1. Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    1. Résumé
    2. Historique et aperçu général
    3. Ressources humaines
    4. Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    5. Espèces cultivées
    6. Pratiques et systèmes d'élevage
  2. Performance du secteur
    1. Production
    2. Marché et commerce
    3. Contribution à l'économie
  3. Promotion et gestion du secteur
    1. Cadre institutionnel
    2. Règlements en vigueur
    3. Recherche appliquée, éducation et formation
  1. Tendances, questions et développement
    1. Références
      1. Bibliographie
      2. Liens utiles
    Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    Résumé
    La Chine a une longue histoire en aquaculture. Cependant, la production à grande échelle n’a commencé qu’après la fondation de la République populaire de Chine en 1949. Après que la Chine se soit ouverte au monde extérieur dans les années 80, le secteur s'est nettement développé, et sa croissance est devenue la plus rapide parmi les industries de l'agriculture. En 2003, la Chine a produit un total de 30,28 millions tonnes de poissons cultivés, contribuant à 64,34 pour cent de la production nationale de la pêche. L'apport par habitant en poissons et en produits issus des captures de pêche et de l'aquaculture a atteint 36,2 kilogrammes. Les exportations de la crevette, de l'anguille, du tilapia, des mollusques et crustacés et des algues cultivés formaient également l'épine dorsale des exportations chinoises des produits comestibles de la mer, contribuant par environ 50 pour cent des exportations nationales des produits comestibles de la mer en termes de valeur. Le développement rapide de l'aquaculture en Chine a non seulement contribué à l’amélioration de l’alimentation, mais il a également généré de l'emploi et des revenus. Environ 4,3 millions ouvriers ruraux sont directement employés dans l’aquaculture avec un revenu annuel net de 8 667 Yuan par habitant.
    Historique et aperçu général
    Les traces de l'aquaculture continentale en Chine remontent à 2 400 ans. Des poissons marins et des mollusques et crustacés ont été cultivés entre 1 700 - 2 000 ans. Le «Fan Li sur la pisciculture» est le premier travail existant en Chine sur la pisciculture. C'est également le premier travail écrit dans le monde sur la pisciculture et résume la riche expérience d'élevage de la carpe dans les étangs au 5ème siècle A.C.

    L’élevage des poissons en Chine a toujours été une activitée familiale basée sur l’expérience accumulée au cours des générations. Les technologies utilisées étaient primitives et avaient un rendement relativement faible, comparées aux techniques actuelles avancées. Après les années 50, le gouvernement de la Chine a commencé à employer de nouvelles méthodes d’élevage caractérisées par la percée technologique remarquable dans la reproduction induite, qui ont fermé le cycle de vie en captivité des principales carpes chinoises. En 1978, il y a eu une série de changements dans les politiques économiques de la Chine, faisant que la planification centrale ait été graduellement remplacée par une économie de marché. En brisant le monopole du marché et les entraves au commerce dans le pays, la Chine a créé un environnement favorisant le développement du marché de l'aquaculture. En même temps, l'évolution scientifique et technologique a également préparé le terrain pour la production à grande échelle. Le succès dans la reproduction artificielle des carpes vers la fin des années 50 a battît graduellement une grande industrie de carpe qui représentait, jusqu'à 2004, 46,4 pour cent du rendement de l'aquaculture nationale, ou 78,58 pour cent de l'aquaculture continentale nationale. Beaucoup d'autres espèces telles que les algues, les mollusques, les crustacés et les poissons ont suivit et sont entrés dans la production massive après les années 80. La plupart des semences des espèces cultivées proviennent des écloseries. L'exception est marquée par l’anguille, dont l’élevage se base toujours sur des semences collectées dans les eaux naturelles ou importées d'autres pays.
    Ressources humaines
    Le développement de l'aquaculture a créé de l'emploi dans les zones de pêche et les zones rurales. En 2003, le nombre total des ouvriers à plein temps impliqués dans l'aquaculture était d’environ 4,3 millions (travaillant plus de 6 mois par an). En outre, il y a environ 6 millions de postes de travail à temps partiel (plus de 3 mois mais pas plus de 6 mois par an) couvrant un total de 3,5 millions de foyers. La plupart des fermes sont privées ou de propriété collective. En 2002, des fermes appartenant à l'état produisaient seulement 179 686 tonnes et représentaient le 1,48 pour cent de l’élevage marin total, et 1 144 394 tonnes ou 6,75 pour cent de la production totale de l’élevage continental. Il y a une grande présence des femmes dans les petites fermes piscicoles qui appartiennent à leurs familles. La formation des fermiers est organisée dans la plupart des cas, chaque année par les stations de vulgarisation établies par le gouvernement à différents niveaux, ou par des brochures techniques diffusées par le gouvernement par le biais du «programme de la science et de la technologie dans le monde rural».
    Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    Espèces cultivées
    Les espèces d’eau douce en élevage

    Environ 50 espèces commercialement importantes sont cultivées. Les espèces les plus généralement cultivées sont les carpes, la brème chinoise et la brème à museau émoussé. Depuis les années 80, avec l'augmentation de la demande du marché interne et international, diverses espèces ont été développées ou introduites de l'étranger pour l’élevage commercial telle que l'anguille du Japon (Anguilla japonica), le river nail, le poisson mandarin (Siniperca chuatsi), l'esturgeon (Acipenser sturio), la tortue à carapace molle et à ventre rouge (Trionyx sinensis), le crabe chinois (Eriocheir sinensis), la loche, l’ophiocéphale (Channa argus), les écrevisses, la bouquet géant (Macrobrachium rosenbergii), le tilapia, la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss), le poisson- spatule, le poisson-chat, la grenouille et l'anguille d'Europe (Anguilla anguilla). En 2003, la Chine a atteint un total de 17 782 734 tonnes de produits aquacoles d'eau douce. La part approximative des espèces cultivées de la production totale de l'aquaculture d'eau douce était comme suit:


    Espèce Pourcentage
    Carpe argentée et carpe marbrée 30,10%
    Carpe herbivore 20,20%
    Le carassin commun 13,20%
    Carpe noire 10,00%
    Carpe noiretd> 1,30%
    Brème chinoise et la brème à museau émoussé (Brème de l'Amour blanc et la Brème de Wuchang) 3,30%
    Tilapia 4,20%
    Crabe chinois, bouquet géant et tortue à carapace molle et à ventre rouge 3,40%
    Anguille 1,0%
    Autres 13,40%

    Espèces élevées, marines et d’eau saumâtre

    Environ 40 espèces commercialement importantes sont cultivées. L’élevage traditionnel des espèces marines est en grande partie limité à quatre groupes de mollusques: les huîtres, les coquilles saint- jacques, les arches granuleuses (Anadara granosa) et les palourdes japonaises. Les élevages du pétoncle (Chlamys livida) et de l'ormeau ont été développés durant les années 80. La production des algues a été développée dans les années 50. L’élevage de crevette était l'industrie principale qui générait de l'argent durant les années 80. Penaeus chinensis, Penaeus japonicus, Penaeus monodon, Penaeus vannamei, Penaeus merguiensis, Penaeus penicillatus, Metapenaeus ensis sont les principales espèces cultivées en Chine, parmi lesquelles Penaeus vannamei est devenu aujourd’hui une espèce dominante en termes de production. La production massive des poissons marins a commencé dans les années 90. La daurade, le chanos (Chanos chanos), le bar commun, le flétan japonais, le mulet, la courbine jaune (Larimichthys polyactis), le mérou et le compère sont les principales espèces cultivées. Des espèces introduites comme le bar, le black-bass, le turbot (Psetta maximum), le snapper rouge (Centroberyx affinis) ont été également cultivées avec succès. Les espèces marines produites étaient de (12 533 061 tonnes en 2003) et la proportion des groupes d'espèces est comme suit:

    Poissons marins 4,10%
    Crustacés 5,30%
    Molluscs 78,60%
    Mollusques 11%
    Pratiques et systèmes d'élevage
    Aquaculture en eau douce

    La culture en étang est le système le plus populaire et le plus important en Chine. Il a contribué à 70,54 pour cent environ de la production de l'aquaculture continentale en 2003. La plupart des activités de l’élevage en étang sont distribuées le long du bassin du fleuve bleu de Yangtsé Kiang et du bassin du fleuve de perle couvrant 7 provinces: Guangdong, Jiangsu, Hubei, Hunan, Anhui, Jiangxi et Shanghai, où la production de l'aquaculture continentale a représenté 67,62 pour cent de la production totale du pays. Dans les régions moins développées, principalement dans le nord, le nord-est et les régions du nord-ouest, telles que Pékin, Tianjin, Hebei, Shandong, Shanxi, la Mongolie intérieure, Liaoning, Jilin, Heilongjiang, Shaanxi, Ganshu, Ningxia et Xinjiang, la part de l'aquaculture en eau douce dans la production totale du pays a augmenté de 2,80 pour cent en 1979 à 15,42 pour cent en 2002.

    Indépendamment de l’élevage en étang, la pisciculture en eau ouverte explique la majeure partie de la production restante. De nos jours, les aquaculteurs chinois pratiquent non seulement l’élevage intensif dans des étangs, mais ils font également la même chose dans les eaux ouvertes telles que les réservoirs, les lacs, les fleuves et les canaux, avec des cages, des clôtures de filet et des parcs à poissons. L’unité de production moyenne en aquaculture continentale a augmenté de 297 kg/ha en 1979 à 3 185 kg/ha en 2003, soit une augmentation de 2 888 kg, ou environ 10,72 fois. Le tableau ci-dessous illustre l’unité de production des différents systèmes d’élevage.

    Unité de production des différents systèmes d’élevage
    Année Moyenne (kg/ha) Etang Lac Réservoir
    1979 279 724 155 84
    2003 3 185 5 217 1 124 1 109
    Source: Annuaire des statistiques de pêche en Chine 1979 et 2003

    Ces dernières années, la pisciculture dans les rizières a commencé à changer d’une production de petite taille à une activité commerciale importante et en croissance. En 2003, les rizières irriguées pour la pisciculture ont atteint 1,56 million ha avec une production totale de 1,024 million de tonnes. Les carpes sont les principales espèces cultivées, mais le crabe chinois (Eriocheir sinensis) a également gagné de la popularité parmi les aquaculteurs dans les rizières du fait de sa rentabilité.

    L’élevage des espèces marines

    L'aquaculture marine et en eau saumâtre s'est développée rapidement pendant les deux dernières décennies au même temps que les différents systèmes d’élevage tels que les étangs les radeaux flottants, les parcs à poisson, les cages (à la côte, au large et submergées), les réservoirs d'intérieur avec eau recyclée, la culture sur fond marin et le pacage en mer. Avant 1980, les espèces cultivées étaient principalement les laminaires, le varech (Porphyra) et la moule qui ont contribué à 98 pour cent en volume de la production totale de l’aquaculture marine. Diverses espèces de poissons marins et de mollusques ont été maintenant adaptées à l'élevage. Les zones destinées à cette activité et la production ont augmenté de 117 000 ha et de 415 900 tonnes en 1979 à 1,53 million ha et de 12,53 millions tonnes en 2003.

    Zones de culture et le rendement pour les différents types d’eau en 2003
    - Mer peu profonde Vasière Baie
    Surface (ha) 590 455 676 184 265 513
    Rendement (tonnes) 6 318 026 5 091 330 1 123 705
    Source: Annuaire des Statistiques de la pêche en Chine de 2003
    Performance du secteur
    Production
    En 2003, la production totale de l’aquaculture a atteint 30,28 millions de tonnes partant de 1,23 million de tonnes en 1979. La proportion de l'aquaculture dans le total de la pêche nationale a augmenté de 29 pour cent en 1979 à 64,33 pou cent en 2003. En 1979, la surface consacrée à l'aquaculture a grimpé graduellement de 2 854 millions ha à 7 104 millions ha en 2003. L'aquaculture a ainsi remplacé la pêche qui était une activité principale. L'aquaculture continentale est très importante dans l'industrie de l'aquaculture en Chine. En 1979, l’aquaculture continentale n’occupait que 2,74 millions de ha et la production était de 813 320 tonnes. En 2003, la surface a atteint 5,57 millions de ha et la production 17,74 millions de tonnes. Il y a 11 provinces où la production de l'aquaculture continentale a dépassé 500 000 tonnes. L'aquaculture marine a également connu un développement rapide, partant de 415 900 tonnes en 1979 à 12,13 millions de tonnes en 2003.

    Les carpes sont les principales espèces cultivées en Chine, avec 44 pour cent de la production totale de l'aquaculture. En 2002, la production des carpes argentée et marbrée était de 5 102 895 tonnes, suivies de la carpe herbivore (3 419 593 tonnes), la carpe commune (2 235 634 tonnes), le cyprin doré (1 697 217 tonnes) et de la carpe noire (224 529 tonnes). La brème de l’Amour Blanc et la brème de Wuchang sont également cultivées à grande échelle avec une production annuelle de 564 086 tonnes. Les mollusques sont le principal groupe cultivé avec approximativement 33,20 pour cent de la production chinoise. En 2002, parmi les mollusques cultivés, la production des huîtres a atteint 3,63 millions de tonnes, suivies des palourdes (2,30 millions de tonnes), les pétoncles (935 585 tonnes), les moules (663 866 tonnes), et le couteau (635 486 tonnes).

    En même temps que se développait l’élevage des espèces traditionnelles, il y a eu une tendance grandissante vers l’élevage des espèces de grande valeur telles que le crabe chinois à mitaines, les crevettes roses, l'anguille, les grenouilles, les écrevisses, la tortue, l'esturgeon, le flétan, le flet japonais, les mérous, les perles, l'ormeau, le concombre de mer etc. La production des espèces de grande valeur contribue aujourd’hui à environ 30 pour cent de la production totale de l'aquaculture tandis qu’elle ne dépassait pas 1 pour cent en 1979.

    Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture au Chine (d'après les statistiques de la FAO):

    :
    :
    Marché et commerce
    À la différence des poissons capturés et des produits de la pêche, la plupart des produits de l'aquaculture sont vendus vivants sur le marché chinois à cause de la préférence du consommateur pour les poissons et les produits de pêche vivants. On estime que moins de 4,7 pour cent des produits de l'aquaculture sont traités ou transformés pour les marchés locaux ou étrangers. Par exemple, la brème et le tilapia chinois étripés peuvent être trouvés aux supermarchés dans les grandes villes en Chine ainsi qu’une petite quantité de carpe en boîte. Les carpes, le tilapia et d'autres espèces se vendant à petits prix sont principalement consommés à la maison et dans la plupart des petits restaurants. Des espèces de grande valeur telles que les crabes, les tortues, les poissons marins, les crevettes et le poisson mandarin sont consommés, dans la plupart des cas, aux restaurants où les aquariums sont toujours disponibles avec des poissons et des produits vivants prêt à être choisis.

    Il y a environ 340 marchés en gros de poissons dans la Chine où des stands sont loués par des intermédiaires qui agissent comme, à la fois, des grossistes et des détaillants. Les supermarchés ou les grandes chaînes de marchés ont été introduits assez récemment en Chine et ils sont les importants points de vente au détail des produits vivants et transformés de l'aquaculture. Par exemple, la chaîne française de supermarchés «Carrefour» a 5 points de ventes à Pékin. Selon les variations des prix, les grossistes font un bénéfice de 8 à 50 pour cent additionnel, et les détaillants reçoivent 10-100 pour cent selon l’espèce, la qualité et la taille. Les restaurants font normalement des 100 pour cent additionnel avec les clients. Il y a également des marchands de poissons ambulants qui achètent les poissons des fermes à côté des marchés au détail à un prix relativement meilleur que celui des grossistes. Les aquaculteurs créent directement des points de ventes sur les marchés libres.

    Les exportations aquacoles sont la force la plus dynamique de l'augmentation rapide des exportations chinoises des produits comestibles de la mer. En 2003, la Chine a exporté une valeur de 5,49 milliards dollar EU en poissons et produits de pêche, dont environ 50 pour cent en termes de valeur proviennent de l'aquaculture. En 2003, les exportations chinoises des principaux produits de l'aquaculture ont atteint 2,45 milliard dollar EU soit 643 637 tonnes. Les principaux produits exportés étaient la crevette (congelée ou panée), l’anguille cuite au four, le tilapia (étripé et congelé ou en filet), la courbine jaune (entière vivante ou congelée), le crabe (vivant, congelé ou coupé), les algues ou leurs produits dérivés, les poissons (vivants ou glacés) et les mollusques et crustacés. Les Etats-Unis étaient le principal marché pour la crevette et le tilapia chinois; Le Japon était le plus grand marché pour l'anguille cuite au four, la crevette et le crabe. La Corée du sud était la destination principale de la courbine jaune, des algues et des poissons. Hong Kong, région administrative spéciale de la Chine, absorbe également une quantité impressionnante des poissons et des crabes d’origine chinoise. La Chine exporte également vers les Etats-Unis et le Japon les mollusques et les crustacés cultivés. L'Union Européenne s’est totalement fermée aux produits de l'aquaculture chinoise depuis janvier 2002, mais l'interdiction a été levée le 16 juillet 2004.

    À la fin de l’année 2002, le Ministère Chinois de l'Agriculture a mis en application un programme appelé «production agricole sans risque pour l’humanité». Le but de ce programme est de fournir des conseils aux fermiers et aux aquaculteurs sur la façon de cultiver leurs produits selon les procédures et les normes exigées. Les produits qualifiés seront marqués du tampon portant «Produits agricoles sans danger pour l’humanité». Le programme est, actuellement, mis en application sur une base volontaire.
    Contribution à l'économie
    Le développement de l'aquaculture a eu un impact positif sur le développement économique social et dans les zones rurales. Les poissons issus de la pêche et de l'aquaculture comme tous les produits d’origine animale (viande, oeuf, lait et poissons) ont augmenté de 20 pour cent en 1985 à 32 pour cent en 2002. L'aquaculture améliore non seulement l’alimentation des fermiers ruraux, mais constitue également un moyen important d'allégement de la pauvreté. De 1985 à 2003, l'industrie de l'aquaculture a créé 4,3 millions postes de travail à temps plein pour les fermiers ruraux. Le revenu net par aquaculteur a atteint, en 1999, 4 474 Yuan, ce qui est beaucoup plus haut que le revenu net par habitant qui ne dépasse pas 1 347 Yuan dans les comtés désignés comme pauvres par l’état. La pisciculture dans les rizières s’est étendue à la majeure partie des comtés désignés comme étant pauvres par l’état dans le cadre des programmes pour l'allégement de la pauvreté et de ce fait, elle a réalisé un grand succès. L’élevage des poissons dans les rizières est maintenant principalement pratiqué dans les zones rurales pauvres à cause des faibles moyens d’investissement mis en oeuvre et des retombées économiques relativement élevées.
    Promotion et gestion du secteur
    Cadre institutionnel
    Le cadre institutionnel de l'agriculture, est le principal corps administratif de la pêche et de l'aquaculture. Il formule des plans, des stratégies, des politiques et des programmes pour le développement de la pêche, il met en place et contrôle les lois, les réglementations et les accords de pêche internationaux/ bilatéraux, il renforce, également la gestion afin d'assurer l'utilisation appropriée des ressources aquatiques et de protéger l'environnement de la pêche, il soutient la pêche, l’éducation et la recherche scientifique et enfin, il dirige l'industrie de transformation des poissons.

    Sous les provinces ou les régions autonomes, il y a les préfectures, les comtés et les villes. Les départements de pêche dans les provinces, les régions autonomes, les municipalités et les comtés ont plus ou moins les mêmes fonctions que le Bureau de la Pêche dans leurs régions géographiques respectives. Ils relèvent de leurs gouvernements provinciaux, autonomes, municipaux et de comté et sont guidés par le Bureau de la Pêche.

    D'autres structures d’appui au secteur de l'aquaculture comprennent: le Centre National de Vulgarisation des Technologies de la Pêche qui est l'établissement national responsable de la vulgarisation de l'aquaculture, et 18 462 stations de vulgarisation, qui forment un réseau de services à travers le pays. La vulgarisation est conjointement financée par le gouvernement central et local. L'académie chinoise de la pêche est une académie nationale impliquée dans la recherche sur des sujets spécifiques, tels que la biologie des animaux aquatiques, les ressources halieutiques et les études socio- économiques de la pêche. Toutes ces activités sont coordonnées par le Bureau National de la Pêche.
    Règlements en vigueur
    La Loi sur la Pêche (1986, telle qu’elle a été modifiée en 2000) cherche à augmenter - entre autres - la production, le développement et l'utilisation raisonnable des ressources halieutiques de la nation. Elle exige de l'état l'adoption d’une politique qui fait appel au développement simultané de l'aquaculture, de la pêche et de la transformation, avec une attention particulière pour l'aquaculture. La loi est mise en application par la Réglementation pour l'exécution de la Loi sur la Pêche (1987).

    Le Bureau de la Pêche, se trouvant sous la tutelle du Ministère de l'Agriculture, est le principal corps administratif régissant la pêche et le secteur de l'aquaculture. Les fonctions principales assignées au bureau consistent en la formulation des plans, des stratégies, des politiques et des programmes pour le développement de la pêche, la réforme économique de la pêche, la mise en application et le contrôle des lois de la pêche, des règlements et des accords internationaux/bilatéraux de pêche, le renforcement de la gestion de la pêche afin d'assurer l'utilisation appropriée des ressources aquatiques et protéger l'environnement, le soutient de la pêche, l’éducation et la recherche scientifique et l’administration de l'industrie de transformation.

    La constitution divise administrativement la Chine en provinces, en régions autonomes et en municipalités centralement administrées. Sous la province ou la région autonome, il y a les préfectures, les comtés et les villes autonomes. Les départements de la pêche dans les provinces, les régions autonomes, les municipalités et les comtés ont plus ou moins les mêmes fonctions que le Bureau de la Pêche dans leurs régions géographiques respectives. Ils sont sous la conduite directe de leurs gouvernements provinciaux et autonomes, municipaux et de comté, et sont guidé par le Bureau de la Pêche.

    Généralement, l'autorité législative la plus élevée en Chine est le Congrès National du Peuple (CNP) et son corps permanent: le Comité permanent. Les lois qui passent par le CNP et son Comité permanent sont appliquées dans tout le pays et sont la plupart du temps d’ordre générale. Elles sont habituellement complétées par les règles et les réglementations qui traitent des sujets plus spécifiques, publiés par le Conseil d'état, qui est l'organe exécutif le plus élevé, et par les ministères compétents. En outre, le congrès du peuple et les gouvernements des provinces, les régions autonomes et les municipalités peuvent exercer le pouvoir législatif, à condition que de telles lois et réglementations locales, qui partent des conditions spécifiques dans leurs secteurs géographiques, ne violent pas la constitution ou les lois et les règlements adoptées par le gouvernement central. Pendant les dernières décennies, on a adopté plusieurs lois et réglementations locales qui relatent de l'aquaculture. Cependant, cet aperçu approche, seulement, les lois et les réglementations adoptées par le gouvernement central.

    Pour plus d’information sur la législation concernant l’aquaculture en Chine, prière de consulter le lien suivant:
    Vue générale de la législation nationale sur l'aquaculture - Chine
    Recherche appliquée, éducation et formation
    Recherche

    Le système de recherche consiste principalement en des établissements de recherche halieutique nationaux et locaux et des universités. En 1999, il y avait 210 instituts de recherche halieutique en Chine. Les établissements nationaux de recherche et les universités, dont la majorité est engagé dans la recherche fondamentale et appliquée, sont le principal intervenant dans la recherche en matière d'aquaculture et de développement technologique. Les établissements nationaux de recherche sont financés par le gouvernement central et sont sous l'administration directe de l'Académie Chinoise des Sciences de la Pêche du Ministère de l'Agriculture. Les universités sont sous l'administration du Ministère de l'Education ou des gouvernements provinciaux. Les établissements locaux se concentrent sur la résolution des problèmes techniques qui affectent le développement local de l'aquaculture. Ils sont plus orientés vers la production et parfois plus rapides pour répondre aux besoins des fermiers que les deux autres catégories. Ils sont également souvent en avance par rapport aux établissements nationaux et les universités en termes de progrès technologiques pratiques. Ces établissements sont principalement financés par les gouvernements provinciaux et/ou municipaux. Les sociétés commerciales privées des produits hormis ceux de la pêche participent, également, au financement de la recherche en matière d'aquaculture, particulièrement dans les secteurs des aliments pour l'aquaculture, des produits chimiques (pour le contrôle des maladies) et des technologies de reproduction et de culture des espèces de grande valeur.

    Education

    L'éducation et la formation continue dans les lieux de travail sont complètement approuvées par le gouvernement central et local. Environ 30 universités admettent chaque année prés de 1 000 étudiants préparant une licence en aquaculture. Cinq universités et établissements de recherche organisent des programmes de doctorat et neuf autres organisent des maîtrises en aquaculture et des sujets qui y sont étroitement liés. Il y a également environ 10 écoles professionnelles techniques avec comme tâche principale la formation technique des ouvriers du secteur de l'aquaculture et de la pêche. La formation continue sur le lieu de travail pour les vulgarisateurs ou les fermiers est principalement fournie par les stations de vulgarisation à différents niveaux. En 2002, sous l’égide du Centre National de Vulgarisation des Technologies de la Pêche, 1,8 million de vulgarisateurs locaux ou fermiers ont été formés. Les sociétés des aliments organisent également la formation à profit des aquaculteurs locaux.
    Tendances, questions et développement
    La production de l'aquaculture a augmenté de 9,57 millions tonnes en 1993 à 30,28 millions tonnes en 2003. Une politique proactive adoptée par le gouvernement pour le développement de l'aquaculture et la libéralisation de la production des poissons et le commerce sont les principales raisons de la croissance rapide de l'industrie. Entre temps, les avances scientifiques et les innovations technologiques ont bâti les bases pour une production massive de l'aquaculture en Chine. Une éducation et un système de vulgarisation bien établis facilitent le transfert des technologies développées en pratiques pour les fermiers. Cependant, l'expansion rapide de l'aquaculture apporte également avec elle des problèmes tels que la pollution, les maladies, les détériorations génétiques et l’encombrement saisonnier etc. L'aquaculture est menacée par les effluents agricoles et industriels, aussi bien que par l'industrie du tourisme. Les problèmes liés à la sécurité et à l'antidumping des poissons constituent maintenant de nouvelles menaces pour l'aquaculture chinoise. Pour faire face à certains de ces problèmes, le gouvernement a déjà réagit en améliorant le cadre juridique avec des lois telles que la Loi de Pêche révisée en 2000 et a établi des règles et des règlements relatifs comprenant la Directive de Gestion des Semences Aqua en 2001 et le règlement sur la Gestion de la Qualité et de la Sécurité en 2002. Le but de cette législation est de renforcer et de guider la production de l'aquaculture d'une manière plus durable, plus responsable et saine. À la fin de 2002, le gouvernement a également lancé «le plan d'action pour une production agricole sans risque pour l’humanité (l’aquaculture y compris)». Environ 100 critères de production ont été établis pour être suivis par les aquaculteurs.

    Avec la régression de la pêche marine (déjà en baisse), l'aquaculture est très prometteuse. Avec des politiques proactives continues du gouvernement, une planification proportionnée et avancée, des technologies de production conçues scientifiquement et de gestion saine, l'aquaculture en Chine peut être stable, durable, équitable et rentable.
    Références
    Bibliographie

    Bureau of Fisheries. China Fisheries Statistic Yearbooks, 1979-2004.

    Bureau of Fisheries. China Seafood Imports and Exports Yearbook, 2003.

    China Society of Fisheries. 1997. Fan Li on Pisciculture.

    Jiang Yihai. 2004. Aquaculture Development and Legislation. Chinese Fisheries Economics Magazine, 3: p.35.

    Rajeev K Jha, Xu Zirong and Guo Bilong. 2004. China's aquaculture industry marches forward. INFOFISH International Magazine, 3: p.12.

    Wang Yanliang. 2002. China Aquaculture Development and Outlook. Aquaculture in the Third Millennium by NACA and FAO in Bangkok.

    FAO. 2003. Aquaculture Development in China: The Role of Public Sector Policies. FAO, Rome, 2003.  

    EASTFISH/INFOYU. 1997. Fishery Industry of China.
    Liens utiles
     
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