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Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
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  1. Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    1. Résumé
    2. Historique et aperçu général
    3. Ressources humaines
    4. Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    5. Espèces cultivées
    6. Pratiques et systèmes d'élevage
  2. Performance du secteur
    1. Production
    2. Marché et commerce
    3. Contribution à l'économie
  3. Promotion et gestion du secteur
    1. Cadre institutionnel
    2. Règlements en vigueur
    3. Recherche appliquée, éducation et formation
  1. Tendances, questions et développement
    1. Références
      1. Bibliographie
      2. Liens utiles
    Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    Résumé
    La mariculture commerciale est encore à ses débuts dans le royaume du Bahrayn mais il y a de très bonnes opportunités de développement dans le futur proche. Reconnaissant l’importance du développement de l’aquaculture, la Direction Générale du gouvernement pour la Protection des Ressources Marines, a créé le Centre National de Mariculture pour entreprendre une recherche appliquée dans ce domaine. Le Centre National de Mariculture a débuté comme un projet pilote en 1979, en coopération avec l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). Le centre se situe à Ras Hayan dans le sud-est de la côte du Bahrayn.

    Le Centre National de Mariculture (NMC) a réalisé, avec succès, la propagation en masse de semence des espèces locales et qui sont commercialement importantes comme: le poisson lapin en banc (Siganus canaliculatus), la dorade de sobaity (Sparus hasta), la dorade royale (Sparus aurata), le vivaneau des mangroves (Lutjanus argentimaculatus), le mérou à taches oranges (Epinephelus coioides), les poissons-lapin de java (Siganus javus) et la crevette tigrée verte (Penaeus semisulcatus). Le succès a été tel que le NMC a commencé à fournir aux autres pays membres de la Commission Régionale pour la Pêche (RECOFI) du Conseil de coopération de la région du Golfe (GCC), les alevins des poissons marins. Le royaume du Bahrayn commence à émerger en tant que producteur principal potentiel et exportateur d‘alevins de poissons dans la région.

    Actuellement, il n'y a aucun projet commercial de mariculture fonctionnel au Bahrayn, à l’exception des activités de recherche appliquée du NMC incluant des études dans le domaine de l’alimentation, la reproduction, les techniques d'écloserie, la nursery et la croissance des espèces indiquées ci-dessus. Des percées commerciales ont été réalisées dans les essais d’élevage du poisson lapin et de la dorade de sobaity utilisant une variété de systèmes de production. Les essais d’élevage du mérou et de la crevette tigrée verte sont également en réalisation.

    Etant donné l'état des ressources en eau douce au Bahrayn, tous les efforts ont été concentrés sur les espèces marines. Les activités d’élevage à terre, dans les lieux où elles existent, sont effectuées dans des bassins. Des projets en phase pilote utilisant des systèmes de production s’efforcent pour promouvoir ce type d’aquaculture. Le Bahrayn est une petite île avec des ressources en terres limitées. D’importants aménagements basés sur terre serait aux dépens de l'environnement marin, en conséquence, l’élevage de crevette basé à terre, par exemple, n’est pas faisable d'un point de vue pratique. Il est avantageux, cependant que le pays favorise l'investissement du secteur privé dans les activités de mariculture intensive dans des étangs et l’élevage en cages en mer ouverte.

    Tous les efforts de recherche et de production sont concentrés sur le développement et l'amélioration des technologies appropriées, économiquement efficaces et la production de juvéniles des poissons marins aussi bien pour la vente, pour les programmes de repeuplement que pour un usage restreint dans les étangs d’élevage sur terre.
    Historique et aperçu général
    Le royaume du Bahrayn a un bon potentiel pour la pisciculture vu les avantages qu’offre le climat, la situation géographique, la zone côtière, et le marché. La plupart des activités aquacoles sont faisables et un large éventail d'espèces aquatiques pourrait être élevé. Le Bahrayn, en vertu de sa situation géographique, possède de riches ressources en poissons et en mollusques, certaines de ces dernières ont été déjà identifiées par le Centre National de Mariculture comme étant potentiellement appropriées au développement aquacole, ce centre fait partie de la Direction des Ressources Marines au sein de la Direction Générale pour la Protection des Ressources Marines. Celui-ci à son tour fait partie de la Commission Publique pour la Protection des Ressources, de l'Environnement et de la Faune Marine du royaume du Bahrayn.

    Le Bahrayn souffre d'un grand déficit dans son approvisionnement en poissons et ce déficit a augmenté continuellement alors que la demande et la consommation par habitant des produits des pêches augmentait pendant les deux dernières décennies. C'est dû principalement à la plus grande conscience publique du bénéfice de la consommation du poisson. La pêche dans les eaux entourant le royaume avait aussi une influence sur la croissance durable afin de satisfaire cette demande accrue.
    A long terme, on estime que l'investissement dans le développement du secteur aquacole contribuera à la sécurité alimentaire, à une auto−suffisance du Bahrayn et à sa capacité de gagner des devises étrangères par l'exportation des produits aquatiques.
    Ressources humaines
    Actuellement, la Direction des Ressources Marines se compose du directeur, de 11 professionnels et techniciens et de 9 personnels d’appui qui sont responsables de toutes les activités de mariculture entreprises par le Centre National de Mariculture. Le directeur et les autres professionnels ont tous des diplômes universitaires ou supérieures. Tout le personnel technique est instruit et formé dans la mariculture et avec plusieurs années d’expérience dans ce domaine. Les techniciens ont un diplôme d’école avec une formation et une expérience importante. Tout ce personnel travaille dans les différents domaines de la recherche en mariculture, tels les techniques d’écloserie, la production d’aliments vivants, la production et l’élevage des juvéniles, la nutrition et la pathologie des poissons.

    Il y a actuellement, des propositions pour augmenter le nombre du personnel afin de satisfaire les conditions de développement proposé dans les activités de recherche et la promotion des projets de la mariculture commerciale dans le royaume.
    Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    Actuellement, il n'y a aucun élevage commercial dans le royaume, les seules structures et équipements d’élevage disponibles appartiennent au NMC.
    Espèces cultivées
    Le Centre National de Mariculture a réalisé, avec succès la propagation de masse de la semence des espèces locales commercialement importantes suivantes: le poisson lapin en banc (Safee) (Siganus canaliculatus), la dorade de sobaity (Sparus hasta), la dorade royale (Sparus aurata), le vivaneau des mangroves (Sheggar) (Lutjanus argentimaculatus), le mérou à taches oranges (Hamoor) (Epinephelus coioides), les poisson lapin de java (Siganus javus) et la crevette tigrée verte (Penaeus semisulcatus).

    Actuellement, on produit les quatre premières espèces énumérées ci-dessus, la dorade étant la principale espèce. Etant donné l'état des ressources en eau douce du Bahrayn, tous les efforts sont maintenant orientés vers les espèces marines.
    Pratiques et systèmes d'élevage
    Des projets en phase pilote utilisant des systèmes de production en cages s’efforcent de promouvoir ce type d’aquaculture. Le Bahrayn est un petit pays et possède des ressources de terre limitées pour l’aménagement. L'expansion d’importants aménagements basés sur terre serait aux dépens de l'environnement marin, en conséquence, l’élevage de crevette basé à terre, par exemple, n’est pas faisable d'un point de vue pratique. Il est avantageux, cependant, que le pays favorise l'investissement du secteur privé dans les activités de mariculture intensives en étangs et en cages en mer ouvertes.

    Tous les efforts de recherche et de production sont concentrés sur le développement et l'amélioration des technologies appropriées économiquement efficaces et la production de juvéniles de poisson marins aussi bien pour la vente, pour les programmes de repeuplement que pour un usage restreint dans les bassins d’élevage sur terre.
    Performance du secteur
    Production
    Le Centre National de Mariculture est actuellement le principal producteur de juvéniles dans la région et ce, pour un large éventail d'espèces de poissons marins. En 2004, il a produit environs 370 000 d’alevins de dorade de sobaity (Sparidentex hasta) et a récolté 6,3 tonnes de dorade de sobaity de taille commerciale.

    La capacité de production du centre pourrait être sensiblement augmentée si les problèmes liés à la qualité de l'eau de mer, le manque d'équipements, l’amélioration de la structure d'organisation et le manque de main d'oeuvre et de ressources, sont résolus.

    Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture au Bahreïn (d'après les statistiques de la FAO):
    Chart  

    Production de l'aquaculture reportée au Bahreïn (depuis 1950)
    (FAO Fishery Statistic)

    Marché et commerce
    L'industrie aquacole du Bahrayn est encore à ses débuts; actuellement la production du NMC est vendue sur le marché local. D’importantes quantités d‘alevins de dorade de sobaity ont été exportées vers tous les pays voisins au cours des dernières années.

    La consommation de poisson par habitant au Bahrayn était de 17,6 kilogrammes en 1990, ce chiffre a diminué à 16,7 kilogrammes en 2003. Cette diminution était due à une augmentation de 416 pour cent des exportations des poissons du Bahrayn et à une augmentation de 37 pour cent de la population au cours de ces quatorze années (Radi et al., 2003).
    Contribution à l'économie
    L'aquaculture a de bonnes perspectives pour amplifier l’économie nationale du royaume dans le futur.
    Promotion et gestion du secteur
    Cadre institutionnel
    La Direction des Ressources Marines au sein de la Direction Générale pour la Protection des Ressources Marines qui a son tour fait partie de la Commission Publique pour le Protection des Ressources Marines, l’Environnement et la Faune est une agence gouvernementale responsable de la gestion et du développement du secteur aquacole. La Direction communique aussi avec d’autres autorités du gouvernement sur les questions concernant le développement de l’aquaculture. Dans la Direction, il y a différentes sections et unités ayant la responsabilité du développement de l’aquaculture et des questions liées à la gestion durable.
    Règlements en vigueur
    Le gouvernement reconnaît l'importance du règlement pour assurer le développement durable de l'aquaculture, car un secteur d'aquaculture non réglementé et non contrôlé mènera à plusieurs problèmes environnementaux et socio-économiques. Tous les règles et les règlements concernant l'aquaculture sont dans un cadre transparent, exécutoire et sont liés avec d'autres lois et règlements applicables aussi bien dans le royaume que dans le droit international concerné.

    Le Décret royal sur l'exploitation et l'utilisation des ressources marines, publié en 2002, expose les dispositions pour contrôler l’élevage des organismes en aquaculture telles que les questions liées à l'autorisation et à la qualité. Selon la loi, une entreprise ne peut pas entreprendre une activité aquacole sans la permission de l’autorité du gouvernement habilité à le faire (Direction des Ressources Marines). Elle contrôle également la collecte des semences à l’état sauvage. Les lois et les règlements de l'aquaculture au Bahrayn sont actuellement révisés et mis à jour au sein d’un comité régional de coopération sous l’encadrement de la Commission régionale pour la pêche de la FAO (RECOFI).

    La stratégie du gouvernement est conçue afin de guider la croissance et la gestion durables des ressources aquatiques du Bahrayn d’une part pour la production de poissons et de fruits de mer de haute qualité, et d’autre part pour la génération de richesse et d'emploi à la population locale. La stratégie de développement de l'aquaculture repose sur deux importants aspects:
    1. Permettre à l'industrie aquacole de se développer et de rester concurrentielle; et
    2. Promouvoir l’élevage de nouvelles espèces.
    Toutes les initiatives de cette stratégie sont conçues de telle sorte à favoriser le développement durable –« le développement qui satisfait les besoins actuels sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins».
    En reconnaissant l'importance de l'environnement, la Direction des Ressources Marines est engagée dans le développement d’une aquaculture écologique et saine.
    Recherche appliquée, éducation et formation
    Le Centre National de Mariculture, sous la juridiction de la Direction des Ressources Marines, est l’autorité gouvernementale qui conduit la recherche scientifique et appliquée dans le domaine de l'aquaculture. Ses objectifs principaux sont :
    • Créer une base scientifique et technique pour le développement des activités de mariculture au Bahrayn.
    • Conduire des projets de recherche scientifiques appropriés et des programmes de développement en mariculture pour les ressources marines vivantes.
    • Développer des systèmes d’élevage appropriés aux conditions environnementales du Bahrayn.
    • Aider et encourager l'investissement du secteur privé dans la pisciculture commerciale et des activités similaires dans le pays.
    • Produire massivement la semence des espèces appropriées et commercialement importantes pour le secteur de la pisciculture.
    • Produire du poisson de taille commerciale dans des systèmes d’élevage appropriés pour les marchés locaux et internationaux.
    • Former le personnel national en technologie aquacole.
    • Aider les programmes d’évaluation des stocks par la production en masse de semences, d’alevins et de fingerlings pour protéger les ressources marines locales menacées d'extinction.
    Le Centre du Bahrayn pour la Recherche Scientifique et le Département de Biologie de l'université du Bahrayn, sont aussi impliqués dans la recherche académique relative à ce domaine. Actuellement, seule une entreprise privée a un accord de coopération technique avec la Direction des Ressources Marines visant le développement des activités de la mariculture.
    L'université du Bahrayn offre un cours pour l’obtention d’une licence en sciences de la mer (BSc) au sein du département des Sciences de Biologie.
    Tendances, questions et développement
    La Direction des Ressources Marines est entrain de préparer un programme-cadre pour le développement futur du secteur aquacole qui fournira des stratégies pour un développement contrôlé du secteur. Le NMC sera agrandi et équipé avec tous les équipements nécessaires et les installations d’élevage pour conduire la recherche nécessaire.

    Ce programme-cadre contiendra les différentes sections concernant des aspects tels que la législation et l'intégration du processus d'approbation, du contrôle de l'environnement et du contrôle des maladies des poissons, de la gestion et du développement durable. Ce programme-cadre se fera avec la participation des différentes autorités de gouvernement ainsi que le privé dans le processus de gestion de ce secteur.

    Il faut plus de recherche dans les différents domaines de l'aquaculture pour une gestion future améliorée de ce secteur qui est en perpétuelle croissance. Les principaux domaines de recherche qui pourraient être approchés dans le futur sont:
    • L’identification des espèces locales et exotiques qui s’apprêtent le plus à l’élevage.
    • Les programmes de surveillance de l’environnement.
    • Le contrôle de la santé et le contrôle des maladies de poissons.
    • L’amélioration du cadre légal et administratif.
    Références
    Bibliographie
    Abdulredha J. Shams and Adly A. Al-Ansari. 2004 . Update of National Mariculture Sector Review for the Kingdom of Bahrain. Presented in the First Meeting of RECOFI-Working Group on Aquaculture, WGA/NASA/04-04/ at Manama, Bahrain, pp. 5
    FAO. 2004 . The State of World Fisheries and Aquaculture 2004. Food and Agriculture Organization of the United Nations, Rome, Italy.
    Radhi, A., Al-Saffar, N., Mirza, F., Abdulla, A., Hermis, N., Saleh, S. 2003 . Annual Statistics Report - General Directorate for the Protection of Marine Resources, Public Commission for the Protection of Marine Resources, Environment and Wildlife. Technical Circular No.89, pp.84.
    Liens utiles
     
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