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Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
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  1. Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    1. Résumé
    2. Historique et aperçu général
    3. Ressources humaines
    4. Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    5. Espèces cultivées
    6. Pratiques et systèmes d'élevage
  2. Performance du secteur
    1. Production
    2. Marché et commerce
    3. Contribution à l'économie
  3. Promotion et gestion du secteur
    1. Cadre institutionnel
    2. Règlements en vigueur
    3. Recherche appliquée, éducation et formation
  1. Tendances, questions et développement
    1. Références
      1. Bibliographie
      2. Liens utiles
    Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    Résumé
    Au cours de ces quinze dernières années, l’aquaculture a acquis une importance croissante au Costa Rica, non seulement comme alternative pour produire des protéines d’origine aquatique, mais aussi du point de vue du développement économique.

    A l’heure actuelle, l’aquaculture continentale en eau douce domine. Elle se concentre sur l’élevage de truite et de tilapia. En 2004, plus de 18 000 tonnes de tilapia ont été produites pour le marché domestique comme pour l’export. Cette même année, la production de truite principalement destinée au marché domestique, a dépassé 500 tonnes. En ce qui concerne l’aquaculture en eau saumâtre, la crevetticulture du genre Litopenaeus est la principale activité. Sa production a dépassé 5 000 tonnes en 2004.

    La culture de bouquet géant (Macrobrachium rosenbergii ) est réalisée à toute petite échelle. Sa production annuelle est d’environ 5 tonnes.

    Le nombre de producteurs a augmenté de façon significative. En 2004, on comptait ainsi 1 146 producteurs au niveau national dont 68,41 pour cent étaient des producteurs de tilapia, 23,30 pour cent des producteurs de truite, 7,85 pour cent des producteurs de crevette et 0,44 pour cent des producteurs de crevette d’eau douce ou de poisson-chat.
    Historique et aperçu général
    Le développement de l’aquaculture s’est orienté, au Costa Rica comme dans d’autres pays d’Amérique latine, vers l’adoption de technologies simples dans les régions rurales destinées à l’élevage d’espèces introduites et plus particulièrement du tilapia.

    L’objectif était de développer des alternatives afin de produire dse protéines animales bon marché favorisant le développement socioéconomique des régions rurales.

    L’aquaculture a commencé à se développer avec l’introduction en 1963 du tilapia du Mozambique (Oreochromismossambicus) et du Sarotherodonmelanopleura importés du Salvador par le ministère de l’Agriculture et de l’élevage (MAE) (Ruiz, 1980). L’Institut interaméricain des sciences agraires a mis en œuvre les premiers efforts coordonnés en 1965.

    Il faut également souligner que les espèces de tilapia ont été importées en coopération avec la Mission technique agricole de la République de Chine (Taiwan).

    Le Département de l’aquaculture a été créé en 1974. Sa fonction était de promouvoir le développement de l’aquaculture au niveau national, ce qui a été réalisé grâce à la création de stations piscicoles expérimentales puis à l’amélioration de ces infrastructures de base (ASBANA, 1979). On peut notamment citer la station aquacole Enrique Jiménez Núñez (Guanacaste), la station aquacole Los Diamantes (Limón), la station aquacole à Cuestillas de San Carlos et le Centre de recherche et de production aquacole Ojo de Agua à Dota

    Le Programme de soutien au développement des pêches dans l’isthme d’Amérique centrale (Pradepesca) est entré en activité en 1992 et, dans le cadre de son Projet régional de consolidation de l’aquaculture, a contribué à la fourniture des moyens de recherche appropriés pour contribuer au développement de l’activité à travers l’isthme.

    La recherche en matière de mariculture s’est davantage orientée vers la production d’espèces commercialement importantes, notamment sur une évaluation biométrique et gonadique en captivité.

    La culture de mollusques a démarré il y a plus de trente ans avec des études menées sur la croissance de l’huître creuse des Caraïbes (Crassostrea rhizophorae).

    La crevetticulture a quant à elle démarré en 1975 avec la création de l’entreprise privée Maricultura S.A. à Chomes, Puntarenas, dont le but était de produire trois espèces:la crevette pattes blanches (Penaeus vannamei), la crevette bleue (Penaeus stylirostris) et la crevette royale blanche (Penaeus occidentalis) (BID-FAO, 1977).

    Enfin, en 1996, la pisciculture marine a officiellement démarré au Costa Rica dans le cadre d’un accord entre le Projet de développement rural intégral de la péninsule (DRIP) et l’Institut costaricain des pêches et de l’aquaculture (Incopesca). Cette activité est encore dans sa phase expérimentale (commentaire personnel du biologiste Álvaro Otárola, Département des pêches, Incopesca).
    Ressources humaines
    Comme on peut le constater dans le Tableau 1, 1 146 producteurs de différentes espèces aquatiques ont été enregistrés en 2004. Cependant, si l’on prend en compte l’existence des grands élevages de tilapia dans la région de Cañas (Aquacorporación Internacional S.A., La Pacífica, Guanapez et El Pelón de la Bajura) ainsi qu’une usine de transformation (Terrapez) où tout le tilapia d’élevage destiné à l’exportation est transformé, on estime que l’aquaculture bénéficie à 1 328 personnes dans cette seule région. L’emploi généré dans le reste du pays s’élève à un total de 3 396 personnes directement liées au secteur productif. Les différentes activités qui impliquent un personnel de niveau primaire ou secondaire comprennent l’alimentation, le calibrage, la récolte et la transformation des espèces élevées, le contrôle du niveau des étangs, la maintenance des infrastructures hydrauliques, etc. Les plus grandes exploitations de crevetticulture et d’élevage de tilapia citées précédemment emploient un personnel diplômé en biologie et en agronomie qui se charge des tâches techniques (recherche, nutrition, maintenance des systèmes de production, maladies, etc.).

    Dans le cas des projets piscicoles à petite et à moyenne échelle, les propriétaires assurent eux-mêmes les tâches de gestion et le travail dans leurs exploitations avec l’assistance technique de professionnels aquacoles de l’Institut costaricain des pêches et de l’aquaculture (Commentaire personnel du biologiste Álvaro Otárola, Département des pêches, Incopesca).

    Tableau 1:Nombre d’aquaculteurs par espèces au Costa Rica (2004)
    ESPÉCE Aquaculteurs Pourcentage
    TILAPIA 784 68,41
    TRUITE 267 23,30
    CREVETTE MARINE 90 7,85
    AUTRES 5 0,44
    TOTAL 1 146 100,00
    Source: Département de l’aquaculture – Base de données Incopesca 2005.
    Autres: crevette d’eau douce et poisson-chat
    Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    En raison de la grande variété de microclimats et des excellentes conditions hydrographiques du pays, le développement de l’aquaculture s’est vérifié dans toutes les régions du Costa Rica.
    Espèces cultivées
    Comme le soulignent le Tableau 2 et la Figure 1, les principales espèces en termes de volumes de production et de surfaces cultivées (en hectares) sont: le tilapia du Nil (Oreochromis niloticus), la crevette pattes blanches (Penaeus vannamei) et la truite arc-en-ciel ( Oncorhynchus mykiss ).

    Tableau 2: surface de production par espèce cultivée (ha) au cours de la période 2000-2004
    ESPÉCE 2000 2001 2002 2003 2004
    TILAPIA 95,0 110,0 219,0 222,3 420
    TRUITE 5,1 5,2 5,7 6,5 6,75
    CREVETTE MARINE 1 000,0 1 400,0 1 650,0 1 448,0 1 500
    CREVETTE D’EAU DOUCE 7,0 7,0 5,0 5,0 5
    TOTAL 1 107,1 1 522,2 1 879,7 1 681,8 1 931,75
    Source:Département de l’aquaculture – Base de données Incopesca 2005.
    Pratiques et systèmes d'élevage
    Production de tilapia

    La production de tilapia est la principale activité aquacole au Costa Rica.

    L’élevage de tilapia peut être divisé en deux catégories:l’une de type industrielle, l’autre rurale et semi-intensive. La première est pratiquée par des entreprises privées détenues par des investisseurs nationaux et étrangers dont la production est surtout destinée aux marchés des Etats-Unis d’Amérique. Seule une petite part de la production est conservée pour le marché domestique.

    La majorité des plus grandes entreprises se trouve dans les régions de Canas, Bagaces et Liberia de la province de Guanacaste. La production est obtenue au moyen de systèmes d’élevage intensifs et semi-intensifs. L’eau est renouvelée entre 24 et 48 fois par jour dans les systèmes intensifs d’étangs traditionnels. La taille de ces derniers est comprise entre 500 et 1 000 m². Des aliments extrudés produits nationalement sont utilisés alors que les densités de mise en charge s’élèvent à 100 poissons par m³.

    L’élevage intensif en cages est réalisé dans le lac Arenal. Les cages mesurent 4 x 4 x 3 mètres et les densités de mise en charge sont comprises entre 100 et 150 poissons par m³. Des aliments extrudés produits nationalement sont utilisés là aussi.

    L’élevage semi-intensif de tilapia est réalisé par des exploitants à petite et à moyenne échelle. Cette pratique comprend trois phases:nurserie, pré-engraissement et engraissement.

    Production de truite

    L’élevage de truite est réalisé sur les hauts plateaux, à une altitude supérieure à 1 500 mètres au-dessus du niveau de la mer.

    La production actuelle est basée sur des systèmes intensifs pratiqués dans des bassins en béton, rectangulaires ou circulaires, ainsi que dans des étangs traditionnels, avec de nombreux échanges d’eau (12 à 24 fois par jour).

    Production de crevette

    La production de crevette est localisée dans deux provinces (Puntarenas et Guanacaste) de la façade Pacifique, non loin du golfe de Nicoya.

    A l’heure actuelle, deux systèmes de cultures sont pratiqués:

    1. Une crevetticulture semi-intensive avec une seule récolte.
    2. Une crevetticulture semi-intensive avec plusieurs récoltes partielles.

    Crevetticulture semi-intensive avec une seule récolte

    La seule espèce cultivée dans ces conditions est la crevette pattes blanches (Penaeus vannamei). Les densités de mise en charge sont comprises entre 11 et 14 crevettes par mètre cube alors que le taux de survie varie entre 50 et 70 pour cent (Soto, 2005). Les crevettes sont nourries avec une alimentation de granulés extrudés. Le cycle de production dure entre 3 mois et demi et 4 mois, ce qui permet deux récoltes et demie par an. La production par cycle peut atteindre entre 1 200 et 1 300 kg/ha, ce qui correspond à un total de 3 000 à 3 250 kg/ha/an.

    Crevetticulture semi-intensive avec plusieurs récoltes partielles

    Depuis environ un an, certaines exploitations crevetticoles ont réduit leur stratégie de production à un seul cycle annuel qui ne couvre que les mois d’hiver. Pendant ce cycle unique, des récoltes partielles sont réalisées.

    Le taux de survie est d’environ 42 pour cent et la production peut atteindre entre 4 000 et 5 000 kg/ha/an. Cette stratégie trouve son explication dans la réduction des coûts et des risques ainsi que dans une augmentation de la productivité (Villarreal, 2005).
    Performance du secteur
    Production
    Le tableau ci-dessous présente les volumes de production du secteur aquacole au cours de la période 2000-2004.

    Tableau 3:Production aquacole par espèce (tonnes)
    2000 2001 2002 2003 2004
    TILAPIA 8 000 8 500 13 190 14 679 16 987
    TRUITE 200 210 500 513 515
    CREVETTE MARINE 1 300 1 800 4 097 5 051 5 076
    CREVETTE D’EAU DOUCE 15 10 5 5 5
    TOTAL 9 515 10 520 17 792 20 248 24 583
    Source:Département du Commerce – Base de données Incopesca 2005.

    Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture au Costa Rica (d'après les statistiques de la FAO):
      

    Production de l'aquaculture reportée au Costa Rica (depuis 1950)
    (FAO Fishery Statistic)

    Marché et commerce
    Les principales voies de distribution des produits aquacoles sont la vente directe à la ferme et la distribution ou la vente au sein des foires et salons agricoles. La vente du produit entier aux restaurants et aux bars situés à proximité des exploitations s’est aussi développée récemment.

    Le système de vente appelé « paiement du poisson pêché » est aussi devenu populaire, en particulier pour la truite. Cette pêche sportive ou de loisir est pratiquée dans les étangs des producteurs piscicoles.

    Au cours des sept dernières années, la commercialisation des produits aquacoles s’est développée sous la forme de ventes au détail à différentes chaînes de supermarchés ainsi qu’à des négociants exclusifs qui se trouvent sur les marchés municipaux des viles de la « Grande zone métropolitaine ». Il y a en effet eu une augmentation significative de la consommation des produits de la pêche ainsi qu’une diversification de la présentation de ces derniers sur ces marchés.

    Les marges obtenues avec la commercialisation des produits aquacoles varient entre 50 et 75 pour cent selon le produit. Ce pourcentage élevé est supérieur à celui des produits de la pêche car les intermédiaires qui interviennent dans la distribution des produits aquacoles sont moins nombreux.

    Au Costa Rica, aucun label ou certification des produits aquacoles n’a encore été introduit. C’est particulièrement vrai pour le marché domestique pour lequel aucune traçabilité des produits n’existe. Alors que tous les produits d’exportation doivent disposer d’un label particulier, les usines de transformation doivent elles aussi commencer à satisfaire cette exigence.
    Contribution à l'économie
    Selon les estimations du Département de la commercialisation d’Incopesca présentées dans le Tableau 3, la production aquacole des aquaculteurs à petite et à moyenne échelle a généré un revenu total qui s’élève à 6 473 858 dollars EU en 2004.
    Promotion et gestion du secteur
    Cadre institutionnel
    L’agence gouvernementale ayant en charge le contrôle administratif de l’aquaculture est l’Institut costaricain des pêches et de l’aquaculture (Incopesca) qui a été créé par la Loi 7 384 et publié au journal officiel « La Gaceta » le 29 mars 1994.

    L’article 2 de la Loi créant Incopesca établit les fonctions de base de l’Institut:
    • Coordonner les secteurs des pêches et de l’aquaculture; promouvoir et règlementer le développement des pêcheries, de la chasse marine, de l’aquaculture et de la recherche; promouvoir la conservation, l’exploitation et l’utilisation durable des ressources biologiques marines et aquacoles sur la base de critères techniques et scientifiques.
    • Règlementer l’exploitation régionale des ressources halieutiques de façon à obtenir de meilleurs résultats économiques et à protéger les espèces marines et aquacoles.
    • Élaborer, améliorer et suivre l’application de la législation de façon à réguler et à éviter la pollution des ressources marines et aquacoles par des activités liées aux pêches, à l’aquaculture ou à d’autres activités qui menacent les ressources précédemment citées.

    Département de l’aquaculture

    Comme nous pouvons l’observer dans l’organigramme des institutions, le Département de l’aquaculture d’Incopesca dépend directement de la Direction technique générale. Ce département se trouve dans les bureaux centraux de l’institution à San José.

    Les principaux objectifs d’Incopesca dans le domaine de l’aquaculture sont notamment:
    • Promouvoir des actions pertinentes pour garantir une fourniture appropriée de semences des différentes espèces cultivées pour les producteurs nationaux.
    • Fournir une assistance technique en aquaculture au niveau national.
    • Planifier les activités de recherche du réseau national des stations aquacoles pour optimiser les systèmes de production de semences ainsi que l’engraissement.
    • Coordonner un développement optimal de l’aquaculture au niveau institutionnel comme interinstitutionnel.
    • Proposer aux échelons institutionnels et gouvernementaux de haut niveau des plans et des programmes de travail à réaliser pour un développement optimal du secteur aquacole.

    Pour mener à bien ces objectifs, Incopesca compte quatre stations aquacoles à travers le pays:
    • La station aquacole Enrique Jiménez Núñez, à Cañas Guanacaste.
    • La station aquacole Cuestillas, à San Carlos, Alajuela.
    • La station aquacole Los Diamantes, à Guápiles, Limón.
    • La station truiticole Ojo de Agua à Dota.

    Ces stations aquacoles assistent le Département de l’aquaculture dans leur région de compétence et remplissent les fonctions suivantes:
    • Produire des semences de qualité pour les producteurs aquacoles nationaux.
    • Mettre en place des unités de démonstration.
    • Transférer la technologie aux producteurs (informations, stages, formations, démonstrations sur une journée, visites d’assistants techniques).
    • Conduire la recherche de base sur les sujets pertinents pour le secteur.
    Règlements en vigueur
    Règlementations aquacoles de la nouvelle Loi sur les pêches et l’agriculture. Ces règlementations sont encore en cours de discussion au niveau institutionnel car la nouvelle Loi sur les pêches et l’agriculture est devenue effective le 25 avril 2003, le jour de sa publication au Journal officiel « La Gaceta ». L’Article 175 de la loi établissait un délai de 90 jours pour que l’Exécutif la régularise.

    Règlementations du Programme national de mise en place de bonnes pratiques de gestion et de garantie de la qualité des produits hydrobiologiques (Journal officiel « La Gaceta » n° 79, 25 avril 2003). Ces règlementations sont entrées en vigueur en 2003 et établissent les exigences sanitaires à respecter à toutes les étapes de la chaîne des pêches et de l’aquaculture.

    Règlementations relatives à la Création d’une taxe environnementale sur l’élimination des déchets (Journal officiel « La Gaceta » n° 121, 25 juin 2003). Selon ce texte, toute personne physique ou morale, publique ou privée utilisant de façon directe ou indirecte des plans d’eau pour introduire, transporter, diluer et/ou éliminer des résidus qui modifient la qualité physique, chimique et biologique de l’eau doit être sujette au paiement d’une taxe pour utilisation des ressources hydrobiologiques afin d’éliminer des substances polluantes.
    Recherche appliquée, éducation et formation
    A l’heure actuelle, un programme de recherche se concentre sur la biologie reproductive d’espèces autochtones comme le mulet bobo (Joturus pichardi) et la crevette royale du genre Macrobrachium. Ces travaux sont principalement réalisés à la Station aquacole Los Diamantes, située à Guápiles.

    La recherche aquacole n’est menée au niveau national que dans des exploitations produisant du tilapia comme Aquacorporación Internacional S.A. où des biologistes se sont spécialisés sur cette espèce.

    Tableau 4:Organismes de formation et de recherche
    Institution Diplôme académique
    Université du Costa Rica (*) Diplôme universitaire en ressources aquacoles
    Université nationale (*) Diplôme universitaire en aquaculture
    Université de San José Ingénierie aquacole
    Université pour l’irrigation et le développement des régions tropicales sèches Diplôme en pisciculture tropicale
    (*) recherche en aquaculture
    Tendances, questions et développement
    Au cours des dix dernières années, l’aquaculture a connu un développement impressionnant, surtout en termes d’élevage de tilapia dans les eaux continentales. Ce développement est lié à la mise en place de grandes compagnies à capitaux nationaux et étrangers dans les régions de Cañas, Bagaces et Liberia de la province de Guanacaste.

    Ces régions bénéficient d’une infrastructure gouvernementale d’irrigation expansive et extensive qui utilise les eaux du barrage hydroélectrique Arenal et fournit les grands projets d’élevage de tilapia de la zone.

    L’effort conjoint de plusieurs de ces compagnies sous la forme d’alliances stratégiques sur le plan des activités de base comme la transformation des produits, la production de semences de qualité, la formation, l’achat d’intrants, etc. ont contribué à leur compétitivité. Leurs zones de production se sont étendues et les volumes produits ont ainsi augmenté pour satisfaire la demande du marché domestique comme celle de l’export à destination des Etats-Unis d’Amérique.

    En complément à ces grandes entreprises d’élevage de tilapia, des entreprises de transformation alimentaire se sont efforcées de gagner des marchés pour leurs aliments en granulés à la fois de qualité et à un prix attractif. Cette situation a aussi bénéficié aux producteurs aquacoles à petite et à moyenne échelle.

    La production de la crevetticulture a augmenté tout en présentant des hauts et des bas dus aux maladies récurrentes qui ont affecté cette activité. Ces problèmes ont provoqué un changement dans les pratiques de culture afin de diminuer le stress sur les crevettes et l’incidence des pathologies.

    Les contraintes environnementales particulièrement fortes dans la mangrove et dans les régions environnantes freinent la croissance de l’activité aquacole.

    La truiticulture s’est développée lentement parce qu’elle ne peut être réalisée que dans les chaînes de haute montagne et dans des conditions appropriées. De telles régions n’existent que dans le centre du pays, à des altitudes supérieures à 1 500 mètres au-dessus du niveau de la mer.

    L’élevage de poisson-chat (Ictalurus punctatus) s’est développé au cours des cinq dernières années et cette espèce est désormais disponible dans certains supermarchés de la Grande zone métropolitaine.

    La commercialisation des produits aquacoles a connu une évolution drastique qui peut être mise en relation avec avant tout celle des systèmes de production mais aussi avec la modernisation de la fabrication d’aliments extrudés utilisés pour chaque espèce cultivée.

    Le tilapia par exemple, qui était l’une des espèces utilisées dans la pisciculture de subsistance est désormais devenu une importante source de revenus. L’un des facteurs déterminants de l’évolution de la demande et de la consommation de tilapia – qui ont rapidement progressé au niveau national – est le goût et l’apparence du produit qui a été modifié grâce à l’amélioration des aliments extrudés administrés au poisson pendant une dizaine d’années. Dans un premier temps, le tilapia n’avait pas été nourri avec une alimentation appropriée. Il avait un goût de vase et une apparence peu attractive. Aujourd’hui, c’est devenu un poisson populaire en raison des facteurs mentionnés précédemment et aussi parce qu’une compagnie privée s’est engagée dans un important travail de commercialisation et de promotion de cette espèce.

    L’interdiction saisonnière de pêcher le maigre commun, ou « acoupa », dans le golfe de Nicoya alors qu’il s’agit de la principale pêcherie artisanale du Costa Rica a contribué à l’augmentation de la demande de tilapia. Pour mieux illustrer l’évolution des comportements du marché domestique quant à la consommation de cette espèce, et plus particulièrement dans la Grande zone métropolitaine, on peut souligner l’évolution de sa consommation:estimée à 5 tonnes par an il y a dix ans, elle est aujourd’hui comprise entre 100 et 150 tonnes. En ce qui concerne la substitution des produits sauvages, un phénomène similaire s’est produit avec la crevette d’élevage lors des interdictions saisonnières de captures de crevettes dans le golfe de Nicoya.

    La truite d’élevage est une autre espèce importante, surtout en termes de revenus pour les communautés rurales. Sa consommation et la demande n’atteignent cependant pas les niveaux de celles du tilapia. C’est avant tout parce que la production de truite n’est pas encore devenue une activité productive ciblée pour générer des revenus. La truiticulture est plutôt pratiquée comme activité complémentaire. La demande en truite du marché progresse cependant de façon positive et attractive en raison de la nature exclusive de ce produit, ce dernier étant à son tour conditionné par le comportement du marché (Commentaires personnels des biologistes Álvaro Otárola et Rolando Ramírez, fonctionnaires au Département de l’aquaculture de la commercialisation, Incopesca).
    Références
    Bibliographie
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    Diario Oficial La Gaceta 2003. Gaceta 79. Reglamento Programa Nacional de Buenas Prácticas de Aseguramiento de la Calidad de los Productos Hidrobiológicos.
    Diario Oficial La Gaceta 2003. Gaceta 121. Reglamento de Creación del Canon Ambiental de Vertidos.
    Diario Oficial La Gaceta 2005. Gaceta 78. Ley 8436. Ley de Pesca y Acuicultura.
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    Incopesca. 1995. Análisis de la Situación actual de la Acuicultura en Costa Rica.
    Incopesca. 2005. Base de Datos Departamento de Acuicultura. Programa Excel.
    Incopesca. 2005. Base de Datos Departamento de Mercadeo. Programa Excel.
    Incopesca. 2003. Folleto de cultivo de tilapia. Departamento de Acuicultura. Documento técnico. 24 pp.
    Incopesca. 2003. Memoria Institucional. Imprenta Nacional. 35 pp.
    Nanne. 1993. Sector Acuícola, Antecedentes, Situación actual y perspectivas del sector. Mimegrafiado.28 pp.
    Otárola, A. 1977. El Cultivo de la Trucha Arco Iris. Incopesca. San José. Costa Rica. 44 pp.
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    Soto, L. 2005. Plan de manejo de una finca camaronera. Documento Técnico. 34 pp.
    Villarreal, A. 2005. Plan de manejo de una finca camaronera. Documento Técnico. 24 pp.
    Liens utiles
     
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