Accueil FAO>Pêches et aquaculture
Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
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  1. Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    1. Résumé
    2. Historique et aperçu général
    3. Ressources humaines
    4. Espèces cultivées
    5. Pratiques et systèmes d'élevage
  2. Performance du secteur
    1. Production
    2. Marché et commerce
  3. Promotion et gestion du secteur
    1. Cadre institutionnel
    2. Règlements en vigueur
    3. Recherche appliquée, éducation et formation
  1. Tendances, questions et développement
    1. Références
      1. Bibliographie
      2. Liens utiles
    Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    Résumé
    En Australie, l'aquaculture est la principale industrie ayant la croissance la plus rapide. En 2003-2004, la valeur brute de la production de l’aquaculture australienne était de 251,3 millions de dollar EU (la FAO, 2003), contribuant à 34 pour cent de la valeur brute totale de la production de pêche (ABARE, 2005).
    L'industrie aquacole est en grande partie basée en Australie régionale, et contribue d’une façon significative et positive au développement régional, elle ajoute une certaine diversité à la base économique d'une région donnée et crée la demande pour des services éducatifs et de formation, des services de vulgarisation, d'infrastructure et des marchandises localement produites.

    L'aquaculture se développe chaque année, en raison de la demande mondiale croissante pour les produits de la pêche que cette dernière ne pouvait plus satisfaire. L’objectif de l'industrie aquacole australienne est de tripler ses ventes annuelles à 1,86 milliards de dollar EU d'ici 2010.
    Historique et aperçu général
    L'aquaculture en Australie remonte à des milliers d’années. Il y a des preuves qu'une communauté indigène faisait l’élevage systématique des anguilles dans le lac de Condah et la région de Tyrendarra à Victoria (DEH, 2005). Les indigènes australiens transportaient, également, les écrevisses de Murray (Cheerax destructor) entre les points d’eau pour réapprovisionner les plans d’eau appauvris, ce fût probablement la première tentative d'aquaculture extensive en Australie. Ce n’est qu’à partir des années 60 que la culture expérimentale des écrevisses de Murray a commencé avec la collecte dans des exploitations au niveau des barrages et des cours d'eau naturels. Les fermiers des écrevisses de Murray se dirigent actuellement vers les barrages construits sur mesure et pour un objectif précis, l'alimentation supplémentaire avec des céréales et la gestion de la qualité de l'eau (la CSIRO, 2002).
    L’un des premiers produits aquacoles commercial était l'huître de Sydney dans la Nouvelle-Galles du Sud (NSW) en 1872 (ABARE 2003). L'association des éleveurs d'huître de la NSW Ltd (OFA) formée en 1928 pour résoudre les problèmes concernant l'industrie d’élevage d'huître émergeante à grande échelle dans la NSW; et qui englobe actuellement, approximativement, 200 compagnies membres, est la principale organisation représentant les intérêts des éleveurs et des transformateurs d'huître dans la NSW (l'association des éleveurs d'huître de la NSW Ltd 2004).
    Aujourd'hui, l'aquaculture est l‘industrie ayant la croissance la plus rapide en Australie, avec une augmentation en valeur d’une moyenne de 13 pour cent par an depuis 1990 (AFFA, 2002). En 2003, la valeur de la production australienne en aquaculture était approximativement de 251,3 millions de dollar EU (la FAO, 2003).
    Plus de 95 pour cent de la production aquacole australienne provient des eaux marines. La demande interne en produits comestibles de la mer augmente en Australie. Vers la fin des années 30, la consommation australienne de ces produits était de 4,9 kilogrammes par personne, en 1998-99, la consommation annuelle par habitant avait plus que doublé en passant à 10,9 kilogrammes, ou à environ 10 pour cent de la prise totale de la viande non-traitée du pays (ABS, 2000). Malheureusement, l'Australien qui a pêché ou a élevé du poisson, ne contribuait de ce fait, qu’à la moitié voire moins, de cette consommation en produits comestibles de la mer (3,6 kilogrammes par habitant). En plus d'une élévation de la demande des produits comestibles de la mer, l'affluence croissante dans les pays tels que la Chine verra une demande plus forte pour la pêche et les produits non-comestibles d'aquaculture tels que les perles, les crocodiles et les poissons ornementaux.
    Ressources humaines
    Les données d'emploi d'ABS, disponibles, les plus récentes pour l'industrie aquacole australienne sont celles d'août 2001 où le nombre total des personnes employées dans le secteur australien a été de 4 221.
    Espèces cultivées
    Il y a plus de 40 espèces produites commercialement, toutefois il y a seulement cinq principales espèces qui contribuent à plus de 90 pour cent de la valeur brute de la production aquacole. Ce sont les perles, les huîtres, le saumon atlantique, la crevette et le thon rouge du sud (AFFA 2002 ; ABARE 2003).

    Les perles
    Plusieurs espèces de perles sont rencontrées et cultivées dans les eaux australiennes, la principale huître perlière en élevage est la grande huître aux lèvres d’argent et aux lèvres d’or (Pinctada maxima). L'élevage de perle a lieu à Exmouth, en Australie occidentale, à l'est de Darwin dans le territoire nord (AFFA 2002).

    L’huître
    Historiquement, l'huître de Sydney a été la principale huître comestible produite en Australie, cependant sa production a diminuée durant les années 80 suite à l'introduction de l'huître creuse du Pacifique (Crassostrea gigas). Depuis lors, la production de l'huître creuse a augmenté sensiblement, principalement en Tasmanie et au sud d’Australie (AFFA 2002). Les principales espèces d’huître cultivées en Australie sont l'huître de Sydney (Saccostrea glomerata), l’huître creuse du Pacifique (Crassostrea gigas), l'huître plate indigène (Ostrea angasi), l'huître laiteuse ou nordique (Saccostrea amasa) et l'huître de backlip (Saccostrea echinata).

    Le saumon de l’atlantique
    Durant les années 1800, le saumon atlantique (Salmo salar) a été introduit pour la première fois en Tasmanie par «Acclimatization Societies». Vers la moitié des années 60, il a été introduit du Canada vers la Nouvelle-Galles du Sud pourle plan d’énergie des lacs de Snowy Mountains, cependant, le climat à la Nouvelle-Galles du Sud était trop chaud et les saumons ne se sont pas reproduits naturellement. Vers la fin des années 60, toutes les importations du matériel génétique des salmonidés ont été interdites par le gouvernement du Commonwealth, et ce pour empêcher l'introduction des maladies exotiques en Australie.
    La production commerciale a commencé, encore une fois, en Tasmanie vers la moitié des années 80 et actuellement les opérations d’élevage en mer ont lieu en Tasmanie et au sud de l’Australie (ABARE 2003).

    La crevette
    L'élevage de crevette a commencé en 1984 et depuis, il a augmenté rapidement. La grande crevette tigrée (Penaeus monodon) est la principale espèce d’élevage en Australie et elle est produite au Queensland, à la Nouvelle-Galles du Sud et le territoire nord. D'autres espèces cultivées en Australie sont la crevette banana (P .merguiensis), la crevette tigrée sombre (P. esculentus) et la crevette kuruma (P. japonicus) (ABARE 2003).

    Le thon rouge du Sud
    La première production commerciale du thon rouge du sud (Thunnus maccoyii) a commencé vers la moitié des années 90 où les règles de quota ont été mises en place pour la pêche du thon sauvage (AFFA 2002, ABARE 2003). Il y a actuellement quinze fermes de thon sur dix-huit emplacements, s'étendant sur 20 à 30 hectares.

    Bien qu'il y ait des produits australiens, le saumon atlantique, la crevette Kuruma, l’huître creuse du Pacifique, la truite arc-en-ciel, la truite brune et le poisson exotique ornemental, ont été tous introduits en Australie (ABARE 2003). La Loi de 1999 du Commonwealth sur la Protection de l’Environnement et la Conservation de la Biodiversité (Loi EPBC), gérée par le Département de l'Environnement et de l'Héritage, et la Loi de Quarantaine de 1908, gérée par le Service Australien de Quarantaine et d'Inspection, contrôlent l’importation des animaux vivants en Australie. Ces lois s'appliquent à tous les importateurs des animaux exotiques vivants.
    Pratiques et systèmes d'élevage
    Les raceways
    Un système, permettant un libre passage d’eau afin de permettre l'élevage de poissons à haute densité, est désigné sous le nom d'un système d’écoulement d’eau. Ces systèmes incluent les raceways, les étangs (à l'exception des systèmes de re-circulation), les étangs à fonds construits dans le but d’effectuer des vidanges et d'autres récipients fabriqués qui permettent l'écoulement de l'eau depuis les points d'entrée jusqu’aux points de sortie. La production dans les raceways est plus intensive que dans les étangs car l'eau est bien oxygénée en raison de son taux de renouvellement élevé assurant ainsi, l’élimination des déchets.

    Les cages
    En Australie, les cages sont employées pour l'élevage du thon rouge du sud, du saumon atlantique et des vivaneaux. C'est un système d’élevage important car il permet la culture en eau douce dans les étangs qui ne s’apprêtent pas autrement à l’élevage.

    Les étangs
    Les barrages ou les levées sont créées à l'aide d'équipement de terrassement pour retenir l'eau et peuvent aller de 0,05 hectare à 20 hectares ou plus avec une profondeur de 1 à 2,5 mètres. Les étangs les plus réussis sont ceux qui sont construits spécifiquement pour l’élevage des poissons avec une taille et une forme spécifiques et qui maintiennent et surveillent les niveaux et la qualité d'eau. Les crevettes roses, la perche argentée (Bidyanus bidyanus), le redclaw (Cherax quadricarinatus), l’écrevisse bleue d’Australie (Cherax tenuimanus), l’écrevisse de Murray (Cherax destructor) et la perche barramundi (Lates calcarifer) sont les espèces les plus généralement produites dans les étangs.

    Les bassins
    Les bassins utilisés pour l'aquaculture peuvent être employés comme des systèmes d’écoulement d’eau ou dans des systèmes statiques. Ils sont plus typiquement employés dans les systèmes fermés qui prévoient le recyclage de l’eau à travers des filtres et son pompage de nouveau dans le bassin. Les bassins sont fabriqués en plastique ou en fibre de verre alimentaire; ils peuvent être, également en béton ou en verre et sont employés pour l’élevage des poissons ornementaux ou dans les écloseries où de grandes quantités de poissons peuvent être élevées dans un espace relativement petit. Les réservoirs peuvent faire une utilisation efficace de l'eau même s'ils sont chers à installer et à utiliser.

    Cordages
    Les cordages sont employés pour la culture des moules dans un système de filières ou de radeaux. Les filières sont des cordages horizontaux ancrés aux deux extrémités et reliés à de grands flotteurs et se composent d’un ou deux ralingues de flotteurs. Ils sont généralement utilisés car ils sont moins importuns et peuvent être descendus, ainsi la zone peut être aussi utilisée par des bateaux. Dans des systèmes de radeau, les cordages sont suspendus à un radeau et reposent sur le gisement naturel des jeunes moules.

    Tables/radeaux (bâtons/casiers)
    Les tables et les radeaux sont également connus comme système de culture en civière et en bâtons. Ce système est la méthode traditionnelle la plus commune d'élevage de l’huître creuse. On permet au naissain de s’installer naturellement sur les bâtons placés sur les roches intertidales. Quand de jeunes huîtres sont fermement attachées, des paquets de bâtons sont déplacés plus loin de l’amont de la rivière pour permettre à ces huîtres de se développer sans que d’autres naissains viennent s’y installer. Les bâtons y restent pendant deux à quatre années jusqu'à ce qu'ils soient assez grands pour être récoltés. Les plus grandes huîtres sont enlevées et vendues et le reste est placé sur des casiers et laissé sur les radeaux intertidaux pendant 3 à 15 mois pour leur permettre d’atteindre des tailles plus grandes.
    Performance du secteur
    Production
    Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture au Australie (d'après les statistiques de la FAO):
    Chart  

    Production de l'aquaculture reportée au Australie (depuis 1950)
    (FAO Fishery Statistic)

    Marché et commerce
    Certains produits d'aquaculture sont destinés presque exclusivement au marché d'exportation tandis que d'autres, sont vendus sur le marché interne. Les principales espèces d'aquaculture exportées, selon les données de 2003-04 sont la langouste, le thon, l’ormeau et la crevette rose. Les principaux marchés d'exportation pour le produit comestible de pêche sont le Japon, Hong Kong, les États-Unis, la Thaïlande et la Nouvelle Zélande. L'Australie du sud et le Queensland sont les principaux exportateurs de poisson tandis que l'Australie du sud et l'Australie occidentale sont les principaux exportateurs de crustacés.
    En 2003-04, les exportations des produits de la pêche ont été évaluées à 1,19 milliards de dollar des EU. Approximativement 80 pour cent de toutes les exportations étaient des produits de pêche comestibles tandis que les 20 pour cent restants étaient des produits de pêche non-comestibles, les perles étant le produit dominant en terme de valeur (ABARE 2005).

    La truite, la perche argentée, la perche barramundi, les crevettes roses, le redclaw, les huîtres comestibles et les moules produits en Australie sont vendus la plupart du temps sur le marché intérieur. L'Australie importe plus de 60 pour cent des produits comestibles de la mer vendus sur le marché intérieur.
    La chaîne d'approvisionnement en produits comestibles de la mer frais et surgelés suit la plupart du temps la même voie, allant depuis le producteur en passant par plusieurs intermédiaires du marché jusqu’aux consommateurs. La chaîne d'approvisionnement en produits comestibles de la mer congelés inclut au moins une compagnie de transport frigorifique et une ou plusieurs compagnies d'entreposage au froid. Ces chaînes d'approvisionnements peuvent être très courtes allant directement du producteur au consommateur ou très longues du moment que certains producteurs emploient des chaînes d'approvisionnements multiples et parfois compétitrices (Ruello et associés 2004).
    Promotion et gestion du secteur
    Cadre institutionnel
    Le Département de l'Agriculture, de Pêche et des Forêts (DAFF) est le service gouvernemental fédéral ayant la responsabilité exécutive de l'aquaculture en Australie. D'autres agences se rapportant au DAFF s’impliquant dans l’aquaculture incluent: Le Conseil Ministériel des Industries Principales (PIMC), composé des ministres d'Industries Principales d'État et du Territoire et des fonctionnaires élus. Le PIMC considère les problèmes agricoles d'importance nationale pour mieux intégrer les objectifs de l’Australie en termes de conservation et de production durable. Le Conseil est le plus haut forum du gouvernement pour la consultation, la coordination et, le cas échéant, l'intégration des actions par les gouvernements sur les problèmes de l’industrie principale.
    Le Comité Permanent des industries Primaires (PISC) est le Comité permanent au PIMC. Il comprend les cadres CEO de l'état et du territoire (les chefs de direction) des départements et des agences d'agriculture et inclut des représentants de Nouvelle Zélande et la CSIRO.

    Le Conseil Ministériel de Gestion des Ressources Naturelles (NRMMC) comprend des ministres Australiens/État/Territoire et ceux du gouvernement de la Nouvelle Zélande responsables de la politique des industries principales, des ressources naturelles, de l'environnement et de l'eau. Le Conseil est le plus haut forum de gouvernement pour la consultation, la coordination et, le cas échéant, l'intégration des actions par les gouvernements sur des questions de gestion des ressources naturelles.

    Les objectifs principaux du Comité Permanent de Gestion des Ressources Naturelles (NRMSC) sont de soutenir le NRMMC dans l'accomplissement de ses objectifs et de développer des approches coopératives et coordonnées aux sujets des préoccupations du NRMMC. Tous les Chefs des départements /CEOs des organismes gouvernementaux État/Territoire d'Australie et de la Nouvelle Zélande responsables des aspects politiques des ressources naturelles sont des membres du NRMSC.
    Règlements en vigueur
    Dans la Constitution australienne, les gouvernements des états et des territoires ont la principale responsabilité de la gestion de la terre et des eaux au sein d’un état ou d’un territoire, et la gestion des eaux continentales et côtières hors la limite des trois milles nautiques. Le gouvernement australien a la responsabilité de la gestion des eaux marines entre les limites de trois et deux cents milles nautiques.

    Tous les états ou régions ont une législation de pêche ou d'aquaculture qui réglemente la production. A la Nouvelle-Galles du Sud, le Victoria, le Queensland et l'Australie occidentale, l'aquaculture est réglementée par la législation générale de la pêche couvrant la pêche commerciale et de plaisance, et l'aquaculture. La Tasmanie a deux textes de loi concernant respectivement, la pêche marine et continentale. Une législation séparée prévoit des baux pour l’aquaculture en mer à Victoria (Loi sur la Terre 1958), en Tasmanie (Loi de la Planification de l’Élevage en Mer 1995), et potentiellement au Queensland (Loi sur la Terre 1994). En revanche, l'Australie du sud a une seule loi consacrée à l’aquaculture Loi sur l’Aquaculture (2001), comme elle a été modifiée en 2003 et 2005), alors que l'Australie occidentale a une législation pour l’industrie de la perle (Loi de l’industrie de la perle 1990).

    La production de l'aquaculture peut également être sujette à la législation du Commonwealth, telle que la Loi sur la Protection de l'Environnement et la Conservation de la Biodiversité (1999) et la Loi des Parcs des Grands Récifs Barrières (1975) (la dernière ne concerne que le Queensland). L'autre législation du Commonwealth qui peut être appropriée inclut la Loi indigène du Titre (1993) qui peut intervenir dans l'utilisation de la terre et des eaux publiques. La législation de quarantaine du Commonwealth peut s’appliquer dans le processus d’accès des opérateurs d'aquaculture à de nouvelles espèces, géniteurs et alimentation.

    L'Australie du sud est le plus grand producteur des produits d'aquaculture, contribuant à 38 pour cent de la valeur brute de la production. Dans ce qui suit, seule la législation de cet état sera traitée. La législation du Commonwealth sera mentionnée quand c’est approprié.

    Pour plus d'information sur la législation d’aquaculture en Australie, prière de cliquer sur le lien suivant (en anglais):
    Vue générale de la législation nationale sur l'aquaculture – Australie (en anglais)
    Recherche appliquée, éducation et formation
    Les principaux établissements de recherche du gouvernement sont l'Organisation de recherche Industrielle et Scientifique du Commonwealth (la CSIRO) et la Société de Recherche Halieutique et de Développement (FRDC).
    Les établissements secondaires de recherche comprennent les Services des produits comestibles de la mer d’Australie, le Bureau des Sciences Rurales (BRS), le Bureau Australien de l’Agriculture des Ressources Economiques (ABARE) et l'Institut Australien de la Science de la Mer (AIMS).

    Les projets de recherche, conduits par la CSIRO, couvrent les secteurs suivants:
    • La gestion environnementale.
    • La production saine et les produits sûrs.
    • La multiplication améliorée.
    • La nutrition.
    • Les nouveaux produits de la mer (la CSIRO 2004).
    Les plans du FRDC, investissent dans la recherche et le développement de la pêche dans toute l'Australie. Le FRDC investit dans trois programmes de recherche et de développement, la durabilité des ressources naturelles, le développement d'industrie et le développement des personnes.

    Pour la durabilité des ressources naturelles, le défi est «d’améliorer la durabilité des ressources naturelles se basant sur la capture à l’état sauvage et l’aquaculture». Il y a trois défis dans le programme de développement d'industrie: «satisfaire la demande à long terme en poissons et en produits piscicoles, augmenter la valeur et la retombée socio-économique des poissons et des produits piscicoles et accroître l’efficacité des entreprises et d’autres entités dans l'industrie de la pêche».

    Les deux défis du programme de développement des personnes doivent à long terme, «satisfaire la demande des personnes qui aideront l'industrie de la pêche pour satisfaire ses futurs besoins» et «augmenter le soutien de la Communauté pour l'industrie de la pêche et des ressources naturelles dont dépend l'industrie».

    Le premier projet de recherche et de développement à l’échelle mondiale était associé à l'élevage du thon rouge du sud et il a commencé en 1991 par des partenariats entre la FRDC, l'Association des propriétaires de bateaux thoniers de l'Australie, le gouvernement du sud d’Australie et le gouvernement japonais (FRDC 2000). La FRDC conduit également à la ferme une recherche participative pour le saumon atlantique.

    Il y a une large gamme de cours relatifs à l’aquaculture disponibles dans toute l'Australie à différents niveaux : dans les universités, les écoles des études supérieures et les écoles techniques. Parmi ces cours, il y a des modules de formation sur l’industrie des produits comestibles de la mer (SITP), des programmes de formation relatifs à la compétence pour l'industrie d'aquaculture qui ont été développés par le Seafood Training Australia (AFFA 2002).

    Il n'y a aucune exploitation aquacole qui appartienne aux établissements scientifiques et de recherche. Certaines expériences relatives à la nutrition et au choix de poissons et la production d’espèce endémique ont été effectuées, mais ce n'est pas suffisant.
    Tendances, questions et développement
    L'industrie s'est fixé comme objectif, lors de l’atelier national d'aquaculture tenu à Canberra en août 1999, en déclarant que d'ici 2010, une industrie aquacole australienne brillante et de croissance rapide réalisera 1,86 milliards de dollar EU dans les ventes annuelles en étant le producteur d'aquaculture le plus efficace au monde.

    Les principaux problèmes prévus et qui peuvent entraver la croissance ont été identifiés et discutés à l'atelier. Les problèmes prioritaires sont:
    • La coordination et l’organisation de l'industrie.
    • La promotion de l'industrie et l'assurance d’avoir accès aux ressources.
    • Les questions environnementales.
    • Les marchés et la vente.
    • La recherche et développement.
    À l'atelier, l'industrie a également reconnu le besoin d'une certaine forme de cadre ou de plan d'action national pour développer des recommandations et réaliser des activités afin d’améliorer la croissance des secteurs. Le gouvernement du Commonwealth, a répondu à ce besoin en lançant l’initiative de l’Agenda d’Action en Aquaculture pour augmenter la croissance de l'industrie. Sous l'Agenda d’Action, l'industrie et les gouvernements ont travaillé ensemble depuis 2002 pour identifier et entreprendre les principales activités qui amélioreront les avantages concurrentiels durables des industries.
    Le gouvernement du Commonwealth, en partenariat avec les gouvernements des états et Territoires et l'industrie australienne d'aquaculture, a établi un Comité de Développement National d'Aquaculture pour développer et mettre en application l'Agenda d’Action de l'Aquaculture et pour agir en tant que corps consultatif de haut niveau vis-à-vis de l'industrie aquacole et des gouvernements.
    Le Comité d'exécution a accompli un progrès significatif dans la mise en application des 10 initiatives stratégiques identifiées, et qui sont:

    L’initiative stratégique 1
    Établir les Instructions Générales sur l’Aquaculture Nationale− le lancement des instructions Générales sur l’Aquaculture Nationale qui fait appel au gouvernement australien et aux gouvernements des états et territoires pour travailler en partenariat avec l'industrie de l'aquaculture afin de réaliser une croissance durable.

    L’initiative stratégique 2
    Promouvoir des règlements et un environnement d’affaires pour soutenir l'aquaculture.

    Initiative stratégique 3
    Mettre en application un Agenda d’Action guidé par l'industrie.
    Formation d’un corps d'industrie de pointe, le Conseil National d'Aquaculture (NAC).
    Lancement du portail de l’aquaculture australienne afin de centraliser la masse croissante d'information, de recherche et de débouchées dans l'industrie aquacole australienne.

    Initiative stratégique 4
    Le rapport sur «l’évaluation du développement écologiquement durable de l'aquaculture australienne - une perspective de l'industrie» a été édité. Le rapport peut être consulté sur:
    http://www.australian-aquacultureportal.com/action_agenda/pdf/esdreport.pdf.

    Initiative stratégique 5
    Protéger l'industrie aquacole des maladies aquatiques et des organismes nuisibles.
    L'accord a été conclu entre les gouvernements et les industries aquacoles sur le financement pour l'exécution d'AQUAPLAN 2005-2010.
    Les Directives sur la protection des animaux aquatiques - «les Directives sur la protection des poissons et des crustacés tenus vivants dans des systèmes pour la consommation humaine»’ a été éditées. Elle peut être consultée sur:
    http://www.australian-aquacultureportal.com/action_agenda/pdf/aawelfare.pdf.

    Initiative stratégique 6 Investir pour la croissance.
    Un livret (en coopération avec Invest Australia) qui trace les forces de l'industrie aquacole australienne face aux investisseurs internationaux, a été produit.

    Initiative stratégique 7
    Promouvoir les produits aquacoles en Australie et sur le marché mondial.
    La première étape d'un marketing et d'une stratégie de promotions pour l'industrie aquacole a été accomplie.
    DAFF a fourni plus de 0,75 millions de dollar des EU à la deuxième étape de cette initiative pour financer un projet de marketing et un projet d’Agenda d’Action de marque pour l’Industrie Aquacole.

    Initiative stratégique 8
    Aborder les défis de recherche et d'innovation.
    Un projet qui approche les questions de recherche et de développement concernant l'industrie aquacole australienne a été accompli. Le rapport sur la stratégie australienne de recherche et d'innovation en aquaculture représente un cadre politique d'innovation pour l'industrie aquacole australienne. Le cadre identifie et recommande quatre voies d'innovation pour le développement durable de l'industrie. Le rapport peut être consulté sur:
    http://www.australian-aquacultureportal.com/action_agenda/pdf/rdreport.pdf

    Initiative stratégique 9
    Profiter au maximum de l'éducation, de la formation, des opportunités et des lieux de travail.
    Le rapport intitulé «Profiter au maximum de l'éducation, de la formation, des opportunités et des lieux de travail pour l'industrie aquacole australienne» a été édité et présente une évaluation des besoins courants et prévus pour soutenir la croissance de l'industrie aquacole australienne. Ce rapport peut être consulté au:
    http://www.australian-aquacultureportal.com/action_agenda/pdf/etreport.pdf

    Initiative stratégique 10
    Créer une industrie aquacole pour tous les Australiens.
    L'Unité Aquacole Indigène a été établie au sein du DAFF vers la moitié des années 2003, et inclut un officier des Services indigènes et Insulaires du Détroit de Torres. L'IAU cherche des projets de financement qui encourageront et fourniront la formation et/ou les emplois afin d’intégrer la population et les communautés indigènes dans l'industrie aquacole.
    Références
    Bibliographie

    ABARE (Australian Bureau of Agricultural and Resource Economics). 2003. Australian aquaculture industry profiles for selected species eReport 03.8, Commonwealth of Australia, Canberra.

    ABARE (Australian Bureau of Agricultural and Resource Economics). 2004. Australian Aquaculture Statistics: Information Source for Status and Trends Reporting. Report 04.1, Commonwealth of Australia, Canberra.

    ABARE (Australian Bureau of Agricultural and Resource Economics). 2005. Australian Fisheries Statistics 2004. Commonwealth of Australia, Canberra.

    ABS (Australian Bureau of Statistics). 2000. Apparent Consumption of Foodstuffs, 1997-98 and 1998-99. Cat. No. 4306.0, Canberra.

    AFFA (Department of Agriculture, Fisheries and Forestry). 2002. Aquaculture Industry Action Agenda National Aquaculture Development Committee's Report to Government and Industry, Canberra.

    CSIRO (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation). 2002. Farming Freshwater Yabbies.

    CSIRO (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation). 2004. Aquaculture and Biotechnology.

    Department of Fisheries WA. 2003. Becoming an Aquaculturist.

    Department of Primary Industries. 2004. Aquaculture Education and Information Services.

    DEH (Department of the Environment and Heritage ). 2005. Tyrendarra - Indigenous protected area. Canberra.

    FAO. 2003. Fishery Statistics, Aquaculture production.

    Ruello and Associates. 2004. Inland Saline Aquaculture Market and Supply Chain Development, Report prepared for the National Aquaculture Council.
    Liens utiles

    FRDC (Fisheries Research & Development Corporation)

    National Fishing Industry Education Centre

    Oyster Farmers' Association of NSW Ltd
     
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