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Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
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  1. Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    1. Résumé
    2. Historique et aperçu général
    3. Ressources humaines
    4. Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    5. Espèces cultivées
    6. Pratiques et systèmes d'élevage
  2. Performance du secteur
    1. Production
    2. Marché et commerce
    3. Contribution à l'économie
  3. Promotion et gestion du secteur
    1. Cadre institutionnel
    2. Règlements en vigueur
    3. Recherche appliquée, éducation et formation
  1. Tendances, questions et développement
    1. Références
      1. Bibliographie
      2. Liens utiles
    Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    Résumé
    Le Bangladesh est un pays très peuplé d'une superficie de 147 570 km2 avec une population de 130 millions de personnes. Il a l'avantage d'avoir une ressource d'eau étendue sous forme d'étangs, de dépressions naturelles (des haors et des beels), de lacs, de canaux, de rivières et d'estuaires couvrant une aire de 4,56 millions d'ha (DoF, 2005). Le Bangladesh est un des plus grands spécialistes en pêches continentales au monde avec en 2003-2004, une production de 1 646 819 tonnes, avec une capture marine totale de 455 601 tonnes et une production totale aquacole de 914 752 tonnes en 2003-2004.

    La production totale en poissons du Bangladesh pendant la même année a atteint plus de 2,1 millions de tonnes (DoF, 2005). La FAO (2005) a classé le Bangladesh en sixième position parmi les premiers pays producteurs aquacoles avec sa production estimée à 856 956 tonnes en 2003 (FAO, 2005). L'aquaculture représente environ 43,5 pour cent de la production totale de poissons en 2003-4, avec la contribution de 34,8 pour cent des pêcheries en eau continentale ouverte (DoF, 2005).

    La consommation annuelle actuelle de poisson par personne au Bangladesh est d'environ 14 kg/an alors que la consommation minimale recommandée est de 18 kg/an.

    La pêche au Bangladesh est diversifiée, il existe environ 795 espèces de poissons et de crevettes indigènes dans les eaux douces et marines du Bangladesh et 12 espèces exotiques introduites. En outre, il existe 10 espèces de bivalves porteurs de perle, 12 espèces de tourterelle et de tortue comestible, 15 espèces de crabe et 3 espèces de homards (langoustine).

    Le Ministère de la Pêche et de l'Elevage (MoFL), le Département des Pêches (DoF), le Conseil Bangladais pour le Développement des Pêches (BFDC) et l'Institut Bangladais de Recherche sur les Pêches (BFRI) sont les principales institutions responsables de l'aquaculture et de son développement. Des universités, des organismes au sein d'autres ministères et ONG locales et internationales sont également impliqués dans ce secteur.
    Historique et aperçu général
    L'origine et le développement des pratiques en matière aquacole au Bangladesh ne sont pas bien documentés; les plans d'eau naturelle du pays ont été depuis longtemps mis en charge pendant la saison de mousson par frayère naturelle. La pisciculture est une activité traditionnelle remontant à plusieurs siècles depuis que le pays était régné par des rois Hindous. Plusieurs rois avaient l'habitude de créer des étangs et des réservoirs pour boire, se baigner et parfois pour l'irrigation à petite échelle, ces étangs et réservoirs ont été également utilisés pour l'élevage de poissons bien qu'il revêtaient un aspect beaucoup plus de loisirs que commercial.

    C'est le Dr. Nazir Ahmed (1947-1960), Directeur des Pêches à l'Est du Pakistan qui a créé la base formelle pour la culture de poissons dans les étangs et les lacs au Bangladesh. Dr. Ahmed a travaillé profondément sur le développement de la culture de carpe à grande échelle dans les étangs et les lacs qui, vers la fin des années 60 et le début des années 70 a connu un grand progrès. Vers la fin des années 60 Ali (1967) a réussi la reproduction induite des espèces indiennes de carpe en utilisant des extraits de glande pituitaire de carpe, pendant les dernières décennies, cependant, les milieux naturels de reproduction et les habitats de poissons au Bangladesh se sont dégradés considérablement à cause des mesures de contrôle d'inondation qui ont provoqué un déclin dans la production naturelle en poissons. En conséquence le gouvernement, les ONG et les entrepreneurs privés ont développé des techniques améliorées d'élevage de poissons particulièrement dans les étangs et les lacs.

    Selon l'habitat on peut distinguer deux types d'aquaculture entrepris au Bangladesh: l'aquaculture d'eau douce et côtière. Actuellement il n'y a aucune production aquacole marine. L'aquaculture d'eau douce comporte principalement l'aquaculture en étang particulièrement la polyculture des espèces indigènes et exotiques; d'autre part, l'aquaculture côtière est constituée principalement de l'élevage de crevette.

    Au Bangladesh, les systèmes de production aquacole sont principalement extensifs et très extensifs, avec certains systèmes semi-intensifs et dans quelques cas des systèmes intensifs. Bien que les pêcheries contribuent de plus de 55 pour cent de production piscicole continentale, elle couvre seulement environ 11 pour cent des ressources d'eau continentale. Mais la production annuelle est encore faible, 2 609 kg/ha pour les étangs et les fossés, 780 kg/ha pour les lacs de bras-mort et 565 kg/ha pour l'aquaculture côtière, bien que les potentialités soient beaucoup plus importantes. Néanmoins, au cours des dix dernières années, le rendement de l'aquaculture en eau fermée augmentait constamment. Les carpes indigènes d'eau douce (22 pour cent) et les carpes exotiques (10 pour cent) des deux secteurs d'élevage et de captures sont les principaux contribuants à la production totale (Azim et al., 2002) ; autres poissons d'eau douce y compris le poisson-chat, les snakeheads et les petites espèces indigènes. Cependant, la polyculture de carpe dans les étangs est productive, et c'est une activité plus rentable comparée aux autres systèmes d'élevage.

    Tableau 1. Comparaison de la rentabilité entre différents types de systèmes de production aquacole au Bangladesh (ICLARM, 2002)
     Rendement annuel (kg/ha)Coût de l'opération (US$/ha)Gain net (US$/ha)
    Polyculture de carpe4 0001 8402 241
    Monoculture de tilapia4 0504531 420
    Elevage intégré de riz-poisson1 440453400

    L'aliment et la main d' œuvre constituent les deux éléments les plus couteux de toute l'exploitation pour la plupart des systèmes d'élevage au Bangladesh, chacun compte approximativement 20 pour cent et 17 pour cent, respectivement des frais totaux d'exploitation.

    Les espèces en élevage dans les régions côtières du Bangladesh incluent principalement la crevette tigrée mais également la chevrette, la crevette brune, la crevette blanche, le crabe de vase, le brochet de mer et le mulet mopiro ou mulet à queue carrée.
    Ressources humaines
    L'activité aquacole et de pêche joue un rôle important dans l'alimentation de la population, dans la création d'emploi et les revenus de devises étrangères avec environ 12 millions de personnes sont impliquées dans le secteur de la pêche, dont 1,4 million de personnes dépendant exclusivement des activités de pêche (Shah, 2003). 9,5 millions de personnes environ (73 pour cent) sont impliquées dans les pêcheries de subsistance sur les plaines d'inondation du pays (Azim et al., 2002), le nombre de pêcheurs grimpe considérablement jusqu'à 11 millions entre juin et octobre tous les ans. Il existe 3,08 millions de pisciculteurs, 1,28 million de pêcheurs continentaux et 0,45 million de collecteurs d'alevins (de poissons et de crevettes) au Bangladesh (DoF, 2003) et on estime que la pêche par ses activités fait vivre plus de 7 pour cent de la population du pays.

    Actuellement, plus de 600 000 personnes sont engagées dans les activités d'élevage de crevette (Karim, 2003), on estime également qu'environ 14 000 pêcheurs (2,5 pêcheurs par ha de plan d'eau) sont directement impliqués et 70 000 personnes rurales sont les bénéficiaires directs de la pêche des lacs de bras-mort (Hasan, 2001a; Hasan et Talukdar, 2004). Au Bangladesh, ce sont les hommes de la famille qui font presque tous les travaux de la pêche et de l'aquaculture, cependant, très récemment quelques femmes ont commencé à y prendre part suite aux encouragements des ONG et de quelques entrepreneurs privés. Thengamara Mahila Sabuj Sangha est une femme appartenant à une ONG. et qui est activement engagée dans le développement aquacole.
    Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    Tableau 2. Systèmes d'élevage en étang d'eau douce comme défini dans le contexte du Bangladesh.
    Systèmes d'élevage Pratiques d'élevage
    a)Extensifprincipalement trois espèces de carpes indiennes, pas de fertilisation ni d'alimentation.
    b)Largement extensifprincipalement avec trois carpes indiennes et trois carpes exotiques (carpe argentée, commune et herbivore) utilisation irrégulière de fertilisation (souvent fumier de vache) mais sans alimentation. Le barbeau argenté est également mis en élevage.
    c)Semi-intensif
    • Étape (Phase) 1: principalement trois carpes indiennes et trois exotiques. Utilisation régulière d'engrais (organique et chimique) avec l'utilisation occasionnelle de petite quantité d'aliment complémentaire composé du son de riz et de tourteaux. Le barbeau argenté est généralement mis en élevage ainsi que la chevrette et le tilapia du Nil.
    • Étape (Phase) 2: principalement trois carpes indiennes et trois exotiques. Utilisation régulière d'engrais (organique et chimique) et d'aliment complémentaire composé de son de riz et de tourteaux. Le barbeau argenté est généralement élevé ainsi que la chevrette, le tilapia du Nil et le poisson-chat de mer rayé.
    • Étape 3: Monoculture de poisson-chat de mer rayé. Alimentation régulière avec le son de riz / son de blé / tourteaux et/ou aliments granulés commercialement fabriqués.
    d)IntensifMonoculture de poisson-chat de mer rayé. Alimentation régulière avec les aliments granulés commercialement fabriqués.
    Source: Modifié par Hasan (2001b)

    Elevage (aquaculture) en étangs

    On éstime qu'il existe 1,3 million d'étangs de poisson dans le pays, couvrant une superficie de 0,151 million d'ha, dont 55,30 pour cent est cultivé, 28,52 pour cent est cultivable et 16,18 pour cent est inutilisé. En 2002 le pourcentage de la production à partir des trois systèmes ci-dessus était de 72,09, 20,01 et 7,90 respectivement (BBS, 2002). En général la taille des étangs de poissons varie entre 0,020 et 20 ha avec une moyenne de 0,30 ha. Au Bangladesh, le nombre le plus élevé d'étangs existe dans le district de Barisal (12,11 pour cent), suivi de Comilla (9,36 pour cent), Sylhet (9,10 pour cent), Chitagong (8,02 pour cent) et Noakhali (7,75 pour cent) (BBS, 2002).

    Historiquement les gens ont dépendu principalement des eaux naturelles pour l'approvisionnement en poissons; mais en raison des baisses des captures de poissons sauvages dues à la surexploitation par la population croissante ainsi qu'à la dégradation de l'environnement, les gens ont commencé l'élevage de poissons dans les eaux fermées. La polyculture des carpes commune et exotique et la monoculture du poisson-chat de mer rayé (Pangasius hypophthalmus ), du tilapia du Nil et du barbeau de Java (Barbonymus gonionotus ) et parfois du poisson-chat (Clarias batrachus ) sont les systèmes d'élevage le plus largement pratiqués au Bangladesh.Trois carpes indiennes notamment, Labeo rohita, Catla catla et Cirrhinus mrigala et une carpe exotique, Hypophthalmichthys molitrix représentent maintenant plus de 78 pour cent de la production totale des étangs (ICLARM, 2002). Cependant, la polyculture de carpe au niveau individuel de petits entrepreneurs a le plus grand potentiel pour son expansion vue qu'il est possible, grâce à la mise en place des systèmes d'élevage plus intensifs comprenant l'utilisation des engrais, l'utilisation de l'alimentation complémentaire et des procédures de gestion améliorées (Gupta et al., 1999), de réaliser une augmentation potentielle importante du revenu, pas moins de 57 pour cent ou 717 US$/ha, en plus des autres activités aquacoles mise en œuvre (DoF, 2003). Actuellement la moyenne de la production annuelle de poissons utilisant l'élevage en étang est de 2 609 kg/ha (DoF, 2005).

    Crevetticulture

    La crevetticulture dans les ceintures côtières du sud et sud-est du Bangladesh a commencé au début des années 70. De moins de 20 000 ha d'étangs d'eau saumâtre en 1980, la zone d'élevage s'est étendue à approximativement 140 000 ha en 1995 (Wahab, 2003). La dernière étude complète relative à l'estimation de la surface totale réservée à l'élevage de crevette a été effectuée en 1993-94 ; elle n'a pas été mise à jour depuis lors. DoF (2005) a estimé que la surface totale réservée à l'élevage a augmenté à 203,071 ha en 2003-2004. Les principaux districts producteurs de crevette sont Bagerhat, Satkhira, Pirojpur, Khulan, Cox's Bazar et Chitagong. Récemment les aquaculteurs des districts de Bagerhat et de Pirojpur ont commencé la crevetticulture dans leurs rizières. Traditionnellement la crevetticulture se faisait en cumulant les eaux de mer (marrée) dans des enclos côtiers connus sous le nom de 'gher' où aucune alimentation, engrais ou autres intrants ne sont utilisés, suite à la demande croissante des marchés nationaux et internationaux les crevetticulteurs ont commencés à adopter de plus en plus les systèmes améliorés semi-intensifs et extensifs.

    L'élevage semi-intensif a commencé en 1993 dans la région de Cox's Bazar. Dans ce système les étangs sont remplis avec 10-35 post-larves (PL)/m2 utilisant l'aliment granulé complémentaire mais sans bassins réservoirs. La première apparition d'une épidémie virale s'est produite en 1994 dans les fermes semi-intensives de crevettes dans la région Cox's Bazar (Larkins, 1995 ; Karim et Stellwagen, 1998). En 1996 la maladie s'est propagée à d'autres zones côtières affectant les fermes extensives de crevettes (Karim et Stellwagen, 1998). En 2001, la maladie a de nouveau causé l'effondrement de la production de crevette dans les régions de Cox's Bazar et de Khulna. La maladie n'est pas encore complètement éradiquée et peut toujours causer des ravages dans les productions de crevette.

    La crevetticulture est une activité à capital intensif avec des coûts de production totale de 735 US$ par ha/récolte dans le cas du système extensif, 1 837 US$ par ha/récolte pour les systèmes traditionnels améliorés et 9 184 US$ par ha/crop pour les systèmes semi-intensifs, cependant, le revenu (gain) net correspondant est de 1 275 US$, 2 204 US$ et 153 061 USS$ par ha/crop respectivement (ICLARM, 2002).

    Pisciculture en cages

    L'élevage en cages a été introduit au Bangladesh vers la fin des années 70 à titre expérimental. Une série d'expériences entreprises à l'Université Agricole du Bangladesh (BAU) (Hasan et al., 1982, Ahmed et al., 1984 et Ahmed et al., 1997) ont démontré le potentiel de l'aquaculture en cage. Le Département des Pêches a réalisé un projet d'élevage en cages dans le Lac Kaptai pendant 1985-86 obtenant une production de 6 900 tonnes de poissons (Hasan, 1990). CARE, une ONG. internationale, a lancé un projet à la fin de 1995 jusqu'à 2000, financé par le Département du Développement International (DFID) intitulé: l'Aquaculture en cage pour une plus grande sécurité économique (CAGES). En raison du coût initial élevé des intrants et de la nécessité de technologie de gestion un peu complexe, l'élevage en cages n'est pas encore populaire parmi les fermiers aquacoles.

    Elevage intégré des poissons

    L'intégration de l'aquaculture avec la production de canard et de poulet a commencé à titre expérimental au BFRI, Mymensingh avec quelques résultats prometteurs. Le projet a démontré que 500 canards kaki de Campbell peuvent être élevés sur un étang de carpe de 1 ha tout en produisant également 4,5 tonnes/ha de poissons sans aucun besoin en aliment complémentaire ou engrais pour les poissons. Cependant, l'élevage intégré le plus prometteur au Bangladesh, est la pisciculture et la riziculture, Ameen (1987) compte rendu sur la technique de plusieurs régions du Bangladesh.

    Traditionnellement un ou plusieurs étangs ou fosses sont construits au plus bas coin de la rizière là où les poissons se rassemblent vu que le niveau d'eau est bas, ainsi les poissons sont capturés sans aucune procédure de stockage additionnelle et sans besoin de pratiques de gestion. Lors d'une expérience, Islam et Ahmed (1982) ont obtenu 346 Kg de poissons en 4 mois dans des élevage de carpe mineure, de poisson-chat, de perche grimpeuse et de carpe commune dans un champs de riz, d'autre part, Ameen (1987) a obtenu 457 kg de poissons/ha et 6 kg de chevrettes/ha ont été récoltés en 131-175 jours.

    Elevage de poisons dans les bras-mort de lacs

    L'exemple le plus réussi de la pêche basée sur l'élevage a été accompli dans les bras-mort de lacs situés dans le sud-ouest du Bangladesh (Hasan et Middendrop, 1998, Hasan, 2001a). Il existe à peu près 600 lacs de bras-mort au Bangladesh avec une surface d'eau estimée à 5 488 ha (DoF, 2003). La plupart de ces lacs de bras-mort sont situés dans cinq districts du sud-ouest du Bangladesh (division de Khulna : districts de Jessore, Jhinaidah, Chuadanga et Kushtia et la division de Dhaka : district de Faridpur). Vingt-trois de ces lacs ont été soumis à une gestion des pêches basées sur l'élevage effectué par le Projet de lacs de bras-mort (OLP II, 1997). La production moyenne de la pêche dans les lacs de bras-mort déclarée durant la période 2003-2004 est de 780 kg/ha (DoF, 2005).

    La pisciculture dans le Lac Kaptai

    Le Lac Kaptai (latitude 22°22'-23°18' N ; longitude 92°00'-92°26'E) a été crée en 1961 en endiguant la rivière Karnaphuli près de Kaptai dans les Régions de la Colline de Chitagong (Chittagong Hill). Il couvre une superficie d'à peu près 68 800 ha. Au début le lac ne connaissait qu'une activité de pêche seulement, cependant, il y a maintenant, un programme régulier d'empoissonnement par, environ, 35 tonnes de juvéniles de carpe par an faisant partie d'un programme d'aménagement des pêches.

    Les espèces utilisées pour l'empoissonnement sont les trois carpes et les carpes exotiques (carpes argentées, herbivores et communes) (ARG, 1986; Rahman et Hasan, 1992), le lac contient aussi 76 autres espèces de poissons d'eau douce, dont 68 sont indigènes et le reste sont exotiques, en outre, il y a également quelques espèces de chevrette. Au début, les carpes indigènes ont dominé sur les captures avec environ 81 pour cent en 1965/66 cependant pendant les 38 dernières années ce pourcentage a baissé à environ 5 pour cent tandis que la production de petits poissons de fourrage a augmenté pour atteindre 90 pour cent des captures totales (Alamgir, 2004). Le revenu annuel des gains de la pêche dans le lac est actuellement approximatif à 0,2 million US$ (Alamgir, 2004).

    Espèces cultivées
    Un total de 260 espèces de poissons a été enregistré dans les eaux douces du Bangladesh (Rahman, 1989) dont on estime qu'environ 200 espèces sont de vraies espèces d'eau douce tandis que le reste constitue des exemples des espèces estuairiennes et marines.De ces 200 espèces, 59 appartiennent à 20 familles qui sont commercialement importantes, dont la majorité sont les carpes et le poisson-chat. Actuellement, les carpes telles que le Catla catla , Labeo rohita , Cirrhinus mrigala et Labeo calbasu avec les carpes exotiques telles que la carpe argentée (Hypophthalmichthys molitrix ); la carpe herbivore (Ctenopharyngodon idellus ) et la carpe commune (Cyprinus carpio ) sont en élevage selon le système de polyculture dans les étangs. Il y a egalement 40 à 50 petites espèces indigènes de poissons qui atteignent une longueur maximale de 25 cm (Felts et al., 1996), certaines des espèces généralement trouvées incluent le Puntius ticto, Amblypharyngodon mola, Colisa lalius, Anabas testudineus et Glossogobius giuris . IUCN (2001) a signalé que plusieurs petits poissons indigènes sont maintenant en voie ou menacés de disparition.

    Les carpes indiennes et les carpes exotiques sont les espèces les plus stockées dans le Lac Kaptai et dans les lacs de bras-mort. Haroon et al. (2002) ont affirmé qu'un total de 92 espèces de poissons et de chevrette sont originaire du bassin de Sylhet-Mynensingh du Bangladesh. La crevette géante tigrée (Penaeus monodon ) des eaux saumâtres et la chevrette (Macrobrachium rosenbergii ) sont les principales espèces élevées dans les zones côtières (Azim et al., 2002).
    Pratiques et systèmes d'élevage
    Les méthodes traditionnelles d'élevage de poissons dans les étangs n'utilisent qu'un minimum d'intrants par le recrutement naturel de jeunes poissons. Les étangs sont remplis par la pluie ou en ouvrant des séries de vannes pour permettre l'entrée des eaux de crue. Les poissons ne sont pas sélectionnés d'une façon particulière, les prédateurs ne sont pas éliminés et les étangs ne sont pas fertilisés ou contrôlés pendant tout le cycle de production. En conséquence les récoltes moyennes de ces types d'étangs sont très faibles (700 kg/ha; Mazid, 2002), au cours des dérnières années l'élevage en étang a gagné de l'importance en raison de sa capacité croissante d'augmenter les niveaux de production.La polyculture des carpes indigènes et exotiques est une technique répandue adoptée par plusieurs fermiers dans tout le pays, dans un tel système d'étangs, le choix des espèces, la densité de mise en charge, l'utilisation des aliments, d'engrais, les échanges d'eau et l'élevage approprié sont généralement maintenus.En général l'élevage des poissons au Bangladesh est caractérisé par l'utilisation des systèmes extensifs et semi-intensifs.

    Les crevettes d'eau saumâtre sont élevées dans des polders côtiers ou en construisant des levées et en utilisant des techniques traditionnelles de piégeage utilisant les échanges de marée (FAO/UNDP, 1985), dans certaines régions la terre est utilisée en rotation pour la production de riz/crevette et de sel/crevette.

    Les rizières basses, les mares salines et les étangs à marée sont enrichis avec les digues de terre contenant des vannes pour permettre l'entrée et la sortie d'eau. Les juvéniles de poissons et crevettes qui entrent avec la marée sont élevés extensivement sans aliment additionnel donnant une production moyenne d'environ 300 kg/ha seulement (Mazid, 2002). Cependant, l'élevage semi-intensif qui a commencé en 1993 a progressivement abouti à une augmentation dans la production.
    Performance du secteur
    Production
    La production totale de poissons au Bangladesh en 2003 est de 2 102 026 tonnes (DoF, 2005) dont 914 752 tonnes ou 43,5 pour cent ont été produits par le secteur aquacole. La production à partir des étangs et des fossés est de 795 810 tonnes, l'aquaculture côtière (crevette et étangs de poissons) 114 660 tonnes, le lac Kaptai 7 238 tonnes et les lacs de bras-mort 4 282 tonnes (DoF, 2005). La production aquacole au Bangladesh a augmenté de 6 - 8 pour cent par an entre 1991 et 2002 (Ahmed, 2003).
    Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture au Bangladesh (d'après les statistiques de la FAO):
    Chart  

    Production de l'aquaculture reportée en Bangladesh (depuis 1950)
    (FAO Fishery Statistic)

    (Source : Statistiques de pêche de la FAO, production d'aquaculture)

    Marché et commerce
    En général les marchés de poissons au Bangladesh sont situés dans les zones rurales et urbaines, ils ont la tendance à être peu hygiéniques, non scientifiques, sales et fonctionnent selon des systèmes de gestion peu solides. Approximativement 97 pour cent de la production de poissons continentale est commercialisée pour la consommation locale tandis que le 3 pour cent restant est exporté (Hasan, 2001a).

    Un grand nombre de personnes sont impliquées dans la chaîne de vente (commercialisation) des poissons commenceant par des fermiers aquacoles, des processeurs, des commerçants, des intermédiaires, des travailleurs journaliers et des transporteurs (DFID, 1997 et Kleih, 2001).

    Quatre catégories de marchés sont impliquées dans la distribution des poissons: les marchés primaires, les marchés secondaires (assemblage de marchés) les marchés plus secondaires (marchés en gros) et les marchés centraux. Localement, ces étapes de la chaîne sont connues comme: Pêcheur Nikary (collecteur), Chalani (transporteur), Aratdars (grossiste), Paiker (détaillant) et consommateur (Alam, 2002). La chaîne commercialisation définie pour la chevrette allant du producteur au consommateur passe par les ouvriers des champs, les commerçants de chevrettes, les agents et les unités de traitement (Ahmed et al., 2004). Le fermier reçoit 56 pour cent du prix payé par le consommateur final, en d'autres termes 44 pour cent du prix final est pris par les divers intermédiaires (Alam, 2002).Le produit le plus exporté du pays est la crevette surgelée, d'autres produits exportés incluent les poissons congelés, la grenouille congelée, les poissons sechés, les poissons salés, les tortues, les crabes, les ailerons de requin et les vessies des poissons (vessies sèchées des poissons) (DoF, 2003).

    De la totalité des poissons et produits de la pêche destinés à l'exportation 30,06 pour cent est exporté vers les Etats-Unis, 48,51 pour cent vers les pays européens, 9,32 pour cent vers le Japon et le reste vers la Thaïlande et les pays du Moyen Orient (Hossain, 2003).
    Contribution à l'économie
    La pêche et l'aquaculture au Bangladesh jouent un rôle important en allégeant la déficience en protéines et la malnutrition, et en procurant de l'emploi et des gains en devises étrangères. D'ailleurs, le secteur de la pêche contribue par 5,10 pour cent, des recettes d'exportation du pays, 4,91 pour cent de son PIB et fournit 63 pour cent de la consommation nationale de protéine animale (DoF, 2003.). Le poisson et les produits de la pêche constituent le troisième produit du pays le plus exporté contribuant ainsi de 5,10 pour cent de ses revenus d'échange. En 2002-2003 le Bangladesh a gagné 324 millions US$ où la crevette seule a contribué par 72 pour cent de la quantité totale et par 89 pour cent de la valeur (DoF, 2003).
    Promotion et gestion du secteur
    Cadre institutionnel
    Les corps institutionnels suivants sont impliqués dans l'aquaculture et la pêche au Bangladesh :
    • Le Département des Pêches (DoF) relevant du Ministère de la Pêche et de l'Elevage (MoFL) est l'unique autorité ayant le droit de gestion administrative de l'aquaculture au Bangladesh. Le DoF est dirigé par un Directeur Général et compte deux principaux départements secondaires notamment, le Département Continental et le Département Maritime. Les principales responsabilités assumées par le DoF incluent la planification, le développement, la vulgarisation et la formation, le DoF est composé de six bureaux divisionnaires, 64 bureaux de district et 497 bureaux d'upazilla (sub-districts) en plus de 118 écloseries et quatre centres de formation (Mazid, 2002).
    • L'institut Bangladais de recherche sur les Pêches (BFRI) mène et coordonne la recherche et dans une certaine mesure la formation.
    • Le Comité Bangladais pour le Développement Rural est responsable des composants des pêches pour le développement intégré rural.
    • L'Administration de la Terre et la Division de la Réforme des Terres sont responsables du bail des plans d'eau publics.
    • Le Bureau de Promotion des exportations est responsable de l'exportation des produits de la pêche, avec l'Association Bangladaise des Exportateurs d'Aliments Surgelés qui est également impliquée dans l'exportation de la crevette, des poissons et des produits des pêches surgelés.
    • Les universités du pays sont responsables de la formation de niveau supérieur sur la pêche.
    • La Division des Ressources Externes sous la tutelle du Ministère des Finances est responsable de l'aide externe pour le développement aquacole.
    • La Banque Bangladaise Krishi (Agriculture), la Banque Bangladaise Samabay (Coopérative) et quelques autres banques de commerce sont responsables d'accorder des crédits au secteur aquacole.
    • Plusieurs des ONG nationales et internationales octroient des crédits aux pisciculteurs ainsi que l'adoption de projets pour l'extension et le développement aquacole.
    • Des organismes internationaux (DFID, Danida, NORAD, JICA, la Banque Mondiale, FMI, ADB etc.) procurent des subventions et des crédits pour le développement de l'aquaculture
    • Les Centres de Formation de Développement de la Jeunesse, relevant du Ministère de la Jeunesse, s'occupe de la vulgarisation et de la formation des jeunes sans emploi et des aquaculteurs.
    Règlements en vigueur
    L'Acte de base de la Loi réglementant les pêcheries continentales est l'Acte sur la Protection et la Conservation des Poissons (1950) , modifiée par l'Ordonnance sur la Protection et la Conservation (Amendement) (1982) et mise en application par les Règles sur la Protection et la Conservation des Poissons (1985) . L'Ordonnance sur la Pêche Maritime (1983) , mis en application par les Règles sur la Pêche Maritime (1983) , est l'acte de base réglementant la pêche maritime.
    Bien que la législation de base relative à la pêche ne comporte pas des sections séparées ayant trait à l'aquaculture, certaines de ses dispositions sont applicables à cette dernière. Les Règles sur la Protection et la Conservation des poissons, par exemple, traitent spécifiquement la protection de certaines espèces de carpe en interdisant certaines activités afin d'aider à leur recrutement et production et stipule que les permis pour leur capture seront seulement délivré à des fins d'aquaculture.

    Au Bangladesh, l'ensemencement est traditionnellement effectué par des post-larves sauvages et des juvéniles de crevettes ou des alevins de poissons, qui sont capturés dans les étangs au cours des échanges de marée ou qui sont collectés des estuaires avoisinants et utilisés pour peupler les étangs. Sachant que la collecte des alevins des eaux naturelles peut, à long terme, entraîner une dégradation écologique, en 2000 le gouvernement a interdit la collecte d'alevins et de post-larves de poissons, de crevettes et des chevrettes de tous types, de toutes formes et de toutes les façons des estuaires et des eaux côtières.

    Une autre législation applicable à l'aquaculture inclut l'Acte sur l'Amélioration de Réservoirs (1939) , qui prévoit l'amélioration des réservoirs à des fins d'irrigation et d'aquaculture. L'Ordonnance sur la taxe imposée aux crevetticulteurs (1992) stipule que les zones d'élevage de crevettes développées par le gouvernement grâce à la construction des levées, l'excavation des canaux ou d'autres structures de gestion d'eau seront soumises aux impôts. De surcroît, l'aquaculture et les conditions fixées pour son développement sont également affectées par d'autres lois, telles que les lois agraires, les lois sur l'eau et les réglementations environnementales.

    Le Ministère de la Pêche et de l'Elevage (MoFL), par le biais de son Département des Pêches (DoF), a la responsabilité totale de la pêche et du développement aquacole, l'aménagement et la préservation. Ses fonctions, qui sont orientées, en même temps, vers la normalisation et le développement, sont définies dans le Programme 1 des Programme 1 des Règles sur les Affaires (1975) et incluent, entre autres, la préparation des plans et la coordination de la politique (stratégie) nationale en ce qui concerne la pêche, la prévention des maladies des poissons, la conservation, la gestion (l'aménagement) et le développement des ressources halieutiques, la gestion des exploitations aquacoles et de la formation ainsi que la collecte des informations. Les activités du DoF sont appuyées par l'Institut Bangladais de Recherche sur les Pêches (BFRI), qui est responsable de la recherche sur la pêche et de sa coordination. En outre, la Corporation Bangladaise pour le Développement des Pêches (BFDC), créée sous l'Acte sur de la Corporation Bangladaise pour le Développement des Pêches (1973) , aide le DoF en développant l'industrie de la pêche. Les fonctions du BFDC incluent, entre autres, la mise en place des unités pour la pêche et pour la conservation, le traitement, la distribution et la commercialisation des poissons et des produits de la pêche.

    En 1998, une Stratégie Nationale sur la Pêche a été adoptée en vue de développer et d'augmenter la production de poissons par l'utilisation optimale des ressources à fin de satisfaire la demande en protéines animales, de favoriser la croissance économique, de faire entrer de la devise étrangère par l'exportation des poissons et des produits de la pêche, d'alléger la pauvreté en créant des occasions d'auto-emploi et en améliorant les conditions socio-économiques des pêcheurs ainsi que pour préserver l'équilibre environnemental, la biodiversité et pour améliorer la santé publique. La stratégie touche tous les organismes gouvernementaux impliqués dans le secteur de la pêche et tous les plans d'eau utilisés pour la pêche, elle inclut des stratégies séparées concernant l'élevage des poissons dans les eaux intérieures fermées et pour l'élevage côtier de crevettes et de poissons.

    La stratégie soulève plusieurs questions contentieuses; elle aborde par exemple des conflits relatifs à l'élevage de crevette et souligne le besoin de formulation des directives appropriées. Pour aider les efforts de conservation elle prescrit un moratoire sur la destruction des mangroves en vue de les convertir en terre réservée à la crevetticulture et encourage la culture intégrée des poissons et des crevettes avec du riz dans les rizières. En conclusion, la stratégie traite également beaucoup d'autres questions pertinentes telles que le contrôle de qualité, la pollution industrielle et l'utilisation de la terre.

    Pour plus d'information sur la législation d'aquiculture en Bangladesh cliquez sur le lien suivant (en anglais):
    Vue générale de la législation nationale sur l'aquaculture - Bangladesh (en anglais)
    Recherche appliquée, éducation et formation
    Les experts du DoF, du BFRI, des universités et des ONG. développent des idées de recherche et se mettent d'accord sur des priorités par des discussions détaillées dans des ateliers. Les sujets de recherche choisis sont alors envoyés au MoFL pour approbation et exécution. La tâche principale de mener de la recherche appliquée et adaptative a été consignée au BFRI, bien que des universités soient également impliquées. Le Conseil de recherche agricole du Bangladesh (BARC) est l'organisme national chargé de coordonner, surveiller et évaluer toute la recherche en matière aquacole. D'autres organismes internationaux tels que CIRDAP, FAO, DFID, Danida, la Banque Mondiale, CIDA, IDRC et le Centre Mondial sur la Pêche sont également impliqués dans des programmes de recherche orientés vers l'aquaculture au Bangladesh.

    Les études et la recherche sur la pêche ont commencé la première fois à la Faculté des Pêches de l'Université d'agriculture du Bangladesh à Mymensingh en 1967, la Faculté offre des études en sciences de la mer des B.Sc. (huit semestres) des M.Sc. (trois semestres) et des Ph.D. dans divers secteurs spécialisés en pêche et aquaculture. Plus tard, l'Institut des Sciences Maritimes a été crée à l'Université de Chitagong en 1973, suivi de la discipline des sciences de la mer et des pêcheries à l'Université de Khulna en 1991, du Département de l'Aquaculture et de la pêche à l'Université de Dhaka en 1998 et du Département de l'Aquaculture à l'Université de Rajshahi en 2000 pour les études et la recherche sur la pêche. Les départements de Zoologie aux universités citées ci-dessus et autres présentent également des sujets ayant trait à l'aquaculture et à la pêche.

    L'Université d'Agriculture du Bangladesh organise des stages de formation aux personnels gouvernementaux et aux ONG. travaillant dans le secteur de la pêche à travers son institut de formation diplômante. D'autres instituts offrent des études et des formations en matière de pêche comme c'est le cas de l'Académie Maritime à Chitagong qui propose des cours de formation diplômante de 1-2 ans, de l'Académie de Formation Maritime à Savar, Dhaka, de l'Institut de Formation Maritime, Chandpur, qui offre 1-3 mois de formation. L'Ecloserie de Poissons et le Centre de Formation, Raipur, le Centre de Formation Maritime, Faridpur et les Centres de Formation Professionnels de la Jeunesse octroient des diplômes.
    Tendances, questions et développement
    La production aquacole au Bangladesh a connu une croissance moyenne de 28 pour cent de 0,12 million de tonnes à 0,66 million de tonnes pendant la période 1985 à 2000. Pendant la même période la production de la crevette a augmenté de 11 000 à 94 000 tonnes, enregistrant une croissance annuelle moyenne de 45 pour cent. Après l'adoption des technologies améliorées et la meilleure utilisation des plans d'eau, on estime que la production aquacole pourrait augmenter d'environ 150 pour cent les cinq années à venir (Mazid, 2002). Cependant au cours du cinquième plan quinquennal, en dépit de l'objectif fixé et qui consistait à atteindre une production totale de 2,02 millions de tonnes, seul 1,66 million de tonnes a été produit réellement. Pendant la dernière décennie le prix des poissons a augmenté avec un taux annuel de 2,5 pour cent (FFYP, 1997 2002).Les questions suivantes ont besoin d'être traitées dans le futur:
    • Rassembler tous les plans d'eau disponibles sous les régimes modernes d'élevage de poissons.
    • Générer plus d'emploi dans le secteur de la pêche et les industries concernées.
    • Conserver les ressources halieutiques et la biodiversité des espèces.
    • Améiorer les débarquements de poissons et développer les réseaux de commercialisation.
    • Etablir les cadres institutionnels pour s'assurer que les résultats des recherches soient disponibles pour les personnes concernées.
    • Fournir les subventions financières adéquates aux pisciculteurs et aux crevetticulteurs.
    • Augmenter et soutenir la production des poissons pour la consommation locale et pour l'exportation.
    Avec l'expansion de l'aquaculture, la dégradation environnementale, la biodiversité et le contrôle des maladies particulièrement dans les exploitations aquacoles côtières sont devenus les principales contraintes. On estime que les collecteurs des post-larves de crevettes (PL) détruisent presque 100 autres espèces de flore et de faune tout en collectant des post-larves de Penaeus monodon , d'ailleurs, la destruction des forêts de mangrove au profit de la crevetticulture côtière et l'introduction des maladies virales dans des exploitations semi-intensives sont également devenues un problème serieux. L'aquaculture continentale, quant à elle, soufre de la destruction des habitats, l'utilisation des insecticides et l'introduction des maladies comme le syndrome ulcératif épizootique (EUS).
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