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Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
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  1. Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    1. Résumé
    2. Historique et aperçu général
    3. Ressources humaines
    4. Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    5. Espèces cultivées
    6. Pratiques et systèmes d'élevage
  2. Performance du secteur
    1. Production
    2. Marché et commerce
    3. Contribution à l'économie
  3. Promotion et gestion du secteur
    1. Cadre institutionnel
    2. Règlements en vigueur
    3. Recherche appliquée, éducation et formation
  1. Tendances, questions et développement
    1. Références
      1. Bibliographie
      2. Liens utiles
    Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    Résumé
    L'aquaculture a commencé officiellement à Belize en 1982, par le développement de dix acres (4 ha) d'étangs expérimentaux. Elle a été initiée par une entreprise privée anonyme, dans la partie méridionale du pays. Depuis cette époque, l'industrie s'est développée rapidement et elle s’est fermement établie en contribuant significativement à l'économie bélizienne en termes de revenus en devises étrangères, de génération de revenu, d'emploi, de nutrition, et de sécurité alimentaire.

    À Belize, l'industrie aquacole est principalement basée sur la production de la crevette à pattes blanches (Penaeus vannamei). L'aquaculture à Belize a augmenté en volume et en valeur plus rapidement que la pêche, la production animale terrestre et d'autres activités de production agricole. La performance de cet aspect du secteur est reflétée par l'accroissement annuel qui était de 160 pour cent du volume de production de crevette d’élevage pendant la dernière décennie. La production et les revenus d'exportation ont augmenté de 1,2 million de livres (545,4 tonnes) et de 10,4 millions de $Bz (5,2 millions de $EU) respectivement en 1995 à 16,86 millions de livres (7 664 tonnes) et 84,28 millions de $Bz (42,14 millions de $EU) respectivement en 2004.

    La contribution de la pêche, et de l'aquaculture, au PIB était de cinq pour cent en 2003. Les recettes d'exportation des produits aquatiques étaient de 107 millions de $Bz (53,5 millions de $EU) en 2004. Elle était seulement en seconde place après la canne à sucre qui a atteint 114 millions $Bz.

    Le produit intérieur brut (PIB) était de 7 223 $Bz par habitant (3 612 $EU) en 2003 et il était de 1 974 millions $Bz (987 millions $EU) aux prix du marché. Le PIB de la pêche a augmenté fortement au cours des années de 2,2 pour cent en 1995 à 3,7 pour cent en 2000, et selon les dernières données disponibles, de 5 pour cent en 2003. Ceci était significatif aux Caraïbes où la contribution de la pêche au PIB était généralement de moins de deux pour cent.

    On s'attend à ce que la production de crevette d’élevage à Belize demeure assez stable pendant les deux prochaines années. Les producteurs de crevette hésitent à continuer l'expansion de leurs fermes ces dernières années et examinent apparemment, les options qui leur permettraient de survivre la crise courante. Tandis que les améliorations portées aux technologies de l’élevage de crevette sont prévues pour diminuer progressivement les coûts de production, avec des réductions fortes des prix comme celles vécues lors des dernières années, les fermiers sont entrain de réduire les coûts de production au niveau de la ferme et d’améliorer la production par unité de surface avec le temps.

    L'intérêt émergeant pour la diversification du secteur de l'aquaculture concernait l'élevage marin en cages. Jusqu'ici, le Département des Pêches avec d'autres organismes compétents de régulation a passé en revue deux propositions de projet pour développer deux entreprises d’élevage dans des cages de niveau commercial (Aqua Belize Limited, et Marine Farms Belize Limited). Les espèces proposées pour l’élevage sont le cobia (Rachycentron canadum) et le pompano de Floride (Trachinotus carolinus).

    Bien que des soucis environnementaux aient été exprimés concernant les impacts écologiques et sociaux négatifs potentiels de l'aquaculture, aucune évaluation formelle n'a été faite. Les fermes ont été installées en arrière de la zone de mangrove, sans impact négatif sur cet environnement sensible.
    Historique et aperçu général
    L'aquaculture à Belize a officiellement commencé en 1982 par le développement de dix acres (4 ha) d'étangs expérimentaux. Elle a été initiée par une entreprise privée anonyme, dans la partie méridionale du pays. Cette initiative a été conçue pour faire des tentatives de production primaires de la crevette à pattes blanches (Penaeus vannamei), voir le taux de croissance, la survie, et les taux de conversion alimentaires (FCR's). Les succès de cet effort ont plus tard mené à une expansion de la ferme en une entreprise commerciale complète. Depuis, l'industrie s'est développée rapidement et elle s’est fermement établie en tant que contribuant significatif à l'économie bélizienne en termes de revenus en devises étrangères, de génération de revenus, d'emploi, d’alimentation, et de sécurité alimentaire. La performance de cet aspect du secteur est reflétée par l'augmentation des exportations de 189 mille livres (86 tonnes) et 1,8 million $Bz (900 mille $EU) respectivement en 1990 à 15,9 millions de livres (7 227 tonnes) et 91,8 millions $Bz (45,9 millions $EU) respectivement en 2003.

    En 2004, le volume de crevette exportée a continué d’augmenter d'une manière significative. Le total des exports de la crevette d’élevage étaient de 16,86 millions de livres (7 664 tonnes) évalués à 84,28 millions $Bz (42,14 mille $EU), avec une augmentation du volume d'exportation de 5,6 pour cent. Cependant pour cet intervalle de temps, il y avait un déclin de 8,2 pour cent en valeur d'exportation comparé à la situation en 2003. L'évolution à la baisse des valeurs d'exportation a été la raison du déclin continu des prix globaux de crevette depuis 2000 dûs aux plus grands volumes de crevette fournis par les pays asiatiques, avec un prix très bas et concurrentiel.

    En ce qui concerne la zone consacrée à l’élevage de crevette en 2004, il y avait 6888 acres (2 789 ha) productives avec quatorze fermes fonctionnelles. Ceci représente 12,5 pour cent du secteur global qui se trouve sous la tutelle des fermiers de crevette.

    Indépendamment de l’élevage de la crevette blanche (Peneaus vannamei), l'élevage d'autres espèces de peneidés a été également essayé à Belize. Celles-ci incluent la crevette bleue exotique du Pacifique (Penaeus stylirostris), la crevette rose géante tigrée exotique du sud-est Asie (Penaeus monodon), et la crevette blanche indigène des Caraïbes (Penaeus schmitti). La culture de ces espèces avait été essayée dans les premières phases du développement de l'industrie. Cependant, ces tentatives n'ont pas pris en considération les anticipations des producteurs et ont été par conséquent abandonnées.

    Bien que l'aquaculture à Belize ait été presque exclusivement basée sur l'élevage des crevettes peneidés, la culture d'autres espèces a été expérimentée. Il s’agit de:tilapia du Nil (Oreochromis niloticus), le redclaw d'eau douce d’Australie (Cherax quadricarinatus), l’ombrine tropicale (Sciaenops ocellatus), et un certain nombre de poissons ornementales du lac africain Rift telles que des espèces de Haplochromis spp., Labeochromis spp., Melanochromis spp., Tropheus spp., Psuedotropheus spp. Et Awlenocara spp. La culture de ces espèces avait également connu un échec commercial, excepté le tilapia du Nil, qui est principalement cultivé à une échelle commerciale.

    La Fresh Catch Belize Limited, l’unique exploitation commerciale dans la pisciculture du tilapia a été officiellement inaugurée en décembre 2002. Les installations occupent 150 acres d’acres (60,7 ha) d'étangs de production. Ces équipements ont une capacité de production de 4 000 tonnes par an avec des revenus annuels estimés à plus de 12 millions $Bz (6 millions $EU). Depuis mai 2004, les exportations de tilapia de Belize ont été destinées exclusivement au marché des Etats-Unis. En 2004, les exportations de filet de tilapia étaient de 215 880 livres (98,1 tonnes) évaluées à 1,1 million $Bz (550 mille $EU). Cette compagnie, Fresh Catch Belize Limited, produit du tilapia rouge, les hybrides du O. niloticus, O. mossambicus et O. aureus seulement pour le marché de poissons entier et des hybrides du tilapia rouges pour le marché de poisson en filet. La ferme est verticalement intégrée avec la production des étangs, les systèmes de nursery, les équipements d’écloseries et de transformation.

    Indépendamment de l’élevage à grande échelle du tilapia, l'élevage d'un certain nombre d'espèces indigènes de poissons cichlidae a été également entrepris au cours des 3 ou 4 dernières années, sur une base expérimentale. Il y a actuellement plus de quinze acres d'exploitations piscicoles de petite taille impliquées dans l’élevage d'un certain nombre de poissons cichlidae indigènes, tels que le brochet de mer de compartiment (Petenia splendida) et le crana (Cichlasoma uropthalmus) et le cichlasoma tête de feu (Cichlasoma synspilum), ainsi que le tilapia introduit ou le tilapia exotique du Nil (Oreochromis niloticus). On a également proposé d'autres espèces pour l’élevage à Belize dans le futur proche et à moyen terme.
    L'intérêt émergeant pour la diversification du secteur aquacole existe dans le domaine de l'élevage marin en cage de type commercial. Jusqu'ici, le Département de Pêche avec les autres agences compétentes a passé en revue deux propositions de projet pour développer deux entreprises d’élevage dans des cages de niveau commercial (Aqua Belize Limited, et Marine Farms Belize Limited (Dyer Aqua Belize Limited & Marine Farms Belize Limited) près de la région du Point de Robinson le long de la lagune intérieure du récif-barrière. Les espèces proposées pour la culture incluent le cobia (Rachycentron canadum) et le pompano de Floride (Trachinotus carolinus) qui sont largement distribuées en mer des Caraïbes. Les auteurs du projet ont déjà reçu l’accord environnemental et ont signé le Plan de Conformité Environnemental, en attendant l'approbation finale quant à l'accord de bail du Ministère des Ressources Naturelles pour la zone proposée à l’élevage.
    Ressources humaines

    Parmi les quatorze fermes qui étaient opérationnelles en 2004, au moins quatre fermes sont possédées par des étrangers. Les fermes restantes sont possédées par des investisseurs locaux ou dans certains cas ces fermes sont des entreprises conjointes entre les béliziens et des ressortissants étrangers.

    La crevetticulture à Belize a également contribué significativement à la génération d'emploi et de revenus, particulièrement dans les communautés rurales. L'aquaculture offre actuellement l'emploi à plein temps pour approximativement 853 employés permanents, et approximativement 206 ouvriers temporaires ou saisonniers. On s'attend à ce que le nombre d'employés au niveau de la ferme demeure constant pendant les deux prochaines années.

    Des ouvriers à plein temps sont généralement impliqués dans les aspects d’élevage et de gestion de l'aquaculture, tandis que le personnel temporaire est presque exclusivement impliqué dans les aspects de transformation. La plupart des ouvriers de transformation sont des femmes provenant des communautés rurales où le chômage est élevé et la pauvreté est plus grande.

    En général, il y a un personnel permanent et à temps plein dans la production sur le terrain pour chaque 25 acres de production. Il y a approximativement 275 techniciens d'élevage impliqués dans les 6 888 acres d'étangs de production qui sont actuellement en fonction. Des offres directes d'emploi sont également associées aux services de support basés à la ferme, tels que les installations de l’écloseries et de transformation.

    Un autre facteur primordial pour le développement de l'aquaculture est la disponibilité d'une communauté d'experts bien formée. Bien que Belize n’a pas actuellement de professionnels d'aquaculture bien formés, le taux relativement élevé de la population instruite présage parfaitement la disponibilité d'une main d'oeuvre prête à être formée.

    La présence d'un système scolaire secondaire assez bon et le développement rapide des établissements d'études supérieures, tels que l'université de Belize (UB) et l'université de Galen, ont une implication positive dans la satisfaction des besoins éducatifs de l'industrie. Bien qu'aucune évaluation formelle n'ait été entreprise pour évaluer les impacts économiques de l'aquaculture sur les services auxiliaires généraux, il serait raisonnable de supposer que vu le volume des recettes de l'exportation, l'industrie a positivement et significativement influencé tout le secteur des services d’appui. Ceux-ci incluent le courtage de douane, les services de réparation et d’entretien mécanique et électrique, l'installation de réfrigération et les services d'entretien, le camionnage, les services d’expédition et de fret aérien, aussi bien que le service de transformation, d’emballage et de vente.
    Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    Toutes les quatorze fermes de crevette opérationnelles sont situées sur la basse plaine côtière du continent Belize. Les deux fermes les plus au nord (ferme de crevette de Nova Lady ville, ferme de crevette des Caraïbes) sont situées dans la région de Lady ville, au nord-est de l'aéroport international de PSW Goldson. Il y a trois fermes de crevette (Crown Shrimp Limited, Paradise Shrimp Farm, Melinda Mariculture Limited) situées entre la route côtière et la région de Dangriga. Il y a deux fermes de crevette (la Mariculture de Triton, la ferme de crevette de Haney) situées entre Dangriga et Riversdale. Il y a encore quatre fermes (Belize Aquaculture Limited, Royal Mayan Shrimp Farm, Texmar Shrimp Farm, Crustaceans Shrimp Farm, ferme de crevette de Texmar, ferme de crevette de crustacés) situées entre Riversdale et les extensions inférieures de la lagune de Placencia. Trois fermes (ferme de crevette d’Aquamar, la ferme de crevette de Nova Toledo, la ferme piscicole de Toledo) sont également situées dans la région de Big Creek/ fleuve de Monkey.

    Un certain nombre de fermes de crevette à Belize sont verticalement intégrées avec les équipements et les services auxiliaires. A cet égard, la plupart des grandes entreprises ont des installations de transformation et une écloserie sur place (avec les activités de production d'étang).

    En 2004, il y avait quatre écloseries de crevette entièrement intégrées, fonctionnelles à Belize. Ces écloseries ont des capacités mensuelles combinées de production de 215 millions post larves de poteau (PL). Cette capacité dépasse la demande actuelle qui est de 950 millions de PL par an. Toutes les écloseries ont adopté une stratégie pour la production de stock de larves «résistantes à des pathogènes spécifiques» (SPR) pour lutter contre les infestations de virus de syndrome de Taura qui ont frappé l'industrie en 2000. Ceci a eu comme conséquence l’amélioration des taux de croissance et de survie des stocks, et de plus grands rendements par unité de production durant ces dernières années.

    Il y a actuellement quatre usines de transformation opérationnelles à Belize d'une capacité de transformation combinée de 190 mille livres (86 tonnes) de crevette avec tête par jour. Ces équipements de transformation satisfont actuellement les demandes de l'industrie. Trois des quatre usines de transformation ont été certifiées par le service d'hygiène agricole de Belize et ce, pour exporter la crevette vers le marché d'UE. Au cours des années précédentes, la destination principale de la crevette d’élevage Bélizienne a été les Etats-unis.
    Espèces cultivées
    À Belize, l'industrie aquacole est principalement basée sur la production de la crevette à pattes blanches (Peneaus vannamei). La performance croissante du secteur est reflétée dans l'augmentation des exportations et des revenus de 189 mille livres (86 tonnes) et 1,8 million $Bz (900 mille $EU) respectivement en 1990 à 15,9 millions de livres (7 227 tonnes) et 91,8 millions $Bz (45,9 millions $EU) respectivement en 2003. En 2004, le volume de crevette exportée a augmenté d'une manière significative. Le total des exportations de crevette d’élevage était de 16,86 millions de livres (7 664 tonnes) évaluées à 84,28 millions $Bz (42,14 millions $EU).

    Indépendamment des contributions de la crevette d’élevage dans l'économie bélizienne, on s'attend à ce que l'élevage commercial et l'export du tilapia aux Etas-Unis apportent des contributions significatives en termes de revenus en devises étrangères dans un avenir proche. Ces équipements devraient avoir une capacité de production de 4 000 tonnes par an avec des revenus annuels estimés à plus de 12 millions $Bz (6 millions $EU). Depuis mai 2004, les exportations du tilapia de Belize ont été exclusivement destinées au marché des Etas-Unis. En 2004, les exportations du tilapia en filet étaient de 215 880 livres (98,1 tonnes) évaluées à 1,1 million $Bz (550 mille $EU). La production de poisson entier rapportée pour 2004 par Fresh Catch Belize Limited était de 850 000 livres (386 tonnes).

    L'aquaculture à Belize a officiellement commencé en 1982 par le développement de dix (10) acres (4 ha) d'étangs expérimentaux par une entreprise privée, dans le sud du pays. Cette initiative a été conçue pour examiner certaines fonctions primaires de la crevette à pattes blanches (Penaeus vannamei), comme le taux de croissance, la survie, et les taux de conversion (alimentaires) (TC).

    Les premiers stocks de tilapia du Nil (Oreochromis niloticus) destinés à l'aquaculture ont été introduits à Belize en 1995 par Cherax Belize limité. La ferme a connu des échecs commerciaux durant la fin de 1997 et a abandonné le projet. Ce n’est qu’au début de l’année 2000 que des souches hybrides du tilapia rouge ont été introduites de Taiwan pour l'essai commercial par la ferme aquacole de Beaver Dam.

    Encore une fois, en octobre 2002, la Fresh Catch Belize Limited − une entreprise commerciale, a introduit les hybrides d tilapia d'Israël. Ceci inclut l'hybride argenté ND-21(Oreochromis niloticus X Oreochromis aureus), le Tilapia rouge ND-56 (Oreochromis niloticus). Le ND-21 est actuellement utilisé pour le marché du filet et le ND-56 pour le marché du poisson entier. Des exportations de Belize au marché des Etats-Unis ont été lancées en mai 2004.

    En plus de l'élevage de la crevette et du tilapia, d'autres essais ont été conduits dans le passé avec la langoustine redclaw australienne (Oreochromis niloticus), l’ombrine tropicale (Sciaenops ocellatus), et certains poissons ornementaux du lac Rift africain tels que des espèces de Haplochromis sp., Labeochromis sp., Melanochromis sp., Tropheus sp., Psuedotropheus sp. et Awlenocara sp. L’élevage de ces espèces a également connu un échec commercial.

    Quant aux espèces génétiquement améliorées, il n'y a actuellement aucun stock dans le pays. La seule autre activité existante à Belize a été l'adoption d'un programme pour la sélection et la production des stocks de semences ayant une «résistance à des pathogènes spécifiques» (SPR) contre une infestation du virus de syndrome de Taura qui est dans le pays depuis la moitié des années 2000.
    Pratiques et systèmes d'élevage
    Il y avait quatorze fermes de crevette opérationnelles à Belize vers la fin de 2004. Ces fermes utilisaient quatre différents systèmes d'élevage qui sont comme suit:
    • Des systèmes d’élevage semi intensifs avec des densités de stockage de 100 000 PL par acre (250 mille PL par ha), réalisant des rendements de 1800 lb/Acre/Récolte (2 000 Kg/ha/Récolte) de queues de crevette − ces systèmes se basaient sur une unique récolte prolongée par an allant jusqu'à neuf (9) mois, avec un unique stockage initial des semences, avec une série de trois (3) ou quatre (4) moissons intermittentes ponctuées par une moisson finale composée de crevettes relativement de grandes tailles (20 - 25g).
    • Des systèmes d’élevage semi intensifs avec des densités de stockage inférieures ne dépassent pas 49000 PL's par acre (120 mille PL's par ha), réalisant des rendements de 1 100 lb/Acre/Récolte (1 200 Kg/ha/Récolte) de queue de crevette - ces systèmes se basaient sur deux (2) récoltes par an, chaque cycle étant de quatre (4) à cinq (5) mois avec une moisson unique par cycle, et avec des crevettes récoltées d’une taille moyenne à grande (15-18g).
    • Des systèmes d’élevage intensifs avec un seul stockage et une seule récolte par cycle après quatre à cinq mois – les densités de stockage étaient de 240 000 Pl's par acre (590 mille PL par ha) avec des rendements de 4 500 lbs/Acre/récolte (5 000 Kg/ha/Récolte) des queues de crevette, et les crevettes récoltées sont de taille moyenne à grande (15 - 18g): Le système dépend également d'aération supplémentaire ou artificielle et il est basé sur 2 cycles de récolte par an.
    • Des systèmes d’élevage super intensifs avec un seul stockage et une seule récolte par cycle après quatre à cinq mois - les densités de stockage sont de 500 000 Pl's par acre (1 235 millions de PL par ha) avec des rendements de 9 700 lbs/Acre/récolte (10 890 Kg/ha/récolte) des queues de crevette et la crevette récoltée est de taille moyenne à grande (15-18g), le système est basé sur la technologie de recyclage avec une demande affaiblie en eau, et peu ou pas d'effluents immédiats: le système dépend de manière étroite de l'aération artificielle.
    La Fresh Catch Belize Limited, la seule installation commerciale d’élevage de tilapia à Belize, utilise un système d’élevage semi intensif avec une unité d’alevinage et deux différentes étapes d’engraissement qui sont comme suit:
    • Une phase d’alevinage: Densité de stockage de 40 pcs/m2 avec un cycle de récolte de 120 jours et un poids de récolte de 100-120 grammes.
    • Une phase I d’engraissement: la densité de stockage est de 13 pcs/m2 avec un cycle de récolte de 120 jours et un poids de récolte de 350 grammes.
    • Une phase II d‘engraissement: la densité de stockage est de 4 pcs/m2 avec un cycle de récolte de 120 jours et un poids de récolte de 850 grammes.
    Performance du secteur
    Production
    Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture au Belize (d'après les statistiques de la FAO):
    Chart  

    Production de l'aquaculture reportée au Belize (depuis 1950)
    (FAO Fishery Statistic)

    Marché et commerce
    La majeure partie des produits aquacoles, notamment la crevette et le tilapia, est destinée au marché d'exportation, principalement aux Etats-Unis d'Amérique. Approximativement 3-5 pour cent de toute la production sont vendu au marché local, particulièrement les restaurants, les hôtels et les supermarchés. La majeure partie de ce produit est consommée par le secteur du tourisme. Il n'y a actuellement aucune donnée sur le volume de crevette et de tilapia vendus localement.

    Le Tilapia exporté vers le marché des EU était exclusivement en filets. Des crevettes sont exportées sous forme de queue, épluchées et déveinées (EE), épluchées et non déveinnées (ENE), crevette en papillon, individuellement surgelée (IS), avec tête et avec carapace. Une partie des crevettes d’élevage ont été également envoyées au Mexique sous forme fraîche super réfrigérée.

    Quant à l’étiquetage et à la certification du produit de l'aquaculture, le mandat donne droit à un appel au sein de l’Autorité d'Hygiène Agricole de Belize (BAHA). BAHA est responsable des permis d'exportation ainsi que de la certification HACCP et de l'inspection des équipements de l'aquaculture à Belize.

    Des marchés de l'UE ont été ouverts pour Belize après que le programme de certification HACCP de l'usine de transformation ait été mis en application par BAHA. En 2004, trois parmi les quatre installations de transformation ont été certifiées par BAHA pour exporter vers le marché de l'UE (la ferme de crevette Nova, Aquamar Belize limited et Belize Aquaculture Limited). La ferme de crevette Nova a été inscrite au cours des trois dernières années dans le cadre du Programme du Conseil de Certification d'Aquaculture qui certifie les pratiques responsables en production aquacole et la sécurité alimentaire dans les fermes de crevette, dans les infrastructures de transformation, et dans d'autres équipements de l'aquaculture dans un processus de certification orientée pour les acheteurs des produits comestibles de la mer. Le programme est visuellement représenté par une utilisation limitée de la marque d’homologation "meilleure pratique d’aquaculture ".
    Contribution à l'économie
    Le Département de Pêche exploite actuellement la seule écloserie de poissons d'eau douce à petite échelle pour suivre le développement de la pisciculture à Belize. L’espèce principale élevée dans cette installation est le tilapia avec d'autres poissons cichlidae indigènes d'eau douce, à savoir le «baysnook» (Petenia splendida), le «tuba» (Cichlasoma synpilum) et le «crana» (Cihclasoma uropthalmus). Cependant, les essais avec les cichlidae indigènes n’ont pas réussis à cause de la faible performance en termes de taux de croissance. L’accent est, ainsi, mis sur l'élevage à petite échelle du tilapia à Belize.

    La seule activité aquacole à petite échelle à Belize est l'élevage de certains cichlidaes d'eau douce, y compris le tilapia exotique. Il y a actuellement quinze acres de pisciculture d'eau douce de petite taille productives. La plupart de ces fermes sont situées le long des communautés rurales. Tous les poissons produits par ces fermiers sont pour la consommation des familles avec de petites ventes au sein de la communauté. On estime que plus de cinq cents membres des familles tirent bénéfice de cette initiative, la plupart du temps par la consommation directe du poisson. On envisage que ce secteur s’accroîtra rapidement dans un avenir proche, de ce fait il représente une source de revenu, et de poisson comme aliment pour les communautés rurales pauvres.
    Promotion et gestion du secteur
    Cadre institutionnel
    Les activités de l'aquaculture à Belize doivent passer par un processus de contrôle effectué par la Commission d'Expertise Environnementale Nationale (NEAC) et ce, comme condition pour obtenir l’autorisation, avant leur installation. Le NEAC est composé de divers organismes de réglementations gouvernementale et non gouvernementale, tels que le Département de Pêche, le Département de l'Environnement, le Département des forêts, le Département de la Terre et des Enquêtes, le Bureau de la Santé Publique, l'Institut de la Gestion de la Zone Côtière, le Service d'Hydrologie, le Département d'Agriculture, la Société de Belize Audubon, le Département de Logement et de Planification et l'Institut d'Archéologie. Les membres du NEAC mentionnés
    ci-dessus, ne sont pas tous des établissements de réglementation en ce qui concerne le secteur d'aquaculture, mais ils font partie du processus d’élaboration des recommandations.

    Les établissements impliqués dans les aspects de réglementation de l'industrie aquacole à Belize sont un indicateur du niveau d'engagement du gouvernement de Belize (GOB). Ces établissements peuvent être divisés en deux principaux groupes:
    • Ceux directement liés à l’appui du processus de production.
    • Ceux obliquement ou indirectement lié à ce processus.
    Par rapport à ces établissements, immédiatement liés à l’appui du processus de production − le Département de Pêche est considéré comme l’établissement de réglementation ayant la direction technique pour surveiller le développement de l'industrie. Les fonctions du département comprennent: la dérivation des politiques nationales et de la législation afin de guider le développement de l'industrie, l'administration des permis ou des licences d’élevage, le conseil technique aux fermiers et aux fermiers potentiels, la surveillance de la conformité environnementale et l'application pertinente des lois .

    L'Autorité de gestion de la zone côtière et l'Institut (CZMA/I) sont chargés de la coordination des efforts de gestion en ce qui concerne les ressources côtières. Le CZMA/I est également impliqué dans le contrôle de l'environnement, en particulier dans la surveillance de la qualité de l'eau, et des questions de zonage pour l'industrie.

    Le Département de l'Environnement (DOE) est chargé de la direction de la réglementation du processus d'EIA (Evaluation d'Impact sur l'Environnement), et il est conceptuellement mandaté pour sauvegarder et soutenir l'intégrité de l'environnement.

    L’Autorité d'Hygiène Agricole de Belize (BAHA) est à sa phase de conclusion en ce qui concerne la consolidation et le renforcement des fonctions d'inspection et de certification pour les produits de pêche et d'aquaculture. Ces fonctions étaient autrefois sous le mandat législatif du Département de Pêche.


    Le Département de la Terre et des Enquêtes du Ministère des Ressources Naturelles est chargé des responsabilités d'inadvertance du régime foncier. Ceci inclut le crédit -bail des terres nationales, et l’ordonnation et le renforcement du régime foncier régissant la législation foncière en vigueur. Les établissements de GOB (gouvernement de Belize) qui ne sont pas directement impliqués pour répondre au processus de production de l'aquaculture sont : l’Office du Pétrole et de la Géologie, et le ministère du développement économique.

    L’Office du Pétrole et de la Géologie a agrandi son mandat pour inclure le «mouvement de la terre» en ce qui concerne la construction des étangs. Cette organisation, est devenue en effet une agence délivrant des permis, puisqu'il faut, pour les activités aquacoles, obtenir un permit de carrière, ou un permis d'exploitation avant que les activités de construction des étang ne commencent.

    Le Ministère du Développement Economique est impliqué dans le processus de délivrance des permis concernant les demandes de développement incitatifs. Ceci inclut des dispositions pour l'exemption des droits et des impôts à l’importation sous la Loi fiscale incitative, le chapitre 54 - édition révisée en 2000, également la Loi de zone de transformation pour l'exportation, le chapitre 280 - édition révisée de 2000.

    Le Secteur Privé
    Toutes les activités commerciales de la production aquacole sont entre les mains du secteur privé. Après une certaine vacillation vers la moitié et la fin des années 1990s, une association de fermiers de crevette a été formée à Belize vers la moitié de l’an 2000. L'association a un large mandat et doit s'occuper conceptuellement de toutes les questions concernant l'intérêt et la subsistance des fermiers de crevette.

    La communauté des ONG
    La participation de la Communauté d'ONG dans les aspects de développement de l'aquaculture est limitée aux ONGs qui sont orientées vers la conservation. La participation de ces organisations dans les aspects concernant l'élevage de crevette ou d'autres aspects aquacoles est relativement limitée. L'intervention la plus importante des ONGs qui sont orientées vers la conservation était réalisée par la société de Belize Audubon (BAS) au début des années 1990 et ce, pour les impacts de l’élevage de la crevette sur les oiseaux aquatiques, et récemment pour les impacts probables de Tilapia sur l'écologie de la lagune Arbre Tors (Crooked Tree Lagoon).

    La Communauté d'ONG n'a exprimé aucun intérêt quant aux impacts sociaux de l’élevage de crevette, ou d'autres formes d'aquaculture.
    Règlements en vigueur
    La législation concernant le développement de l'aquaculture à Belize peut être divisée en deux principaux groupes:
    1. Celle qui se rapporte immédiatement, ou qui fait référence au procédé de production de l'aquaculture et/ou son impact sur l'environnement.
    2. Celle affectant le développement de l'aquaculture, mais qui n’est pas directement liée au procédé de production.
    Par rapport à la législation immédiatement liée au procédé de production de l'aquaculture - le principal règlement ou Loi de Pêche, chapitre 210 des lois de Belize, sec. 2 de l'amendement de 1972 stipule que «la pêche professionnelle signifie la prise, la capture, la vente, la reproduction, ou la production de toute sorte de poissons». La principale Loi de pêche fait également et implicitement référence au besoin des opérateurs en aquaculture d'obtenir un permis, comme indiqué dans la section 7 qui mentionne : «qu’e personne ne s'engagera dans la pêche professionnelle sans permis valide de pêcheur...».

    Les règlements habilitant S.I. 66 de 1977, Sec. 56 à 127, comprennent les dispositions extensives sur les aspects de garantie de la qualité des produits de la pêche, qui incluent implicitement ceux issus des installations aquacoles. Le S.I 66 récent 66 de 2002 (le Tableau de G à J) comprend des dispositions pour les honoraires concernant la licence pour mener des activités aquacoles ainsi que pour installer une usine de transformation. La section G1 du même S.I. fournit également la forme avec laquelle une telle demande devrait être soumise au Département de Pêche.

    L'autre ensemble de législations directement lié au procédé de production de l'aquaculture ou à ses impacts sur l'environnement est la législation environnementale, qui inclue la loi principale de la protection de l'environnement (S.I. 22 de 1992), et les règlements habilitant, S.I. 94 de 1995 et de S.I. 107 de 1995.

    La principale Loi environnementale autorise le Ministre à: «faire les règlements prescrivant les types de projets, de programmes, ou d’activités pour lesquelles un EIA est exigé et prescrivant les procédures, le contenu, les directives et autres points relevants dans une telle évaluation». Ces arrangements concrétisés dans les règlements d'EIA (S.I. 107 de 1995) stipulent que: le «développement de plus de 500 acres de terres nationales, aussi bien que les principaux bassins versants et les installations d’adduction et de distribution d’eau à la côte, exige un EIA complet». Il y a des faiblesses inhérentes dans ces dispositions, par exemple il peut y avoir un projet d'aquaculture important situé dans un lieu continental excédant 500 acres mais qui n’est pas sur des terres nationales mais sur la terre «propriété franche» ou propriété privée − réciproquement il peut y avoir un grand projet d'aquaculture situé sur moins de 500 acres de terres nationales, en particulier par rapport aux types les plus intensifs d'aquaculture, qui auraient des impacts importants sur l'environnement.

    Les règlements sur la limitation des effluents (S.I. 94 de 1995) permet au Ministre de: «donner l’ordre pour l'installation des systèmes de traitement des effluents, de mettre en place les limitations pour des paramètres des effluents, d’assurer la surveillance à la fois de la qualité des effluents et des conditions du système des effluents et d’approuver le(s) point(s) de décharge». Ces règlements limitent également la décharge des effluents en terre ouverte.
    La principale faille de ce règlement (S.I. 94 de 1995) est qu'il n'y a aucune limitation des effluents concernant, ou spécifique aux activités de l'aquaculture.

    Les législations pertinentes concernant immédiatement la production de l'aquaculture incluent également la Loi d'utilisation de terre de 1981. Cette législation régit l'utilisation de la terre et comprend des dispositions pour des mesures de conservation. La Loi sur les Terres Nationales de 1992 est également pertinente, la sec. 9(4) qui prescrit que: «celui qui a le preneur à bail doit soumettre un EIA pour le développement de plus de 500 acres». Le Ministre peut à sa propre appréciation prescrire également un EIA pour des développements de moins de 500 acres.
    L'accord de bail par rapport à cette législation oblige le preneur à bail de prendre des mesures afin d'éviter la pollution et ce, pour ne pas obstruer le drainage naturel et pour faciliter la surveillance par le Ministère de l'Agriculture, de la Pêche et des coopératives, et d'autres agences du GOB.
    Sous la loi sur la possession des terres par des étrangers, Chap. 144 de la Loi des Terres Nationales de 1992, le preneur à bail doit obtenir une licence du Ministre pour développer plus de 10 acres sur la terre rurale. En général, les conditions d'autorisation sont alors développées et peuvent inclure les questions relevantes de l’environnement.

    La législation qui n’est pas immédiatement liée aux activités de production de l'aquaculture comprend: la Loi sur les mines et les minéraux, la Loi incitative de développement, la Loi des incitatives fiscales des entreprises industrielles et la loi sur la zone de transformation pour l'exportation. La Loi sur les mines et les minéraux, No 14 de 1988, et le règlement de sécurité, de santé et d'environnement. S.I 33 de 1994 stipule la nécessité d'obtenir un permis de carrière ou le permis d'exploitation, selon le volume du matériel en question, pour extraire et redistribuer les minerais. Cette condition a été prolongée pour inclure l'aquaculture dans son application.

    Les Lois incitatives Fiscales, Chap. 54 des lois de Belize et la Loi sur la zone de transformation pour l'exportation, Chap. 280 des lois de Belize - fournissent des degrés variables d'incitation sous forme d'exemptions de différents droits de douane et d’impôts.
    Recherche appliquée, éducation et formation
    Il n'y a actuellement aucune activité de recherche entreprise au niveau des infrastructures d'aquaculture à Belize, ni aucune formation formelle en aquaculture dans les écoles techniques ou à l'université.
    Bien que Belize ne soit pas actuellement doté d’un cadre bien formé de professionnels d'aquaculture, le taux relativement élevé d'instruction de la population s’apprête bien pour la disponibilité d'une main d'oeuvre prête à être formée. Il n'y a aucune formation formelle en aquaculture dans les établissements éducatifs à Belize.
    L’accomplissement d'un assez bon système d'écoles secondaires et des établissements d'études supérieures en développement rapide, tels que l'université de Belize (UB) et l'université de Galen, sont une implication positive pour satisfaire les futurs besoins éducatifs de l'industrie.
    Tendances, questions et développement
    L’élevage de crevette, comme d'autres entreprises agricole ou d’élevage d'animaux à Belize, est passée par un processus de successions de manque de ressources matérielles, financières, de ressources humaines formées, et les services d’appui tels que la construction de bâtiments, la réparation électrique, l'installation de climatisation et les services d'entretien des véhicules à moteur dans les premières phases de l'industrie, il est maintenant dans une situation où beaucoup de ces lacunes sont comblées. En évaluant le niveau du développement de l'aquaculture dans un pays ou une région particulière, Prieto (1987) a stipulé une théorie selon laquelle l'aquaculture passe par des étapes définitives de succession, qui peuvent être classées comme suit:
    • Étape I - aucun développement.
    • Étape II - avant le développement.
    • Étape III - début du développement.
    • Étape IV - développement accéléré.
    • Étape V - développement immature.
    • Étape VI - développement mûr.
    A Belize, l’élevage de crevette se situe en transition entre l'étape IV (développement accéléré) et l'étape V (développement immature) - où le développement de l'aquaculture est accéléré en raison des activités des producteurs et des établissements, et où la production est principalement orientée vers la génération de revenus. A cette étape de développement, les programmes du secteur public d’aide au développement de l'aquaculture ne sont pas entièrement focalisés, et le manque de personnel qualifié est la principale contrainte au développement de l'industrie. Pour que l’élevage de crevette passe à l'étape «du développement mûr», où il est autonome sur le plan technologique avancé et l'aide externe ou l'aide des agences donatrices n'est pas exigée − il est nécessaire de synthétiser et de mettre en application un programme de développement définitif et complet pour le secteur.
    La réponse politique la plus significative jusqu'ici a été liée à une «politique sur papier» faite par l'Unité d’Aquaculture et de Pêche Continentale du Département de Pêche vers la fin de 2002, et à l'initiative du Département de Pêche/ CZMA dans laquelle un conseiller a été recruté vers la moitié de l’année 2002 pour développer une politique nationale d'aquaculture. Par rapport au dernier, après être passé par la consultation publique, le document final a été soumis au Département de la pêche pendant le premier trimestre de 2004 pour la soumission et l'approbation au niveau ministériel.
    Les réponses politiques ont traité: la gestion des maladies, la pollution aquatique, le mouvement des espèces exotiques, l’éducation et la formation, la diversification de l'industrie d’élevage de crevette, et l'intégration des petits et des moyens producteurs dans l’élevage de crevette, de tilapia et d'autres aspects de l'aquaculture.

    Une autre initiative menée par la Pêche a été le développement d'un projet de Loi et des règlements d'aquaculture durant la moitié de l’année 2004 pour consultation publique en instance et pour davantage d'approbation au niveau ministériel. Dans les circonstances actuelles, le document préliminaire est passé par le processus de consultation avec les établissements de réglementation appropriés tels que le Département des terres, le Service d'Hygiène Agricole de Belize et le Département de l'Environnement.
    Références
    Bibliographie
    Belize Fisheries Department. 2001 . Fisheries Statistical Report, (unpublished).
    Belize Fisheries Department. 2003 .Fisheries Statistical Report, (unpublished).
    Dixon, H. & Dorado, J.1995 .Managing Taura Syndrom Virus in Belize - A case study, 16 p., (unpublished).
    Huntington, T. & Dixon, H. 1997 .A review of the environmental impact of aquaculture in Belize and guidelines for sustainable development. Final report by MacAlister Elliot Partners. Belize City, Government of Belize, GEF/UNDP.
    Myvett, G. & Quintana, R. 2001 . The status of aquaculture in Belize 50 p., (unpublished).
    Myvett, G. & Quintana, R. 2002 . The status of aquaculture in Belize 64 p., (unpublished).
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