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Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
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  1. Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    1. Résumé
    2. Historique et aperçu général
    3. Ressources humaines
    4. Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    5. Espèces cultivées
    6. Pratiques et systèmes d'élevage
  2. Performance du secteur
    1. Production
    2. Marché et commerce
    3. Contribution à l'économie
  3. Promotion et gestion du secteur
    1. Cadre institutionnel
    2. Règlements en vigueur
  1. Tendances, questions et développement
    1. Références
      1. Bibliographie
      2. Liens utiles
    Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    Résumé
    L'aquaculture dans la République du Belarus est caractérisée par quatre principaux systèmes d’élevage: l’aquaculture en étangs, l’aquaculture en eau chaude et industrielle (l’élevage de poisson en cages dans les eaux chaudes des centrales d’énergie des systèmes d’approvisionnement en eau fermés) et l’élevage des poissons dans des plans d’eau naturels et artificiels (pêcherie basée sur l’élevage). L’espèce principale en élevage en Belarus est la carpe commune (Cyprinus carpio), qui contribue actuellement à 79,7 pour cent de la production de l'aquaculture nationale totale.
    Il y a actuellement 22 fermes d’étangs d’élevage (sous diverses formes de propriété), trois exploitations de pisciculture récoltant et transformant les poissons des lacs et des fleuves, cinq écloseries faisant l’élevage pour le repeuplement des lacs et des réservoirs, deux systèmes de cages en eau chaude (appartenant aux exploitations de pisciculture) et une ferme de truite d'eau froide (Konchits, 2005). Les différents systèmes de gestion et de propriété sont opérationnels.
    La surface totale des étangs du pays est de 24 530 ha, dont 20 800 ha appartiennent aux exploitations piscicoles de l’état et 3 730 ha aux entreprises agricoles sous la propriété communale et municipale. Les capacités des étangs existants permettent une production annuelle allant jusqu'à 19 900 tonnes de poissons de taille commerciale, desquels les entreprises du Ministère d'Agriculture et d’Alimentation font des bénéfices allant jusqu'à 16 600 tonnes (Konchits, 2001 et 2002).
    Durant les dernières années, les entreprises privées (fermiers, entrepreneurs privés et sociétés) ont commencé des activités de production en aquaculture. La majorité (54 fermes dans six provinces) des plans d’eau naturels et artificiels loués selon les pêcheries basées sur l’élevage, pratiquent l’engraissement du poisson stocké en polyculture extensive et font par la suite leur récolte utilisant un engin de pêche professionnel. Deux entreprises ont choisi de se spécialiser dans l’élevage de la truite avec des alevins importés, et deux autres dans l’élevage de l’esturgeon en utilisant des méthodes industrielles.
    Le principal producteur de poissons d’eau douce du pays est le Département de la Gestion de l'Eau et de Melioration du Ministère d’Agriculture et d’Alimentation de la République de Belarus, rassemblant 19 fermes dans des étangs d’élevage et une qui fait l’élevage pour le repeuplement et récolte les poissons dans les plans d’eau naturels. Ils sont responsables d'environ 88 pour cent de la production annuelle en poissons du pays. La production totale de l'aquaculture reportée à la FAO en 2004 est de 4 150 tonnes.
    Historique et aperçu général
    L'élevage en étang sur le territoire de la République actuelle de Belarus a commencé à la fin du seizième siècle sur des domaines de biens jacents de la noblesse et dans les monastères. Le domaine d'«Al'ba» des princes de Radziwill près de la ville de Nesvizh (actuellement la ferme aquacole d'«Al'ba») est devenu l'un des plus grands complexes d'étangs où la carpe et la truite ont été élevées dans une série de lacs des barrages. Ces dernières années, on sait qu'il y avait assez de grandes fermes de carpe sur les domaines Smolyany (province de Mogilev), Peski, Peshtova et Korch (province de Grodno). En 1905-1907, l’étang spécialisé «Stradoch» a été construit près de la ville de Brest. Avant 1917, il y avait un total de 856 ha d'étangs sur le territoire de la Belarus, dont la productivité n'a pas excédé 55 kg/ha. Des étangs ont été exploités en utilisant les systèmes extensifs, avec une base alimentaire naturelle et durant généralement un cycle de trois ans (Zhukov, 1965).

    Une nouvelle phase de l'introduction et du développement de l’élevage piscicole a commencé au milieu des années 20. Des étangs spécialisés ont été ainsi crées en intégrant des anciens propriétaires fonciers d’étang et en construisant de nouveaux. En particulier, la ferme «Beloe» a été créée en 1924, «Slepyanka» en 1926, «Volma» en 1928, «Krasnaya Zor'ka» en 1931, «Tremlya» en 1932, «Lakhva» en 1936, «Sokolovo», «Novinki» et «Al'ba» en 1939-1940.

    La plus grande augmentation dans la capacité de production a eu lieu entre les années 60 et les années 80 où de nouvelles fermes ont été construites (elles étaient grandes et complètes) et les anciennes ont été reconstruites dans le cadre du programme de développement de Poles'e Lowland. En conséquence, les exploitations piscicoles de «Lyuban» (2 400 ha de surface de l’étang), de «Krasnaya Sloboda» (2 500 ha), de «Loktyshi» (2 500 ha), de «Selets» (2 100 ha) et de «Poles'e» (1 200 ha) ont été construites et ont été rendues opérationnelles. Avec la construction des étangs, les cages et les réservoirs ont été construits dans les eaux chaudes effluentes des centrales (dans les villes de Belozersk et de Novolukoml), pour faire de l’élevage de poissons dans les systèmes d'approvisionnement en eau à circuit fermé dans les entreprises commerciales. Toute la capacité conçue en termes de production des exploitations piscicoles a atteint 22 650 tonnes vers la fin des années 80. En plus de la carpe commune, il y a le poisson rouge, la truite arc-en-ciel, les carpes chinoises, le grand brochet, le poisson-chat, et la barbue de rivière qui sont aussi élevés. En 1989, le volume maximum de production des poissons a été atteint. Il s'est élevé à 21 300 tonnes, 17 400 tonnes produites dans les exploitations piscicoles de l'état et 740 tonnes à partir des étangs des autres entreprises agricoles. Une telle importante production a été assurée par les systèmes fortement intensifs, avec, avant tout l'utilisation des aliments formulés, qui était responsable de jusqu'à 70 pour cent de l'augmentation de la production (Zhukov, 1997).

    La pisciculture a été énormément développée dans le pays jusqu'à la fin des années 80 et début des années 90. Ceci a été réalisé principalement par les processus technologiques hautement mécanisés et l'introduction de nouveaux équipements de production. Avec le changement des systèmes de gestion au niveau du marché au début des années 90, l'abolition du système de subventions et l'augmentation des prix des produits de base (alimentation, sources d'énergie, engrais, accessoires), les volumes de production ont commencé à diminuer et ont atteint leur minimum (3 900 tonnes) en 1998. C’est pour cela que les fermes ont pratiquement toutes opté pour les technologies de faible intensité et ceci a causé une diminution de la productivité des étangs (Konchits, 2001).

    La production totale en poissons de taille commerciale issus des exploitations piscicoles de l'état a diminué de 15 400 tonnes en 1990 à 8 600 tonnes en 1992 et a atteint son minimum, c.-à-d. 3 000 tonnes en 1997. Une augmentation a été observée plus tard, mais les volumes n’ont pas atteint les niveaux précédents. En 2004, la production totale de l'aquaculture reportée à la FAO était de 4 150 tonnes.
    Ressources humaines
    Environ 2 500 personnes travaillent dans le secteur de l'aquaculture (à l'exclusion des petits exploitants et des entrepreneurs individuels pour lesquels aucune donnée n'est disponible). Les qualifications et l'éducation du personnel employé dans l'aquaculture dépendent du grade tenu et de la nature du travail. Jusqu'à 10 pour cent du personnel ont une éducation secondaire supérieure ou spécialisée (des directeurs et des spécialistes dirigeants). Le personnel de niveau moyen et les ouvriers ont la plupart du temps une éducation secondaire ou spécialisée. Les relations entre les employeurs (l'administration) et les employés sont basées sur des contrats, alors que l'administration (des directeurs et de spécialistes dirigeants) signe des contrats avec le chef de l'organisation principale (le Ministère d’Agriculture et d’Alimentation).
    Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    La distribution des exploitations de pisciculture est liée au développement des pratiques d’élevage, à l'utilisation de la terre et à l'approvisionnement en eau des différentes régions. Historiquement, l’élevage a commencé au début à se développer dans les régions centrales et occidentales, où de petites fermes ont été formées sur les domaines de propriété foncière individuelle. Les étangs qui restaient de ces fermes ont été principalement incorporés aux entreprises agricoles et ne sont pas souvent utilisés comme il a été prévu au départ. Ce type d’entreprises est situé au centre de la province de Minsk et dans la province de Grodno. Les plus grandes fermes piscicoles sont situées dans la région de Poles'e (Brest, provinces de Gomel et la partie méridionale de la province de Minsk) et ont été construites dans le cadre du programme de développement de Poles'e Lowland.
    Dans le pays, il y a également plusieurs écloseries au sein des étangs faisant l’élevage de la semence destinée à la vente et au repeuplement naturel des eaux. En plus des étangs, environ 20 000 m² des cages et des réservoirs ont été construits sur les eaux chaudes effluentes des usines d'énergie électrique et ceux-ci sont également employés pour l'élevage des poissons (Konchits, 2005).
    Le principal établissement scientifique dans le domaine de l'aquaculture, l'Institut des Pêches à Minsk, a sa propre base expérimentale, avec un poste de sélection et de pedigree «Izobelino» (41,08 ha) et la ferme piscicole expérimentale «Vileyka»(233,5 ha).
    Espèces cultivées
    La principale espèce cultivée en Belarus est la carpe commune (Cyprinus carpio), qui contribue actuellement à 79,7 pour cent de la production nationale totale de l'aquaculture. D'autres espèces cultivées comme le poisson rouge (Carassius auratus auratus) qui contribue de 10 pour cent, la carpe chinoise: la carpe herbivore (Ctenopharyngodon idellus), la carpe argentée (Hypophthalmichthys molitrix) et la Carpe à grosse tête (Hypophthalmichthys nobilis) avec une production globale d'environ 8 pour cent, et le grand brochet (Esox lucius) 1,8 pour cent. Parmi les autres espèces, une plus petite quantité de tanches (Tinca tinca), de silure glane (Silurus glanis), de truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) et de sterlet (Acipenser ruthenus) sont élevées, mais les volumes de production de ces espèces n'excèdent pas 0,5 pour cent.

    Toutes les espèces de poissons sont élevées selon les méthodes classiques de sélection, sans modifier le génotype. Dans les pratiques d’élevage, on utilise principalement l'hybridation (le croisement de reproducteurs et le croisement entre les lignées chez la carpe commune). Des technologies pour obtenir des hybrides entre deux genres (la carpe marbrée X carpe argentée, carpe commune X poisson rouge) sont développées et de petites quantités de ces dernières sont utilisées. Actuellement, les espèces génétiquement modifiées ne sont pas utilisées dans le pays.

    L'ancêtre de la carpe commune cultivé dans les étangs de Belarus était la carpe commune galicienne, dont le sang circule toujours dans les lignées pures des carpes de Belarus (Zhukov, 1994). Plus tard, la carpe commune a été croisée avec la carpe sauvage d'Amur pour augmenter sa résistance aux conditions défavorables et ceci a donné naissance aux formes écailleuses ovales. En raison des efforts de sélection de la part des scientifiques et des éleveurs de Belarus, la race écailleuse de la carpe commune de «Lakhvinskiy» élevée par la moitié des fermes du pays a été maintenant choisie et approuvée, et «la carpe commune d'Izobelinskiy» (n’ayant pas le sang de la carpe sauvage) et la carpe commune de «Tremlyanskiy» représentée par des lignées écailleuses et des lignées de miroir, doivent suivre le processus d'approbation.

    Des carpes chinoises ont été introduites en Belarus au début des années 60 à partir des fermes piscicoles de la fédération russe et des républiques asiatiques centrales. La majeure partie de la production se compose de la carpe herbivore et de la carpe marbrée, alors que la carpe argentée, préférant les eaux plus chaudes, n'excède pas 10 pour cent du volume de production. Jusqu'à présent, n’ont été utilisés que des géniteurs purs de chacune de ces trois espèces.

    Parmi les espèces indigènes, les volumes de production les plus élevés sont atteints par le grand brochet. Les géniteurs de cette espèce sont collectés dans des eaux naturelles, alors que les poissons obtenus en élevage sont plutôt employés dans les étapes ultérieures de reproduction.

    Le silure glane, le zander et les tanches présentent un certain potentiel. Leurs géniteurs sont également obtenus dans les eaux naturelles. La sélection de la progéniture continue en vue de leur utilisation plus répandue dans l'élevage dans les étangs.
    Pratiques et systèmes d'élevage
    Les quatre principaux systèmes d'aquaculture utilisés dans la Belarus sont comme suit:
    • Elevage de poissons dans les étangs.
    • Elevage de poissons dans des fermes de type industriel.
    • Elevage de poissons dans les cages en eaux chaudes.
    • Elevage de poissons dans les fermes utilisant l’eau naturelle (pêche basée sur l’élevage).
    En termes de volumes de production, l’élevage en étang reste la méthode principale pour obtenir une production commercialisable, avec 83 pour cent. La part de production des fermes aquacoles de type industriel n'excède pas 0,3 pour cent de la production brute. La production à partir des fermes utilisant l'eau chaude n'excède pas 0,2 pour cent. Le rendement des eaux naturelles représente environ 16,5 pour cent du volume totale de la production (y compris la pêche professionnelle des espèces indigènes).

    La pratique qui est généralement admise pour produire la taille commerciale de la carpe commune est le cycle de deux ans, où le poids moyen de la semence est de 20-25 g, le poids moyen du poisson commercialisable est de 340-370 g et la durée de l'élevage depuis l'oeuf est de 16-18 mois. Le cycle de deux ans pour l’élevage pose souvent un problème à cause des températures extrêmement basses pendant la saison de croissance, ainsi la plupart des fermes appliquent un cycle de trois ans. En conséquence, la production commercialisable n’est obtenue que vers la fin de la troisième année.

    Durant un cycle de trois ans, il est possible d'obtenir des poissons plus grands (jusqu'à 0,6-1,0 kilogramme), mais dans ce cas, d'autres problèmes surgissent comme le besoin d'une étape intermédiaire pour le stockage de matériel, c.-à-d. le poisson de deux ans d'un poids moyen ne dépassant pas 180 g, un plus long cycle d'élevage (28-30 mois), des coûts additionnels pour l’alimentation durant la troisième année, un plus grand amortissement des capitaux de base. Dans un cycle de trois ans, il y a une augmentation de la productivité des poissons par unité de surface (jusqu'à 30 pour cent), mais la productivité globale des fermes diminue à cause du cycle d'élevage plus long. Un cycle de deux ans est appliqué au niveau de trois fermes dans la province de Brest (les fermes piscicoles de «Lakhva», «Sokolovo» et «Novoselki») et dans une autre ferme dans la province de Vitebsk (ferme piscicole de«Novolukoml »), tandis que les autres appliquent des cycles de trois ans ou un cycle combiné (deux et trois ans). De cette façon, ils obtiennent des poissons de plus haute qualité, mais le coût de production est également plus élevé (plus de 40 pour cent).

    L'utilisation des cages en eau chaude a permis la production de jusqu'à 1 500 tonnes de poissons (1991) utilisant un aliment formulé et des espèces élevées de façon traditionnelle. Les volumes de production ne dépassent pas actuellement 14 tonnes par an. La principale espèce élevée dans les cages est, la carpe commune, qui exige de grandes quantités d'aliment formulé par rapport à l’élevage en étangs, ainsi le coût de production est plus important.

    Les capacités de production des unités d’élevage piscicoles des autres entreprises utilisant des systèmes d'approvisionnement en eau à circuit fermé et conçues pour produire 1 250 tonnes de poissons par an, sont seulement exploitées à 21,6 pour cent. Le volume maximum de production des poissons était de 270 tonnes (1990). Un certain nombre de facteurs entravent cette production dans les systèmes à circuit fermé, parmi eux le manque d'aliment flottants, de haute qualité et à haute valeur protéique et le coût élevé du traitement de l'eau.

    L’élevage de poisson dans des plans d’eau naturels selon les principes de la pêche basée sur l’élevage a été développé durant la deuxième moitié des années 70, début des années 80 (Zhukov, 1997, Konchits, 2001). A partir de 1991, les fermes commerciales ont occupé 17 plans d'eau avec une surface totale de 14 300 ha. Le repeuplement des lacs avec des espèces appropriées à l'engraissement et à leur récolte ultérieure ont rapporté 15 à 30 pour cent des captures totales des rivières et des lacs, avec une production moyenne de 28,6-37,0 kg/ha.
    Performance du secteur
    Production
    Comme il est noté plus haut, les principaux producteurs des produits d’aquaculture en Belarus sont les fermes aquacoles appartenant à l’État.

    Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture au Bélarus (d'après les statistiques de la FAO):
      

    Production de l'aquaculture reportée au Bélarus (depuis 1950)
    (FAO Fishery Statistic)

    Marché et commerce
    Les produits d'aquaculture sont vendus principalement sur le marché intérieur. Les principaux centres de consommation sont dans les grandes et petites villes, aussi bien que les centres régionaux à coté des zones de production. La population rurale achète des produits aquacoles dans des magasins dans les centres régionaux ou directement des producteurs de poissons. Presque 90 pour cent des poissons d'eau douce sont vendus vivants, le reste est transformé (principalement fumé ou en boîte). Le poisson est vendu à la fois par des magasins (le commerce d'état et les coopératives des consommateurs) et directement par des producteurs, dans les fourgons sur les marchés locaux. Puisque les entreprises du marché ne se sont pas adapté à vendre du poisson vivant (manque de conteneurs pour poissons vivants, les réservoirs spéciaux pour permettre un stockage prolongé et des équipements de survie), ils vendent seulement de petits lots de poissons commercialisables (jusqu'à 50-100 kilogrammes). A cause de ces problèmes, jusqu'à 70 pour cent de poissons commercialisables sont vendus directement par des producteurs dans les marchés de la ville.
    Selon des données sur les exportations de 2004, le grand brochet vivant a été principalement exporté. Les tanches, les silures glanes et les esturgeons ont été exportés en plus petites quantités. Les volumes d'exportation en 2003 se sont élevés à 50 tonnes avec une valeur de 133 800 $EU, desquels 2 tonnes avec une valeur de 18 500 $EU ont été exportées vers la Russie (Ministère des Statistiques et d’Analyse de la République de Belarus, 2004). Le principal pays d'importation est le Danemark. En 2004, les entreprises du Ministère de l'Agriculture et de l’Alimentation n'ont effectué aucune exportation parce que le volume entier des produits d'export (le grand brochet y compris) a été vendu sous forme de semence pour le repeuplement des eaux continentales.
    L'approvisionnement en produits de pêche et le système de vente sont basés sur des plans coordonnés par le Ministère de l'Agriculture et de l’Alimentation comme producteur et le Ministère de Commerce comme vendeur. Sur la base des quotes-parts allouées, les entreprises signent des accords de la livraison de poissons vivants et les livrent aux magasins en utilisant leur propre transport. Les entreprises commerciales obtiennent les poissons aux prix de vente établis par les entreprises spécifiques (avec le coût de transport) et ont le droit d'ajouter les charges supplémentaires commerciales allant jusqu'à 30 pour cent du prix de vente. Quand les produits de pêche sont vendus directement par les producteurs, les entreprises incluent dans le prix de vente uniquement les coûts de transport (jusqu'à 10 pour cent). Ainsi quand le poisson est vendu aux consommateurs par le producteur, son prix est considérablement inférieur par rapport à celui vendu par les entreprises commerciales.

    La certification de la production aquacole dans la République de Belarus est faite sur la base du standard GOST 24,896-81 sur «les poissons vivants». Le développement d'une nouvelle norme d'état sur «les poissons d’étang vivants», correspondant aux normes ISO, est prévu dans le futur.
    Contribution à l'économie
    Les poissons et les produits de pêche occupent traditionnellement la troisième place après les produits d’élevage agricole et de l'aviculture. Ils sont une source importante de protéine animale pour la population. Cependant, la production aquacole ne joue pas un rôle stratégique dans les approvisionnements alimentaires dans le pays. La consommation maximale de poisson par habitant dans la République de Belarus durant les années 80 était de 19,7 kilogrammes, après il y a eu une diminution significative, en raison du faible pouvoir d'achat de la population (Konchits, 2005). Selon des données statistiques, la consommation nationale des poissons était de 152 900 tonnes en 2004 (environ 15,5 kilogrammes par habitant). Cependant, la production nationale contribue avec moins de 9 pour cent à la demande totale. Ainsi, la majeure partie du poisson consommé dans le pays est importée (la plupart du temps en produits comestibles de la mer). L’augmentation des volumes de vente des poissons d’élevage en eau douce est freinée par une faible demande de la part de la population et par la saturation du marché avec des produits comestibles de la mer.

    Comparé au poisson d'eau douce, le poisson marin est vendu à des prix relativement bas (de 15-30 pour cent plus bas que le poisson d'eau douce produit dans les étangs). Quand le pouvoir d'achat n'est pas assez élevé, les produits congelés et les produits bon marché sont préférés aux produits vivants et qui sont d’ailleurs, plus chers. L'analyse des ventes au cours des dix dernières années montre que la demande constante pour la carpe commune n'excède pas 5000 tonnes par an.

    L'aquaculture est une activité économique qui exige un investissement financier important. La population rurale (fermiers) est engagée dans l’aquaculture comme une activité complémentaire en plus de leur métier principal. Les fermiers louent des petits plans d'eau et les repeuplent avec des espèces qui s’apprêtent à l’engraissement dans un élevage libre (la carpe commune, le carassin commun, la carpe chinoise, le grand brochet) pour la pêche professionnelle ou pour la pêche récréative. Dans les régions où se trouvent les exploitations piscicoles, la population rurale impliquée dans des activités aquacoles comme les ouvriers, de niveau plus bas et moyen, peut avoir accès aux produits aquacoles à des prix de production, augmentant ainsi la part du poisson dans leur régime alimentaire.
    Promotion et gestion du secteur
    Cadre institutionnel
    Le principal organe qui développe la stratégie des activités aquacoles et de leur gestion est le Département de Melioration et de Gestion de l'eau du Ministère d'Agriculture et d’Alimentation. Il planifie le travail général et surveille la manière avec laquelle il est effectué par les entreprises appartenant à l'état. Ces fonctions sont assurées localement par les Comités d'Agriculture et d’Alimentation appartenant aux Comités de Direction provinciale et régionale (les structures d'administration d'état locales), contrôlant les entreprises communales et privées. Les principales tâches du département sont:
    • L’administration de l'état des activités de pêche.
    • Le développement et l’exécution d'une politique commune, une politique d’état, ainsi que la recherche et la politique technologique.
    • Le développement et l’adoption de la législation aquacole.
    • Assurer une augmentation de la productivité des plans d'eau, le travail de sélection et de reproduction, l'amélioration de la pêche, le travail d’acclimatation et le développement de la polyculture des poissons et des invertébrés aquatiques, le repeuplement des plans d’eau.
    • L’organisation de l'élevage des semences pour le repeuplement des eaux naturelles.
    • Assurer l'évolution technique des entreprises spécialisées dans la pisciculture.
    • Effectuer le contrôle administratif, éviter la sur pêche dans les étangs et les autres structures de production et assurer leur reconstruction et leur entretien opportuns.
    • La coopération et la diffusion internationales des expériences en aquaculture des pays étrangers.
    Règlements en vigueur
    Dans la République de Belarus, l'aquaculture relève du secteur de l'agriculture et il n'y a aucune loi spécifique réglementant l'aquaculture. Les lois liées à l'aquaculture sont celles réglementant l’attribution de la terre, (la Loi sur la terre); l’utilisation de l'eau (le Code des eaux); les activités de reproduction (la Loi sur l’élevage des animaux de race pure) et du traitement des maladies de poissons (la Loi sur la médecine vétérinaire). Les questions liées aux activités de l'aquaculture dans les eaux naturelles et à leur impact sur l'environnement sont réglementées par la Loi sur le bail, la Loi sur la protection de l'environnement, la Loi sur la protection et l'exploitation de la faune, la Loi sur la protection des ressources halieutiques et des invertébrés aquatiques, la Stature sur la pêche et les réglementations sur la pêche professionnelle de la République de Belarus.

    L'application de la législation est contrôlée par des agences d'administration d'état dans les villes et les villages, les structures républicaines et territoriales du control vétérinaire, les structures correspondantes du Ministère des Ressources Naturelles et de la Protection de l'Environnement et de l'Inspection de l'État pour la Protection de la Faune et de la Flore sous la direction du président de la République.

    Ceux qui sont impliqués dans l'élevage, la vente et la transformation des produits aquacoles doivent avoir une licence appropriée pour ces activités. Le Comité pour la standardisation, la métrologie et la certification sous le Conseil des Ministres de la République de Belarus et des services sanitaires et hygiéniques correspondant garantissent la qualité et la sécurité des produits. Des licences pour le commerce et la transformation sont délivrées par les organes administratifs d'état local (comités de direction). Des licences pour la capture des poissons et des invertébrés aquatiques sont émises par l'Inspection de l'État pour la Protection de la Faune et de la Flore.
    Tendances, questions et développement
    Au cours des dix dernières années, le développement de l'aquaculture en Belarus a vécu des tendances semblables à celles dans la plupart des pays de l’Europe centrale et de l'Est en transition. Ces tendances se sont manifestées par une chute dans les volumes de production et par une production intensive amoindrie due à une réduction des coûts de l’élevage de la production commercialisable (Aps et al., 2004).

    La chute de la production est due, principalement, à la situation financière difficile des exploitations piscicoles et des difficultés d’obtention de crédits des banques et des autres institutions financières. La situation est d’autant plus aggravée par le cycle de trois ans imposé dans l’élevage des poissons, et qui rend impossible le bénéfice à court terme.

    La situation financière difficile des exploitations piscicoles est due au fait que le Programme approuvé, de l'état sur l'approvisionnement en poissons et en produits de la mer comestibles pour la population, ne finance pas les entreprises piscicoles. Le montant total des moyens budgétaires assignés pour la période 1998-2003 n’a couvert que le 21 pour cent des besoins.

    Dans cette perspective, un changement de la structure de propriété ou du statut juridique est peu susceptible de provoquer un changement dans la situation économique du secteur. Depuis 2005, 55 pour cent des fermes piscicoles ont le statut de sociétés ouvertes, alors que 45 pour cent ont gardé leur statut d'entreprises privées. La privatisation d'une partie des entreprises n'a pas eu grand effet sur leur situation économique, parce qu'elle n’a mené à aucune amélioration ou changement au mécanisme de financement. Le fait de changer la gestion de la propriété nationale en propriété communale (qui est devenu répandu), n’a pas non plus eu d’impact sur la situation financière. La pisciculture et les entreprises de pêche qui ne sont plus sous l'autorité du Ministère de l'Agriculture et de l’Alimentation ont connu une diminution brusque des volumes de production (50-70 pour cent et plus) et l’arrêt d’activité pour certaines.

    L’augmentation de la production des poissons commercialisables à 13 000 tonnes a été fixé comme objectif à atteindre en 2010 et ce, dans le cadre de nouvelles conditions et selon les réalités économiques. Ceci inclut entre autres un changement des méthodes de l’élevage extensif utilisant une alimentation naturelle par des méthodes plus intensives.
    L’orientation principale du développement de l’élevage des poissons, telle qu’elle a été approuvée par le Programme d'État, va vers l'élevage des poissons utilisant des méthodes combinées, intensives en assurant la sauvegarde des ressources, et des volumes rentables de production.

    En ce qui concerne l'interaction entre l'aquaculture et l'environnement, les impacts négatifs sont principalement liés à la gestion de l'eau. Parmi les effets négatifs, on peut mentionner le rejet des substances organiques additionnelles dans les eaux naturelles et à une plus petite échelle, la compétition alimentaire entre les populations de poissons envahissantes et indigènes quand il y a des activités d'aquaculture dans les eaux naturelles. L'instabilité des niveaux d'eau dans les réservoirs a un impact particulièrement négatif pendant le printemps et l'été, pendant la période de la reproduction des amphibiens et beaucoup d'espèces de poissons et la nidification des oiseaux. Les fluctuations du niveau d'eau mènent à la destruction des oeufs des amphibiens et des poissons phytophiles, ainsi qu’à la destruction des nids des oiseaux, particulièrement les oiseaux aquatiques. D'ailleurs, la transformation des terres liée aux améliorations de drainage des grandes zones et aux plaines d’inondations de plus petits fleuves a mené à une variation dans les dimensions des écosystèmes des fleuves, des lacs et des étangs. Ceci a causé un déséquilibre des complexes naturels et la compétition de certaines espèces entre elles.

    Cependant, des aspects positifs de l'interaction entre l'aquaculture et l'environnement sont liés au rôle des étangs d’élevage comme des zones de biodiversité et de reproduction pour des espèces de poissons rares et en danger (Romanenko et al., 2003). En raison de leurs dimensions et de leur capacité écologique élevée, les étangs peuvent être traités comme des réserves naturelles pour la conservation de la biodiversité. En ce qui concerne la conservation de la faune indigène des poissons des lacs et des fleuves de Belarus, y compris les espèces de poissons rares et en danger, les poissons d’élevage des étangs peuvent être traités comme des banques à gènes où les géniteurs sont formés et entretenus. En plus, pendant les initiatives pour protéger et augmenter les populations indigènes, principalement des espèces commerciales de haute valeur, les étangs d’élevage peuvent également agir en tant que des écloseries dans l’objectif d’obtenir des géniteurs et des semences pour le repeuplement des eaux naturelles.
    Références
    Bibliographie
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