Accueil FAO>Pêches et aquaculture
Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
EnglishEspañolРусский
  1. Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    1. Résumé
    2. Historique et aperçu général
    3. Ressources humaines
    4. Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    5. Espèces cultivées
    6. Pratiques et systèmes d'élevage
  2. Performance du secteur
    1. Production
    2. Marché et commerce
    3. Contribution à l'économie
  3. Promotion et gestion du secteur
    1. Cadre institutionnel
    2. Règlements en vigueur
    3. Recherche appliquée, éducation et formation
  1. Tendances, questions et développement
    1. Références
      1. Bibliographie
      2. Liens utiles
    Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    Résumé
    L'aquaculture a existé au Brésil depuis le début du 20ème siècle. Au début des années 90 la production totale de l'aquaculture a approximativement augmenté de 30 000 tonnes à 176 531 tonnes en 2000 et à 246 183 tonnes en 2002. Principalement basée sur de petites unités d’élevage, en 1998, il y avait environ, 100 000 fermes occupant une aire de 80 000 hectares.

    Selon les données de 2002, les poissons constituent 69 pour cent de la production brésilienne avec 169 858 tonnes, suivis par les crustacés avec 64 043 tonnes (26 pour cent), les mollusques avec 11 685 tonnes (4,7 pour cent) et les grenouilles avec 597 tonnes (0,2 pour cent).

    Les fermes de crevettes ont commencé à fonctionner au Brésil pendant les années 80, mais c’est seulement après 1995, suite à l'introduction de Penaeus vannamei, que cette industrie a connu un développement rapide. En 2003, la production brésilienne totale en Penaeus vannamei a atteint 90 190 tonnes produite à partir de 14 824 ha d'étangs de crevette.
    Dans certains états, la production a atteint 8 700 kg/ha/an étant la meilleure production obtenue dans la région du nord-est, ce qui représente 95,2 pour cent de toute la production nationale en crevette en 2003.

    La production de moule (Perna perna) a augmenté de 190 tonnes en 1990 à 11 760 tonnes en 2000. La production d'huîtres (Crassostrea gigas et C. rhizophorae) a également augmenté de manière continue de 1990 à 2000. Un approvisionnement constamment croissant en naissain d'huître des écloseries a mené à un développement régulier de ce secteur, augmentant de 55 tonnes en 1995 à 2 591 tonnes en 2002. L'algue est actuellement cultivée dans des projets pilotes dans trois états de la région du nord-est.

    Les fermes des poissons d'eau douce et de crevettes roses génèrent des emplois pour plus de 100 000 fermiers autonomes, ces activités sont généralement intégrées avec d'autres activités de production agricole au sein de petites entreprises d’élevage.

    La consommation actuelle par personne des poissons est basse, elle est seulement de 6,8 kg/an au Brésil. Diverses campagnes de commercialisation ont été lancées en 2003, se concentrant sur les marchés nationaux et internationaux, et ce, pour promouvoir les produits aquacoles brésiliens. La production de la pêche et de l'aquaculture représente seulement 0,4 pour cent du produit national brut du Brésil (PNB) cependant, si les industries associées telles que le transport et le traitement de valorisation sont incluses, le PNB augmentera à 2 pour cent.

    La production de l'alimentation pour le secteur aquacole a atteint les 263 000 tonnes en 2003 avec une élévation de 304 000 tonnes prévues en 2004, soit une augmentation de 15,5 pour cent. Ce niveau d'augmentation est bien au-dessus de ce qui a été prévu et bien en avant des augmentations observées dans d'autres secteurs comme la volaille (5 pour cent), le porc (3 pour cent), le bétail (5,2 pour cent) et l'aliment pour les animaux de compagnie (4,2 pour cent). On s'attend à ce que les aliments utilisés en aquaculture représentent 0,6 pour cent de la production brésilienne totale d'aliment en 2003 et atteignent 0,71 pour cent en 2004. La valeur de cette production représente 310 millions de dollars EU du revenu brut.

    Il est prévu que l’aquaculture brésilienne devienne de plus en plus concurrentielle sur les marchés internationaux, avec une production constamment en élévation, accompagnée par une amélioration constante de la qualité du produit. Avec la création du Secrétariat Spécial de l'Aquaculture et de la Pêche (SSAP) en 2003, le secteur de l'aquaculture a connu une période unique d'organisation et de développement améliorés. Beaucoup d'investisseurs attendaient des règles claires pour le bail de permis et d’autorisation environnementale. Maintenant que ces aspects sont bien définis, beaucoup d'investisseurs considèrent l'aquaculture comme étant une activité intéressante pour l'investissement et ceci aurait comme conséquence la génération croissante de postes et d’emplois dans les années futures.
    Historique et aperçu général
    Le Brésil est un pays à dimensions continentales, occupant une aire de 8 547 404 Km², il est divisé en cinq régions principales: Sud, sud-est, Moyen ouest, nord-est et le nord. Le Brésil possède 12 pour cent de la réserve mondiale en eau douce disponible, qui représente plus de deux millions d’hectares de marais, de réservoirs et d'estuaires propices pour l’aquaculture, ainsi que 25 000 fleuves à travers le pays. Il possède un littoral qui s'étend sur 8 500 kilomètres et un total de 26 états, dont 15 se situent sur la côte de l'Océan Atlantique.

    Il y a actuellement plus de 64 espèces aquatiques élevées, avec une grande variété de poissons indigènes du bassin de l'Amazone et des zones de marais centrales de la région occidentale Moyenne.
    Les frais des débouchées de la pêche ont eu une influence importante sur le développement de l'élevage de poissons dans la région méridionale, avant que la pisciculture et les industries de transformation se soient graduellement développées. Vers la moitié des années 90, la concurrence pour les fingerlings était remarquable avec des frais des sorties de pêche payant toujours les meilleurs prix. Ce scénario a stimulé la construction d’écloseries, et actuellement les juvéniles de carpe, de tilapia et de toutes les espèces indigènes élevées sont entièrement disponibles sur le marché. Dans la région du nord, les petites unités représentent 86 pour cent du nombre des exploitations de pisciculture, avec des systèmes variant entre l’élevage semi intensive et des petits étangs d’élevage. En conséquence, le rendement varie considérablement dans cette région entre 600 à 6 500 kg/ha/an. Dans la région du nord-est, il y a deux types d’élevage: l’extensif produisant 800 kg/ha/an et la production semi intensive qui fournit entre 3 000 et 10 000 kg/ha/an. Dans les régions du nord et du nord-est, les espèces indigènes et le tilapia sont les principales espèces cultivées, alors que dans le sud, l'ouest moyen et les régions du sud-est, le tilapia, la carpe et le poisson-chat prédominent. Les fermes de Polyculture utilisant la carpe sont présentes dans presque chaque état et la carpe représente actuellement l’espèce principale cultivée au Brésil. Un système semi-intensif utilisant la fertilisation ou l'intégration avec l'élevage de subsistance de porcest un modèle commun d’élevage dans la région du sud.

    Les fermes d’élevage de crevette ont commencé leur activité au Brésil pendant les années 80, mais c’est seulement après 1995, avec l'introduction de Penaeus vannamei, que cette industrie a connu une période de développement rapide. La plupart de ces fermes sont de petites tailles (75 pour cent), suivie des moyennes (9,6 pour cent) et des grandes (5,52 pour cent). Le rendement moyen a augmenté de 1 015 kg/ha/an en 1997 à 6 084 kg/ha/an en 2003, contre une moyenne internationale de 958 kg/ha/an. Dans certains états, la productivité peut atteindre 8 700 kg/ha/an, les meilleurs rendements étant obtenus dans la région du nord-est avec 95,2 pour cent de toute la production nationale de crevette.

    L'élevage des mollusques a été introduit au Brésil durant les années 60 mais c’est seulement depuis 1989 que cette activité s’est développée pour constituer une importante opportunité économique alternative pour les petits pêcheurs. Sans compter la génération de revenu et d'emplois, la culture des bivalves a eu une remarquable contribution à la stabilisation des communautés traditionnelles dans leurs terres d’origine. Aujourd'hui, il n'y a aucune grande société dans ce secteur et les petits éleveurs sont organisés en associations et coopératives. L'état de Santa Catarina dans la région du sud contribue de 93 pour cent à la production brésilienne des mollusques bivalves, d'autres zones potentielles pour la production des moules sont situées sur les côtes de la région du sud-est. L'huître creuse du Pacifique (Crassostrea gigas) est produite dans la région du sud et les espèces d’huîtres indigènes sont produites à différentes échelles dans pratiquement chaque état des régions du sud au nord. L'aquaculture des pectinidés est une activité récente au Brésil et il n’y a aucune ferme commerciale jusqu'à présent, cependant, les améliorations de la production de naissain d'écloseries des espèces locales indiquent que cette technologie deviendra bientôt commercialement viable.

    Le potentiel pour l'aquaculture sur les côtes du nord et du nord-est est important, particulièrement pour la production des algues et de l'huître indigène. L'extraction d'algues, d'huîtres et de crabes est une activité commune entreprise principalement par des femmes dans plusieurs communautés de pêche, dans plusieurs de ces endroits, l’aquaculture constitue les premiers emplois autonomes du moment qu’elle est devenue liée à une meilleure gestion des ressources. Les fermes aquacoles des poissons d'eau douce et de la crevette rose ont généré plus de 100 000 emplois, généralement ces activités sont intégrées avec d'autres activités agricoles dans de petites entreprises d’élevage.
    Ressources humaines
    L’élevage de la crevette au Brésil génère plus d'emploi par hectare que la culture irriguée des fruits, et dans plusieurs municipalités il représente le premier moyen d'emploi pour une main d'œuvres nombreuse. La production de la crevette crée 3,75 emplois/ha directs et indirects et les employés dans les fermes aquacoles de crevettes sont estimés actuellement à 50 000.

    Dans l'état de Santa Catarina qui contribue à 97 pour cent de la production totale brésilienne de moules, l'aquaculture a créé 5 000 emplois directs et 10 000 emplois indirects pendant les années 90. Environ 90 pour cent de ces aquaculteurs sont des pêcheurs artisanaux qui ont découvert le potentiel de la mariculture comme une activité économique additionnelle. Au début, la mariculture était considérée comme une source de revenu secondaire cependant elle a été graduellement élevée pour devenir un métier principal, ce qui a contribué de ce fait à la stabilisation des communautés traditionnelles dans leur terre d’origine. D'autres états dans la région du sud-est, tels que São Paulo, Rio de Janeiro et Espírito Santo possèdent également des potentiels importants pour l’élevage des mollusques avec l’existence dans chacun de quelques fermes de moules produisant autour de 100 tonnes/an. Avec les investissements récents du gouvernement dans le secteur, il est probable que la culture des moules dans ces états devienne aussi développée qu’à Santa Catarina.
    Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    Espèces cultivées
    Il y a actuellement plus de 64 espèces aquatiques élevées au Brésil dont une grande variété de poissons sont indigènes du bassin de l’Amazone et des régions des marais centrales dans la région occidentale moyenne. Les espèces principales sont le tilapia du Nil (Oreochromis niloticus), la carpe commune (Cyprinus carpio) et la carpe à grosse tête (Hypophthalmichthys nobilis), la carpe argentée (Hypophthalmichthys molitrix) et la carpe herbivore (Ctenopharyngodon idellus) suivies par les poissons ronds, le ‘pacu’ (Piaractus mesopotamicus), le ‘tambaqui’ (Colossoma macropomum), leur hybride ‘tambacu’ et le poisson-chat indigène appelé ‘turubim’ ou ‘cachara’ (Pseudoplatystoma fasciatum) et le ‘pintado’ (Pseudoplatystoma coruscans). D’autres espèces indigènes telles que le ‘pirarucu’ (Arapaima gigas), le ‘matrinxã’ (Brycon cephalus) et le ‘piracanjuba’ (Brycon orbignyanus), sont élevées avec un potentiel prometteur. La truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) fut introduite au Brésil en 1949, et elle est actuellement produite dans la région du sud-est et du sud.

    L’aquaculture des mollusques est principalement représentée par les moules (Perna perna), suivies par les huîtres (Crassostrea gigas et C. rhizophorae) et la coquille Saint-Jacques (Lyropecten nodosus). Les crustacés sont représentés par la crevette pattes blanches (Penaeus vannamei) et le bouquet géant (Macrobrachium rosenbergii). Malgré le fait que le secteur de la crevette soit basé sur les espèces exotiques Litopenaeus vanammei, l’élevage des espèces indigènes Farfantepenaeus paulensis dans des enclos dans les lagunes côtières a donné de bons résultats. En plus, il y a une culture à échelle pilote de tortues (Podocnemis expansa et P. unifilis), d’alligators (Caiman crocodilus) et d’algues (Porphyra spp et Gracilaria spp).

    L’élevage de poissons marins est encore à ses débuts, cependant quelques espèces prometteuses sont étudiées, comme l’‘arabaiana’ (Seriola ialandi), la ‘carapeba’ (Diapterus rhombeus), le mérou (Epinephelus spp) et le brochet de mer (Centropomus spp). Parmi les espèces commercialement pêchées et d’autres espèces de grande valeur pouvant être potentiellement cultivées, le brochet de mer commun (Centropomus undecimalis), le flet (Paralichthiys spp), le pompano (Trachinotus carolinus) et le peixe-rei (Odontesthes argentinensis) sont remarquables.
    Pratiques et systèmes d'élevage
    L’élevage de poissons effectué dans les étangs est une activité dominante, cependant, l’élevage dans les cages devient une pratique de plus en plus populaire dans les réservoirs et les lacs. Une minorité de fermes emploient les bassins d’élevage rectangulaires avec des producteurs utilisant ce système pour cultiver le tilapia dans la région du nord-est et la truite arc-en-ciel dans les régions sud et du sud-est.

    Dans certains états de la région du nord, le pacou noir ‘tambaqui’ (Colossoma macropomum) est cultivé en intégré avec d’autres (viande, riz, maïs) jusqu'à ce que la biomasse atteigne 2 ou 3 tonnes/ha, selon lequel l'aliment extrudé est offert jusqu'à ce que la biomasse atteigne 5-6 tonnes/ha. La récolte est fréquente, choisissant des poissons d'un poids moyen de 1,5 kilogramme. La culture intégrée du riz-poissons est un système communément utilisé dans la région du sud, en particulier à Santa Catarina où le nombre croissant de fermiers de riz, entreprennent la culture de poissons, et ce, afin d'obtenir la certification organique pour leur récolte de riz.

    L'aquaculture semi-intensive dans les étangs terrestres est la technologie principale utilisée au Brésil. Les éleveurs de poissons de la région du sud préparent les fonds d’étangs pour améliorer la production primaire et emploient la polyculture des espèces complémentaires de carpe ou l'intégration de la culture de porc et de carpe. L'utilisation de 60 porcs/ha dans un système intégré garantit la production de 2 tonnes/ha/an de carpe commune ou de tilapia du Nil.

    De petites cages de poissons de 2 m³ sont intensivement employées dans les réservoirs dans tout le pays. L'utilisation des cages pour l’élevage de tilapia et des poissons ronds indigènes (tambaqui, pacu et leurs hybrides) est devenue très populaire et elle est appliquée dans tous les réservoirs principaux du pays. Malheureusement, le manque de statistiques appropriées sur le nombre de fermiers employant les cages empêche une évaluation précise de la production actuelle.

    Des moules sont élevées sur des filières, radeaux ou un mélange de filières et des poteaux installés dans des zones intertidales peu profondes. Des huîtres sont cultivées en utilisant soit les filières ou les plateaux quand la zone est trop peu profonde, les radeaux sont parfois utilisés également. La culture des pectinidés vient juste de commencer. Les cultures se faisaient sur des filières jusqu'à maintenant, et il n’y a pas eu de mécanisation de la production de bivalves où tout le travail est fait manuellement, à l'aide de techniques et d'équipement simple. Tous les flotteurs sont des récipients réutilisés issus de l'industrie des produits chimiques et de boissons non alcooliques, dans les régions très pauvres, même des bouteilles en plastique sont employées pour garder les filières en surface.

    Des crevettes sont produites dans des étangs terrestres dans des fermes variant en taille de moins de 10 ha à 1 000 ha. Les campagnes récentes indiquent que 98 pour cent des éleveurs de crevette utilisent les plateaux d'alimentation, 95 pour cent entreprennent le traitement du fond des étangs d’élevage, 85 pour cent mesurent les paramètres d'eau, 71 pour cent utilisent les aérateurs et 55 pour cent utilisent les réservoirs des écloseries avant de transférer les crevettes aux étangs de grossissement. Bien que la plupart des éleveurs de crevette ne traitent pas leurs effluents, quelques unes des fermes nouvelles font fonctionner les étangs avec des systèmes de recyclage, sans faire des échanges d'eau pendant une saison de croissance de trois mois. La production organique de crevette commence également à attirer l'attention de quelques entreprises, qui commencent à obtenir la certification organique en utilisant de basses densités de stockage et un système intégré d’élevage pour les crevettes, les poissons, les huîtres et les algues.
    Performance du secteur
    Production
    Selon les données de 2003, les poissons constituent 61 pour cent de la production brésilienne avec 171 187 tonnes, suivis par les crustacés avec 90 190 tonnes (32,4 pour cent), les mollusques avec 10 807 tonnes (3,9 pour cent) et les grenouilles avec 626 tonnes (0,2 pour cent).

    Une production totale de carpe de 50 400 tonnes représente 29,4 pour cent du total de la production des poissons élevés, avec une production de tilapia de l'ordre de 64 857 tonnes représentant 37,88 pour cent. Même si le tilapia du Nil fut introduite en 1971, la production commerciale significative n’a commencé que pendant les années 90, quand les producteurs ont assimilé la réversion de sexe et autres techniques modernes de production.

    Actuellement, l'état de Ceará est le principal producteur de tilapia avec 13 000 tonnes/an en 2003, suivi de l’état de Paraná (environ 12 780 tonnes/an) et de São Paulo (9 740 tonnes/an). Ceará est situé dans la région du nord-est, alors que Paraná et São Paulo sont situés dans la partie sud du pays, avec un climat subtropical. La région du sud est également le principal producteur de la carpe, utilisant la polyculture dans des systèmes semi intensifs.

    Récemment, un recensement organisé par l'Association Brésilienne des Eleveurs de Crevettes a rapporté qu’il y a 14 824 ha d'étangs de crevettes produisant 90 190 tonnes en 2003. Le nombre de fermes a augmenté de 33 pour cent entre 2002 et 2003, et la production a augmenté de 50 pour cent au cours des deux dernières années. Il y a maintenant 36 écloseries de crevettes fonctionnant dans le pays dont 32 sont situées dans la région du nord-est. La production totale de post-larves de crevette en 2003 était de 16,4 milliards. La production totale de crevette rose d'eau douce brésilienne s'élève à approximativement 500 tonnes.

    La production de moules a augmenté de 190 tonnes en 1990 à 11 760 tonnes en 2000, elle a ensuite diminué à 8 608 tonnes en 2003 à cause des problèmes d’approvisionnement en naissain de moule, du manque de mécanisation, des problèmes de vente et de la bureaucratie liée à la rationalisation des baux des fermes. La production d'huître, a cependant augmenté, continuellement pendant la dernière décennie et la disponibilité régulière de naissain d'huîtres au niveau des écloseries a mené au développement régulier de ce secteur, augmentant de 55 tonnes produites en 1995 à 2 196 tonnes en 2003.

    Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture au Brésil (d'après les statistiques de la FAO):
    Chart  

    Production de l'aquaculture reportée au Brésil (depuis 1950)
    (FAO Fishery Statistic)

    Marché et commerce
    Même aujourd'hui les frais des sorties de pêche jouent un rôle important dans l'aquaculture brésilienne, dans l'état du Paraná par exemple, les agences locales de développement d'aquaculture signalent que 56 pour cent du poisson cultivé sont fournis à ces établissements, 31 pour cent sont vendus aux industries de transformation des produits de pêche, 11 pour cent sont vendus directement à la sortie de la ferme aux consommateurs et 2 pour cent sont vendus dans les marchés en plein air. Dans les états de São Paulo et de Paraná, les transporteurs de poissons vivants payent 0,68-0,86 dollars EU/kg pour le tilapia à la ferme et puis le vendent aux propriétaires des cotisations de pêche dans les zones métropolitaines à 1,07-1,21 dollars EU/kg. Les industries de transformations luttent maintenant pour produire des filets et d'autres produits à valeur ajoutée aux prix concurrentiels pour permettre la création de nouveaux marchés pour le tilapia au Brésil, et également à l’exploration de marchés potentiels d'exportation.

    La consommation par personne des poissons est faible au Brésil - seulement 6,8 kg/personne/an. La FAO recommande le double, au moins 12 kg/personne/an, et ce, pour des raisons de santé générale. Beaucoup de campagnes commerciales ont été lancées au Brésil durant 2003 se concentrant sur les marchés nationaux et internationaux. Pour stimuler une augmentation de la consommation de poisson, des initiatives pour intégrer les produits d'aquaculture dans les repas des écoles publiques ont été également entreprises pendant les deux dernières années, pour que les prochaines générations de consommateurs mangent le poisson plus régulièrement. Néanmoins, avec 180 millions d'habitants, le Brésil est l'un des plus grands marchés de poissons du monde capable d'absorber la majeure partie de sa production nationale de poissons au cours des années à venir.

    La production de coquillages fait face à des restrictions pour l'accès au marché international principalement à cause de l'absence d'un programme national de salubrité des coquillages régulant les zones de production des bivalves, les méthodes de récolte, les processus de transformations, les chaînes de distribution et de commercialisation.

    Les exportations de crevettes ont augmenté de 1 423 pour cent en volume et 556 pour cent en valeur entre 1998 et 2002, les principaux marchés sont les Etats-Unis d'Amérique avec 56 pour cent, suivi de la France (18,9 pour cent) et de l'Espagne (15,2 pour cent). L'Association Brésilienne des Eleveurs de Crevette (ABEC) prévoit que l'exportation de la crevette cultivée en 2004 atteindra 76 000 tonnes, réalisant une valeur de 300 millions de dollars EU.
    Contribution à l'économie
    La pêche et l'aquaculture contribuent seulement à 0,4 pour cent du produit national brut du Brésil (PNB), si les industries associées telles que le transport et le traitement secondaire de la valeur ajoutée sont considérées, le PNB augmentera à un total de 2 pour cent.

    La culture de crevette a augmenté rapidement après l'introduction du Penaeus vannamei en 1992. Elle est maintenant l'un des secteurs les plus organisés dans l'aquaculture brésilienne, pratiquement la seule responsable du redressement du solde commercial de la pêche nationale au cours des cinq dernières années. L’élevage de crevette est l'une des activités économiques les plus importantes dans la région du nord-est, où la crevette est en second lieu dans la liste des produits les plus exportés. Les exportations brésiliennes de crevette ont atteint 60 000 tonnes en 2003, représentant 60,5 pour cent de toute l'exportation brésilienne de pêche et ont produit 230 millions de dollars EU pour l'économie brésilienne.

    La production de l'aliment pour le secteur d'aquaculture a été de 263 000 tonnes en 2003 avec une élévation prévue de 304 000 tonnes en 2004, soit une augmentation de 15,5 pour cent. Ce niveau d'augmentation est bien au-dessus de ce qui a été prévu et bien supérieur aux augmentations observées dans d'autres secteurs comme celui des volailles (5 pour cent), du porc (3 pour cent), du bétail (5,2 pour cent) et l'aliment pour animaux de compagnie (4,2 pour cent). L'alimentation en aquaculture est responsable de 0,6 pour cent de toute la production brésilienne d'aliment en 2003 et peut atteindre 0,71 pour cent en 2004. La valeur de cette production représente presque 310 millions de dollars EU du revenu brut.

    Étonnamment, la valeur des produits de pêche brésiliens a été surestimée par la FAO dans les statistiques de 2003, à une valeur moyenne de 3,95 dollars EU/kg, alors que la valeur réelle est approximativement de 1,20 dollars EU/kg.
    Promotion et gestion du secteur
    Cadre institutionnel
    En 2003, le Président Luiz Inácio Lula da Silva a créé le Secrétariat Spécial de l'Aquaculture et de la Pêche (SEAP), directement lié à la présidence de la République. Le SEAP a été lancé pendant la campagne électorale du président Lula, dans le document ‘A Letter Addressed to Fishermen’, une lettre adressée aux pêcheurs', éditée en août 2002, et il a établi pour la première fois dans l'histoire brésilienne une stratégie nationale pour le secteur aquacole au niveau ministériel. Sa mission est de formuler, coordonner et mettre en application des directives et des lignes de conduite pour le développement et la stimulation de la production brésilienne durable de pêche et d'aquaculture. Afin d'entreprendre cette mission, le Secrétariat Spécial de l'Aquaculture et de la Pêche gère un petit personnel lui permettant de mettre en application ses stratégies et de fonctionner également comme service consultatif à travers le Conseil National pour l'Aquaculture et la Pêche (CONAPE) composé de représentants du gouvernement, du public et du secteur de la production.

    Le Secrétariat Spécial de l'Aquaculture et de la Pêche est maintenant entrain de préparer le Plan National pour assurer le développement d'une industrie économiquement durable en aquaculture. Pour réaliser ceci, le SEAP a organisé 26 conférences d'état en 2003 pour choisir les délégués de la première Conférence Nationale sur la Pêche et l'Aquaculture auxquelles 1 500 représentants de plusieurs parties prenantes des industries et de tous les niveaux ont pris part. Le futur de l'industrie était le seul point de l'ordre du jour et le résultat était un recueil étendu de suggestions qui sont maintenant employées pour guider le développement d'un Plan de Développement National d'Aquaculture.

    Le gouvernement fédéral dresse les investissements stratégiques dans le secteur d'aquaculture, la création d’écloseries, l’installation des unités de démonstration en aquaculture et en même temps fournit des lignes de crédit spéciales pour les aquaculteurs. Des Programmes Nationaux à l'appui des coopératives d'aquaculture, des services de prolongation, de recherche et de marketing sont également programmés.
    Règlements en vigueur
    Le Secrétariat Spécial de l'Aquaculture et de la Pêche (Secretaria Especial de Aqüicultura e Pesca - SEAP), attaché à la présidence de la République et créé par la Loi No.10.683 de 2003 , est l'autorité principale pour la gestion et le développement de la pêche et de l'aquaculture au Brésil. Le SEAP assure les fonctions de conseil, de promotion, de surveillance et d’administration, il aide le Président dans la rédaction des lignes de conduite et des directives, encourage les actions visant la construction de l'infrastructure pour le développement de la pêche et de l'aquaculture, et le commerce des produits de pêche et met en application des programmes pour le développement rationnel de l'aquaculture, en coopération avec la Zone Fédérale, l'Etat et les Autorités Municipales. Le SEAP est également responsable de l'entretien du Registre Général de la Pêche (Registro Geral da Pesca – RGP), l'octroi des licences, des permis, des autorisations pour la pêche et l'aquaculture et du transfert de 50 pour cent du revenu d'impôts et des cotisations des licences à l'Institut Brésilien pour l'Environnement (Instituto Brasileiro do Meio Ambiente – IBAMA), qui est attaché au Ministère de l'Environnement et des Ressources Naturelles (Ministério do Meio Ambiente e dos Recursos Naturais Renováveis – MMA).

    Dans le cadre des activités du SEAP, un rôle central est joué par le Conseil National de l'aquaculture et de la Pêche (Conselho Nacional de Aqüicultura e Pesca – CONAPE), qui est amené à faire des fonctions consultatives et d'organisation, principalement pour les sujets énumérés dans le paragraphe précédent.

    Un autre établissement focal pour la gestion de la pêche est l'Institut Brésilien pour l'Environnement - IBAMA, qui a remplacé la Super intendance de la Pêche - Superintendência da Pesca – SUDEPE, en 1989 . Ses responsabilités concernent principalement les aspects environnementaux, tels que la conservation des ressources naturelles (y compris les ressources aquatiques), la licence environnementale et le contrôle de la qualité de l'eau. En 1998, une partie des fonctions liées à la pêche, et héritées du SUDEPE, ont été transférées au Ministère d'Agriculture, de l’Elevage des animaux et de l'Approvisionnement (Ministério da Agricultura, Pecuária e Abastecimento – MAPA), et plus précisément au Département nouvellement crée de la Pêche et d’Aquaculture (Departamento de Pesca e Aqüicultura – DPA - da Secretaria de Apoio Rural e Cooperativismo – SARC). Eventuellement, en 2003 ces responsabilités ont été attribuées de nouveau au SEAP.

    D'un point de vue législatif, le cadre fédéral de l'aquaculture est relativement réduit en fragments. Le code de la pêche - Décret-Loi sur la Promotion et la Protection des Activités de Pêches (Código de Pesca Decreto-Lei sôbre a Proteção e Estímulos à Pesca) (comme modifié en 1967), qui constitue le texte de loi principal réglementant le secteur, mais consacre seulement trois articles au développement de l'aquaculture. En conséquence, à travers le Groupe de Travail sur la Révision de la Législation de l'Aquaculture créé en 2003, le SEAP incite actuellement la promulgation d'une loi d'aquaculture (Código de Aqüicultura), qui reconnaîtra les divers droits des éleveurs. Les propositions devaient être présentées le 31 décembre 2004.

    En 1995, le Groupe Exécutif pour le Secteur de la Pêche - GESPE (Grupo-Executivo do Sector Pesqueiro – GESPE) a été créé afin de favoriser le développement de la pêche. Le Groupe était responsable de proposer la Politique de la Pêche et d'Aquaculture Nationale à la Chambre pour les Politiques des Ressources Naturelles (attachées à la Présidence de la République), recommandant des réformes législatives exigées pour la pêche et l'aquaculture et mettant en application les directives publiées par la Chambre en ce qui concerne la pêche, cependant, le Plan National pour la Pêche et l'Aquaculture présentées en 1998 n'a jamais été opérationnel. En 2004, le SEAP a organisé la Première Conférence Nationale sur l'Aquaculture et la Pêche afin de préparer une politique démocratique et intégrée sur l'aquaculture et la pêche, comme indiqué par le décret présidentiel publié le 18 août, 2003. Avec l'instruction normative No.1 de 2004 , le SEAP a également créé un Groupe de Travail Technique pour la formulation des politiques sur l'aquaculture et les coopératives de pêche.

    Enfin, la recherche en matière d'aquaculture et de pêche est effectuée par le Conseil National pour la Recherche et le Développement - CNPq (Conselho Nacional de Pesquisa e Desenvolvimento) au sein du Ministère de la Science et de la Technologie - MCT (Ministério de Ciência e Tecnologia). Depuis la création du SEAP, le MCT et le CNPq entreprennent des réunions annuelles pour décider des priorités de recherche en matière d'aquaculture et pour publier des appels pour des propositions de recherches. Le Système d'Information National sur la Pêche et l'Aquaculture - SINPESQ (Sistema Nacional de Informações da Pesca e Aqüicultura – SINPESQ), établi par le Décret No.1.694 de 1995 et contrôlé par la Fondation de l'Institut Brésilien de Géographie et des Statistiques qui n'est pas encore opérationnel.

    Pour plus d'information sur la législation d'aquaculture au Brésil, prière de cliquer sur le lien suivant:
    Vue générale de la législation nationale sur l'aquaculture
    Recherche appliquée, éducation et formation
    Les institutions qui incluent l'aquaculture dans leur programme d'études sont situées dans chaque état brésilien, en plus, il y a un programme de 1er cycle et trois programmes d’études supérieures spécifiques à l'aquaculture. Il y a également 16 cours de niveau moyen, 42 cours de 1er cycle, 28 spécialités, 27 masters et 13 programmes de doctorat impliqués dans ce secteur. Le Brésil a 89 établissements de recherches impliqués dans l’aquaculture, dont 32 sont situés dans le sud-est, 23 dans le Sud, 21 dans le nord-est, 8 dans le nord et 5 dans la région occidentale centrale.
    Tendances, questions et développement
    Le Brésil est déjà une superpuissance dans la production de l'aliment des poissons. Le pays est le deuxième producteur mondial de soja et le troisième producteur mondial de maïs. Ce sont deux ingrédients qui gagnent en importance dans la production de l'aliment de poissons et le Brésil est également l'un des quelques pays dans le monde qui peut garantir une production de maïs et de soja sans OGM.

    En ce qui concerne l’élevage des mollusques, des programmes de développement stratégiques sont actuellement préparés et les missions brésiliennes recherchent de part le monde la technologie mise à jour pour l'établissement des programmes de transferts de technologie qui mèneront à la croissance de la production nationale. L'exécution des programmes de qualité et de salubrité de l'eau est également projetée pour augmenter la qualité du produit sur les marchés nationaux et internationaux.

    Il y a eu une tendance vers l’augmentation de la production de tilapia dans les états du nord-est. Le réservoir de Xingó par exemple, repose sur les frontières de trois états et soutient une production en cages de tilapia d'environ 4 000 tonnes/an. L'utilisation des réservoirs pour l'aquaculture est l'un des programmes de développement principaux, mis en place par le SEAP. Le programme national focalise sur les six plus grands réservoirs situés dans les différentes régions du pays, et projette une production potentielle de 18 millions de tonnes même si uniquement 1 pour cent de la zone, faisant partie de ces six réservoirs, est utilisée pour l'aquaculture.

    Dans l’élevage de crevette, il y a une tendance vers des densités de taux de stockage plus basses passant de 40 à 20 crevettes/m². Les éleveurs se rendent compte maintenant que les fortes densités sont associées à de plus longues périodes de croissance (120-160 jours), à des taux bas de conversion d'alimentation, à des coûts élevés et à des risques environnementaux. De plus faibles densités, cependant, permettent une récolte tous les 50 jours, réduisant les risques environnementaux et économiques. Avec de faibles coûts de production, ces options de faibles densités assurent un bénéfice malgré la tendance courante d'une réduction internationale du prix de la crevette.

    Les plans fédéraux pour l’aquaculture marine insistent sur les espèces indigènes de crevette pour le patrimoine de Rio Grande do Sul, sur l'huître Pacifique, la moule et les pectinidés pour les régions du Sud et du sud-est, et sur l'huître et l'algue indigènes pour les régions du nord-est et du nord. L'élevage du mahou (Rachycentron canadum) commence également à gagner un certain intérêt.

    Avec des densités aussi basses que 4 crevettes/m², les premières fermes aquacoles à obtenir la certification organique utilisant les techniques de polyculture de crevettes, d’huîtres, d’algues, de poissons et de crabes, ont obtenu une augmentation du poids de crevettes de 4 grammes par semaine, comparée à 0,5-0,8 grammes par semaine obtenue dans les fermes traditionnelles de haute densité.

    Le secteur d'aquaculture fait face actuellement à plusieurs contraintes comme par exemple, les conflits avec les agences environnementales et autres utilisateurs des ressources naturelles communes aussi bien que les contraintes du marché provoquées par l'action d'antidumping lancée par les Etats-Unis d'Amérique, néanmoins, le secteur est bien organisé et aborde ces questions avec des stratégies appropriées. La certification des industries d'alimentation, les écloseries, les fermes et les installations de transformation, la formation des petits éleveurs dans les meilleures procédures de gestion, la récupération du palétuvier, les programmes vétérinaires sanitaires de crevette, le développement de nouveaux marchés et l'adoption d'un Code de Conduite responsable pour l'élevage de crevettes sont parmi les activités courantes effectuées par l'Association Brésilienne des Eleveurs de Crevettes (ABCC).

    L'aquaculture brésilienne devient de plus en plus concurrentielle sur les marchés internationaux, avec des augmentations continues de la capacité de production industrielle et l'amélioration constante dans la qualité du produit. Avec la création du Secrétariat Spécial de l'Aquaculture et de la Pêche, le secteur d'aquaculture traverse une période unique d'organisation et de développement. Plusieurs investisseurs n’attendaient que l'installation des règles claires pour le bail de permis et d'autorisation environnementale en aquaculture dans les eaux fédérales, aussi bien dans les milieux marins que d'eau douce (les barrages et les réservoirs). Maintenant que ces aspects sont définis, beaucoup d'investisseurs considèrent l'aquaculture comme étant une option intéressante pour l'investissement, et on s'attend à ce que ceci ait comme conséquence la génération importante emplois dans les années à venir.
    Références
    Bibliographie

    Brazilian Shrimp Farmers Association (ABCC). 2003. Revista da Associação Brasileira dos Criadores de Camarão, 2 (5), p. 96.

    Borghetti, N.R.B., Ostrensky, A. & Borghetti, J. R. 2003. Aqüicultura: uma visão sobre a produção de organismos aquáticos no Brasil e no mundo. GIA, Curitiba. 129p.

    Carvalho Filho, J. 2004. As desvantagens das altas densidades de povoamento. Panorama da Aqüicultura, 80 (13), p. 49-53.

    Casaca, J.M. & Junior, O.T. 2000. Policultivo com carpas. EPAGRI. 36 pp.

    Jensen, B. 2004. Brazil - an imminent super-power? Intrafish, Jan., 2004, p. 10 -11.

    Kubitza, F.A. 2003. Evolução da tilapicultura no Brasil: produção e mercados. Panorama da Aqüicultura, 76 (13), p. 25-32.

    Projeto Polìtico. 2003. Presidência da República, Secretaria Especial de Aqüicultura e Pesca. Brasília, DF. 53 pp.

    Queiroz, J.F., Bernardino, G., Castagnolli, N., Cyrino, J.E.P., Kitamura, P.C., Lourenço, J.N.P., Scorvo Filho, J.D., & Valenti, W.C. 2002. A EMBRAPA e a Aqüicultura: Demandas e Prioridades de Pesquisa. Cadernos de Ciências e Tecnologia - Texto para Discussão. Brasília, DF: , No.11, p.1 - 35.

    Rocha, I.P. 2003. A carcinicultura no contexto do setor pesqueiro brasileiro. Panorama da Aqüicultura, 80 (13), p. 49-53. (En portugais)

    Valenti, W.C. 2000. Aqüicultura do Brasil: bases para um desenvolvimento sustentável. Brasília, CNPq/Ministério de Ciência e Tecnologia. 399 pp.

    Wainberg, A.A., Anders, C. & Ugayama, F. 2004. Aqüicultura orgânica: um caminho sem volta. 81 (14), p. 61-65.

    Waldige, V. & Caseiro, A. 2004. A indústria de rações: situação atual e perspectivas. Panorama da Aqüicultura, 81 (14), p. 53 -58.
    Liens utiles
     
    Powered by FIGIS