La Bosnie-Herzégovine a également des difficultés pour exporter vers des pays membres de l’Union européenne. Il n’existe que peu d’usines de traitement des eaux usées et seulement six pour cent de celles-ci sont traitées. Cependant, au cours des dernières années, d’importantes améliorations ont eu lieu au niveau de l’Etat. Beaucoup des données présentées dans ce rapport proviennent de contacts personnels avec les directeurs des fermes aquacoles, car aucune institution n’existe au niveau de l’Etat pour collecter les données sur la production, les importations d’aliments piscicoles, la protection des eaux, les exportations de poisson, etc.
L’introduction de la pisciculture moderne en Bosnie-Herzégovine est associée à l’établissement de la ferme 'Vrelo Bosne' près d’Ilidza en 1894. En 1898, une grande nouvelle écloserie fut construite. Avec une capacité de production de 600 000 alevins, elle était la plus grande et la plus moderne écloserie de la région. Elle joua un rôle très important dans le développement de la culture et du stocking des poissons salmonides Le développement de la culture des poissons cyprinides débuta en 1902 lorsque un citoyen polonais, Viktor Burda, acheta du Gouvernement du terrain en friche près de Prijedor et Bosanska Gradiska pour y construire une ferme piscicole. Au cours de la période 1946-1982, un nouveau modèle de culture de poissons et d’autres organismes aquatiques se développa rapidement sous le nom international d’aquaculture. L’on mit au point un système de cages flottant dans des lacs et des réservoirs, contenant de denses populations et donnant des productions plus élevées. Les poissons étaient nourris de granulés hautement nutritifs. Au cours de la même période, des carpes herbivores (carpe herbivore, carpe argentée et carpe à grosse tête) furent introduites et produites. En même temps, la production de poissons salmonides atteignit son sommet. En 1964, la Bosnie-Herzégovine avait 13 salmonicultures d’une superficie totale de 38 000 m2. L’Institut des Pêches fut établi en 1952. Il fut ensuite regroupé avec le Sarajevo University Institute of Biology qui a d’amples activités scientifiques. Il est responsable du développement de l’ichtyologie et des pêches, et en particulier de la production de poissons salmonides et cyprinides en Bosnie-Herzégovine. In 1959, le Centre pour la Pêche fut créé sous l’ombrelle de la School for Scientific and Technological Cooperation of the Veterinary Medicine Institute. Il a joué un rôle très important pour le diagnostique, la prévention et la gestion des parasites et des maladies infectieuses dans les élevages de salmonides et de cyprinides. En 1990, la Bosnie-Herzégovine a produit environ 3 000 tonnes de poisson de consommation. Pendant la guerre, la plus grande partie de la capacité de production fut dévastée et de nombreux travailleurs et experts quittèrent l’aquaculture. En 1996, après la guerre, l’aquaculture redémarra avec un fameux déficit. Beaucoup de travail et de dédication de la part des producteurs ainsi que rétablissement des communications résultèrent dans la normalisation de la production aquacole. Le processus de privatisation exerça aussi une grande influence et dans la majorité des cas se révéla être un succès. Au cours de la période 1999-2003, les conditions générales pour la production et la transformation de poissons furent améliorées. Ceci inclut la disponibilité d’aliments de bonne qualité, la nouvelle technologie, l’augmentation de la capacité et l’établissement d’associations de producteurs. De bonnes communications furent établies entre les producteurs de poisson en Bosnie-Herzégovine et plusieurs accords d'affaires furent organisés avec des investisseurs étrangers. En 2004, 6 344 tonnes de poisson de consommation furent produites en Bosnie-Herzégovine. Elles comprennent 3 430 tonnes de salmonides, 2 807 tonnes de cyprinides, 92 tonnes de poissons de mer et 15 tonnes de mollusques.
Les espèces endémiques sont aujourd’hui en danger vu l’absence de mesures législatives et de finances pour leur protection. Les espèces le plus en danger sont: Salmo obtusirostris et Salmo marmoratus. Il existe peu d’information sue le niveau de danger que courent les espèces suivantes: Aulopyge huegelii, Chondrostoma phoxinus, Chondrostoma kneri, Phoxinellus adspersus, Phoxinellus alepidotus, Phoxinellus pstrossii, Phoxinellus metohiensis, Phoxinellus ghetaldii, Leuciscus turskyi et Leuciscus svallize. Actuellement l’on porte une grande attention à Salmo obtusirostris, Salmo marmoratus et Salmo trutta fario de la rivière Neretva (en particulier concernant analyse de DNA et construction d’une écloserie pour de la recherche plus détaillée au Lac Boracko en Herzégovine), ainsi qu’à Hucho hucho, Thymallus thymallus, et Salmo trutta fario de la rivière Una (concernant l'analyse du DNA et construction d’une écloserie sur la rivière Krusnica en Bosnie occidentale, dans le cadre d’un projet FAO).
Les salmonicultures utilisent principalement des bassins en béton avec échange d’eau optimal et bonne qualité de l’eau L’on n’utilise pas d’aération supplémentaire et beaucoup de ces piscicultures n’ont pas de filtres pour purifier l’eau rejetée. Après la guerre, la pisciculture en cage s’est développée dans les rivières Neretva, Trebisnjica et Vrbas. Aujourd’hui, grâce à la nouvelle technologie norvégienne, l’on utilise des cages de 10 x 10 x 10 m alors qu’avant leurs dimensions n’étaient que de 5 x 5 x 5 m. L’on pratique l’aquaculture marine dans deux fermes seulement, dans des cages à Neum, dans la Mer Adriatique. Les mollusques sont cultivés de manière traditionnelle. En Bosnie-Herzégovine, il y a deux usines de transformation du poisson, à Salakovac et Banja Luka. Elles utilisent de la technologie moderne, produisent une grande gamme de produits et ont une capacité annuelle d’environ 3 000 tonnes.
Tableau 1. Production aquacole de poissons de consommation en Bosnie-Herzégovine en 2004.
Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture au Bosnie-Herzégovine (d'après les statistiques de la FAO):
D’autres prix par kg sont: grands alevins de carpe (EU$ 5), carpe de consommation (détail EU$ 2,5), carpe herbivore (détail EU$ 2,2), carpe à grosse tête (détail EU$ 1,7), silure (détail EU$ 5,0) et sandre (détail EU$ 5,0). Beaucoup de grandes piscicultures ont leur propre transport pour les produits frais et les produits vivant. En ce moment, un processus de certification de production a lieu dans le secteur de l’aquaculture, avec l’assistance de l’Administration Publique Vétérinaire. La certification permettra l’exportation d’un grand pourcentage de produits. Dans ce but, les cinq plus grandes piscicultures du pays ont été visitées en septembre 2005 par une commission spéciale de l’Union européenne. Un laboratoire et des experts sont en place à la Faculté Vétérinaire de l’Université de Sarajevo. Actuellement ils contrôlent toutes les piscicultures de Bosnie-Herzégovine. Le poisson est principalement acheminé dans le pays par les supermarchés et les marchés de poisson spécialisés. La consommation actuelle de poisson et ses produits est estimée à 1,5 kg per capita et par an. Elle pourrait être beaucoup plus élevée, mais vu la situation économique difficile et les hauts taux de chômage, elle ne changera probablement pas dans un futur proche.
Il existe deux organisations de producteurs de poisson; l’une pour les poissons d’eau douce et l’autre pour les poissons d’eau de mer. Deux lois sur les pêcheries d’eau douce sont contradictoires à beaucoup de points de vue. Une nouvelle loi a été introduite le 5 octobre 2004. Il n’existe pas de loi principale au niveau étatique. Beaucoup de piscicultures opèrent sans être enregistrées. Il n’y a pas de coordination entre pêcheurs et administration. Dans le passé, des activités conjointes étaient organisées localement. Pour ces raisons, il y a aujourd’hui dans tout le pays des rives de rivières qui sont divisées. L’Etat n’a toujours pas adopté les lois qui obligeraient les pêcheurs à observer les standards européens et internationaux pour la gestion des ressources. En Bosnie-Herzégovine, il y a actuellement les associations de pêcheurs sportifs suivantes:
La législation sur l’environnement a été préparée par le projet EU "Preparation of Environmental Law and Policy in Bosnia and Herzegovina" (Regional Environmental Center, 2002). Ces lois incluent: Loi sur la Protection de l’Environnement, Loi sur la Protection des Eaux, Loi sur la Protection de la Nature, Loi sur la Gestion des Déchets et Loi sur la Protection de l’Air. Ces lois ont été décrétées dans la République de Srpska en septembre 2002, en plus de la Loi sur les eaux. Dans la Fédération de Bosnie-Herzégovine, les lois environnementales ont été décrétées en juillet 2003. La Bosnie-Herzégovine a ratifié ou signé quelques unes des plus importantes conventions et accords internationaux concernant l'aquaculture, dont:
Aujourd’hui, il y a plusieurs institutions bien équipées d’éducation et de recherche, avec du personnel bien formé dans le domaine de l'aquaculture. Elles incluent la Faculté des Sciences de l’Université de Sarajevo, la Faculté des Sciences de l’Université de Banja Luka, la Faculté d’Agriculture de l’Université de Sarajevo, la Faculté d’Agriculture de l’Université de Banja Luka et la Faculté Vétérinaire de l’Université de Sarajevo. Aucune pisciculture n’est la propriété d’une institution scientifique et de recherche. Quelques recherches ont été menées sur la nutrition des poissons et sur la sélection et production d’espèces endémiques, mais cela ne suffit pas.
There are no systematic impact assessments of the potential hazards to the aquatic environment. Assessments have only been carried out in the case of accidents such as the discharge of hazardous substances in water bodies from industrial sources, or car accidents involving oil tankers. Monitoring of both the quality and quantity of water is only organized in the Una River basin by the Swiss Agency for Development and Cooperation (SDC) and experts such as consulting engineers and water specialists. Until now environmental impact assessment of aquaculture has only been carried out on Bocac Lake on the river Vrbas. In addition, the Regional Environmental Center (REC) Country Office of Bosnia and Herzegovina, in cooperation with the Norwegian government, has supported an assessment on part of the river Neretva. Environmental aspects of inland water fishery such as agriculture pollution by synthetic chemical agents, illegal deforestation, soil erosion, illegal dumping sites and land use change (conversion from forests to agriculture, etc.) should be discussed in the context of general environmental protection of the terrestrial and water environment. The introduction of new fish species (alien species), usually done illegally, is a serious problem which has a negative impact on the ecological balance of the river environment. Problems that are evolving, such as those arising from climate change, should be addressed and the mitigation of their harmful effects should be considered. Bosnia and Herzegovina, currently a water rich country, may face a dwindling of this resource in the future if proper safeguards are not ensured. The construction of dams represents the main physical modification to the water resources in the country. They are located mainly at the river Neretva (a system of 5 dams), river Trebisnjica (3 dams), river Drina, river Una and river Vrbas. In certain parts of the country, the construction of flood protection facilities has also had an impact on fish migration routes and spawning sites. This trend of dam construction and the building of hydro-electric-power stations is continuing and there are plans to build five new plants in a very short period without prior environmental impact assessment. There are currently no significant activities on rehabilitation and restoration. In the period before the war there were some attempts to control aquatic plants in certain lakes and reservoirs in the country by means of the introduction of grass carp and silver carp. Most fish farms do not have any filters or facilities for wastewater purification. They do not have prescribed locations for the disposal of dead fish. This also has very significant negative impacts on the quality of surface and groundwater in the country. There is some assistance from international organizations (such as the Food and Agriculture Organization of the United Nations, Linking Agriculture and Market Program of USAID, European Commission Cards regional projects of water management) in the introduction of more active water protection measures.
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