
    • En 1974, l'étude de mise en valeur du lac Oubiera conduit à un projet d'installation d'une unité de fumage de l'anguille. Ce projet a été abandonné par la suite.
    • En 1978, mise en place d'un programme de coopération avec la Chine, centré sur deux axes:
      - Initiation aux techniques de reproduction et d'alevinage des carpes pour le repeuplement. Construction d'étangs et repeuplement de quelques retenues.
      - Tentatives de production de larves de Penaeus kerathurus .
    • De 1982 à 1990, exploitation de l'anguille aux lacs Tonga, Oubeira et Mellah par un privé; production annuelle d'environ 80 tonnes exportée vers l'Italie.
    • Entre 1983 et 1984, premiers travaux en vue de la réalisation d'une écloserie de bar européen (Dicentrarchus labrax) au lac el Mellah.
    • Entre 1985 et 1986, une quinzaine de retenues sont empoissonnées avec des carpes et des sandres (Stizostedion lucioperca) importés de Hongrie.
    En 1991, dans le cadre de la valorisation de l'infrastructure hydrique par la pisciculture, une opération de repeuplement est initiée par l’office national de développement de la pêche et de l’aquaculture;. Les empoissonnements ont été effectués avec des alevins de carpes (Cyprinus carpio, Ctenopharyngodon idellus, Hypophthalmichthys molitrix, Aristichthys nobilis). Cependant toutes ces actions n'ont pas donné les résultats escomptés pour la mise en place d'activités pouvant fournir une production aquacole susceptible de contribuer au développement d'une véritable industrie aquacole.

    D’autres opérations d’importation ont suivie celle de 1991, dont celles de 2001 (importation de carpes argentée et herbivore de Hongrie), 2002 ( importation de Tilapia d’Egypte) et 2006 ( importation de carpes argentées et grandes bouches de Hongrie) à l’indicatif du Ministère de la Pêche et des Ressources Halieutiques qui ont permis l’augmentation du stock de poissons dans les barrages et retenues collinaires et également les répercussions engendrées par l’augmentation du nombre d’exploitants aux niveau des plans d’eau et d’où l’augmentation de la production aquacole.

    Aussi, les activités du secteur de la pêche et de l’aquaculture inscrite dans le programme du Gouvernement 2012-2014 avaient un impact direct sur le développement du secteur et sur l’amélioration des conditions socio-économique des professionnels. Partant de cette politique de développement qui est menée jusqu’à présent, il s’avère que ce diagnostic a révélé la nécessité de définir de nouvelles priorités, et de les adapter selon une démarche prospective réaliste à horizon 2030. Dans cette vision le secteur de la pêche compte poursuivre l’action déjà menée en faveur de la réorganisation et du développement durable des activités de la pêche et de l’aquaculture, et ce afin de contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire, à la préservation et à la création d’emplois, ainsi qu’au développement de l’économie productive nationale.

    Grâce à la volonté affichée par le gouvernement pour la promotion et le développement du secteur, le Ministère de la Pêche et des Ressources Halieutiques a élaboré le nouveau programme de développement de l’aquaculture marine et d’eau douce à horizon 2020, qui vise une production de plus de 100 000 tonnes de poissons et crustacés et la création de plus d e10 000 postes d’emploi directs.

    Les aides que le secteur compte attribuer se sont des aides indirects d’accompagnement, et ce par la prise en charge des taux d’intérêts des crédits contractés au niveau des banques et aussi contribuer au financement d’une partie de l’assurance pour les entreprises aquacoles.
    Ressources humaines
    En 2013, la pêche continentale au niveau des barrages et des retenues collinaires a concerné plus de 43 exploitants (une à quatre personnes par retenue) qui exercent la pêche continentale à plein temps dans 28 plans d'eau.

    La pêche lagunaire de l'anguille est attribuée par adjudication au plus offrant à un (01) concessionnaire par plan d’eau, et ce selon la règlementation en vigueur. Le concessionnaire est tenu de se conformer aux clauses du cahier des charges qui règlemente l’activité exercée selon les caractéristiques écologiques spécifique de chaque lac.

    Grâce au plan de relance économique, les deux entreprise conchylicoles actuellement en production emploient 24 personnes (02 gestionnaires, 06 techniciens, 12 ouvriers); l'exploitation est gérée par les propriétaires eux même.

    Les entrepreneurs privés qui ont reçu un soutien financier dans le cadre du programme d'appui à la relance économique et dont les projets devraient être opérationnels permettront la création de 303 emplois répartis comme suit:
    • Ferme d'élevage de tilapia du Nil dans le Sud du pays: 139 emplois (six cadres, 10 techniciens, 123 ouvriers).
    • Ferme d'élevage de bar européen et de dorade royale dans le Nord Ouest du pays: 85 emplois (quatre cadres, six techniciens, 75 ouvriers).
    • Ferme d'élevage de bar européen et de dorade royale dans le Nord Ouest du pays: 60 emplois (trois cadres, cinq techniciens, 45 ouvriers).
    • Unité d'élevage de moules et d'huîtres dans le Nord: 19 emplois (deux cadres, trois techniciens, 14 ouvriers).
    Toutes ces fermes seront gérées par leurs propriétaires.
    Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    Afin que le développement de l'aquaculture ne soit pas freiné par des conflits d'usage, le Ministère de la Pêche et des Ressources Halieutiques a élaboré le Schéma Directeur de Développement des Activités de la Pêche et de l'Aquaculture adopté en Octobre 2007 par le Conseil du Gouvernement, qui s'appuie en matière d'organisation administrative sur un découpage territorial et en matière d'organisation économique sur des pôles d'activités économiques, définis en fonction des variations biogéographiques. Neuf (09) pôles d'activité économique ont été identifiés:
    • Farming.
    • Conchyliculture.
    • Pisciculture marine.
    • Elevage de crustacése.
    • Exploitation des ressources naturelles.
    • Pisciculture d’eau douce
    • Pêche continentale.
    • Algoculture.
    • Pisciculture ornementale.
    L'administration va lancer une étude identification des zones d’activités aquacoles qui devrait à terme définir une réaprtition spatiale de l’activité aquacole visant à:
    • Protéger les zones à vocation conchylicole.
    • Preserver de nouveaux sites à vocation aquacole.
    • Encourager une meilleure coexistence des activités aquacoles avec d'autres activités côtières et continentales.
    Espèces cultivées
    Outre la pêche lagunaire d'espèces indigènes (e.g. Liza aurata, Solea vulgaris, Dicentrarchus labrax , Sparus aurata , Lithognathus mormyrus, Anguilla anguilla , Diplodus sargus, Epinephelus aeneus, Thynnus thynnus, Pagrus pagrus, Barbus barbus ), les principales activités aquacoles jusqu'au début des années 1990 ont surtout concerné l'empoissonnement avec des espèces introduites dans des plans d'eau naturels et artificiels. Les espèces qui ont été introduites sont : Cyprinus carpio , Gambusia halbrooki, Oncorhynchus mykiss , Tinca vulgaris, Leuciscus erythrophthalmus, Tilapia zillii, Micropterus macrochir, Crassostrea gigas , Mytilus galloprovincialis , Aristichthys nobilis , Hypophthalmichthys molitrix , Ctenopharyngodon idellus , Stizostedion lucioperca et Silurus glanis . En vue de développer la pêche continentale et l'aquaculture intégrée à l'agriculture, l'administration a récemment importé Hypophthalmichthys molitrix de Hongrie et Oreochromis niloticus d'Egypte. Plus de 90 pour cent de la production provenant de la pêche continentale dans des retenues sont des carpes communes (Cyprinus carpio ) et des carpes chinoises (Aristichthys nobilis, Hypophthalmichthys molitrix, Ctenopharyngodon idellus ). A travers le démarrage des fermes aquacoles privées d’autres espèces sont élevées actuellement tel que le Maigre Argyrosomus regius, le loup et la dorade.
    Pratiques et systèmes d'élevage
    Depuis 2008, plusieurs fermes d’élevages sont entrées en production aussi bien en milieu marin que d’eau douce. Elles sont au nombre de 8 dont 4 en aquaculture marine, 2 en conchyliculture et 2 en pisciculture d’eau douce en zone saharienne.

    En aquaculture marine, deux entreprises privées produisent du loup et de la dorade en cages flottantes, deux autres produisent du loup, de la dorade et du maigre en raceways et deux produisent des moules méditerranéennes et des huîtres creuses en culture sur filière de subsurface.

    En aquaculture d’eau douce, deux entreprises produisent du Tilapia et du silure en raceways.
    Performance du secteur
    Production
    Au cours de la période 2006 - 2012, les productions (tonnes/an) ont été les suivantes:
    Années/Types d’aquaculture Aquaculture d'eau douce Aquaculture d'eau de mer Pêche Continentale Pêche lagunaire Total
    2006 33 348 15 650 174 801 64 5 288
    2007 18 210 44 385 316 652 25 78 405
    2008 283 220 4 958 2 392 993 98 73 2780
    2009 267 675 46 340 1 706 601 1 420 125 2163
    2010 219 548 119 183 1 344 390 75 621 1759
    2011 27 661 199 649 1 987 565 31 459 2246
    2012 14 007 366 583 2 258 433 90 17 2648
    Source: Statistiques / MPRH 2014
    1Liza aurata, Solea vulgaris, Dicentrarchus labrax, Sparus aurata, Lithognathus mormyrus, Anguilla anguilla, Diplodus sargus, Crassostrea gigas, Ruditapes decussatus, Penaeus kerathurus, Sarpa salpa, etc.
    2Cyprinus carpio, Aristichthys nobilis, Hypophthalmichthys molitrix, Ctenopharyngodon idellus.
    3Barbus barbus
    4Mytilus galloprovincialis
    5Crassostrea gigas

    Le graphique ci-dessous indique la production totale de l´aquaculture en Algerie (d´après les statistiques de la FAO):
      

    Production de l'aquaculture reportée en Algerie (depuis 1950)
    (FAO Fishery Statistic)

    (Source: Statistiques de pêche de la FAO, production d´aquaculture)

    Marché et commerce
    Bien que les ménages algériens aient une préférence pour les produits halieutiques marins, la production aquacole issue des plans d'eau continentaux trouve un marché pour ses produits qui sont écoulés facilement au niveau des régions qui les produisent et même au niveau des marchés de poisson.

    Cette filière d’activité connaît un grand engouement auprès des concessionnaires de la pêche continentale. Plus de 62 concessionnaires ont exercé la pêche au niveau de 27 barrages en 2012.
    Contribution à l'économie
    La politique sectorielle engagée par le Ministère de la pêche et des ressources halieutiques pour le développement de l'aquaculture accorde une importance capitale au développement des filières d’activités ayant un grand rendement et une haute valeur commerciale. L'ensemble de projets en cours d’exploitation visent à la contribution à la sécurité alimentaire des populations et à la création d'emplois.

    A cet effet, le programme national de développement de l'aquaculture prévoit la production de 100 000 tonnes et la création de prés de 10 000 emplois directs répartis comme suit:
    • Aquaculture marine et Conchyliculture: production de 80 000 tonnes et 7400 emplois créés.
    • Aquaculture continentale: production 20 000 tonnes et 2252 emplois créés..
    Promotion et gestion du secteur
    Cadre institutionnel
    Conformément au décret n° 2000-124 du 10 juin 2000 portant organisation de l'administration centrale, la structure technique et administrative chargée du développement de l'aquaculture au sein du Ministère de la pêche et des ressources halieutiques est représenté par la Direction de Développement de l'aquaculture qui est chargée de:
    • Définir, orienter et animer toutes les activités relevant du domaine de l'aquaculture.
    • Identifier et entreprendre les études relatives aux potentialités aquacoles.
    • Promouvoir une industrie aquacole de production.
    • Initier et proposer des programmes de préservation et de protection des zones d'implantation d'activité aquacole et de pêche continentale.
    • Participer à l'élaboration de textes réglementaires en rapport avec ses activités.
    • Élaborer des programmes et des plans de développement de l’aquaculture.
    La Direction de Développement de l'aquaculture abrite trois sous directions:
    • La sous direction de l'aménagement des sites aquacoles chargée entre autre de:
      - Identifier les sites nationaux à vocation aquacole.
      - Elaborer un programme de peuplement et de repeuplement des plans d'eau naturels et artificiels.
    • La sous direction de l'exploitation et de la valorisation des potentialités aquacoles chargée entre autre de:
      - Arrêter et proposer les mesures incitatives de promotion des activités aquacoles.
      - Instruire et orienter tout dossier d'investissement relatif au développement et à la mise en place d'établissements aquacoles et en assurer le suivi et le contrôle.
    • La sous direction de l'environnement et de la prévention chargée de:
      - Identifier et élaborer la cartographie des zones salubres; mettre en oeuvre les normes de salubrité et de contrôle des produits aquacoles.
      - Participer aux conventions et accords nationaux et internationaux relatifs à la préservation et protection de l'environnement au niveau de tous les sites à vocation aquacole.
      - Initier et proposer des programmes de préservation et de protection de tous les sites à vocation aquacole.
    Chaque sous direction est organisée en bureaux dont la mission principale est d'oeuvrer à la réalisation et au suivi des actions programmées dans le cadre des attributions conférées à la structure auquel ils appartiennent.

    Afin de répondre aux exigences du programme de développement de l'aquaculture, l'administration centrale se déploie sur le territoire national à travers des directions locales de pêche et d'aquaculture. Il existe sept directions continentales et quatorze directions côtières.

    Dans le cadre de la promotion des investissements dans le domaine de l’aquaculture durable, des programmes de vulgarisations et des journées portes ouvertes et séminaires nationaux et internationaux sont organisés chaque années en collaboration avec les directions de la pêche de wilayas, la chambre Algérienne de la pêche et l’aquaculture ainsi que les écoles et instituts de formation relevant du secteur de la pêche.
    Règlements en vigueur
    Le renforcement du cadre juridique et réglementaire a été consacré par l'élaboration et la promulgation de la loi n°01-11 du 3 juillet relative à la pêche et à l'aquaculture. Les principaux textes réglementaires y afférant et en vigueur régissant l'activité aquacole sont:
    • Décret exécutif n°03-280 du 23 août 2003 définissant le mode de délivrance et d'établissement de la concession domaniale pour l'exploitation des lacs Oubeira et Mellah « wilaya d'El Taref » (JO n°51-2003).
    • Arrêté interministériel du 30 août 2009 fixant les modalités de fonctionnement du comité de suivi et de surveillance des activités d’exploitation des lacs Oubeira et Mellah (JO n°75-2009).
    • Décret exécutif n°04-373 du 21 novembre 2004 définissant les conditions et modalités d'octroi de la concession pour la création d'un établissement d'aquaculture (JO n°75-2004).
    • Décret exécutif n°07-408 du 25 décembre 2007 modifiant et complétant le décret n°04-373 du 21 novembre 2004 définissant les conditions et modalités d'octroi de la concession pour la création d'un établissement d'aquaculture (JO n°81-2007).
    • Décret exécutif n°10-93 du 14 mars 2010 modifiant et complétant le décret exécutif n°04-373 du 21 novembre 2004 définissant les conditions et modalités d'octroi de la concession pour la création d'un établissement d'aquaculture (JO n°18-2010).
    • Décret exécutif n°12-231 du 24 mai 2012 modifiant et complétant le décret exécutif n°04-373 du 21 novembre 2004 définissant les conditions et modalités d'octroi de la concession pour la création d'un établissement d'aquaculture (JO n°33-2012).
    • Arrêté du 23 mars 2005 fixant le contenu du dossier de demande de concession pour la création d'un établissement d'aquaculture (JO n°45-2005).
    • Arrêté du 26 janvier 2012 modifiant l’arrêté du 23 mars 2005 fixant le contenu du dossier de demande de concession pour la création d'un établissement d'aquaculture (JO n°65-2012).
    • Décret exécutif n°04-188 du 7 juillet 2004 fixant les modalités de capture, de transport, de commercialisation et d'introduction dans les milieux aquatiques de géniteurs, larves, alevins et naissains, ainsi que les modalités de capture, de transport, d'entreposage, d'importation et de commercialisation des produits de la pêche et de l'aquaculture n'ayant pas atteint la taille minimale réglementaire destinés à l'élevage, à la culture ou à la recherche scientifique (JO n°44-2004).
    • Arrêté du 17 février 2008 fixant les conditions d’entreposage et de stockage des géniteurs et produits de la pêche et de l’aquaculture n’ayant pas atteint la taille minimale règlementaire (JO n°25-2008).
    • Arrêté du 10 mars 2008 fixant les conditions et le contenu de l’autorisation de capture, de transport, de commercialisation et d’introduction dans les milieux aquatiques des géniteurs et produits de la pêche et de l’aquaculture n’ayant pas atteint la taille minimale règlementaire destinés à l’élevage, la culture ou à la recherche scientifique (JO n°29-2008).
    • Décret exécutif n°04-189 du 7 juillet 2004 fixant les mesures d'hygiène et de salubrité applicables aux produits de la pêche et de l'aquaculture (JO n°44-2004).
    • Décret exécutif n°06-372 du 19 octobre 2006 fixant le cahier des charges –type pour l’exploitation de l’anguille (JO n°67-2006).
    • Décret exécutif n°07-208 du 30 mai 2007 fixant les conditions d’exercice de l’activité d’élevage et de culture aquacole, les différents types d’établissement, les conditions de leur création et les règles de leur exploitation (JO n°43-2007).
    • Arrêté du 28 novembre 2010 fixant le contenu et le model-type de l’autorisation préalable et définitive de création et d’exploitation des établissements d’aquaculture (JO n°19-2011).
    • Décret exécutif n°12-2015 du 15 mai 2012 portant création, organisation et fonctionnement du laboratoire national de contrôle et d’analyse des produits de la pêche et de l’aquaculture et de la salubrité des milieux (JO n°31-2012).
    Dans le cadre de ses attributions, le Ministère de la pêche et des ressources halieutiques est l'autorité compétente habilitée à délivrer, après instruction des dossiers, l'autorisation pour la création d'un établissement d'élevage/culture et pour l'exploitation d'un plan d'eau continental. A travers les textes d'application en vigueur, elle veille à la protection des sites et des ressources biologiques et à l'établissement des normes d'hygiène et de salubrité des produits de la pêche et de l'aquaculture.
    Recherche appliquée, éducation et formation
    L'insuffisance de travaux de recherche en aquaculture apparaît comme une des contraintes qui entravé le développement. A cet effet, une politique sectorielle de la recherche a été définie qui s'articule sur:
    • Un programme sectoriel de recherche pluriannuel.
    • Un réseau de recherche intersectoriel incluant les laboratoires et les centres de recherche existant à travers le territoire national.
    • Une carte sectorielle de la recherche scientifique qui vise à la réhabilitation et à la mise en place d'entités sectorielles de recherche et d'expérimentation dans les domaines de la pêche et de l'aquaculture, à la dotation des structures sectorielles de recherche en moyens humain et matériel et à la dotation de la recherche sectorielle en moyens financiers à partir du fonds national multisectoriel de la recherche.
    Le secteur dispose actuellement d'un Centre National de Recherche et de Développement de la Pêche et l’Aquaculture qui est doté de quatre divisions de recherche (division aquaculture— division écosystème aquatique- division pêche et la division transformation. Chaque division étant composée d’une équipe de chercheurs.

    La formation dans les différentes disciplines de l'aquaculture est actuellement enseignée au niveau des universités et écoles supérieures, selon un système d’études appelé système Licence, Master et Doctorat (LMD). Les études en aquaculture et autres spécialités de l’aquaculture sont dispensés au niveau des départements de biologie marine, bioressources marines, océanographie et autres des Universités de science et technologie Houari Boumediene (Alger), d'Annaba, d'Oran, Mostaganem, Ouargla et de l’Ecole Nationale Supérieure des Sciences de la Mer et de l'Aménagement du Littoral (Alger).

    L'Institut National de Technologie des Pêches et de l'Aquaculture dispense maintenant une formation théorique aux étudiants qui préparent un diplôme de technicien supérieur en aquaculture, complétée par des stages pratiques au niveau des fermes et établissements aquacoles privés qui sont en cours d’exploitation.

    Une carte sectorielle de formation a été élaborée visant à la restructuration et réhabilitation des structures de formation existantes ainsi qu'à la mise en place d'une cellule d'ingénierie pédagogique de vulgarisation et de perfectionnement responsable de l'orientation, animation et contrôle du système de formation et de la définition d'un programme d'enseignement aquacole en collaboration avec les établissements universitaires concernés. Cette approche devrait être confortée par la création d'un centre pilote pédagogique en aquaculture doté de moyens nécessaires, permettant notamment une formation pratique en aquaculture marine.
    Tendances, questions et développement
    La création du Ministère de la pêche et des ressources halieutiques en décembre 1999 a permis, grâce à la politique sectorielle qui a été engagée, de doter l'aquaculture d'instruments et de moyens nécessaires à son développement et à sa promotion.

    Les actions et mesures entreprises dans le cadre de la stratégie de développement du secteur, dont les principaux objectifs visent à contribuer à l'effort de production et à la sécurité alimentaire, ont été consolidés aussi bien en amont (par des instruments de mise en œuvre d'ordre institutionnel, juridique et financier) qu'en aval (par des mesures d'accompagnement en matière de recherche , de développement et de formation. C'est ainsi qu'ont été élaborés:
    • La loi relative à la pêche et à l'aquaculture.
    • Le Schéma national de développement des activités de la pêche et de l'aquaculture.
    • Le Plan national de développement de la pêche et de l'aquaculture 2003-2007.
    • Le Programme d'appui à la relance économique.
    • La carte sectorielle de recherche - développement.
    • La carte sectorielle de la formation.
    Le Plan National Aqua Pêche planifie des actions liées à des projets publics et privés:
    • Les projets aquacoles publics privilégient démonstration et soutien à la production dont la plupart sont situés au niveau des directions de la pêche et des ressources halieutiques.
    • Les projets aquacoles privés portant sur les filières aquacoles programmées dans le cadre du Programme de Développement de l’Aquaculture Durable sont financés par les investisseurs eux même ou bien avec des crédits bancaires. Ces projets bénéficient en outre de mesures incitatives de nature fiscale et parafiscale pendant les dix premières années de leur fonctionnement, aussi ils bénéficieront d’un soutien de l’état sous une autre forme tel que la bonification totale du taux d’intérêts bancaires.
    Par ailleurs, l'amélioration des conditions de vie des populations rurales par la réalisation de projets intégrés, générateurs de revenus et d'emplois, constitue une des priorités de la stratégie de développement du secteur qui tend à travers les projets programmés à valoriser le potentiel des zones rurales par la création de pôles d'activités au niveau des régions défavorisées.

    Les négociations entreprises actuellement pour ratifier l'accord d'association avec l'Union européenne et pour adhérer à l'Organisation mondiale du commerce ont incité le secteur à s'inscrire dans une démarche à même de garantir l'instauration d'un systèmes de gestion lui permettant de répondre en terme de qualité des services et des produits aux exigences du marché. Dans le cadre de manifestations internationales telles que le Salon national de la pêche et de l'aquaculture, le Ministère de la pêche et des ressources halieutiques, à travers la Chambre nationale de la pêche et de l'aquaculture, fait appel à des experts d'organismes internationaux afin d'inciter les professionnels du secteur à veiller à la certification de leur entreprise et à soumettre leurs produits au dispositif de traçabilité.
    Références
    Bibliographie
    Ministère de la Pêche et des Ressources Halieutiques. Le Schéma National de Développement des Activités de la Pêche et de l'Aquaculture.
    Ministère de la Pêche et des Ressources Halieutiques 2013. Recueil de textes réglementaires. Tomes 3 et 4,
    Ministère de la Pêche et des Ressources Halieutiques. Le Programme d'Appui à la Relance Economique.
    Ministère de la Pêche et des Ressources Halieutiques 2014. Secteur de la Pêche et de l’Aquaculture .Bilan (2012-2014). Prospective 2030 et Projet « Plan AquaPêche 2020 ».
    Ministère de la Pêche et des Ressources Halieutiques. Sous Direction des Statiques 2014.
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