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Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
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  1. Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    1. Résumé
    2. Historique et aperçu général
    3. Ressources humaines
    4. Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    5. Espèces cultivées
    6. Pratiques et systèmes d'élevage
  2. Performance du secteur
    1. Production
    2. Marché et commerce
    3. Contribution à l'économie
  3. Promotion et gestion du secteur
    1. Cadre institutionnel
    2. Règlements en vigueur
    3. Recherche appliquée, éducation et formation
  1. Tendances, questions et développement
    1. Références
      1. Bibliographie
      2. Liens utiles
    Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    Résumé
    L’aquaculture est une nouvelle activité en Bulgarie. L’élevage de différentes espèces aquatiques est cependant vieux de plusieurs années dans le pays et le secteur aquacole a commencé à s’y développer à la fin du 18e siècle. C’est à cette époque qu’a été construite la première exploitation piscicole d’Etat pour l’élevage de truites arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss). Les premières exploitations pour l’élevage de carpes ont été construites au cours des années 1940. Les années 1990 ont enfin marqué le début de la transition de l’aquaculture d’eau douce du secteur public au secteur privé. Ce dernier s’est constitué à partir des structures de production aquacole déjà existantes et en a construit de nouvelles.

    Avec la pêche de capture, l’aquaculture ne peut pas être considérée comme un secteur caractéristique de l’économie nationale. Elle occupe cependant une position particulière et importante dans l’économie et le mode de vie de la population bulgare. L’aquaculture peut être divisée en deux sous-secteurs principaux: l’aquaculture d’eau douce (d’eaux chaudes et d’eaux froides) et l’aquaculture marine. En 2004, la production totale de l’aquaculture s’est élevée à environ 3 300 tonnes. La surface des plans d’eau utilisés pour la production aquacole couvre plus ou moins 3 000 hectares. Les exploitations élevant des poissons d’une taille commerciale dominent. En règle générale, on a recours à des systèmes de production semi-intensifs alors que les systèmes intensifs d’élevage sont réservés aux exploitations de truites. En 2004, l’aquaculture représentait 28,65 pour cent de la production totale de la pêche (capture etélevage de poissons et d’autres organismes marins) en Bulgarie. Les espèces d’élevage les plus appréciées sont la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss), la carpe commune (Cyprinus carpio) et les carpes chinoises (Hypophthalmichthys molitrix et Hypophthalmichthys nobilis, Ctenopharyngodon idellus) alors que la principale production aquacole marine est la moule méditerranéenne (Mytilus galloprovincialis). Les pisciculteurs choisissent leur production aquacole principalement par rapport au marché domestique. Pratiquement la totalité des carpes produites est en effet vendue sur les marchés locaux alors que la majorité des faibles quantités exportées l’est sous la forme de produits piscicoles congelés.

    La principale tâche des autorités et des associations du secteur aquacole est actuellement de réussir l’adaptation de celui-ci pour appliquer efficacement les exigences de la Politique commune de la pêche de l’Union européenne. Il s’agit aussi d’encourager le développement de la production de poissons et de produits piscicoles, notamment en direction des marchés étrangers. Il faut signaler que l’ensemble de la législation existante dans le secteur a été harmonisé dans les domaines de l’élevage, de la transformation et de la commercialisation de poissons et d’autres organismes marins. Le développement de l’aquaculture en Bulgarie dépend de la mise en place réussie de technologies, d’innovations et de modernisations efficaces, d’une bonne interaction entre les exploitants piscicoles et les instituts de recherche ainsi que d’un système d’information avancé.
    Historique et aperçu général
    En Bulgarie, le développement de l’aquaculture en tant qu’activité économique a commencé à la fin du XIXe siècle. Les premières stations aquacoles pour l’élevage de la truite de mer (Salmo trutta fario) ont été construites entre 1889 et 1900. On considère que l’élevage de truites a démarré comme activité économique avec l’établissement de la station d’élevage de Samokov en 1924. Les premières exploitations destinées à l’élevage de la carpe commune ont été construites au cours de la période 1941-1945 à Plovdiv, à Yambol et à Sofia (Chelopechene). De 1950 à 1970, le matériel et l’infrastructure technique du secteur étaient principalement liés à la construction de réservoirs hydriques à grande échelle dans le but de résoudre les problèmes d’irrigation agricole. La majorité des fermes à étang et à cages pour l’élevage de carpes et de truites a été construite dans le pays entre 1976 et 1985. Le début des années 1980 marque le passage de la propriété de l’aquaculture du public au privé. Les unités piscicoles qui étaient propriété de l’Etat ont cessé leurs activités et ont été récupérées par le secteur privé qui s’est développé en construisant aussi de nouvelles exploitations. L’aquaculture bulgare peut être divisée en deux sous-secteurs principaux: l’aquaculture d’eau douce (chaude et froide) et l’aquaculture marine. En 2004, la production totale de l’aquaculture avoisinait 3 300 tonnes.

    L’aquaculture en eau froide se concentre sur la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) qui représente 47 pour cent de la production totale, la truite de mer (Salmo trutta fario), le saumon de fontaine (Salvelinus fontinalis), le corégone lavaret (Coregonus lavaretus) et le corégone péled (Coregonus peled). La production annuelle de ces exploitations élevant différentes espèces de truites était d’environ 1000 tonnes en 2002 et 2003 et 1578 tonnes en 2004.

    En mai 2005, il existait 171 exploitations de carpes et 4 d’esturgeons en eaux chaudes. Les espèces qui étaient cultivées sont la carpe commune (Cyprinus carpio), la carpe argentée (Hypophthalmichthys molitrix), la carpe à grosse tête (Hypophthalmichthys nobilis), la carpe herbivore (Ctenopharyngodon idellus) et la carpe noire (Mylopharyngodon piceus). Le sandre (Stizostedion lucioperca), la barbue d’Amérique (Ictalurus punctatus), le silure glane (Silurus glanis), le brochet du nord (Esox lucius) et la tanche (Tinca tinca) sont également élevés en faibles quantités. En 2003, la production aquacole en eau chaude s’élevait à environ 1 800 tonnes. La production de carpe était de 1 091 tonnes ce qui correspondait à 28 pour cent de la production piscicole totale du pays. La barbue d’Amérique (Ictalurus punctatus) est élevée dans des cages dans les eaux thermiques particulières du lac chaud de la centrale hydroélectrique de traitement des eaux « Маritza-Iztok 2 » à Radnevo. En 2003, la production s’élevait à environ 174 tonnes. L’esturgeon est élevé dans des exploitations spécialisées dans la production de poisson pour la consommation humaine et l’empoissonnement. L’esturgeon du Danube (Acipenser gueldenstaedti), le béluga (Huso huso) et l’esturgeon (Acipenser ruthenus) sont les principales espèces élevées. En 2003, la quantité d’esturgeon produite était de 144 tonnes alors qu’en 2004 elle n’était que de 18,5 tonnes.

    En ce qui concerne le secteur de l’aquaculture marine, la mytiliculture s’est développée dans la Mer Noire et, en 2003, 11 unités de productions étaient enregistrées en Bulgarie. En 2004, la production de moules de la Méditerranée (Mytilus galloprovincialis) était de 118 tonnes. Depuis le début de l’année 2005, deux unités cultivant des cystoseires brunes (Cystoseira crinita) ont aussi été enregistrées. Les principaux systèmes de production aquacole sont les étangs, les raceways, les lacs de barrage et les cages.

    Jusqu’en 1990, les principaux producteurs de poisson d’eau douce en Bulgarie étaient les structures coopératives et étatiques suivantes:
    • Le Complexe agro-industriel national qui produit chaque année entre 12 000 et 14 000 tonnes de poisson pour la consommation humaine et qui représente entre 85,7 et 88,9 pour cent de la production totale du pays (13 400-16 800 tonnes).
    • La Ferme économique de pêche en eau douce qui produit chaque année entre 6 300 et 9 500 tonnes de poisson.
    • Le Complexe de production agricole qui produit chaque année entre 2 800 et 6 500 tonnes de poisson.
    • L’Unité économique de l’industrie piscicole qui produit chaque année entre 630 et 850 tonnes de poisson.
    • Le Ministère de l’industrie forestière qui produit chaque année entre 50 et 1 140 tonnes de poisson pour la consommation humaine et qui représente entre 0,3 et 7,2 pour cent du total de la production nationale.
    • L’Union bulgare des pêches et de la chasse qui produit chaque année entre 1 000 et 1 600 tonnes de poisson pour la consommation humaine et qui représente entre 7,1 et 11,1 pour cent de la production totale.
    La production de poisson d’eau douce dans les plans d’eaux continentaux peut être divisée en trois grandes périodes:
    • Une première, de croissance continue de la production entre 1976 et 1987, qui a été en moyenne de 11,38 pour cent par an entre 1976 et 1980 et de 6,2 pour cent entre 1981 et 1987, ce qui correspond à une augmentation de la production de 7 900 tonnes en 1976 à 16 886 tonnes en 1982.
    • Une seconde, entre 1988 et 1993, qui correspond à un retour en arrière et à une baisse progressive (supérieure à 20 pour cent) de la production de poisson d’eau douce. Cette période est caractérisée par une transition vers l’économie de marché et la modification des conditions socioéconomiques dans le pays.
    • Une troisième, enfin, marquée par une baisse plus nette de la production de poisson d’eau douce entre 2000 et 2004 avec les volumes de production les plus bas enregistrés en 2001 (1 600 tonnes) et 2003 (2 860 tonnes). En 2004, la production de l’aquaculture maritime et d’eau douce s’est élevée à 3 300 tonnes.
    Ressources humaines
    Le secteur de la pêche et de l’aquaculture emploie de nombreuses personnes en Bulgarie dans les zones situées le long des rives du Danube et des côtes de la Mer Noire ainsi que dans certaines régions intérieures où les exploitations et les réservoirs sont localisés. En 2003, plus de 7 000 personnes étaient employées dans ce secteur. Ce nombre comprend aussi bien les pêcheurs sous licence de la Mer Noire et du Danube que ceux qui travaillent dans l’aquaculture et la pêche industrielle dans les réservoirs à l’intérieur du pays. On ne dispose pas de donnés statistiques particulières sur les personnes employées dans le secteur aquacole.
    Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    La Bulgarie peut être divisée en 27 régions administratives dont 3 ont un débouché sur la Mer Noire et 7 sont situées le long du Danube. Les autres se trouvent dans les terres.

    Les caractéristiques hydrographiques du pays déterminent la répartition inégale des exploitations entre les différentes régions. Environ la moitié d’entre elles est concentrée dans 5 régions et couvre une surface de 1 543 ha alors que 4 régions ne comptent aucune exploitation.

    Fin 2004, 217 exploitations aquacoles étaient recensées et couvraient une surface totale de 3 071 ha. 61 pour cent d’entre elles produisaient des poissons d’une taille commerciale alors que les 39 pour cent restant produisaient à la fois des poissons d’une taille commerciale et du matériel d’empoissonnement. Seulement 3 pour cent de l’ensemble des exploitations est spécialisé dans la production de matériel d’empoissonnement. La majorité des exploitations, 69 pour cent, élève des espèces d’eau chaude, notamment l’esturgeon dans 4 d’entre elles. 24 pour cent des exploitations élève des espèces d’eau froide. On compte également des exploitations qui élèvent aussi bien des espèces d’eau froide que d’eau chaude alors que celles qui pratiquent l’aquaculture marine ne représentent que 2,3 pour cent de l’ensemble des exploitations du pays.

    La production aquacole provient principalement d’étangs d’eau chaude. Les raceways utilisés dans l’élevage de truites sont bien moins nombreux. Jusqu’à la fin de l’année 2004, les exploitations de cages étaient au nombre de 7, ce qui représentait 3,2 pour cent du nombre total d’exploitations aquacoles. Ce type d’équipement est essentiellement utilisé pour la production intensive de truites et de carpes, ainsi que pour celle de barbues d’Amérique et d’esturgeons. Les cordes pour collecter les œufs des larves sont utilisées dans l’aquaculture marine.

    La principale source en eau des exploitations continentales est l’eau des rivières. Les cages se trouvent principalement dans les lacs de barrage.

    La plus grande part des exploitations, environ 40 pour cent, occupe des plans d’eau d’une superficie comprise entre 1 et 10 ha alors que 27 pour cent d’entre elles disposent de plans d’eau d’une superficie inférieure à 1 ha. Un nombre réduit d’exploitations exploite des plans d’eau d’une superficie supérieure à 20 ha.
    Les exploitations sont majoritairement enregistrées comme compagnies d’exploitant individuel et comme personnes physiques. De nombreuses exploitations sont enregistrées comme Sociétés à responsabilité limitée (ЕООD et ООD) alors que très peu le sont comme sociétés par actions (AD).
    Espèces cultivées
    La principale espèce élevée dans les exploitations aquacoles en eau chaude en Bulgarie est la carpe commune (Cyprinus carpio). La production de ces exploitations représente 48,5 pour cent de la production aquacole du pays. La carpe comptait pour 57 pour cent de cette production en 2004. La carpe est également élevée dans des étangs ou des cages, seule ou avec d’autres espèces. La principale espèce élevée avec la carpe commune, sous forme de polyculture, est la carpe argentée (Hypophthalmichthys molitrix). L’introduction et l’acclimatation de cette dernière, comme celles de la carpe herbivore (Ctenopharyngodon idellus), ont été réalisées en 1968-1969. En 2004, la carpe à grosse tête (Hypophthalmichthys nobilis) représentait 33 pour cent de la production totale des exploitations aquacoles en eau chaude du pays.

    La principale espèce élevée dans l’aquaculture en eau froide en Bulgarie est la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss). Sa production s’élevait en 2004 à 1 555 tonnes, résultat qui correspondait à 98 pour cent de la production totale des exploitations aquacoles en eau froide et 47 pour cent de la production aquacole totale.

    La barbue d’Amérique (Ictalurus punctatus) est élevée dans des cages dans les eaux thermiques particulières du lac chaud de la centrale hydroélectrique de traitement des eaux « Маritza-Iztok 2 » à Radnevo.

    La moule de la Méditerranée (Mytilus galloprovincialis) est la principale espèce mytilicole élevée sur les côtes du pays. En 2004, sa production s’élevait à 118 tonnes et représentait 85 pour cent de la production côtière. Jusqu’en 2004, c’était la seule espèce de moule produite dans l’aquaculture en Bulgarie.
    Pratiques et systèmes d'élevage
    Les systèmes de culture suivants sont appliqués en Bulgarie:
    • Exploitations avec un cycle de production fermé – de l’incubation à la production de matériel pour l’empoissonnement et de poisson pour la consommation humaine. Elles constituent 39 pour cent des exploitations enregistrées fin 2004.
    • Exploitations avec un cycle de production ouvert. La majorité des exploitations bulgares sont de ce type (69 pour cent de l’ensemble des exploitations enregistrées fin 2004). La majorité d’entre elles (97 pour cent) produit seulement des poissons pour la consommation humaine alors que les 3 pour cent restants sont spécialisés dans la production de matériel pour l’empoissonnement.
    • Exploitations extensives. Il s’agit d’exploitations dans lesquelles la production n’est obtenue qu’à partir des ressources alimentaires naturelles des plans d’eau. Il s’agit des exploitations mytilicoles le long des côtes de la Mer Noire où la moule de la Méditerranée (Mytilus galloprovincialis) est principalement cultivée. Les méthodes extensives sont également utilisées pour l’élevage piscicole dans les lacs de barrage pour la production de carpes.
    • Des exploitations semi-intensives. Il s’agit d’exploitations où, mis à part l’alimentation naturelle des étangs et des lacs de barrage, entre 30 et 40 pour cent de l’alimentation est tirée de forages pour la production de poisson. Des méthodes pour augmenter la base alimentaire naturelle ont été appliquées dans ces exploitations qui représentent les principaux systèmes de production en eau chaude du pays.
    • Exploitations intensives. Il s’agit d’exploitations avec des raceways pour la production aquacole des principales espèces d’eau chaude et des esturgeons qui sont totalement nourris avec des granulés.
    • Cages. Il s’agit d’installations avec des cages flottantes qui peuvent être placées dans différents types de plans d’eau selon l’espèce de poisson à élever. En Bulgarie, elles sont utilisées pour l’élevage intensif de truites arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss), d’esturgeons (Acipenseridae), de carpes communes (Cyprinus carpio) et de barbues d’Amérique (Ictalurus punctatus).
    Performance du secteur
    Production
    Avec l’adoption de la Loi sur la pêche et l’aquaculture en 2001, une procédure d’enregistrement des personnes sélectionnant et élevant des espèces aquacoles a été introduite. L’ensemble du secteur a dès lors été inclus dans la comptabilité et les statistiques de production.

    En 2004, L’aquaculture représentait 28,65 pour cent de la production totale de poissons et d’autres organismes marins et aquacoles (capture et élevage) en Bulgarie. Sa production s’élevait à 3 311 tonnes dont 1 555 de truites arc-en-ciel (47 pour cent), ce qui constitue une croissance de 43 pour cent par rapport à 2003. La reprise des exportations sur le marché européen a entraîné le développement de la production de truites en petites quantités, principalement vers l’Allemagne et l’Espagne. On considère que la production de truites a déjà été optimisée dans le pays.

    En 2004, la production de carpes communes s’élevait à 925 tonnes (28 pour cent de la production aquacole totale). Cette production a considérablement chuté en 2004 (de 167 tonnes, c’est-à-dire 15 pour cent) par rapport à l’année précédente mais elle reste importante en terme de volume.

    La production de moules de la Méditerranée a augmenté de façon significative en 2004 par rapport à 2003 dans les exploitations spécialisées. Elle a été multipliée par 8 environ pour atteindre 118 tonnes. Cette production reste cependant faible en pourcentage par rapport à la production aquacole totale. Elle représentait 3,5 pour cent de cette dernière en 2004.

    La production de carpes (37,6 pour cent), de truites (35,5 pour cent), de carpes chinoises (12 pour cent) ainsi que de silures glanes et de barbues d’Amérique (6,2 pour cent) s’élevait en moyenne à 91-92 pour cent de la production annuelle de poisson d’eau douce dans le pays. A un prix moyen de 2 653 dollars EU la tonne, la valeur de la production s’élevait à 6 791 680 dollars EU en 2003 (1 US$=1,96 BGN) alors qu’en 2004 elle s’élevait à 10 487 344 dollars EU (1 US$=1,96 BGN).

    La production de poisson pour la consommation humaine et l’empoissonnement dans les fermes aquacoles devrait augmenter au cours des prochaines années. Cette prévision se fonde sur un nombre croissant d’exploitations spécialisées enregistrées dans l’élevage de poissons et d’autres organismes en raison d’un intérêt croissant pour ces activités. Le soutien financier obtenu par la Bulgarie dans le cadre du Programme spécial d’adhésion pour l’agriculture et le développement rural (Special Accession Programme for Agriculture and Rural Development – SAPARD) lors de la période de pré-adhésion à l’UE a eu un influence positive.

    Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture au Bulgarie (d'après les statistiques de la FAO):
    Chart  

    Production de l'aquaculture reportée au Bulgarie (depuis 1950)
    (FAO Fishery Statistic)

    Marché et commerce
    Des règlementations concernant la vente de poissons et d’autres organismes aquacoles ont été inclus dans la Loi sur la pêche et l’aquaculture adoptée en 2001 pour introduire les principes du marché de l’UE sur le marché bulgare. Le Ministère de l’agriculture et des forêts, par l’intermédiaire de l’Agence nationale de la pêche et des forêts (NAFA), est l’institution en charge de l’introduction et du contrôle des normes commerciales pour les poissons et les produits piscicoles en Bulgarie.

    Les producteurs vendent principalement leur production sur le marché domestique et fournissent directement les restaurants les grossistes et les détaillants. La quasi totalité de la production de carpes communes et de carpes chinoises est vendue sur le marché domestique. Les prix sont relativement stables et restent rentables pour les plus gros producteurs. La majorité du poisson produit dans les fermes d’eau chaude (truites) est destinée aux marchés étrangers.

    Le système de commercialisation actuelle des poissons et produits piscicoles peut être caractérisé par une chaîne de commercialisation fragmentée entre le producteur et le consommateur, avec les marchés au détail jouant un rôle croissant. La fourniture de poissons d’eau douce provenant de l’aquaculture est limitée à quelques régions en raison du petit nombre d’intermédiaires disposant des équipements appropriés pour le stockage provisoire et le transport de poisson vivant. La fourniture et la consommation de poisson sont par nature saisonnières en Bulgarie.

    En 2004, les exportations bulgares ont atteint 5 630 tonnes de produits piscicoles comestibles provenant des captures et de l’aquaculture. On ne dispose cependant pas de données sur la part constituée par la production de l’aquaculture exportée. Environ 25 pour cent des exportations est composé de poisson congelé exporté vers la Roumanie, l’ex-Yougoslavie et l’Allemagne. Parmi les exportations de mollusques, qui représentent 46 pour cent du total des exportations, les principales destinations sont le Japon, l’ex-Yougoslavie, la Grèce et la Turquie.
    Contribution à l'économie
    Les pêches et l’aquaculture constituent une sous-branche spécifique du secteur agricole et comprennent les sous-secteurs suivants: pêche en eau douce, aquaculture marine, capture dans les lacs de barrage continentaux, capture dans la Mer Noire et production de poissons et d’autres organismes aquacoles. Elles représentent moins de 1 pour cent du produit intérieur brut (PIB) mais occupent une place économique importante et emploient de nombreuses personnes dans certaines régions. La production de poisson provient principalement de captures dans la Mer Noire (50 pour cent de la valeur produite), de l’aquaculture (29 pour cent) et de captures dans le Danube et les lacs de barrage (21 pour cent). Ce secteur fournit de l’emploi à de nombreuses personnes dans les zones situées le long des rives du Danube et des côtes de la Mer Noire ainsi que dans quelques régions continentales où se trouvent les exploitations piscicoles et les lacs de barrage. On comptait plus de 7 000 pisciculteurs en 2003 (enregistrés comme pêcheurs dans la Mer Noire et le Danube ou comme opérateurs de l’aquaculture et des pêches industrielles dans les lacs de barrage continentaux). On ne dispose pas de statistiques précises sur le nombre de personnes employées exclusivement dans l’aquaculture.

    Le nombre d’entreprises agréées qui ont adapté leur production de façon à répondre aux exigences vétérinaires, sanitaires et hygiéniques de l’UE ne cessent de croître, ce qui renforce la position de la Bulgarie sur le marché piscicole européen. Plus de 80 pour cent des entreprises de la sous-branche de la pêche en eau douce a été privatisé. Des compagnies publiques et privées, tout comme des compagnies mixtes, fonctionnent dans ce secteur.

    Ces deux dernières années, on a observé une très forte croissance de l’économie nationale. Le PIB s’élevait en 2003 à 30 089 millions de BGN (15 352 millions de dollars EU). Le secteur « Agriculture et forêts » pèse 3 435 millions de BGN (1 753 millions de dollars EU).

    Selon les données 2004 de l’Institut national des statistiques, la moyenne annuelle de la consommation de poisson et de produits piscicoles s’élevait à plus de 3,4 kg par personne. Cette quantité se base sur la consommation des foyers et ne prend pas en compte la restauration et les services de traiteur. On ne dispose pas de données sur les produits issus seulement de l’aquaculture.
    Promotion et gestion du secteur
    Cadre institutionnel
    Le Ministère de l’agriculture et des forêts (MAF) est l’institution étatique qui applique une politique publique unifiée dans le secteur agricole. Il gère, coordonne et contrôle la politique de l’Etat dans les domaines de l’agriculture, des pêches et de l’aquaculture, des forêts et de la chasse. L’Agence nationale de la pêche et de l’aquaculture (NAFA) dépend du Ministère de l’agriculture et des forêts. C’est un organisme exécutif de l’administration centrale qui met en place la Politique nationale sur la pêche et l’aquaculture et applique la Loi sur la pêche et l’aquaculture. Cette Agence applique la législation dans son ensemble et coordonne le développement de la pêche et de l’aquaculture, la gestion et le contrôle des ressources piscicoles, les licences et les régimes d’enregistrement des activités de sélection des poissons et de pêche ainsi que le contrôle des règles régissant la pêche de loisir.

    Cette agence est financée à la fois par le budget national, des taxes sur l’octroi de licence et les régimes d’inscription ainsi que sur la collecte de compensations financières en cas de dommages causés à des organismes piscicoles ou aquacoles.

    Outre la NAFA, d’autres structures du MAF soutiennent les activités de base de l’Agence. Deux associations principales opèrent dans le secteur: la Fédération nationale de la pêche et de l’aquaculture (NFFA) et l’Association des transformateurs de produits piscicoles (BG FISH) qui représentent les producteurs de poissons auprès des autorités et garantissent les droits commerciaux, sociaux et professionnels de leurs membres.
    Règlements en vigueur
    Les règlementations gouvernementales suivantes s’applique au secteur de l’aquaculture:
    • La Loi sur la pêche et l’agriculture (LFA), adoptée en 2001, règlemente les bases légales de la gestion, du stockage et de l’utilisation des ressources piscicoles, la politique et le programme de stockage des ressources ainsi que l’organisation structurelle et commerciale du secteur. Elle règlemente aussi le passif de la gestion d’ensemble du secteur de la pêche, définit les obligations du NAFA, spécifie les restrictions relatives au contrôle de la pêche de capture et de la pêche à la ligne au moyen d’un système de licences ainsi que de l’exigence d’enregistrement des producteurs aquacoles. En cours de modification, la Loi sur la pêche et l’agriculture est dans l’ensemble cohérente et répond aux principales exigences de la législation sur la pêche de l’UE. Conformément à la LFA, tout producteur aquacole dans le pays doit être enregistré selon les règlementations existantes relatives aux conditions et aux procédures d’émission des licences de pêche ainsi que d’immatriculations des personnes sélectionnant et élevant des poissons et d’autres organismes aquacoles.
    • La Loi sur les bourses de valeurs et les marchés règlemente depuis 2001 l’information nécessaire et les documents comptables. Ces derniers comprennent les données sur l’origine des produits, leur description complète, les certifications et les caractéristiques qualitatives que les producteurs aquacoles doivent remplir quand ils vendent leurs produits.
    • La Loi sur les eaux datant de 2000 et modifiée en 2003 stipule que la propriété et la gestion des eaux sur le territoire de la République de Bulgarie en tant que ressource naturelle supranationale est inaliénable. Elle régit la propriété des systèmes et l’équipement économique des eaux.
    • La Loi sur les activités vétérinaires datant de 1999, modifiée en 2004, vise à stipuler quelles sont les conditions pour l’approvisionnement du marché en matières premières sûres et de grande qualité ainsi qu’en aliments d’origine animale. Elle introduit les principes et les exigences de la loi vétérinaire de l’UE. Ses activités comprennent l’application d’exigences vétérinaires pour la qualité et la sécurité des matières premières et des aliments d’origine animale dans leur production. Les exigences vétérinaires et sanitaires pour la production et la fourniture du marché avec des produits piscicoles sont régies par la Régulation n° 10 qui date du 4 mai 2000 du Ministère de l’agriculture et des forêts. Le Service vétérinaire national est l’institution responsable de l’application de la Régulation. Les règlements relatifs aux mesures prophylactiques et au contrôle des maladies contagieuses ont pris effet en 2001 et établi des mesures pour sauvegarder, restreindre et éradiquer la propagation de maladies infectieuses et de virus parmi les truites et les carpes.
    • En 2002, le Ministère de l’agriculture et des forêts a adopté des règlementations relatives aux exigences vétérinaires et sanitaires dans la production et l’approvisionnement du marché en mollusques bivalves vivants. Celles-ci précisent quelles sont les exigences vétérinaires et sanitaires dans les régions de production et les régions où les mollusques bivalves vivants sont placées de façon répétée dans l’eau en vue d’une consommation immédiate ou pour des transformations qui précèdent leur consommation.
    • Les exigences relatives à la qualité des eaux pour la pêche et la sélection de mollusques sont règlementées depuis 2000 par des textes produits par le Ministère de l’environnement et des eaux, le Ministère de l’agriculture et des forêts et le Ministère de la santé. La législation existante en Bulgarie sur les pêches et l’aquaculture a été établie dans son ensemble de façon à être conforme et correspondre à l’utilisation totale des eaux et des réservoirs du pays comme un environnement pour élever et capturer des poissons et d’autres types d’aquaculture.
    Recherche appliquée, éducation et formation
    La recherche sur les pêches et l’aquaculture, ainsi que les activités qui y sont rattachées, sont prises en charge dans des instituts de recherche et des universités. Des licences, des masters et des doctorats sont offerts aussi bien dans le cadre de cours sur place que d’études à l’étranger. Des cours par correspondance et brefs sont également offerts dans le domaine de l’aquaculture.

    Principaux instituts de recherche aquacoles gouvernementaux et universités offrant des diplômes et des formations sur les pêches et l’aquaculture:
    • Institut des pêches et de l’aquaculture, Varna, dont les deux branches se trouvent à Varna et à Plovdiv pour la recherche marine et en eau douce.
    • Université de Sofia « Кliment Оhridski », Département de biologie, Sofia.
    • Université de Thrace, Département d’agriculture, Stara Zagora.
    • Institut de zoologie de l’Académie des sciences bulgare, Sofia.
    • Département technique forestier, Sofia.
    • Université agricole, Plovdiv.
    • Ecole d’agriculture, Plovdiv.
    Tendances, questions et développement
    Au début des années 1990, le secteur agricole bulgare s’est considérablement réformé et a connu de grands changements. Cette réforme de la production agricole a également touché le secteur aquacole après 1990 de la façon suivante:
    • Fin des subventions étatiques aux entreprises piscicoles et aquacoles.
    • Arrêt de la production et de la création de petites exploitations piscicoles.
    • Perte des marchés européens.
    • Baisse du volume total de production et des exportations de poisson.
    • Augmentation du prix des poissons d’élevage qui a affecté les ventes sur le marché domestique.
    • Chute du pouvoir d’achat de la population.
    • Compétition déloyale, vol de production dans les exploitations piscicoles, ventes sur des lieux ne respectant aucune règle.
    • Lente adaptation aux conditions de l’économie de marché.
    • Investissements limités.
    • Lente privatisation.
    Lors du processus de transition du pays vers l’économie de marché et de nouvelles conditions socioéconomiques, la production de poisson dans l’aquaculture a baissé, ce qui a entraîné une baisse de la transformation, des ventes et de la consommation de produits piscicoles. Au cours de la période 1988-1993, on a observé une baisse progressive (supérieure à 20 pour cent) de la production de poisson d’eau douce. La production la plus faible a été enregistrée en 2001 (1 614 tonnes). Après une relative stabilisation de la situation économique dans le pays lors de la période la plus récente, on a relevé une croissance de la production aquacole. On a enregistré une augmentation d’environ 3 000 tonnes en 2003. Cette croissance s’est maintenue en 2004 et le volume de production de poisson d’eau douce s’est élevée à 3 300 tonnes. Au cours des dernières années, la structure de la propriété a considérablement changé à la suite des privatisations. Plus de 80 pour cent des entreprises aquacoles ont été privatisées. Le nombre d’exploitations aquacoles privées élevant des poissons et d’autres organismes aquacoles a par conséquent augmenté de façon significative. La plus forte croissance enregistrée au cours des deux dernières années est celle de la production de l’aquaculture marine. En dépit de cette augmentation, l’adhésion de la Bulgarie à l’UE en 2007 a soulevé un certain nombre de questions législatives relevant de différents domaines comme le maintien de l’équilibre écologique et de la variété des espèces, la mise en place de technologies qui respectent l’environnement, un contrôle vétérinaire strict, etc. L’élaboration et l’adoption d’une stratégie visant un développement solide du secteur de la pêche et de l’aquaculture sont en cours. L’un des principaux points de cette stratégie concerne la règlementation du régime du commerce extérieur désormais libéralisé alors que des normes européennes ont été adoptées. Dans ce cadre, des conditions et des dispositions particulières pour la protection de la production locale sont sur le point d’être prises. Cela implique que le secteur soit informé des possibilités d’utiliser des fonds structurels dans le domaine des pêches et de l’aquaculture après l’adhésion de la Bulgarie à l’UE et des conditions à remplir pour y accéder. Des campagnes d’information en direction des parties prenantes de l’aquaculture seront organisées par l’administration nationale.


    Production de poisson et transformation
    • Une réorganisation de la production aquacole de façon à augmenter la rentabilité grâce à l’introduction d’un système intensif d’élevage.
    • Une augmentation de la qualité des produits issus de l’aquaculture.
    • Une augmentation de la qualité et de l’efficacité des calculs statistiques dans la pays.
    • Dans l’aquaculture en eau chaude, il y a eu une tendance à la hausse de la production des espèces de poissons (silure glane, brochet, barbue d’Amérique, esturgeons, etc.) les plus demandés sur le marché.
    • La transformation du poisson a été incluse comme une activité à développer dans le cadre du Programme spécial d’adhésion pour l’agriculture et le développement rural (SAPARD). Des fonds ont été accordés pour établir de nouvelles entreprises de transformation du poisson ou reconstruire celles qui existent de façon à répondre aux normes internationales.
    • Un certain nombre d’unité de transformation du poisson a été créé et est déjà opérationnel alors que d’autres sont en cours de conception et de construction.
    • Le maintien de relations économiques stables pour les personnes employées dans le secteur.
    Marchés
    • Après l’adhésion de la Bulgarie à l’UE, la branche des pêches et de l’aquaculture a été adaptée aux mécanismes du marché international ainsi qu’à la compétitivité prévue sur le marché domestique comme sur les marchés étrangers.
    • Le manque d’une période de transition qui permette de traiter le poisson et de contrôler les exploitations constitue un inconvénient aux négociations sur les pêches dans le cadre de l’élargissement de l’UE relatif au commerce entre la Bulgarie et l’UE.
    • Les produits des pêches et de l’aquaculture seront sujets à un processus de catégorisation, de standardisation et d’étiquetage qui aura pour résultat une progression de la confiance des consommateurs bulgares et européens ainsi qu’une augmentation de la production en valeur ajoutée.
    • Dans l’optique de collecter et de traiter l’information sur le marché et d’établir une structure commerciale adéquate, des marchés représentatifs pour la vente de poisson devraient être mis en place au sein de la branche. Le nombre de ces marchés devrait être approprié de façon à ce qu’une concentration optimale entre l’offre et la demande soit atteinte.
    • L’implication des fabricants dans la gestion des marchés améliorera le contrôle de la qualité de la production, garantira la transparence de leurs opérations et ainsi qu’une réduction des coûts qui aura à long terme une influence positive pour le consommateur.
    • Le développement d’un logiciel pour le traitement au jour le jour de l’information relative au marché est nécessaire.
    • L’export de poisson frais et vivant dépend dans une grande mesure du suivi de la situation sanitaire du poisson dans les établissements piscicoles. Il n’y a pas d’obstacles à l’investissement dans ce domaine et les autorités vétérinaires mènent localement les analyses nécessaires sur l’eau et les poissons dans les unités piscicoles en accord avec les exigences UE.
    Protection de l’environnement
    • Le développement d’une aquaculture compétitive qui protège les ressources est encouragée.
    Formation, recherché scientifique
    • L’amélioration des qualifications dans le secteur professionnel des pêches et de l’aquaculture est encouragée.
    • Une base de données scientifiques pour la préparation de documents normatifs sur l’aquaculture est en cours de développement.
    • De nouvelles méthodes de productions sont examinées et développées, tout comme la possibilité de les introduire dans le pays.
    Références
    Bibliographie

    Aps R., Sharp, R., Kutonova, T. 2004. Freshwater Fisheres in Central & Eastern Europe: the Challenge of Sustainability, IUCN, Overview Report, Warsaw, pp. 94.

    Grozev, Gr., Petrov, P. 1989. State, tendencies and perspectives for the development of the freshwater fisheries in Bulgaria. Proc. International Symposium "Problems of the intensification in the freshwater fisheries”, Plovdiv, pp.7-19.

    Staykov, J. et al. 2002. Aquaculture in Bulgaria: State, problems, strategy and perspectives for development. Proc. Symposium “Problems in the animal production in Bulgaria”, St. Zagora, 139-172
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